26.9.08

Affaire Couraud : le courage d'un magistrat

Sur ce blog, je suis souvent critique à l'égard des magistrats.

Pourtant dans l'affaire Couraud, un journaliste mystérieusement disparu alors qu'il détenait des documents sur un prétendu compte de Chirac (Jacques) est remarquable.

Le juge Jean-François Redonnet a fait procéder à une perquisition au domicile d'un ami de Chirac le nommé Flosse (Gaston), sénateur de Polynésie.

Flosse (Gaston) vient d'être opportunément réélu au Sénat. Il bénéficie d'une immunité. Il est Franc Maçon.

Le parti de Flosse, Tahoeraa Huiraatira (le parti au service du pays) affirme que la perquisition n'a rien donné. Le juge a, semble-t-il, gardé le silence.

Critiquer les magistrats, c'est (en moins grave) comme critiquer les prêtres ou les évêques, on voudrait qu'ils soient parfaits. Pourtant ils représentent le père, puisque toute autorité est paternelle.

N'hésitons pas à rendre hommage à ceux qui se dévouent pour le bien commun, jusqu'au risque de leurs vies.

Honneur à Jean-François Redonnet qui risque sa vie pour la justice. Il rachète ses collègues.

2 commentaires:

Fabien a dit…

J'ai découvert votre blogue par hasard, car ce sujet :

http://menilmontant.numeriblog.fr/mon_weblog/2008/10/compte-japonais.html

du mien, qui était encore ce matin en actualités, vient de passer en "blogs" du fait de la levée du secret par Hervé Morin.

Nous avons plusieurs type de magistrats en France, et je m'apprête (je viens d'avoir connaissance des attendus) parler d'un jugement tombé vendredi concernant des gens du 20e arrondissement, et le mettre en parallèle avec un autre de ce jour, concernant une personne très connue.

Dans les deux cas, il s'agit de récidivistes.

Dans le cas qui m'intéresse, les juges parisiens ont été très cléments, jouant sur le militantisme, et ont prononcé une relaxe et de faibles amendes. Dans l'autre, où le militantisme était aussi de mise, la clémence a beaucoup moins joué, transformant de la prison en jours-amende.

Denis Merlin a dit…

Merci de votre commentaire.

Il faudrait que cesse cette détestable habitude des magistrats de recevoir des "conseils" sur tel ou tel justiciable. Il paraît que Mitterrand ne se gênait pas pour intervenir dans des affaires de divorce en faveur d'une personne et par lettre auprès du magistrat.

Nous ne somme vraiment touchés que nos cas, hélas, mais je sais bien que j'ai été l'objet d'une "fatwa" secrète qui me donne de perdre tous mes procès.

Il faudrait encore parler de la "perte" des dossiers encombrants par les greffes, du choix des magistrats en raison de leur compétence ou incompétence, de leur zèle ou inertie etc. Ce que j'ai expérimenté, c'est que le droit n'est pas le souci majeur des magistrats français.

Je ne connais pas particulièrement ce dossier Chirac, mais j'ai lu sur les nouvelles et je sais que certains magistrats croient à leur vocation et ne font de différence entre puissants et malchanceux. C'est rare, c'est pourquoi je l'ai souligné.

Je retournerai sur votre blog utile pour faire avancer la cause de la justice.