23.11.08

Evolution, Benoît XVI et Albert Barrois

Le blog d'Albert Barrois (pseudonyme) a l'intérêt d'être tenu pas un scientifique chercheur à l'INSERM (Institut national de la santé et de la recherche médicale). Ce scientifique relie ses préoccupations de scientifiques avec celles de la religion.

A ce titre il publie l'intervention du pape devant l'Académie pontificale des sciences le 31 octobre 2008.

Barrois souligne notamment ce passage où le pape traite de la question de la création sous l'aspect de l'histoire des idées :


"Cette genèse n'était pas envisagée comme une création, mais plutôt comme une mutation ou une transformation; elle avait recours à une sorte d'interprétation horizontale de l'origine du monde. [souligné par Albert Barrois] Un progrès considérable dans la compréhension de l'origine du cosmos passa par la considération de l'être en tant qu'être et l'intérêt de la métaphysique pour la question la plus fondamentale de l'origine première ou transcendante de l'être participant. En vue de se développer et d'évoluer, le monde doit d'abord être, et il doit donc passer du néant à l'être. Il doit être créé, en d'autres termes, par le premier Etre qui est tel par essence."


Donc au début de la philosophie on envisage l'évolution du monde sous la forme d'une simple mutation, exactement comme le darwinisme l'envisage. Pour lui la création de toute espèce supérieures donc de l'homme résulte d'une mutation du préexistant. C'est "ordo ab chaos" (l'ordre vient du chaos) des franc-maçons.

La révolution chrétienne (ou hébreux, voir Moïse) c'est d'avoir démontré que l'être ne pouvait venir du néant, mais d'un Être qui est l'être alors que les autres ne sont que des participants à l'Etre.

Cela est d'ailleurs vrai de la création "ab nihilo" du commencement du monde et de la création continuée qui celle des événements historiques postérieurs. Ce qui implique la création de chaque âme (notamment humaine) nouvelle dans le temps postérieur à la création primitive. D'où l'idée selon le pape reprenant saint Thomas d'Aquin que l'idée de la création doit être présente à tous les événements, même actuels.


"Thomas observe que la création n'est ni un mouvement ni une mutation. C'est en revanche la relation fondatrice et continue qui lie la créature au Créateur, car il est la cause de tout être et de de tout devenir."
La création continuée et elle seule selon moi, unifie en elle les deux faits en apparence contradictoires de l'être et du devenir. Dieu crée l'être participant à son Etre et le fait changer ou plutôt progresser, car Lui seul peut le faire progresser.

2 commentaires:

Albert Barrois a dit…

Un grand merci pour vos commentaires sur un blog beaucoup plus récent que le vôtre. Même si je suis d'un avis assez différent sur la théorie de l'évolution...

Denis Merlin a dit…

Ce qui m'attire dans les sciences, c'est qu'il est théoriquement du moins, interdit de dire n'importe quoi et que l'on doit y respecter une certaine logique.

Ce qui m'attire chez un chercheur croyant c'est qu'il met en évidence que la foi et compatible avec la science et j'ajouterais qu'elle est nécessaire au scientifique pour réfléchir avec les présupposés, les principes intellectuels nécessaires.