14.3.09

Syndrome d'aliénation parentale : les déplorables juges français

Wikipedia met en ligne un article sur le syndrôme d'aliénation parentale.

Ce syndrome a été décrit pour la première fois par Gerard Gardner, un professeur de psychiatrie américain, aujourd'hui décédé. Comme tout concept psychologique, il ne rend compte que d'une partie de la réalité, ineffable par définition. Tout individu est ineffable disaient les scholastiques, a plus forte raison l'individu spirituel.

Ce concept est toutefois utile pour analyser certaines situations où il permettra en critiquant les discours et de revenir sur le terrain sûr de la réalité.

Selon wikipedia
"il s’agit d’un désordre psychologique qui atteindrait l'enfant lorsque l’un des parents effectue sur lui, de manière implicite, un « lavage de cerveau » visant à détruire l’image de l’autre parent. Lorsque l’opération réussit, l’enfant rejette ou diabolise ce parent qu’il aimait auparavant, et fait indissolublement corps avec le parent aliénant, conformément au désir de celui-ci."


Le discours peut être du genre : "tu sais, il m'a fait des choses terribles, il dansait le jour de la mort de ma mère pendant que je pleurais." Même si la personne n'a pas versé une larme pour la mort de sa mère et que le père ne sait pas danser. J'ai connu un cas où la mère disait aux enfants que leur père n'était pas leur père, mais d'autres hommes ! Elle n'hésitait pas à salir sa propre réputation pour détruire les liens entre le père et les enfants...

Les conséquences sont terribles pour les enfants en particulier. Le droit à être élevé par les deux parents est baffoué et l'enfant est invité à participer à la négation de son droit. Le parent aliénant se réfugiant derrière un hypocrite : "c'est la volonté de l'enfant, je n'y suis pour rien." Ce discours du parent aliénant se retrouve toujours.

Ces conséquences terribles pour les enfants sont évidemment attribuées au parent absent. C'est le système du double lien : il n'est pas là parce qu'il est mauvais, et son absence est cause des maux de l'enfant. Moralité : il a tort quoiqu'il fasse. Mais alors madame comment vous sentir innocente d'avoir voulu un ou des enfants de cet homme-là ? Argument inutile d'ailleurs, puisque ce qui est cherché n'est pas la vérité, mais le triomphe d'une volonté perverse.

Une fois en place ce syndrome est irréversible.

La "justice" française n'a découvert ce syndrome décrit depuis 1986 (mais qui existait dans la réalité bien avant, évidemment) que depuis novembre 2007. Enfin découvert, c'est façon de parler, car l'incompétence et la malhonnêteté des juges français sont pour moi une évidence et je ne pense pas que les juges français soient capables de démêler les situations complexes, de trouver, ni même aient envie de chercher la réalité derrière les discours (voir Outreau par exemple, car Outreau n'est qu'un des symptômes de la putréfaction de la "justice" française)

La Cour européenne des droits de l'homme a condamné l'Etat tchèque dans une affaire où un père avait été privé de voir ses enfants. Cela a dû faire une belle jambe à ce brave homme, plusieurs années plus tard, de savoir qu'il avait été victime d'une injustice de la part des magistrats de son pays. Le syndrome était installé, ses enfants définitivement mutilés, la mère triomphante sur le cadavre psychologique de ses enfants, on lui a dit "vous aviez raison" ! Quel bonheur !

Ajoutons que ce concept est critiqué surtout par les organisations féministes. Mais ces critiques sont absurdes. Le syndrome d'aliénation parentale se traduit dans les cas sévères par une rupture complète alors qu'un coup de fil, une lettre, un repas partagé dans un lieu public, les nouvelles de la vie ne sont pas, ne peuvent pas être traumatisantes pour l'enfant, ne peuvent donner lieu à pédophilie (d'ailleurs pratiquement toujours controuvée, comme dans Outreau). Le syndrome existe bien, et nous en avons la preuve.

La critique de ce concept traduit la volonté de détruire le père, l'image du père. Car un enfant a droit à son père, même fou, même méchant, même pédophile, surtout quand les relations se limitent aux voeux du nouvel an, ou à lui annoncer une naissance, à assister à un mariage etc.

Ces critiques sont inopérantes mais traduisent une névrose anti hommes qui devraient mettre définitivement hors jeu ces viragos égoïstes et narcissiques qui veulent être à la foi mère et père.

8 commentaires:

Anonyme a dit…

Bonjour, je suis séparée du père de mes 2 aînés depuis deux ans, j'ai refait ma vie et un petit bébé est arrive il y a dix mois, mon nouveau conjoint et moi rencontrons de graves problèmes avec mon ex.bien que le laissant voir ses enfants selon son gré et parfois en opposition avec la décision de justice, celui ci se permet de denigrer leur petit frère devant les enfants ou bien de les entraîner dans des odieux mensonges me concernant qu'il raconte a plein de gens. que faire? merci, annik cannes 0666447960

Anonyme a dit…

Bonjour,
Votre article est très intéressant, mais je trouve déplorable que vous laissiez entendre que les parents aliéants sont exclusivement des femmes.
Je suis une femme et un de mes enfants est victime du Syndrome d' Aliénation Parentale. Mon enfant est sous l' emprise de son père depuis 8 ans, avec la complicité des juges qui m' ont retiré la garde de cet enfant que j' élevais toute seule depuis sa naissance, pour l' attribuer au père aliénant qui s' est empressé de déménager aprés m' avoir prévenue que je ne reverrais jamais l' enfant.
D' ailleurs, bien avant que notre enfant vienne au monde, dés que j' ai annoncé au pére dont j' étais séparée, que j' attendais un enfant de lui, il n' a eu de cesse de me menacer de kidnapper cet enfant dés que l' occasion s' en présenterait.
En fait, l'enfant était déjà victime du SAP avant que son père le "prenne en otage" pour de bon, 8 ans aprés sa naissance.
Mon enfant présente tous les signes du SAP au stade le plus élevé. Mon droit de visite n' a jamais été respecté, PAS UNE SEULE FOIS en huit ans ! Et aujourd' hui, mon enfant est persuadé que c'est moi qui l' ai abandonné.
S' il vous plait, revoyez vos sources, il existe des pères aliénants ! Mon cas n' est pas unique, même si c'est un cas de figure relativement rare, il en existe d' autres.
Les hommes atteints de névrose anti-femme et qui instrumentalisent leur enfant pour en faire une arme de guerre contre l' autre parent, détruisant ainsi l' enfant par la même occasion, ça existe aussi.
S' il vous plait, ayez un peu de respect pour les quelques femmes qui se trouvent dans cette situation, et pour nos enfants. C'est très dur pour une mère dont l' enfant est victime de SAP de la part de son père de lire votre article qui désigne les parents aliéants comme des "viragos atteintes de névrose anti-homme".
Merci de m' avoir lue.

Denis Merlin a dit…

Madame, l'homme naît de la femme et nous sommes tous à Dieu.

Il est vrai qu'il y a des hommes anti-femmes.

Je publie donc votre touchant témoignage. Pour moi le principal problème n'est finalement plus le sexe du parent aliénant, mais la "justice" française.

En tous cas, je rectifie si j'ai pu laisser comprendre que j'en voulais aux femmes.

agathe a dit…

parents-disqualifies-enfants-places.over-blog.com

Maman aliénée a dit…

Bonjour,
Votre article est fort bien ecrit lais, moi aussi, ... Je suis une maman, victime comme mes 2 fils de ce syndrome. Le pere a bafoue deja 3 jugements avec des non presentations d enfant ( le Proc a bien sur clos le dossier, " faute de preuve") et les audiences suivantes ne font qu enteriner ce que fait ce pere, en reduisant puis suspendant mes droits. J avais un appart à Paris, il y avait toujours eu la garde alternee, un travail, une vie. J ai tout perdu mais surtout mes fils: leur absence me tue chaque jour. Ils ne veulent plus me voir et m ont accusee horriblement dernierement. Je n ai plus d appetence a vivre. Ils ne veulent plus me voir. Ne se souviennent pas etre parti 1 seul jour en vacances avec moi, rien. Il n y a rien a faire. Des experts psy ont tout vu, mais les juges suivent le pere. Un homme connu, qui gagne 16 fois plus que moi et a qui je verse meme une pension alimentaire maintenant. Mes fils me manquent. Ils agissent comme si j etais morte. Et ca me tue. Voila.

Maman aliénée a dit…

Mes fils agissent maintenant comme si j etais morte. Et ca me tue. Les experts psy ont tout compris mais sont impuissants a deprogrammer les enfants. A 11 et 15 ans mes fils ont bien l age dit de discernement. Et la justice n a fait que reduire mes droits puis les supprimer, enterinant ainsi les 3 jugements bafoues par le pere alienant. Les non présentations d enfant sont classees sans suite par le Procureur. Impunite totale pour ce pere. Moi je meurs chaque jour de chagrin.
J ai tout perdu, mon appart, mon job, etc parce que j ai perdu mes fils, parce que l on ne se voit plus.
Alors n en faites pas un combat contre les femmes. L alienation parentale est desormais 50/50.
Il y avait toujours eu la garde alternee, jamais je ne m y etais opposee. Mes fils me manquent. Et je verse meme maintenant une pension alimentaire à cet homme qui gagne pourtant 16 fois plus que moi. Je ne crois plus en rien. J ai cesse de voter. Puis de prier.
Mes fils me manquent.
La seule chose qui m ait ete proposee en justicew, des visites mediatisees.
Non. Je ne descendrai pas aussi bas, meme et surtout par amour d eux.
Ils ne se souviennent plus de rien. Pas d 1 seul jour de vacances ensemble, pas d 1 seule chose positive. Rien.
Je ne sais pas combien de temps je tiendrai encore. Plus rien n a de sens. Voila.

Denis Merlin a dit…

Madame,

Bien sûr, je n'ai pas de conseil à vous donner. Vous avez été créée pour témoigner et je vous remercie de votre témoignage poignant.

Dans le fond le "travail" du parent aliénant est d'insuffler la méfiance dans le cœur des enfants à l'égard de l'autre parent.

Continuez donc à témoigner de votre douleur, de votre amour. Comme je l'ai déjà dit ci-dessus dans une réponse à un commentaire, je n'en veux pas aux femmes. Grâce vos deux témoignages et grâce aussi à une conversation avec un covoitureuse, j'ai appris que le SAP était dirigé aussi bien contre les femmes. Je pensais que la plus grande proximité de la mère avec son enfant interdisait la rupture. Je m'aperçois qu'il n'en est rien. Cela donc doit être encore plus douloureux pour une mère à cause justement de cette plus grand proximité (9 mois ensemble, à l'intime du corps, cela cré des liens).

Donc, je pense que le SAP atteint plus gravement encore les femmes.

Maintenant tous mes enfants sont majeurs, ils sont toujours manipulés et je ne les vois pratiquement plus (sauf une exception). Il ne me considèrent pas comme leur père, ils sont méfiants. Je suis donc comme vous, car la méfiance est un obstacle aux relations paisibles (voir Gaudium et spes § 83), voire aux relations tout court.

http://www.vatican.va/archive/hist_councils/ii_vatican_council/documents/vat-ii_cons_19651207_gaudium-et-spes_fr.html

Mais je suis content de pouvoir témoigner.

Je témoigne aussi contre la "justice" française très corrompue. Cela aussi est important pour l'humanité entière. Il faut se battre pour la réforme de la justice par la suppression de cette "Ecole de la magistrature", machine à créer de suffisants impertinents et des juges violents et injustes.

Merci encore de votre témoignage si important, si poignant. Continuez à témoigner, c'est important pour l'humanité, pour les autres enfants.

Il faut que la "justice" française change.

Michael Bouvard a dit…

Une bonne nouvelle à tous ceux qui pensaient que c'était "irréversible" -> témoignages qui prouvent que l'enfant aliéné quand il prend conscience de la duperie et de la manipulation.. http://affairesfamiliales.wordpress.com/2012/12/07/un-enfant-dresse-pour-hair-continue-de-souffrir-et-demande-des-comptes/ ("Un enfant dressé pour haïr, continue de souffrir et demande des comptes")