"nous voyons aussi que nous avons un schisme dans le schisme, car si pour une partie de l'establishment lefebvriste, l'accord semble possible, il y a parmi eux ceux qui n'en veulent pas. Ici, Andrea, entre en jeu une question psychologique: au fond, c'est très gratifiant pour beaucoup de membres du clergé lefebvriste d'être parmi les «purs et durs», le dernier vestige d'Israël qui résiste à l'Antéchrist qui a investi la grande Église de Rome "
La réflexion sur la psychologie du prêtre lefebvriste peut s'étendre aux fidèles, et aux religieuses. Ils sont les purs et les durs choisis comme dernier vestige d'Israël, ils sont les seuls fidèles dans l'océan de l'apostasie. Les prêtres sont spécialement gratifiés de l'infaillibilité et d'être le centre de la vie sociale (ils sont les oracles de Dieu disant le bien et le mal) ont donc droit au secret et à se moquer des fidèles. Ces ressorts psychologiques délétères sont entretenus par une certaine prédication des "Exercices de saint Ignace" en cinq jours, selon la méthode du Très révérend Père Vallet. C'est toute une psychologie lefebvriste.
D'autre part, la suite a démontré qu'il n'y avait pas de schisme dans le schisme, il y a unité profonde des lefebvristes. La désunion apparente sur l'opportunité des conversations, cachait une unité profonde autour de la conviction que Rome n'avait pas la foi, que c'était donc aux lefebvristes à expliquer à Rome ce qu'était la foi catholique ou au moins à le leur laisser dire en toute licence, sans égard pour la divine constitution de l'Eglise.
Pour eux, les évêques sont leurs ennemis (ce qui hélas n'est pas toujours faux !), ils n'obéirons pas à leurs ennemis. Pourtant Jésus a obéi à Caïphe, son ennemi…
Tant que les convictions resteront en l'état, il ne pourra y avoir accord. Un jour peut-être… qui vivra, verra… Mais il faudra une évolution préalable des mentalités. Prions le Saint-Esprit qu'il éclaire ces malheureux.
(Je réitère qu'en toutes ces matières théologiques, et disciplinaires je me soumets intégralement à Rome).
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