« 1. C’est le propre de la personne humaine de n’accéder vraiment et pleinement à l’humanité que par la culture, c’est-à-dire en cultivant les biens et les valeurs de la nature. Toutes les fois qu’il est question de vie humaine, nature et culture sont aussi étroitement liées que possible. »
Autrement dit selon une autre traduction que je propose, en français on pourrait dire :
« Ad ipsam personam hominis pertinet ut nonnisi per culturam (…) ad veram plenamque humanitatem accedat. »« A cette personne humaine il convient d'accéder (…) à la véritable et pleine humanité pas autrement que par la culture »
Il suit de là que le fœtus dans le ventre de sa mère et le nouveau-né, par exemple, n'ont pas accéder "vraiment et pleinement" à l'humanité puisqu'ils n'ont pas encore acquis de culture. Il suit de là que la vie humaine consistera à acquérir la culture pour accéder à la plénitude de l'humanité. Il suit de là que chacun doit acquérir et aider les autres à acquérir la culture et à cultiver ses dons à les développer (comme le bouton de rose se développe en fleur). D'où l'idée de Paul VI concernant le droit au développement des peuples.
Ceux qui nient au fœtus son humanité le font en considérant que l'absence de développement culturel du fœtus ne lui permet pas d'accéder à l'humanité. Mais, le fœtus a ce pouvoir, il est pourvu de ces potentialités proprement humaines (c'est-à-dire qui n'appartiennent à aucun autre être que l'être humain) et à ce titre même si ce n'est pas authentiquement et pleinement développé, il appartient à l'humanité par sa substance.
Cette idée de culture de la nature par l'homme est contenue en partie dans l'évangile des talents (Mt 25,14-30).
Nous avons tous l'obligation de cultiver nos talents et de nous entr'aider à le faire.
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