17.9.08

Une inteview de monsieur Henri-Christian Giraud sur "l'accord secret de Baden-Baden"

http://www.canalacademie.com/L-accord-secret-de-Baden-Baden.html

Sur canalacademie, web radio, on peut entendre une interview de Henri-Christians Giraud journaliste et écrivain sur sa thèse d'un "accord secret" qui aurait été conlu de la visite à Baden-Baden de de Gaulle lors du 29 mai 1968.

Petit-fils du général Henri Giraud (un rival malheureux de de Gaulle lors de la seconde guerre mondiale), monsieur Henri-Christian Giraud semble régler des comptes avec les de Gaulle. On sent chez lui un hostilité contenue, mais intense à l'encontre du chef de la France libre.

Selon l'auteur, de Gaulle se serait rendu à Baden-Baden le 29 mai 1968 pour recevoir une réponse à un acte d'intimidation suivi d'un appel à l'aide de de Gaulle transmis à l'ambassade soviétique le 28 mai 1968. Cet appel au secours menaçant n'est pas relaté sur la chronologie de mai 68 par wikipedia. De Gaulle aurait reçu la réponse de Massu dès le 29 mai par le compte rendu de ce dernier d'une conversation qu'il avait eu le 28 mai, soit le même jour que l'appel à l'aide. Massu aurait donnée la réponse à de Gaulle inconsciemment en relatant son entretien avec le maréchal soviétique...

La manifestation du 30 mai organisée par les communistes serait, selon ce qu'il suppute, un coup de poignard dans le dos du mouvement révolutionnaire, organisé par les communistes français sur l'ordre de Moscou, à la suite et en exécution de "l'accord secret de Baden-Baden".

De Gaulle n'a pas rencontré le maréchal soviétique, ce n'est donc que par l'intermédiaire du récit de Massu que de Gaulle aurait eu l'intuition que l'affaire était gagnée, grâce à la complicité des soviétiques qui auraient voulu s'assurer en échange un soutien dans l'éventualité de l'invasion de la Tchéquo-Slovaquie qu'il prévoyaient pour le mois d'août.

Bien que passionnant le récit est toutefois incroyable. Je vois mal de Gaulle (et même tout homme de bon sens) devenu sûr de la complicité des communistes par une simple conversation avec un Massu qui lui aurait rapporté les propos d'un maréchal lors d'une visite de courtoisie, Propos tenus par la maréchal en réponse à un appel du même jour (28 mai).

A la réflexion, cela me paraît certainement faux. Comment peut-on conclure à la conclusion d'un accord d'un compte rendu d'une conversation avec un maréchal ? qui aurait dit à Massu : "Nous aimons beaucoup votre général de Gaulle..." C'est absurde.

Car de Gaulle n'a pas rencontré le maréchal soviétique, ce n'est donc que par l'intermédiaire du récit de Massu que de Gaulle aurait eu l'intuition que l'affaire était gagnée, grâce à la complicité des soviétiques qui auraient voulu s'assurer du soutien de de Gaulle dans l'éventualité de l'invasion de la Tchécoslovaque qu'elle prévoyait pour le mois d'août 1968. Ouf !

De Gaulle devenu sûr de la complicité des communistes par une simple conversation avec Massu qui lui aurait rapporté les propos d'un maréchal (qui n'est qu'un militaire et non un dirigeant) et demandant implicitement et sans que Massu en ait conscience, que l'invasion prévue pour août 1968 serait qualifiée par de Gaulle d"'incident de parcours" en exécution de "l'accord secret". Ouf ! Ouf !

Je ne vois pas pourquoi la thèse officielle qui veut que Massu ait assuré de Gaulle de sa solidarité militaire en cas de clash serait si stupide.

Merci à Marie de m'avoir signalé cette interview passionnante (je crois l'avoir écoutée trois fois) par les problèmes qu'elle pose.

1 commentaire:

ZÉLIE a dit…

Petit-fils du général Henri Giraud (un rival malheureux de de Gaulle lors de la seconde guerre mondiale), monsieur Henri-Christian Giraud semble régler des comptes avec les de Gaulle. On sent chez lui un hostilité contenue, mais intense à l'encontre du chef de la France libre. Le téléfilm de canal inspiré de son
livre est rempli d'inepties, d'absurdités