16.7.09

Extention de la notion de "Purification" dans les encycliques récentes de Benoît XVI

La notion de "purification" tient une place centrale dans l’œuvre de Benoît XVI. Elle reçoit une extension nouvelle dans la doctrine de l'Eglise. Elle est un élément mis en lumière récemment.

Dans la doctrine de l'Eglise jusqu'à Benoît XVI, cette notion de "purification" semble surtout utilisée en spiritualité. L'âme individuelle, doit se purifier du péché, c'est la purification de l'âme ou du cœur.

Cette notion prend une extension plus grande dans le discours de Jean-Paul II, où la purification n'est plus seulement individuelle, mais doit s'étendre à l'histoire collective, par sa relecture en vue d'une "purification" de l'action actuelle. (Message pour la journée mondiale de la paix 1997)

Avec Benoît XVI, cette notion s'étend à de plus vastes domaines, elle est aussi utilisée de façon plus insistante :

La nécessité de la purification s'étend à nos recherches de vrai et de bien, (Caritate in veritate 1) et même à l'amour d’éros qui doit se purifier par la réunification de l'esprit et du corps (Deus caritas est 4) par l'unicité du mariage.

Enfin, la raison doit être purifiée par la foi, (Deus caristas est 28 A, Caritate in veritate 56) et la religion (1) doit être purifiée par la raison (Caritate in veritate 56).

Dans cette perspective, à titre d'exemple, la déclaration "Dignitatis humanae", fondée sur le droit naturel, constitue une purification par la raison de la perception erronée de la doctrine du Christ-Roi.

(1) La religion et non la foi car la foi est infaillible, nous venant de Dieu, mais la religion doit être purifiée, car elle est aussi humaine. La religion relie l'homme à Dieu, elle a sa composante humaine et la raison doit "purifier" cette composante. Cela met toutes les religions du monde en situation d'une "purification" par la raison de l'homme.

15.7.09

Mondialisation : les catholiques anti-papes

Dans Caritate in veritate le pape prône une autorité mondiale en matière de morale et de politique.

Cette mondialisation ne serait pas une destruction des nations. Au contraire, les droits des peuples sur leurs territoires respectifs doivent être protégés par les instances internationales. L'immigration illégale est un attentat contre les droits des peuples sur leurs territoires et elle le resterait dans le cadre de l'autorité mondiale.

Cette autorité mondiale doit protéger contre les guerres, les famines, les troubles religieux ou idéologiques, aider au développement intégral de tous les peuples, de toutes les familles et de tous les individus.

L'autorité mondiale existe en matière religieuse, c'est la papauté.

Cette même autorité religieuse, constatant la mondialisation demande une mondialisation éthique. Ayant constaté l'existence du bien commun mondial, le pape demande l'institution d'une autorité mondiale afin que ce bien commun soit mis en oeuvre.

Des "traditionalistes" et des soi-disant nationalistes français viennent s'exprimer jusque dans les cercles religieux contre l'encyclique du pape et invoquent papes contre papes !

Loin de s'opposer à la doctrine des papes Léon XIII ou saint Pie X, la doctrine de Vatican II et de Benoît XVI n'en est que des développements. Je suis un identitaire français, mais je n'en suis que plus enthousiaste pour la promotion d'un ordre public moral mondial, mis en oeuvre par une autorité mondiale, laquelle sera contenue par le principe de subsidiarité.

L'identité française n'a rien à craindre de la mondialisation telle qu'elle est prônée par Benoît XVI.

En lisant "Caritas in veritate"

La nouvelle encyclique contient une introduction difficile. Mais il faut la scruter puisque c'est l'introduction qui donne le fil conducteur de la lecture.

Le pape nous fait découvrir que l'amour et la vérité sont indissociables. Non seulement dans la vie privée, mais encore dans la vie publique et dans la vie économique.

La raison et la foi nous font découvrir la vérité, l'une, la vérité naturelle et l'autre, la vérité surnaturelle. Par ces deux sources l'intelligence perçoit la vérité de l'amour. Ici la vérité ne semble plus être un rapport de l'intelligence aux choses, mais se trouver directement dans la chose et s'est personnifiée dans le Christ (Deux caritas est). L'amour est vrai. Il avait déjà dit dans "Deus caritas est" (§ 10) que la joie est fruit de la vérité et de la justice, justice qui est elle-même, un élément de l'amour selon Caristas in veritate, puisque la charité n'existe jamais sans la justice (§ 6)

La charité, l'amour, qui doit être une ivresse purifiée (Deus caritas est), se découvre dans la vérité.

14.7.09

Un verdict "équilibré"

Il me faut, je pense parler de l'affaire Ilan Halimi.

Elle a donné lieu à un procès à huis clos alors qu'elle a revêtait une importance qui débordait largement le domaine uniquement crapuleux.

L'enlèvement et la mise à mort après torture d'un jeune vendeur de téléphones portables désargenté, issu d'une famille populaire et désunie "parce que les juifs ont de l'argent" n'est pas qu'une affaire crapuleuse. Elle relève à l'évidence de la crapule et d'une idéologie antisémite.

Juger cette affaire à huis clos sous prétexte qu'une des accusés était mineure au moment des faits était une grave erreur. Le cas de la mineure aurait pu être disjoint.

Les juges français ont jugé cette affaire atroce sans contrôle du public et sans contrôle de la presse, c'est un grave dysfonctionnement de la justice française, un de plus, nous y sommes habitués.

13.7.09

Le progrès menacé par des idéologies néfastes selon "Caritate in veritate"

Dans le paragraphe 14 de "Caritate in veritae" Benoît XVI commentant "Populorum progressio" de Paul VI, met en garde contre deux idéologies opposées trouvant leur source commune dans la séparation du progrès et de la morale. Or la morale fonde la responsabilité de l'homme, et le progrès est un fruit de l'action de l'homme, ces deux idéologies, la technocratie et l'écologisme tendent donc toutes les deux à déresponsabiliser l'homme.

La technocratie érige la technique, le progrès technique en absolu, dominant la morale. Les conséquences peuvent être terribles. La technique peut potentialisant toutes les forces obscures de l'âme humaine. La technique, n'est qu'utile, n'est qu'un moyen. Elle n'est pas un but, elle est au service d'un but qui est le développement et ce but régule l'utilisation de la technique. La technique doit être maîtrisée et mise au service de l'homme.

L'écologisme prétend que tout développement humain ne peut se faire qu'au détriment de la nature par conséquent doit être fui. Cette idéologie, qui exclut l'homme de la nature, est contraire à la nature et en l'occurrence à celle de l'homme qui tend au développement, à la lutte contre la misère intellectuelle, morale, économique. La nature même de l'homme veut le développement intégral de l'homme. Même, si bien sûr, ce développement doit s'effectuer dans un respect ordonné de la nature et de ses ressources, ce dont l'homme est capable par sa rationalité qui fonde sa responsabilité.

On constate ici encore, que l'idéalisme philosophique par sa méthode d'exclusion des idées opposées conduit, à partir de sources idéelles vraies, à des erreurs symétriques. Ces idées opposées dans le discours, doivent être jointes harmonieusement par une autre notion : ici celle de responsabilité. Or ces deux idéologies opposées ne permettent pas cette harmonie.

12.7.09

Purification de la doctrine du Christ-Roi par la liberté religieuse

« Or, puisque la liberté religieuse que revendique l'homme dans l'accomplissement de son devoir de rendre un culte à Dieu concerne son immunité de toute contrainte dans la société civile, elle ne porte aucun préjudice à la doctrine catholique traditionnelle sur le devoir moral de l'homme et des associations à l'égard de la vraie religion et de l'unique Église du Christ. » DH 1 Introduction § 3

La doctrine traditionnelle porte sur le devoir moral, alors que la liberté religieuse est une immunité juridique.

Le moral, c’est ce qui peut être interne ou externe à l’homme ou à la société, mais qui n’est revêtu, en tant que tel, d’aucune contrainte externe, le moral ne contraint pas matériellement, il ne peut contraindre qu’intellectuellement (dans la mesure de la vérité perçue). Le juridique ne peut concerner et ne concerne jamais les devoirs internes, psychologiques, de l’homme, le juridique ne traite que la matière sociale. Le juridique contraint matériellement physiquement, le moral jamais.

Bien sûr les deux domaines ne sont pas indépendants, le juridique a des liens intellectuels très forts avec le moral et même le métaphysique mais ils sont distincts matériellement.

La nouveauté de Dignitatis humanae est d’appliquer cette vérité ancienne à la doctrine du Christ-Roi, doctrine spirituelle et morale, pouvant avoir des implications juridiques selon la liberté des citoyens, avec l’ordre juridique pur.

Ainsi une population ayant décidé, comme c’est son devoir moral, de se mettre sous la loi éternelle du Christ, respectera la liberté religieuse parce qu’elle est la volonté du Christ dans le domaine juridique. Et cette volonté du Christ est connue par la loi naturelle, partie de la loi éternelle, connue aussi par la raison et ceux qui violent cette prescription de la raison, par ce fait, bafouent la volonté du Christ-Roi, même s’ils croient agir en vue de son règne.

11.7.09

Sources des doctrines sur l'avortement et la liberté religieuse

A comparer "Dignitatis humanae", document conciliaire sur la liberté religieuse et la "Clarification" par la Congrégation pour la doctrine de la foi sur l'avortement, il est intéressant de rapprocher ce que ces documents disent des sources de ces doctrines.

La doctrine sur l'avortement est non seulement de raison, mais confirmée par l'Ecriture et la Tradition de l'Eglise et par son magistère ordinaire universel.

La doctrine sur la liberté religieuse fait partie du droit naturel donc des données de la raison, est confirmée par le magistère ordinaire universel ; Mais elle est absente de l'Ecriture et n'était qu'à l'état embryonnaire dans la Tradition et difficilement discernable de la doctrine sur le Christ-Roi.

C'est sans doute en raison de cette absence qu'elle a été parfois historiquement mise à mal en pratique par des catholiques fanatiques, et même à Rome(1).

Nous vérifions ici que la religion catholique n'est PAS une religion du livre, puisque pour elle les sources de la vérité sont diverses mais concordantes.

Nous vérifions aussi que, à la lumière de la raison et des autres sources de vérités, la pratique a toujours besoin de purifications des pathologies de la religion, y compris des pratiques catholiques, selon une idée chère à Benoît XVI.

(1) Je pense, par exemple, au "Code noir" de Louis XIV qui prescrivait "les esclaves seront baptisés" ou encore aux cours de catéchisme obligatoires pour les Juifs de Rome du temps du pouvoir papal, mentionnés et critiqués par je ne sais plus quel écrivain du XIXème (lu dans un article de la "Revue des deux mondes" de l'époque).

Avortement : une mise au point intéressante

Une dépêche de zenit fait une synthèse remarquable sur la question de l'avortement dont voici quelques extraits :

"Cette doctrine [sur l'avortement] est exposée aux numéros 2270-2273 du Catéchisme de l'Eglise catholique en ces termes :

« La vie humaine doit être respectée et protégée de manière absolue depuis le moment de la conception. Dès le premier moment de son existence, l'être humain doit se voir reconnaître les droits de la personne, parmi lesquels le droit inviolable de tout être innocent à la vie (cf. CDF, instr. ‘Donum vitæ' 1, 1). Avant d'être façonné dans le ventre maternel, je te connaissais. Avant ta sortie du sein, je t'ai consacré (Jr 1, 5 ; cf. Jb 10, 8-12 ; Ps 22, 10-11). Mes os n'étaient point cachés devant toi quand je fus fait dans le secret, brodé dans les profondeurs de la terre (Ps 139, 15)."

"Le droit inaliénable à la vie de tout individu humain innocent constitue un élément constitutif de la société civile et de sa législation : « Les droits inaliénables de la personne devront être reconnus et respectés par la société civile et l'autorité politique. Les droits de l'homme ne dépendent ni des individus, ni des parents, et ne représentent pas même une concession de la société et de l'état ; ils appartiennent à la nature humaine et sont inhérents à la personne en raison de l'acte créateur dont elle tire son origine. Parmi ces droits fondamentaux, il faut nommer le droit à la vie et à l'intégrité physique de tout être humain depuis la conception jusqu'à la mort » (CDF, instr. ‘Donum vitæ' 3)."

« Dans le moment où une loi positive prive une catégorie d'êtres humains de la protection que la législation civile doit leur accorder, l'Etat en vient à nier l'égalité de tous devant la loi. Quand l'Etat ne met pas sa force au service des droits de tous les citoyens, et en particulier des plus faibles, les fondements même d'un état de droit se trouvent menacés... Comme conséquence du respect et de la protection qui doivent être assurés à l'enfant dès le moment de sa conception, la loi devra prévoir des sanctions pénales appropriées pour toute violation délibérée de ses droits » (CDF, instr. ‘Donum vitæ' 3)

Ce texte confirme que la France et les pays occidentaux en particulier ne sont pas des Etat de droit. Il ne faut donc pas s'étonner de l'affaissement de la conscience morale de tous les acteurs de la puissance publique.


"En ce qui concerne l'avortement pratiqué dans certaines situations difficiles et complexes, l'enseignement clair et précis du pape Jean-Paul II demeure : « Il est vrai que de nombreuses fois le choix de l'avortement revêt pour la mère un caractère dramatique et douloureux, lorsque la décision de se défaire du fruit de la conception n'est pas prise pour des raisons purement égoïstes et de facilité, mais parce que l'on voudrait sauvegarder des biens importants, comme la santé ou un niveau de vie décent pour les autres membres de la famille. Parfois, on craint pour l'enfant à naître des conditions de vie qui font penser qu'il serait mieux pour lui de ne pas naître. Cependant, ces raisons et d'autres semblables, pour graves et dramatiques qu'elles soient, ne peuvent jamais justifier la suppression délibérée d'un être humain innocent » (Encyclique Evangelium vitae, n. 58)."

Cela en raison de la liberté, de l'égalité et de la fraternité dues à tous les êtres humains qui passent avant les craintes, les angoisses, les maux futurs et seulement probables donc imaginaires (en ce sens qu'ils dépendent de l'imagination, cette "maîtresse d'erreur de fausseté et d'autant plus qu'elle ne l'est pas toujours" selon Pascal).

Pour finir une précision pour des "cas limites" ou la POSSIBILITE d'intervention INDIRECTEMENT abortives est licite :

"une intervention en soi non abortive qui peut avoir, comme conséquence collatérale la mort de l'enfant : « Si, par exemple, la conservation de la vie de la future mère, indépendamment de son état de grossesse, requérait d'urgence une opération chirurgicale ou une autre action thérapeutique qui aurait pour conséquence accessoire, nullement voulue ou cherchée, mais inévitable - la mort de l'embryon, un tel acte ne pourrait plus être qualifié d'attentat direct à une vie innocente. Dans ces conditions, l'opération peut être licite, comme le serait d'autres interventions médicales similaires, pourvu toutefois qu'il s'agisse d'un bien de valeur élevée, comme la vie, et qu'il ne soit pas possible de renvoyer l'opération après la naissance de l'enfant, ni de recourir à un autre remède efficace (Pie XII, Discours au « Front de la Famille » et à l'Association des Familles nombreuses, 27 novembre 1951)."

Traduction : Zenit

Réfexion sur mon blog

Certain commentateur voulant s'en prendre à moi, il s'en prend à l'Eglise, comme si je faisais un avec l'Eglise. Je pense utile de préciser que je ne suis pas l'Eglise.

A y bien réfléchir, je conçois mon blog comme des "Pensées pour moi-même" ou un "Bloc note". Les titres avaient déjà été pris par Marc-Aurèle et Mauriac, il fallait que je trouve un autre titre qui marquât mes sujets d'intérêts.

D'où le titre de mon blog.

Je suis catholique et libre-penseur, non dans le sens que je serais libre à l'égard des dogmes catholiques (c'est la servitude du refus arbitraire, cette prétendue libre pensée), mais que ce que j'écris est le fruit de réflexions personnelles que je veux au service de la vérité et du bien, ce qui n'en constitue évidemment pas des dogmes, mais des opinions toujours révisables.

"Car "l'esprit critique" critique tout sauf soi-même, au lieu que le réaliste, parce qu'il n'est pas un Esprit critique, ne cesse de se critiquer." Gilson "Réalisme méthodique" Téqui éd. 2007 p. 118

10.7.09

La raison établit la liberté religieuse

Effectivement la liberté religieuse n'est pas une vérité de foi parce que c'est une prescription de droit naturel et donc accessible à la raison exactement comme l'interdiction de l'avortement ou l'interdiction de violer les autres droits de l'homme.

Mais si elle ne fait pas partie de la foi, elle n'en est pas moins enseignée par l'Eglise. Les catholiques savent que notre esprit humain peut atteindre des vérités rationnelles invérifiables par l'expérience (vérités métaphysiques telle que par exemple l'unité de l'esprit humain). Dieu nous parle aussi par notre raison et il parle à tous les hommes, même non-catholiques (Rom 2, 15). Et cette raison est commune à l'humanité entière, c'est l'universalité de l'esprit humain. Il me semble que l'Eglise ne nous dit pas : "ces vérités sont de foi", mais elle nous dit ces vérités établies par la raison sont confirmées par la révélation. Donc les catholiques qui veulent le rester doivent les confesser. Les autres hommes non-catholiques connaissent ces vérités également par leur raison (avec plus de difficultés, certes, mais ils ont la capacité de les connaître, même sans la foi).

Si, à la manière des kantiens ou des positivistes qui sont leurs fils, je prétends que les vérités invérifiables par l'expérience sont inaccessibles à la raison, je coupe radicalement toute possibilité de droit naturel. C'est ce que fait Rawls. C'est l'absolutisation de la tolérance. Il ne reste plus que la discussion puis la prise de décision selon la majorité arithmétique et ces décisions peuvent être contraires au droit naturel. On peut ainsi décider de tuer des enfants parce que la majorité arithmétique l'a décidé ainsi. On voit que ces opinions sont monstrueuses.

Et l'opinio selon laquelle, si la majorité du peuple le réclame, l'Etat aurait une compétence en matière religieuse pour réprimer (ou tolérer) les religions acatholiques, est contraire au droit naturel, car la tolérance (vertu de l'autorité qui fait tolérer des maux parce que l'autorité ne peut empêcher tout mal sans en causer de plus grands que les maux tolérés) n'a pas cours en matière religieuse où l'Etat n'a aucune compétence directe ni sur les individus, ni sur les groupes. En réalité l'Etat (laïc par définition) n'a qu'une compétence indirecte en cette matière, c'est celle des droits de l'homme parce qu'alors il a un titre qui est l'universalité de l'esprit humain. Il peut et doit (sauf tolérance) interdire les opinions et les agissements contraires aux droits UNIVERSELS de l'homme. Ils sont universels comme l'esprit humain est universel comme l'enseigne saint Paul (Rm 2, 15).

Il est piquant d'observer que les "traditionalistes" sont ici inconsciemment contaminés par les idées rousseauistes, kantiennes et positivistes. Il le sont "pour la bonne cause", du moins le croient-ils, mais l'absolutisation de l'utile est absurde, l'utile est en vue d'un bien et n'est pas un but. Or ici le but c'est de rendre à chacun ce qui lui est dû.

Notons aussi que l'idéologie kantienne et rawlsienne empêche toute communication entre les êtres humains, c'est pourquoi il ne reste que l'arthmétique et en définitive que la force. En effet la raison est le seul moyen de communication humain universel.