14.7.11

Les tribulations d'un avocat avec les juges français

Maître Bernard Kuchukian, avocat au barreau de Marseille raconte une mésaventure avec les magistrats français. Selon lui, il a assigné devant le juge de référés grande instance pour une affaire d'exécution.

Et là, le ou la juge lui dit qu'il est incompétent car il n'est pas juge de l'exécution. L'avocat réplique que le grand chef de la juridiction a décidé que pendant les vacances, le juge des référés grande instance ferait fonction de juge de l'exécution. Sans doute afin de ne pas perdre la face, la juge française lui dit qu'elle ne le croit pas. L'avocat lui dit qu'il (sans doute pour éviter au juge concerné de perdre la face) peut vérifier auprès du grand chef. Elle lui dit que oui. Il monte donc au cinquième étage voir le grand chef. Le grand chef lui confirme que ce qu'il dit est vrai. Il redescend au rez-de-chaussée et là, surprise, la juge a renvoyé l'affaire (une affaire urgente comme souvent en matière de juge de l'exécution).

Tout commentaire affaiblirait la portée de l'appréciation morale que l'on peut porter sur nos magistrats assermentés et qui n'en font pas moins la morale à l'occasion, comme dans les communiqués du Syndicat de la magistrature, par exemple.

1 commentaire:

Denis Merlin a dit…

J'ajoute que Me Kuchukian a environ 65 ans et qu'il est visiblement handicapé, ce qui met particulièrement en relief la délicatesse d'âme de la juge française, occupant un des plus haut poste en France : juge des référés au tribunal de grande instance de Marseille (sans doute le plus important tribunal après celui de Paris, dirigé par un des plus haut magistrat de France).