19.2.12

La truie électronique

Cité sur Le Salon beige, une expression humoristique à propos de l'idéologie post-conciliaire répandue dans l'Eglise :

"Ce n'est pas le veau d'or qu'ils adorent, mais une truie en aluminium et à cerveau électronique."

En effet, le débat est souvent au niveau de la truie électronique, encore aujourd'hui. Cela a engendré le lefebvrisme, lui aussi témoin de l'effondrement intellectuel et moral des catholiques.

Pourtant, les textes du concile Vatican II sont des textes d'une très grande valeur intellectuelle et morale et pour moi, ils sont infaillibes en matière de foi et de morale. Ils n'en n'ont pas moins été dédaignés tant par les "progressistes" (qui les invoquent sans sembler les avoir jamais lus) que par les "traditionalistes" qui militent contre la Tradition et l'obéissance et même la droite raison. Ils ont pour excuse que le Saint Siège a violé et viole encore aujourd'hui les droits naturels des catholiques à leurs cultures et à leur liberté religieuse.

Pauvre Jacques Maritain ! Comme il a dû souffrir, manquant, lui, à l'heure du soir de sa vie, du recul que nous commençons à avoir. Quelles terribles épreuves Paul VI, qui pour être un génie n'en avait pas moins des côtés fanatiques, n'a-t-il pas fait vivre à ces chrétiens sincères ! Voir des imbéciles pontifiants se prosterner devant une truie électronique, et détruire sans titre ce que les ancêtres dans la foi ou la nation avaient édifiés devait être terrible. Mais, à la réflexion, cela était nécessaire pour la mise en œuvre du progrès de la liberté de conscience et de religion, même dans l'Eglise.

L'association "Liberté politique", monsieur Vanneste et l'homosexualité

Après l'interview de monsieur Vanneste par l'association "Liberté politique", je lui ai écrit un mot de soutien dans lequel toutefois, je contestais ses références à la psychanalyse. La notion de "narcissisme" me semble assez facile, mais gratuite.

En revanche quelle ne fut pas ma stupéfaction de lire l'interview de référencé sur le Salon beige sans aucune réserve !

L'interviewer interviewé y déclarait :


"Nous estimons que même si l’homosexualité est le signe d’un certain narcissisme il peut y avoir une certaine forme d’altérité et d’amour de l’autre même s’il n’est pas ouvert à la fécondité dans  de nombreux couples homosexuels ; d’où leur frustration au regard du désir d’enfant."

Moins cinq, "Liberté politique" militait ouvertement pour l'adoption par des couples homosexuels ! Dire que l'on "aime" lorsque l'on s'avilit mutuellement galvaude le terme d'amour.

Voici ce que dit saint Paul à ce sujet (traduction Fillion, sur le site magnificat)

Rom 1,26. C'est pourquoi Dieu les a livrés à des passions honteuses; car leurs femmes ont changé l'usage naturel en celui qui est contre la nature.
Rom 1,27. De même aussi les hommes, abandonnant l'usage naturel de la femme, se sont embrasés dans leurs désirs les uns pour les autres, les hommes commettant l'infamie avec les hommes, et recevant en eux-mêmes le salaire dû à leur égarement. (...)

Rom 1,32. Ayant connu la justice de Dieu, ils n'ont pas compris que ceux qui font de telles choses sont dignes de mort, et non seulement ceux qui les font, mais encore ceux qui approuvent ceux qui les font.

Saint Paul estime qu'ils sont coupables car ils ont vu que l'homme est un animal créé mâle et femelle et que s'il doit y avoir amour entre les hommes, même de même sexe, il ne peut y avoir de relations sexuelles qu'entre des personnes de sexe différent et encore unies entre elles par un légitime mariage.

Et dire que "Liberté politique" se prétend une association chrétienne !

18.2.12

Liberté, solidarité, amitié, égalité, libéralisme

Sur le Salon beige un texte de monsieur Philippe Nemo, contestant la quête d'égalité de monsieur Hollande, publié dans le "Figaro" attire mon commentaire : 


"La première est qu'une redistribution égalitaire des biens ne serait juste que si l'on pouvait prouver que les biens des riches sont le fruit du vol de ceux des pauvres. Or c'est faux."

Bien sûr l'égalité mathématique dans la distribution de la valeur des biens n'est pas juste. Il y a des riches et des pauvres et c'est voulu par Dieu, ne serait-ce que pour les échanges existent. Mais la société n'est pas uniquement fondée sur un catalogue de droits. Elle est aussi, fondamentalement, amitié. Donc elle peut organiser une certaine solidarité. De plus, en cas d'extrême nécessité d'un membre de la famille humaine, le donc n'en n'est plus un, il s'agit alors de justice (voir Rerum novarum) et pourtant celui qui est en état de grande nécessité peut être dans cet état en raison d'une faute personnelle et pourtant ceux qui sont plus favorisés, peuvent l'être du fait de leur travail. Pourtant les plus favorisés devront EN JUSTICE, le secours au nécessiteux. Celui qui refuserait son aide, commettrait dans ce cas une injustice.

De même, les parents doivent aux enfants, alors même que les parents n'ont reçu aucun avantage économique des enfants. Pourtant ce droit des enfants existe sans aucune contrepartie.

A un autre point de vue qui est celui des relations professionnelles des acteurs économiques, je crains que monsieur Nemo soit trop rigide dans sa logique faussement juridique. Il laisse dans l'ombre des aspects essentiels du but de la société, but qui comprend la fraternité. Ce n'est donc pas au titre de l'égalité fondamentale, mais au titre de la fraternité humaine universelle que doit s'opérer une juste redistribution.

Le compendium (352) nous dit en outre à propos des relations économiques :

"Le devoir fondamental de l'État en matière économique est de définir un cadre juridique capable de régler les rapports économiques, afin de « sauvegarder (...) les conditions premières d'une économie libre, qui présuppose une certaine égalité entre les parties, d'une manière telle que l'une d'elles ne soit pas par rapport à l'autre puissante au point de la réduire pratiquement en esclavage »."

http://www.vatican.va/roman_curia/pontifical_councils/justpeace/documents/rc_pc_justpeace_doc_20060526_compendio-dott-soc_fr.html

L'Etat doit donc veiller à une "certaine égalité" entre les acteurs économiques et cela en vu de préserver une économie véritablement libérale ("une économie libre").

Le genre de discours de monsieur Nemo, conforme au libéralisme pur et dur du XIXe siècle, est contestable parce qu'il ne voit qu'un aspect de la réalité. Les gens sont dans l'erreur parce qu'ils ont raison (E. Gilson). D'autre part le discours de Hollande, selon ce que j'en sais, est trop flou : concerne-t-il les relations économiques de travail, ou tous les humains en général ? D'autre part, il ne peut s'agir d'une égalité absolue, mais d'une certaine égalité qui laisse aux acteurs économiques une certaine inégalité et les libertés fondamentales, dont le droit de propriété. Il ne s'agit ni d'instaurer l'égalitarisme,  ni d'ignorer les besoins ou la réalité économique cachés par les raisonnements.

Bref, les choses ne sont pas si simples que ce que semble suggérer le texte cité. 

En bref, ce qui me semble manquer aux deux discours, celui de Hollande et celui de monsieur Nemo, est la notion de solidarité et d'amitié. Instaurons la "civilisation de l'amour" (Paul VI) qui modèrera la société de revendications.

[Ce commentaire semble avoir été refusé par le Salon beige.]

16.2.12

Déporté "en tant que" et nature humaine


Le Front national condamne les propos de Christian Vanneste
LEMONDE.FR | 15.02.12
Jean-Richard Sulzer, candidat FN aux élections législatives dans la 10e circonscription du Nord, a réagi dans un communiqué aux déclarations du député (UMP) du Nord Christian Vanneste sur "la légende de la déportation d'homosexuels". "Il y a eu de nombreux déportés qui ne sont jamais revenus, résistants, juifs, patriotes, tziganes, homosexuels, écrit-il. Ayant perdu de nombreux membres de ma famille dans cet épisode tragique, je ne puis qu'exprimer ma profonde indignation devant les propos de monsieur Vanneste. L'UMP vient de faire naufrage."
Un peu plus tôt, Louis Aliot, numéro 2 du Front national et directeur de campagne de Marine Le Pen, avait pour sa part suggéré à Christian Vanneste de "relire ses livres d'histoire".

Qu'il y ait eu des personnes homosexuelles (ce qui est une particularité psychologique) déportées est une évidence statistique, mais qu'il y ait eu des personnes déportées pour homosexualité est une question qui demande à être prouvée. Il ne suffit pas d'établir que des "homosexuels" ont été déportés, il faut l'établissement de preuves qu'il y a eu une politique, donc des textes généraux,   ou au moins des décisions particulières prévoyant la déportation des homosexuels en raison de leur homosexualité ou motivée par l'homosexualité de la victime. Or, ni l'un ni l'autre n'existent. Jean Cocteau, ouvertement homosexuel, a été poursuivi pour collaboration, il a fait jouer une pièce (La Machine à écrire) avec l'accord exprès des autorités allemande de Paris.
En revanche, il est avéré que des Juifs ont été déportés au prétexte de cette qualité, alors que la confession d'une foi ou l'appartenance à une ethnie n'autorise aucune persécution et cela en vertu des droits universels de l'homme (c'est-à-dire droit que tout  être humain peut opposer à tout être humain). Et même, à vrai dire, la déportation d'êtres humains est, de soi, contraire aux droits de l'homme.
En voulant interdire tout débat au nom de la lutte contre le "négationisme" ou "révisionisme", on en arrive à ce résultat absurde et même atroce qu'il devient illicite de discuter toute assertion accablant le régime national-socialiste, donc de, au nom des droits de l'homme, violer l'égalité de tous. De plus, l'admission au rang de "victime du national-socialisme" devient arbitraire parce que de par la loi illicitement discutable. Les droits de la raison sont bafoués par le "droit" anti-révisionniste.
Du point du vue du droit naturel, donc des droits universels de l'homme, les lois anti-révisionnistes n'ont aucune validité. Il est triste de constater que le clergé est ici encore complètement muet alors que ces lois portent préjudice aux victimes avérées et accusent faussement d'autres êtres humains (il vaut mieux absoudre un coupable que condamner un innocent) donc qu'elles sont viciées dans leurs principes même et contraires au droit naturel.

15.2.12

Monsieur Vanneste persécuté par les homosexualistes

Lu sur François Desouche. A l'occasion d'une interview donnée à « Liberté politique » Monsieur Vanneste qui se bat courageusement contre l'aberration anthropologique qu'est l'homosexualité a dénoncé le "hoax" de la déportation des homosexuels par les nationaux-socialistes. (1)

Son discours qui est un discours de vérité est qualifié de « dérapage ». Selon une technique utilisée systématiquement : il n'y aura pas de débat. Le « dérapage » est interdit, dire ce qu'a dit monsieur Vanneste est un dérapage. Point, c'est tout, si vous tentez de discuter, vous êtes disqualifié. Ce procédé lorsqu'il est employé par les médias d'État ou subventionnés, est contraire à la liberté d'expression pourtant garantie par la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme (article 10).


Sous l’Occupation Jean Cocteau et Jean Marais ont monté la pièce La Machine à écrire. Philippe Henriot, ministre de l'information de Pétain, très opposé à l'homosexualité, critiqua cette autorisation  Mais les prises de position anti-homosexualité de Henriot faisaient l’objet d’une opposition sourde et quasi générale. On le considérait comme l'inévitable casse-pieds.

Voici ce que l’on lit sur wikipedia à la rubrique Jean Cocteau :

« En 1941, la décision du Préfet de police d’interdire sa Machine à écrire est annulée par la Propaganda Abteilung, soucieuse de ne pas trop museler la muse française. »

Ce qui est la preuve que les Allemands (La Reichswehr est accusée d'habitudes homosexuelles) 1) jouaient aux seigneurs et se permettaient de gouverner à la place des autorités françaises laissées en place, donc que les Français n’étaient pas libres et 2) que les Allemands favorisaient l’homosexualité contre les autorités françaises.

Les homosexuels en France ne furent jamais déportés. Un certain nombre d'entre eux étaient au gouvernement ou occupaient des places enviables dans le domaine de la culture. La prétendue déportation des homosexuels que la propagande mensongère difuse a pour but de sacraliser une catégorie de citoyens, sans égard à l'égalité fondamentale de tous les êtres humains quelles que soient leurs habitudes.

(1) Je ne partage pas les explications psychanalytiques de monsieur Vanneste, ni d'ailleurs beaucoup de ses autres arguments..

14.2.12

Critique réaliste des propos de Fillion sur les droits des personnes

Après la sortie sans aucun rapport avec la réalité de François Fillion contre la religion catholique, un lecteur de Salon beige "JPR" met les choses au point de façon très pertinente en comparant la critique de Fillion, les devoirs de l'État, ce pour quoi il est institué, et ce qu'il met en œuvre dans la réalité.

La citation est extraite du discours de Fillion :
"Nous n'acceptons pas que la religion vienne primer sur les droits des personnes...", cela est vrai surtout de la religion catholique ; pour l'islam, c'est différent : aucun moyen de savoir de façon certaine que l'on ne nous oblige pas à manger halal, mais dans ce cas, ce n'est pas un problème.

L'état, lui s'arroge bien le droit de "primer sur les droits des personnes", notamment le droit à la vie, le droit des parents à éduquer leurs enfants, le droit des français à circuler en toute sécurité dans tous les quartiers... (liste non exhaustive), mais là, rien à dire non plus.

Aucune religion ne peut primer sur les "droits des personnes", certes. Mais ce qui est en jeu en réalité, c'est plutôt que l'État viole les droits des personnes. Je ne pense pas que la religion catholique soit toujours exempte de viol des droits humains fondamentaux. D'ailleurs Paul VI a dit qu'il fallait la purifier avec constance de ces violations. Le haut clergé viole avec constance les droits des catholiques à leur liberté et à leur culture. Le cardinal Vingt-Trois a violé les droits des manifestants contre le spectacle de Castelucci en les insultant et en les vilipendant. Le haut clergé (à une ou deux exceptions près) est resté muet face à ce viol de la liberté de conscience que constitue la subvention de spectacles visant une croyance arbitrairement et aux frais de tous. Ne parlons pas de la crise pédophile... concomitante à l'affaire de la nouvelle liturgie laquelle, elle aussi, constituait un viol massif des droits des catholiques. Ce ne sont que des exemples. Mais l'État français, institutionnellement, viole les droits du peuple.Le droit à la liberté religieuse en particulier, qui est le droit pivot des droits de l'homme, est bafoué par l'État qui construit des mosquées aux frais de tous, ou ne restitue pas à l'Église les bien à elle volés  par l'État en 1905 (la propriété est perpétuelle). La laïcité, qui interdit à l'État d'exclure les opinions religieuses du débat public, est violée avec constance par les politiciens français. Le droit des parents à la liberté d'éducation est violé par l'État qui institue l'école laïque aux frais de tous (l'école laïque n'est pas gratuite, elle est payée par les impôts). Le PACS et le futur "mariage homosexuel" sont des gouffres financiers organisés contre le droit au mariage et par conséquent contre l'avenir de l'humanité et violent le droit fondamental au mariage etc. Ces PACS et autres "mariage homosexuel" constitue donc des vols dans le Trésor public.

Donc, monsieur Fillion inverse les données du problème et, en vrai roublard, fait semblant de défendre les droits humains en organisant la perpétuation et l'expansion continue de leurs viols par l'État.

13.2.12

Le docteur Jean-Pierre Calot sanctionné contre tout droit

http://www.toutsurlatransfusion.com/actualite-transfusion-et-don-du-sang/medecin_EFS_suspendu.php

Le docteur Calot vient d'être suspendu de ses fonctions, toutes affaires cessantes, parce qu'il a explique pourquoi les personnes homosexuelles n'étaient pas admises au don du sang. Il a expliqué que l'anus n'était pas fait pour avoir des relations sexuelles, à la différence du vagin. On ne sait s'il a poursuivi ses explications puisque ce sont les seules phrases citées.

On ne refera pas les carabins (le docteur n'est plus un carabin, mais il l'a été). Ils auront toujours leur langage cru. Sa déclaration est une constatation d'un fait. Il ne peut y avoir rien de répréhensible dans cette déclaration claire et vraie, de plus émanant d'un médecin qui a donné une explication technique relativement à son art.

Priver la société des compétences d'un médecin, alors que les médecins font cruellement défaut à la société, est un véritable crime contre la santé publique. Selon les autorités homosexualistes françaises, il faut tout sacrifier aux relations sexuelles stériles. Même le droit de l'homme aux soins.

La France a des autorités criminelles.

En matière d'avortement il faut aussi la fraternité universelle

Une femme médecin des Asturies (Espagne) a déclaré en substance qu'un médecin n'avait pas à se transformer en bourreau pour pratiquer les avortements. Madame Smits semble approuver cette déclaration. Une loi limitant la licence d'avortement vient d'être votée en Espagne. Cette loi est un progrès par rapport à la loi précédente, mais elle n'est pas admissible comme telle. Ce qui n'empêche pas des organisations "féminisites", (mais qui militent pour l'élimination des fœtus féminins) de manifester en faveur du "droit" de mort.

Voici donc ma réponse proposée et qui est pour l'instant en attente de publication éventuelle par madame Smits :


On ne peut sous aucun prétexte souhaiter un moindre mal ou demander que quelqu'un d'autre "fasse le travail" (on ne peut souhaiter à personne de devenir tueur à gages, c'est contraire à l'égalité fondamentale des êtres humains et à la fraternité humaine universelle). Même si, bien sûr, il vaut mieux une loi moins mauvaise, mais il ne faut pas perdre de vue, ni faire silence sur le souhait d'une loi bonne, donc qui interdise l'avortement universellement.

En conséquence, je ne suis pas d'accord avec le discours de cette dame, même si je le trouve accidentellement positif, il est substantiellement inadmissible. Désolé.

Droit à la vie et droit à jouir des conditions d'une liberté réelle


Certains opposent le "Secours catholique", qui lutte pour les conditions d'une vie vraiment libre (la liberté comprend parmi ses trois éléments constitutifs, les moyens, au moins minimum, de la mettre en œuvre « on n'est pas libre si l'on ne réussit jamais à réaliser, par même en partie, à réaliser son projet de vie » cardinal Tarcisio Bertone), sans jamais rien dire sur le droit à la vie d'une part et les défenseurs de la vie en l'occurrence, des muets dans le ventre de leurs mères d'autre part. Ils reprochent aux défenseurs de la vie de n'être pas aussi des défenseurs de la liberté, donc de la lutte contre la misère.

Le droit de vivre est la condition de tous les droits fondamentaux. Donc, le droit à une liberté réelle (qui existe) vient après le droit à la vie. C'est pourquoi, il est hypocrite de défendre le droit à jouir des conditions d'une vie libre, sans mentionner le droit à la vie qui est encore plus fondamental. On ne peut donc mettre en parallèle les deux luttes pour ces droits fondamentaux, le droit à la vie est encore plus fondamental que le droit à jouir des conditions de la liberté.

Voilà pourquoi le slogan du Secours catholique "Les hommes naissent libres et égaux en droit, c'est après que ça se gâte" est un slogan hypocrite.

Sur le même sujet, je ne résiste pas au plaisir de retranscrire un extrait d'un commentaire signé Saint-Plaix :

« Que voilà un joli dévoiement de la « Déclaration » des « Droits de l’Homme » si chère aux républicains... Avec les contre sens qui vont avec....Egaux « en droits » ne signifie pas égalité en tout : égalité mentale, physique, devant la richesse, dans l’exercice de la puissance, etc.Il est regrettable que le Secours Catholique laisse supposer que l’Humanité est bien homogène, voire composée de clones ! A croire qu’il aspire au Meilleur des Mondes  »

 Autrement dit, il faut distinguer les droits fondamentaux des droits contingents de l'homme.

Pourquoi être anticapitaliste si l'on est anti-vie ?

http://anne-kerjean.blogspot.com/2012/02/rosaire-pour-la-vie-du-11-fevrier-2012.html

Sous ce lien, on peut admirer les misérables qui sont pour l'avortement, pour le divorce, pour la contraception, pour l'interdiction de la religion dans l'espace public, contre la propriété privée, contre la liberté de religion et de manifestation, contre la vie des tout petits.

Ils sont pour ce qui est négatif, et contre ce qui est positif. Ils ont des têtes sombres de fanatiques embrumés par leurs idées de haine. Ils font pitié.

On peut aussi admirer ces courageux manifestants qui affichent ce touchant slogan, face au parti de la haine, de l'exclusion et de l'esclavage :

"Papa, maman, ne me tuez pas ! Je suis votre avenir."

"Réfuter" : réflexions sémantiques et remarques sur le discours de Fillion


Lu sur le Salon beige (« Dans cet entretien, François Fillon réfute à son tour toute "droitisation de la majorité" ») que monsieur Fillion avait "réfuté" que la "majorité" (qui est en fait une petite minorité) se "droitisait". J'ai posté ce commentaire, mais comme le Salon Beige ne me publie pas, je l'ai vite récupéré et un peu corrigé avant qu'il ne disparaisse :

"Réfute" dans le sens de : "démentir" est un anglicisme. Accepter ce mot dans le sens anglais de "démentir" lui ôte sa précision française. "Réfuter" est un terme de logique, c'est prouver par des arguments qu'un raisonnement est sans fondement. Ce n'est pas une simple affirmation.

Je sais que Le Larousse accepte cette acception, mais ce n'est pas légitime.

By the way, comme on dit outre-Manche, je remercie le Salon beige de retranscrire les déclarations abominables de cet individu. Il ose approuver les vols de la Dissolution française (1905) et accuse l'Église injustement, alors que c'est elle qui a été spoliée et exclue arbitrairement du débat public. Cela confirme que Fillion est bien un laïciste, donc un ennemi de la liberté en général et de la liberté de la France en particulier.

Les devoirs du Président de la République, c'est de protéger les droits de l'homme et de promouvoir l'amitié civile !


Au dernier dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), monsieur Sarkozy a osé déclarer :

« Chaque fois qu’un juif est insulté, injurié, frappé, c’est une tache sur le drapeau tricolore. »

Je suppose qu’il a voulu dire « Chaque fois qu’un juil est insulté (etc.) par un non-juif » Car sil un juif est insulté par un autre juif, alors, c’est une tache sur quoi ?

Entendre le premier magistrat de France chargé du bon fonctionnement des institutions discriminer ainsi les Français en sacralisant une partie des citoyens au détriment des autres, vaut mieux que d’être mort, c’est une consolation.

Cette maigre consolation ne m'empêchera pas de constater que ces déclarations du Président Sarkozy sont contraires aux droits fondamentaux de l’homme et notamment à l’égalité fondamentale des êtres humains. Elles sont contraires au but fondamental de la société politique, selon la déclaration de 1789 :

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

C’est cela un « dîner républicain » ?.

[Remarques sur la Déclaration de 1789 pour mes lecteurs "traditionalistes" (s'il y en a) : Bien sûr, l’association politique a pour but essentiel le bien commun qui comprend au premier chef les droits fondamentaux et universels de l’homme (les droits du citoyen découlent des droits de l’homme, la précision "et du citoyen" est inutile, elle ne fait qu'obscurcir le texte), les droits fondamentaux qui sont en premier, le droit à la vie, condition de tous les autres droits, et le droit à la liberté religieuse, droit pivot des droits de l’homme. Quant au droit de propriété il est avant tout un moyen dont chacun doit user de façon responsable, quant à la résistance à l’oppression, elle ne doit en aucun cas se faire par le biais du terrorisme, elle n’est pas un droit central, elle n'est ouverte que dans des cas exceptionnels, et n'a donc rien à faire dans une liste des droits les plus importants. Bref, cette déclaration de 1789 est bancale sur des points fondamentaux, mais je l’invoque en tant que texte de droit positif, tout en invitant mes lecteurs à discerner ce qui est juste dans cette déclaration, que l’on peut donc invoquer la conscience tranquille, de ce qui est faux ou ambigu. Il est très important de lire cette Déclaration de 1789 sous l’éclairage du principe troisième de la belle devise française : la fraternité. Ce principe semble avoir échappé aux rédacteurs de cette déclaration de 1789. Voir sur ces points le Compendium de doctrine sociale, notamment 384 et ss.]

11.2.12

Une diffamation inadmissible


Sous ce lien vous pouvez écouter un discours de Sarkozy, lors du dîner du CRIJF 2012, à la 7e minute, il accuse, avec un petit air de ne pas  y  toucher, comme si c'était naturel, l'Europe et la France d'avoir "eu l'idée de la shoah".

http://www.youtube.com/watch?v=_in0gf7CF1c&feature=g-logo&context=G22e4558FOAAAAAAAAAA

D'une part, quand l'Allemagne, en tant que personne morale, a-t-elle eu "l'idée de la shoah" ? D'autre part, accuser la France d'en avoir eu "l'idée" est une diffamation d'autant plus grave que ce monsieur dirige la France et veut encore la diriger. Et la diffamation se mesure à la gravité des faits imputés.

Moralement d'ailleurs, le diffamateur mérite les peines encourues pour les faits qu'il impute au diffamé.

Si la France en a eu l'idée, Sarkozy devrait étayer son accusation très grave. A quel moment, même les antisémites les plus décidés, qui ne sont pas "La France", ont-ils exprimé cette idée ?

Inutile de préciser que, de plus, à l'époque de la Shoah, ni la France, ni les Français n'étaient libres. Comment auraient-ils pu, de leur propre initiative, mettre volontairement à exécution une "idée" qu'ils n'ont jamais eue ?

Cette diffamation des Français et de la France, stigmatisée de façon horriblement injuste,  date de Jacques Chirac. Cette accusation n'est pas anecdotique, elle n'est pas banale, elle très grave. Elle retombe sur ceux qui la propagent. Elle demande réparation.

Je suis, à ma connaissance, le seul à relever le forfait de ces dirigeants. Le cardinal Vingt-Trois, qui assistait au discours diffamant gravement sa propre nation, s'est tu.