8.3.13

Arrêtez de nous casser les pieds avec les femmes



Chamfort a écrit quelque chose comme "les femmes sont excessives en tout." (réminiscence de lecture). Il paraît que Balzac a écrit "les femmes sont constamment les dupes ou les victimes de leur excessive sensibilité..."

Ce que dit Balzac est très gentil (quoique...) pour les femmes, mais excessifs. Les femmes calculent...

Longtemps j'ai été très féministe, admiratif des femmes et je reste très respectueux d'elles. En avançant en âge, au fil des expérience, je me suis aperçu que des femmes pouvaient êtres féroces, intéressées, totalement indifférentes à la souffrance, absolument insensibles et égoïstes (ce qui semble contredire Balzac, plus que Chamfort). Certaines femmes sont même dangereuses et peuvent tuer.

Sainte Agathe (portrait trouvé sur Internet)


La maxime de Chamfort me semble mieux décrire les femmes. Excessivement dévouées, excessivement généreuses, excessivement maternelles, mais aussi chez d'autres excessivement féroces, excessivement sans cœur, totalement indifférentes.

Les femmes supérieures ont une capacité à voir les choses autrement que ne le voient les intelligences des hommes.

Mais les femmes du peuples ont aussi un rôle important même du temps où prétendument, les hommes les opprimait.

La perte progressive d'autorité de Saül au profit de David commença par les femmes.

Extrait du premier livre de Samuel :

«I S 18,6. Or, quand David revint après avoir tué le Philistin, les femmes sortirent de toutes les villes d'Israël au-devant du roi Saül, en chantant et en dansant, au son des joyeux tambourins et des fifres.
I S 18,7. Et les femmes chantaient et jouaient en disant: Saül en a tué mille, et David dix mille.
I S 18,8. Saül s'irrita vivement et cette parole déplut à ses yeux. Ils ont donné, dit-il, dix mille hommes à David, et à moi mille; que lui reste-t-il après cela que d'être roi?
I S 18,9. Depuis ce jour-là, Saül ne regarda jamais David de bon oeil. »
Cela se termina très mal puisqu'après avoir exercé une vaine persécution contre David, jusqu'à vouloir, en vain, l'assassiner, Saül finit par se suicider (alors que David se montra toujours respectueux du roi, lui). Mais cela avait commencé par les femmes...

Bien sûr la femme, à cause de sa faiblesse, à cause des grossesses, a des droits particuliers en sus des droits universels de l'homme, comme l'enfant (droit au repos, droit à ne pas exercer des activités contraires à sa constitution etc.)

Mais, il ne faut pas exagérer, comme le fit Paul VI, lors de son discours à l'ONU où la grandiloquence et la flagornerie gâtaient l'exposition de quelques vérités. Il y a des femmes méchantes, des femmes irresponsables, des femmes perverses, des femmes qui influencent mal les hommes. Il y a des hommes victimes des femmes, il y a des mères irresponsables.

Athalie était une femme, dont le mari était un homme faible. Voici comment Racine a transcrit les actes d'Athalie :

« Un poignard à la main, l'implacable Athalie Au carnage animait ses barbares soldats (Athalie Racine acte 1, scène 2) »

("Implacable" : qui ne peut se laisser attendrir par des prières)


Mais celles de Josabet et de la nourrice de Joad doit équilibrer notre appréhension de la féminité :

Extrait de la même tirade de Josabet :

Joas, laissé pour mort, frappa soudain ma vue.
Je me figure encor sa nourrice éperdue,
Qui devant les bourreaux s’était jetée en vain
Et faible le tenait renversé sur son sein.
Je le pris tout sanglant. En baignant son visage,
Mes pleurs du sentiment lui rendirent l’usage,
Et soit frayeur encore, ou pour me caresser,
De ses bras innocents je me sentis presser.

C'est la plus belle hypotypose que je connaisse. (L'Hypotypose est une figure de rhétorique. C'est un récit rendant la scène présente : on croit voir ce qui est raconté.)


Car, c'est vrai,  les "femmes sont extrêmes en tout." (citation légèrement modifiée des "Maximes" de Chamfort).

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