Le site Pro liturgia a de très bonnes choses. Cependant, son acharnement pour le rite de Paul VI et contre le rite ancestral n'est pas justifié. Il n'a pas de titre à critiquer le rite ancestral qu'il ne cesse de vilipender. Il est influencé par le catastrophique "mouvement liturgique". J'ai remarqué un de ses posts sur la prose tragi-comique de Dom Odon Casel. Odon Casel était l'un des prophète vermoulu de ce "mouvement liturgique" qui consistait à se moquer des catholiques et à verser de l'acide sur leurs dévotions, à vouloir supprimer leur liberté spirituelle en s'immisçant dans leur dialogue avec Dieu. Ce Dom Casel n'était pas honnête et il était méchant. Pour assouvir sa passion de destruction Dom Casel n'hésitait pas devant la diffamation des croyants et du clergé.
Cela dit, par son attachement aux règlements liturgiques, ce site "Pro Litugia" est fort instructif.
Il fait un point ici sur les filles à l'autel du strict point de vue réglementaire. Voici un extrait de son post :
« Orientations normativesdonnées par la Congrégation pour le Culte divin.
1. Il importe de bien distinguer le « service d’autel » confié ordinairement à des garçons (cf. l’InstructionRedemptionis Sacramentum du 25 mars 2004, n°47) du « service de l’assemblée » qui, dans certains cas, peut être attribué aussi aux filles.(cf. Constitution sur la Liturgie Sacrosanctum Concilium, n°14). »
J'ai pu assister dans deux paroisses italiennes à l'invasion récentes des filles. Le même évêque italien qui n'apprécie pas du tout le rite de saint Pie V et lutte contre lui, semble s'accommoder (probablement, il encourage…) l'utilisation des filles comme enfants de chœur.
L'utilisation de filles comme enfants de chœur présente de très importants inconvénients et est contraire à la culture des nations européennes. Ainsi, si cette présence des filles n'est pas illicite théologiquement (dans des cas «extraordinaires» et non ordinairement), elle est rationnellement inconvenante et nuisible au bon déroulement des cérémonies liturgiques.
Quoiqu'il en soit la présence des filles est devenue "ordinaire" dans ces deux paroisses italiennes que je connais, il y a donc infraction aux règles liturgiques. Ce n'est pas la seule, loin, très loin de là ! D'ailleurs, la règle de la plupart des paroisses catholiques européennes (du moins françaises et italiennes que je connais) semble être : ne sont licites que les liturgies qui violent les règles liturgiques de l'Eglise romaine. N'en déplaise à "Pro liturgia", les seuls endroits où les lois liturgiques sont respectées sont celles où est célébré le rite traditionnel de l'Eglise catholique romaine. Lequel rite n'est pas "extraordinaire", comme je l'ai déjà écrit sur ce blog. La division entre deux formes du même rite est artificielle et n'est édicté que dans le but de se trouver un titre (fondé sur l'acceptation par le peuple… ce qui constitue une double erreur, l'une juridique, l'autre historique) à l'interdiction du rite antique. Je l'ai déjà écrit à plusieurs reprises sur ce blog quand j'ai parlé de "Summorum pontificum" du 7/7/7.
J'ai aussi déjà posté sur la question de la présence de filles à l'autel au mois de juin 2012 (elles sont apparues récemment). L'homme étant un animal sexué blessé par le péché originel, il est inutile de nier que la présence des filles à l'autel pose aussi un problème aux garçons adolescents et aux hommes jeunes et les fera fuir les cérémonies paroissiales et l'autel. Comme les hommes et les femmes de goût fuiront ces absurdités. La solidarité humaine nous oblige tous à tenir compte de ce fait. Ou plus exactement "devrait" nous obliger, mais le fanatisme du clergé (qui par ailleurs rend des services irremplaçable, précisons-le) continuera à l'aveugler.
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