18.5.14

Selon madame Pedotti, le don de la femme serait un mal

Lu sur Riposte catholique un extrait d'un texte de madame Pedotti:

« Le leader de Boko Haram va encore plus loin : les filles enlevées le sont à l’influence occidentale. Elles seront donc mariées de force ou vendues comme esclaves car, selon lui, elles n’ont nul besoin d’éducation pour remplir leur rôle d’épouse et de mère.
Dans leur excès, ces propos exposent, avec une arrogance impudente, une conviction plus partagée qu’il n’y paraît. En effet, quoi de plus naturel que d’assigner les femmes à leur genre qui est le service et le soin ? Jean Paul II n’hésitait pas à l’énoncer ainsi dans sa Lettre aux femmes en 1995 : « C’est en effet spécialement en se donnant aux autres dans la vie de tous les jours que la femme réalise la vocation profonde de sa vie. »
En fait d'impudence, madame Pedotti est une experte. Passons.

La vocation spéciale de la femme est de se donner ?

D'abord se donner à qui ? Mais à l'humanité donc aussi à d'autre femmes qui en ont besoin: handicapées, vieillardes, pauvres, mère de famille nombreuses...

Cela signifie-t-il que les autres ont le droit d'exiger que la femme se donne ? Pas du tout ! Se donner est la vocation de la femme. Conformément à sa nature de femme elle sera heureuse de se donner. L'expérience universelle montre que les femmes sont heureuses de faire plaisir en préparant un repas, par exemple. Cela n'implique pas que les femmes supérieures ne puissent aussi se donner dans d'autres œuvres.

Bref, quel point commun entre Jean-Paul II et Boko-Haram ? Aucun.

Madame Pedotti écrit pour provoquer des émotions, très souvent des émotions de culpabilité, donc d'inhibition, chez les cibles ennemies (en l'occurrence le pape et ceux qui ont foi en lui). Ce qui compte pour un marxiste, c’est que le texte fasse un effet, le reste (dont la vérité) n’est qu’accessoire au but recherché. Ici l'effet recherché est le sentiment de culpabilité chez la cible, l'indignation chez les autres marxistes et ultimement pour tous: la déconstruction culturelle.

Pour en revenir à la réalité, tout être humain est un être avec et un être pour. Ce caractère est seulement plus marqué chez la femme que chez son fils.

Aucun commentaire: