26.4.08

"Chant et vie éternelle"

« Il y a une parenté mystérieuse et profonde entre musique et espérance, entre chant et vie éternelle » (citation d'une dépêche de zenit).

http://www.zenit.org/article-17825?l=french où l'on peut lire l'ensemble de la dépêche.

Benoît XVI a prononcé cette phrase après la fin du concert que la République italienne, en la personne de monsieur Giorgio Napolitano (président de la République et ancien communiste !) lui a offert pour les trois ans de son pontificat.

Voila une pensée que je n'avais jamais lu ni entendu. C'est du Benoît XVI et c'est toujours génial.

Ecoutez seulement, même l'humble chant des oiseaux, l'humble chant d'une chanson, c'est toujours d'espoir et d'amour que cela parle. Il existe une parenté mystérieuse entre chant et espoir, entre chant et amour : "celui qui aime, chante" aurait écrit saint Augustin.

24.4.08

Projet de loi sur la limitation des mandats présidentiels à deux

Un projet de loi, c'est-à-dire une proposition faite par le gouvernement au Parlement (le Parlement est, en France, les deux chambres - Sénat et Assemblée nationale) présenté par F. Fillion prévoit diverses dispositions en matière institutionnelle.

Toutes les dispositions proposées vont dans le bon sens, selon moi.

Une des principales est la limitation à deux mandats (donc dix ans au maximum) présidentiels pour le même homme.

Ce projet de loi constitutionnelle n'est pas encore adopté ! Il a seulement été présenté en conseil des ministres. Il faudra attendre qu'il soit voté par le Parlement pour qu'il entre, dans l'éventualité de son adoption, en vigueur.

23.4.08

Effondrement moral

Lydie Debaine a tué sa fille handicapée. La cour d'assise l'a acquittée au applaudissements du public.

Les travailleurs clandestins, sont des délinquants. Ils s'aprêtent à bénéficier de droits du fait de leurs délits.

Une majorité, semble-t-il, approuve le crime et le délit.

Pourtant un assassinat est un assassinat quelles que puissent être les circonstances. Utiliser de faux papiers pour résider dans un pays qui a droit à son territoire constitue plusieurs délits.

22.4.08

La Cour de cassation vers l'omerta

En lisant le fil des nouvelles de Lexis-Natexis, on apprend que la Cour de Cassation dans son rapport 2007 demande qu'elle soit autorisée à ne plus motiver ses arrêts dans certains cas évidents. Et de plus elle demande cela au pénal (matière où les droits de l'homme sont particulièrement susceptibles d'être mis à mal).

Et pourquoi donc ne veut-elle plus motiver ses arrêts ? Parce qu'il y a un trop grand nombre de pourvois.

"D'une part, du fait du constat de l'accroissement du nombre d'affaires nouvelles enregistrées, le président de la commission pourrait rejeter les demandes manifestement irrecevables par une décision non motivée (ajout d'un alinéa à l'article 623 CPP)"

Pour mes lecteurs "CPP" = Code de procédure pénale.

http://www.lexisnexis.fr/depeches/index2.jsp?date_new=2008-04-21&url_key=/data/17042008/17042008-175848.html&jour_jo=Lundi#top

Il est incroyable que l'on puisse lire de pareils arguments sous la plume de hauts magistrats.

Pourrait-on rappeler à ces hauts magistrats que l'affaire Outreau avait attiré cette remarque de Maître Dupont-Moretti "La cour de cassation, elle ne casse rien." Car là aussi sans doute un magistrat agacé avait dû examiner les pourvois des victimes. "Peuh ! du dilatoire, ils tentent leurs chances par des arguments nuls" Et l'on a vu le résultat : un mort des dizaines d'années de prison sans aucun motif valable.

Loin de se remettre en cause, la Cour veut aggraver les risque de nouvelles catastrophes technocratiques.

Qui décidera des demandes "manifestement irrecevables" ? Le magistrat qui rendra sa décision. Il sera donc juge qu'il n'aura pas à motiver sa décision.

On peut difficilement aller plus loin dans le cynisme et l'outrecuidance.

La Cour de cassation française a déjà la coquetterie de rendre des arrêts tellement elliptiques qu'ils sont de véritables casse-têtes ("mais qu'est-ce qu'ils ont voulu dire par là ?"). On sent dans ces arrêts l'orgueil des magistrats français qui ne vont pas s'abaisser à expliquer leurs motivations au public. Qu'ils prennent donc modèle sur la Cour européenne des droits de l'homme, où les arrêts dissèquent tous les arguments avec une humilité qui lui fait honneur.

Et pourtant le rôle du magistrat, surtout de la Cour de cassation est certes d'unifier la jurisprudence (mais les revirements ne font-ils pas que le requérant peut toujours espérer une nouveauté), mais aussi d'enseigner, de soigner les blessures et donc de se pencher sur les arguments de ses frères humains. Elle abdique par orgueil.

Je suggère à la Cour de cassation de s'auto-dissoudre. Plus de Cour de cassation, plus de pourvoi. L'affaire du trop grand nombre de pourvois sera enfin réglée.

Les droits de l'homme y perdront, mais le budget de l'Etat y gagnera, c'est l'essentiel.

20.4.08

de la profanation au vandalisme

Un ensemble (148 exactement) de tombes musulmanes ont été profanées dans la nuit du 5 au 6 avril.

http://fr.biz.yahoo.com/08042008/290/interrogatoires-infructueux-apres-la-profanation-d-arras.html

Cela est toujours qualifié de "profanation".

"PROFANATION, subst. fém.
A. Action de profaner (ce qui est saint, sacré). Synon. pollution (vieilli), sacrilège, violation. " dit le Trésor de la Langue française".

http://atilf.atilf.fr/dendien/scripts/tlfiv5/affart.exe?42;s=1470642885;?b=0;

Pour profaner, il suffit que l'objet soit sacré, c'est-à-dire consacré à des choses saintes.

En revanche, vingt-huit tombes chrétiennes ont été "vandalisées" (comme les vélos "Vélib") dans le cimetière de Marville (Meuse).

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2008/04/13/01011-20080413FILWWW00010-vandalisme-dans-un-cimetiere-de-la-meuse.php

Les tombes musulmanes sont "profanées", les tombes chrétiennes :

1) n'existent pas en qualité de chrétiennes

2) ne sont pas profanées, mais "vandalisées".

Où trouver meilleure preuve de la partialité anti-chrétienne des médias ?

La liberté religieuse qui postule l'égalité des croyants devant l'information est violée impunément par nos journalistes et leurs chefs.

Or la liberté religieuse est le premier des droits de l'homme 1) en date dans sa revendication et 2) en qualité de signe du respect des autres droits.

La France n'est donc pas un État de droit.

14.4.08

De la Laïcité à l'athéicité

Dans le commentaire de mon précédent message Marie, affirme qu'elle préfère les francs-maçons s'il sont laïques à certaines religions qui feraient des fanatiques.

Elle révèle dans son commentaire que les francs-maçons sont 30 à 40 % en nombre par rapport au nombre total de conseillers municipaux de la ville de Montpellier.

Or la ville de Montpellier ne compte évidemment pas 30 à 40 % de FM dans sa population : on comprend ici l'anomalie profonde que constitue l'existence de cette société secrète doctrinaire, laquelle ne représentant qu'elle même peut pratiquement gouverner (à 30 % de gens organisés, endoctrinés et vivant dans une perpétuelle dissimulation, vous pouvez avoir une influence de gouvernement) par des moyens occultes.

J'ai la conviction profonde que la quasi-totalité des municipalités françaises sont gouvernées par la franc-maçonnerie. Tous les maires d'Aix en Provence du XIXème siècle étaient franc-maçons . De l'extrême droite à l'extrême gauche tous FM !

Car la FM a une doctrine, c'est celle de l'athéisme et le satanisme auxquels aboutissent les hauts grades. Elle propose à ses sectateurs de se construire une morale autonome. Au lieu de fonder la morale sur la vérité qu'elle proclame inconnaissable, elle demande que chacun construise ses "valeurs".

Contradictions internes, folies puisque pourquoi construirai je une vie sur mes "valeurs" et interdirai je aux autres à la construire sur leur foi et sur la vérité ? C'est la vieille contradiction du sceptique, réfutée (au sens français) depuis l'antiquité. S'il n'y a pas de vérité, il y a au moins une vérité, c'est qu'il n'y en a pas ! Si je dois douter de tout ce que je sais et de tout ce que je crois : à quel titre ?

Ce sont eux qui se réclament de la "laïcité" qu'ils conçoivent comme l'athéicité. C'est-à-dire une doctrine (pardon : une valeur commune) selon laquelle le citoyen se doit d'être athée.

On passe ainsi du respect des croyances et des personnes (les droits de l'homme à la liberté religieuse et les droits de l'homme) à l'exclusion des croyances et des vérités rationnelles. Il devient obligatoire de douter de la raison

Bien sûr depuis longtemps les hommes n'agissent jamais totalement en conformité avec leurs convictions, surtout les extrémistes, parce que la syndérèse les en empêchent. Mais les doctrines font germer des attitudes qui peuvent nuire même si leurs partisans ne vont pas au bout des conséquences de leurs croyances.

Il convient donc prendre conscience que la doctrine maçonnique est celle qui sous couvert de laïcité, met en oeuvre l'athéicité en interdisant aux croyants de s'exprimer en cette qualité lorsqu'ils parlent de politique ou veulent agir.

13.4.08

Visite des francs-maçons à Baroso

Selon un communiqué du "Droit Humain" le président de la Commision européenne Emmanuel Baroso a reçu des obédiences franc-maçonne (merci au Salon Beige)

"Cette rencontre constitue un événement majeur quant à la place de la Maçonnerie dans la construction de l’Europe ; cette place a été soulignée non seulement par l’intérêt et l’écoute réelle que le Président Barroso a montré à la délégation et au temps qu’il lui a consacré mais aussi par les engagements pris en termes d’attention aux valeurs défendues par la Franc-Maçonnerie libérale et adogmatique, à ses prises de position et à l’expression de son opinion sur les grands sujets qui la concernent. C’est la première fois que la Franc-Maçonnerie a pu s’exprimer es qualité à un si haut niveau des instances européennes."

"Adogmatique", j'aime bien, si elle est "adogmatique" elle a au moins un dogme c'est celui de ne pas en avoir. Ils ont des "valeurs" qu'ils veulent imposer qui ne sont pas des "dogmes". (sic)

L'Antiquité juive et chrétienne de l'Europe ces individus ne connaissent pas. Saint Pierre, saint Paul, l'historien Josèphe, saint Augustin, saint Jean Chrysostome, les innombrables écrivains chrétiens de l'Antiquité, il faut les passer sous silence. (voir sur ce point l'abbé Fouard La Vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ)

La laïcité qui consiste à interdire aux croyants de s'exprimer en tant que tels est encore un élément des mensonges maçonniques. C'est le fanatisme. Comme le dit en d'autre termes et mieux que moi AML : « Les francs-maçons sont invités à débattre..." Combien sont-ils en France et en Europe ? Il me semble que d'autres "minorités" sont autrement plus nombreuses mais n'ont pas voix au chapitre ! comme les chrétiens !!!
Mais cela, Barroso et cie s'en f...puisque ce sont des despotes et des totalitaires ! »

Les "Lumières" ont échoué dans le communisme et le nazisme et le fascisme, elles ont échoué à proposer une morale en dehors de la morale chrétienne, alors que c'était leur intention.

Les franc-maçons n'ont aucun droit à être reçus par Baroso, alors que ni pape, ni cardinal, ni pasteur, ni rabin, ni autre autorités religieuse ne l'ont été.

Si les franc-maçons n'ont pas de dogmes, s’il ne croient à rien, ils ne devraient avoir rien à dire.

Souvenons-nous de Rocco Buttiglione en 2004 :

"En juillet 2004, il a été pressenti par José Manuel Durão Barroso, futur président de la Commission européenne, qui aurait dû entrer en fonctions le 1er novembre 2004, pour y occuper le poste de commissaire chargé de la Justice, des Libertés et de la Sécurité.

Sa nomination a entraîné une vive polémique, ses opposants lui reprochant notamment ses prises de position publiques, devant les commissions du Parlement européen, présentées comme hostiles à l'homosexualité (qu'il voit comme « un péché en tant que chrétien », mais dont il précise qu'en tant que Commissaire européen, il ne fera rien pour la combattre) et sa vision de la famille (jugée par eux « rétrograde » : pour lui, « la famille existe pour permettre aux femmes d'avoir des enfants et d'être protégées par un homme qui prenne soin d'elles »), etc."

Extait de http://fr.wikipedia.org/wiki/Rocco_Buttiglione

Noter d'ailleurs que Buttiglione sacrifiait à l'idole maçonnique en prétendant ne pas vouloir "combattre" une attitude qu'il jugeait un péché. En qualité de personne privée, il était contre, mais en qualité d'homme public, il déclarait ne pas vouloir la combattre. Cette attitude contradictoire qui est contraire à la morale chrétienne mais conforme aux dogmes laïcistes n'a pas suffi, il a été remercié.

L'adogmatisme des franc-maçons aboutit à interdire des opinions et à dogmatiser en matière de morale qu'il existe des opinions interdites. Car ce que l'on a reproché à Buttiglione, ce sont des opinions non conforme à l"'adogmatisme" !

Il s’agit donc d’imposer une opinion comme un dogme par la voie officielle et par la voie occulte.

8.4.08

Liberté religieuse : exigeons une enquête en Irak

http://www.zenit.org/article-17661?l=french

Le mouvement Pax Christi France demande par son président Mgr Stenger une enquête internationale sur les assassinats et les persécutions anti-chrétiennes.

Après l'enlèvement et l'assassinat de Mgr Raho est venu l'assassinat du P. Youssef A. Abudi, prêtre syro-orthodoxe.

Il ne faut pas que ces crimes contre la liberté religieuse restent impunis.

« Cette nouvelle atteinte aux droits humains, cette nouvelle preuve que les chrétiens Irakiens sont visés au plan religieux et persécutés du seul fait de leur appartenance, il ne suffit pas de les déplorer. Le moment est venu de créer une commission internationale d'enquête pour trouver les sources et les auteurs de ces crimes et protéger les chrétiens qui restent encore dans le pays. Au nom de la délégation qui s'est rendue récemment en Irak, je demande instamment au Gouvernement de prendre une initiative dans ce sens »
déclare l'évêque dans son communiqué.

En effet, le P. Abudi sortait de son domicile pour se rendre à la prière lors de son assassinat.

Notre gouvernement qui envoie des soldats français risquer leurs vies à Afghanistan, doit demander cette enquête pour ne pas que l'on soupçonne que Sarkozy ne combatte pas pour les droits de l'homme, mais pour d'autres motifs plus politiciens.

7.4.08

Vocation de la France

La France a une vocation particulière : celle de répandre dans le monde la raison.

On lit sur le web, qu'il faudrait que la France reste la France et ne se soucie absolument pas des pays musulmans que l'on serait prêt à soumettre à la chariah, à sacrifier leurs communautés chrétiennes, à agir de même avec les autres pays vivant dans leurs "traditions" irrationnelles. En un mot on aimerait une France égoïste, repliée sur elle-même et laissant le monde sombrer dans l'irrationalité et la tyrannie. Une France nombriliste où l'on vive selon la raison, voire la foi catholique satisfairait ces propagandistes.

C'est antinomique de la France ; la France n'est pas ne peut être un pays égoïste, indifférent aux autres sans changer de substance, sans ne plus être la France.

Elle a pour mission protéger les minorités en particulier chrétienne de par le vaste monde, elle a pour mission de parler le langage universel de la raison.

Pour cela il faut bien évidemment qu'elle reste ou redevienne ce qu'elle a toujours été, c'est pourquoi il faut qu'elle respecte son identité et je ne serais pas loin des identitaire.

Mais l'identité de la France, baptisée en 987, la France de Jeanne d'Arc, la France des missionnaires et des saints n'est pas l'identité d'une nation égoïste, indifférente aux malheurs de autres, elle de par sa constitution, une mission universelle.

"2. Charles de Foucauld, méditant en présence de l'Enfant-Jésus pendant la période de Noël 1897-1898 sur le passage de l'Evangile de saint Matthieu qui a été proclamé en ce dimanche, retient l'obligation faite à celui qui a reçu des talents de les faire fructifier: "Il nous sera demandé compte de tout ce que nous avons reçu... Et puisque j'ai tant reçu, il me sera beaucoup demandé! "
Ce saint qui a tant aimé la France, ne pouvait-il pas appliquer cette idée à la France : celle qui a tant reçu ne doit-elle pas, tout en veillant sur son identité, beaucoup donner ?

Il écrivait : « la prédication dans les pays musulmans est difficile, (…) C’est à nous à être les successeurs des premiers apôtres, des premiers évangélistes. La parole est beaucoup, mais l’exemple, l’amour, la prière, sont mille fois plus. Donnons-leur l’exemple d’une vie parfaite, d’une vie supérieure et divine ; aimons-les de cet amour tout-puissant qui se fait aimer ; prions pour eux avec un cœur assez chaud pour leur attirer de Dieu une surabondance de grâces, et nous les convertirons infailliblement. »
http://pere-sevin.blogspot.com/2007/11/charles-de-foucault-et-laction.html

3.4.08

Faux souvenirs induits : le rapport de la MIVILUDES

Les faux souvenirs induits sont des "souvenirs" dus à l'autosuggestion de groupes sectaires.

Tout à coup au bout de plusieurs années, voire de dizaines d'années un membre de la famille se souvient d'avoir subi des crimes sexuels de la part du père, le plus souvent.

Ces faux souvenirs induits sont analysés dans le rapport 2007 de la MIVILUDES (voir mon post précédent sur ce rapport)

Je ne comprends pas pourquoi ces faux souvenirs induits se limiteraient au délit ou crimes sexuels. S'agissant de "souvenirs" induits par l'entourage, généralement sous l'influence d'une secte, le faux souvenir induit peut aussi être un "souvenir" de maltraitance, d'injures graves, de harcellements moraux et autres actes du même genre non sexuels.

La justice française se laisse duper par les psychologues, ainsi ai-je été condamné à ne plus voir mon fils sous le prétexte de faux souvenirs induits de maltraitance morale (pas de coup, ni de sévices sexuels ce n'était pas possible).

Le plus difficile, c'est que vous ne pouvez vous soustraire à ces accusations qui vous ligotent, si vous vous défendez avec virulence : vous prouvez que vous êtes violent. Si vous laissez dire : c'est la preuve que c'est vrai, c'est un aveu indirect. Vous ne pouvez, comme dans le Procès de Kafka, vous innocenter de fait imaginaires mais rapportés avec détails.

Et le fait que la faute doit être prouvée autrement que par un groupe de délirants qui rapportent tous des souvenirs induits, n'émeut pas les juges d'Outreau et d'ailleurs. Ils ont la preuve, ils ont les "témoins" cela suffit. Bizarrement d'ailleurs les seuls témoins à charge les intéressent.

L'impartialité des tribunaux est sans doute la chose la plus rare qui se puisse trouver en France.

Les droits de l'homme et pas les JO = cinq ans de prison

http://tf1.lci.fr/infos/monde/asie/0,,3786458,00-ans-prison-pour-slogan-anti-.html

Signalé par Yves Daoudal l'affaire d'un Chinois de cinquante-deux ans condamné à cinq ans d'emprisonnement pour avoir demandé les droits de l'Homme et pas les JO.

Il ne sait s'il doit faire appel, car il n'a pas confiance dans la justice de son pays. Je le comprends.

Ceux qui se rendront à la fête des jeux Olympiques, danseront pendant que d'autres seront derrière les barreaux pour avoir lutté pour les droits de l'Homme.

L'an dernier le même courageux avait fait circuler sur Internet une pétition semblable qui a été signée par dix mille vaillants Chinois qui ont vu leurs biens confisqués (notamment des paysans pour lesquels la terre est leur instrument de travail).

Je suis d'accord avec ce monsieur : pas de JO, les droits de l'Homme. Je ne sais si je regarderai ces Jeux olympiques à la télévision, ils seront trop tristes pour moi.

Secte lutte contre un phénomène indéfini

La Mission Interministérielle de vigilance et luttes contre les dérives sectaires (MIVILUDES) vient de rendre son rapport 2007 consultable ici .

Le mot "mission" est d'origine ecclésiastique. La "mission" est donnée par le pape au nom de Dieu. Il est le seul avec les evêques à pouvoir donner mission. Canon 782 1.

"1 La direction suprême et la coordination des initiatives et des activités qui touchent à l’oeuvre et à la coopération missionnaires sont de la compétence du Pontife Romain et du Collège des Évêques."

Il est donc curieux que l'Etat laïque pense avoir une "mission" doctrinale. Car il s'agit bien ici de doctrine morale.

Ce qui retient en outre mon attention c'est que cette "Mission" entend lutter contre les phénomènes sectaires sans pouvoir les définir. Comment lutter contre quelque chose que l'on ne sait même pas définir.

On lit en effet au début du rapport :

"L'Observatoire interministériel sur le sectes constatait dès 1997 que tenter de "définir et de figer dans un texte, de façon forcément restrictive une notion au contenu évolutif et non maîtrisable au-delà des obstacles législatifs et constitutionnels auquel cette tâche se heurterait ne serait pas de nature à faciliter l'exercice de l'action publique contre les dérives de ce phénomène." Il convient de constater (poursuit le rapport 2007 rédigé en 2008) la justesse de cette analyse. aujourd'hui les dérives sectaires sont plus nombreuses dans le domaine de la santé, des thérapies alternatives et du développement personnel que dans le cadre à proprement parler spirituel et religieux."

"En revanche l'absence de définition de la secte n'empêche pas l'existence de victimes des dérives de certains mouvements sectaires." P. 9, Fin de citation.


Tenter de s'en tirer en prétendant que la secte existe par... ses victimes ne fait en rien avancer la doctrine justifiant l'action. La victime d'abus sexuel non sectaire, ou la victime d'abus sexuel sectaire est toujours une victime d'abus sexuel.

Je propose la définition suivante : La secte est un groupement à fondement intellectuel (religieux, philosophique...) qui, se substituant à la famille dans son rôle de socialisation, entraîne sur l'individu des violations des droits de l'homme et des libertés fondamentales, sur les familles la perte de leur autonomie, sous la direction d'un malfaiteur à mobiles non crapuleux.

En effet l'adepte de la secte peut voir sa propre famille absorbée par la secte. La famille y perd sont indépendance, les parents et souvent le père est remplacé par une autorité parallèle. Il peut aussi être, lui en tant qu'individu détaché de sa famille et rattaché à un groupement sectaire.

Le résultat sectaire est toujours une aliénation de la volonté et de l'intelligence à une "Vérité" représentée par un "chef".

Ce qui est inquiétant dans l'exposé de la MIVILUDES, c'est que l'on peut se demander à quel titre, elle peut intervenir. Pourquoi une "mission" ? Alors que les autorités judiciaires sont déjà là pour assurer (du moins théoriquement) la répression des atteintes aux droits de l'homme.

Je crains que cette absence de définition, cette mission qui double celle des autorités naturelles ne soit elle-même sectaire.

En réalité les dérives sectaires sont innombrables. Les "grandes" religions ont dans leur sein des mouvements sectaires et l'Église n'est pas exempte de ces problèmes. Je crois l'avoir constaté dans des mouvements particuliers.

Par exemple l'Opus Dei ou certains groupements religieux à l'intérieur de l'Église, comme la "Fraternité saint Jean" ont été accusés de dérives sectaires. La coopération entre autorités religieuses et autorités civiles serait très utile.

En islam les mouvements comme Al qaïda qui entraînent des jeunes, au risque de leurs vies, à des milliers de kilomètres de chez eux, sans famille, sans aucune indépendance, ne sont-ils pas des sectes ?

En politique, certains anciens militants (comme Robrieux) ont accusé le Parti communiste d'être une secte.

C'est pourquoi il est inquiétant de constater que la Mission se contente d'aller chercher les dérives sectaires chez les gourous du coaching ou des médecines parallèles

Sans définition de la secte, ce genre d'excroissance de l'Etat comme la "mission" sont donc à la fois dérisoires, car inefficace contre les mouvements sectaires puissants, et inquiétante car elles violent le principe de laïcité en se mêlant des missions réelles, par un rôle très mal défini, de l'autorité judiciaire dans sa lutte pour le respect des droits de l'homme.

De plus le respect des droits de l'homme qui doit être égal pour tous et sans discrimination devient pour la MIVILUDES, variable, car les femmes en bourka sont-elles vraiment libres ? L'adepte de l'Opus Dei qui se flagelle (physiquement ou mentalement) et vit replié sur son groupe dans le culte de saint José-Maria sont-ils libres ? Les pratiques de maltraitances en vogue dans la Communauté saint Jean ou dans certains couvents ou écoles intégristes lefebvristes ne sont-elles pas des pratiques sectaires ? Le militant communiste qui en vient à négliger toute vie personnelle en se donnant à sa passion idéologique, sous la férule de chefs occultes, menacé d'être qualifié de "traître" s'il donne son avis, est-il libre ? Le franc-maçon qui vit dans la dissimulation permanente, est-il libre ?

Atteintes à la laïcité, atteintes à l'égalité la MIVILUDES, comme d'ailleurs toutes ces "hautes autorités", "observatoires" etc., ces nouvelles institutions sont inquiétantes.

31.3.08

Egalités, inégalités

Marie dans un commentaire de ce blog me dit qu'elle ne croit pas à l'égalité, alors que je fais grand cas de ce caractère inhérent à tous les être humains : les êtres humains (hommes et femmes) sont égaux entre eux dans leurs droits fondamentaux et aucun être humain n'a un titre fondamental à lier les volontés des autres (autorité), aucun n'a une supériorité intrinsèque qui puisse lui donner un titre à la supériorité. Ce principe doit toujours être présent à nos esprits.

Cela dit, l'inégalité des êtres humains est aussi une donnée de l'expérience. Certains sont grands, d'autres petits, intelligents, d'autres à l'esprit peu délié, certains sont riches, d'autres pauvres, certains cultivés d'autres ignorants, certains jeunes d'autres vieux et ainsi de suite à l'infini. Mais pour ce qui est de l'autorité, ce ne sont pas ces titres qui donnent le droit de commander. Un milliardaire n'a pas plus le droit de commander un pauvre que l'inverse. Sous le rapport de l'autorité, ils sont parfaitement égaux.

Bien évidemment je ne cherche pas à nier cette réalité non plus. La nature nous montre partout l'inégalité, les inégalités qui changent en plus tous les jours. Celui-là était riche, celui-ci était en bonne santé, celui-là était cultivé et demain : celui-là devient pauvre, sa santé s'altère, sa mémoire lui fait défaut, il perd sa culture. J'ai ainsi vu dans ma vie un homme qui avait été victime d'un accident de chauffage par monoxyde de carbonne. Lors de l'accident, il était doctorant en droit, l'accident l'avait rendu débile. Cela faisait un drôle d'effet d'entendre un débile jouir d'un vocabulaire relativement étendu ; bizarre de l'entendre s'exprimer à certains égards comme un étudiant de troisième cycle, tout en constatant qu'il avait perdu son intelligence.

Les inégalités existent et de plus elles varient non seulement d'un individu à l'autre mais au cours de la vie d'un même individu.

La nature nous montre ainsi que les êtres humains sont inégaux.

Rawls (1921 - 2002), le penseur américain qui voulait supprimer l'inégalité des chances, ne s'aperçoit pas que l'inégalité des chances, oui même l'inégalité des chances, est dans la nature, elle ne pourra jamais être supprimée, sous peine de faire table rase de principes pourtant intangibles, certains fait comme 1) les humains ne se font pas eux-mêmes et ne demandent pas à vivre, comme 2) l'égalité des être humains voulue par Dieu qui appelle les être humains dans une certaine condition de vie.

Or "Sa théorie de la justice énonce que dans un État parfaitement juste, il doit être indifférent de naître avec telles caractéristiques plutôt que telles autres." (WikipédiaRawls) Cela met sur la société des charges qu'il n'est pas son devoir de mettre en oeuvre et si ce n'est pas dans son devoir, cela n'est pas non plus en son pouvoir. Cette phrase prise à la lettre est absurde.

Rawls est un penseur important qui semble bien avoir inspiré et inspirer encore les théories faussement en faveur des droits de l'homme de la justice européenne (Cour européenne des Droits de l'Homme, Conseil de l'Europe).

Bien sûr rien n'empêche de vouloir faire en sorte, autant que possible, de gommer les effets des inégalités notamment économiques, mais cela ne relève pas de la justice, ce n'est pas un droit de l'homme, c'est l'utilisation des talents et la cohésion sociale qui le commandent à la société un devoir de convenance mais non de justice.

25.3.08

Cristiano Magdi Allam : sa conversion induite par les musulmans

Le cas de Magdi Allam, le journaliste, sous-directeur du Corriere delle Sera, baptisé par le pape ce dimanche de Pâques a attiré mon attention sur la lettre qu'il a écrite et publiée sur Internet ici sur le site des "amis de Magdi Allam". Ce site est en italien.

Dans sa lettre au directeur du "Corriere della sera", monsieur Allam mentionne plusieurs facteurs de cheminement intérieur. Il a été élevé dans une institution catholique italienne, il aimait lire l'évangile, était intéressé par la figure de l'homme-Dieu, il admirait la religion de la foi, de la raison et de la liberté. A ces dispositions s'ajoutent ces interrogations sur l'islam, qu'il avait voulu pratiquer libéralement selon une tradition apprise de ses parents et je donne un extrait de ce paradoxe : les islamistes l'ont convaincu qu'il fallait quitter l'islam.

Je propose cette traduction

"Ho dovuto interrogarmi sull’atteggiamento di coloro che hanno pubblicamente emesso delle fatwe, dei responsi giuridici islamici, denunciandomi, io che ero musulmano, come “nemico dell’islam”, “ipocrita perché è un cristiano copto che finge di essere musulmano per danneggiare all’islam”, “bugiardo e diffamatore dell’islam”, legittimando in tal modo la mia condanna a morte. Mi sono chiesto come fosse possibile che chi, come me, si è battuto convintamente e strenuamente per un “islam moderato”, assumendosi la responsabilità di esporsi in prima persona nella denuncia dell’estremismo e del terrorismo islamico, sia finito poi per essere condannato a morte nel nome dell’islam e sulla base di una legittimazione coranica. Ho così dovuto prendere atto che, al di là della contingenza che registra il sopravvento del fenomeno degli estremisti e del terrorismo islamico a livello mondiale, la radice del male è insita in un islam che è fisiologicamente violento e storicamente conflittuale."

"J'ai dû m'interroger sur l'attachement de ceux qui ont émis publiquement des "fatwas", c'est-à-dire des consultations juridiques islamiques, me dénonçant, moi qui étais musulman, comme "ennemi de l'islam", "menteur et diffamateur de l'islam", légitimant de la sorte ma condamnation à mort. Je me suis demandé comment il était possible que quelqu'un qui comme moi, s'est battu avec conviction et avec ténacité pour un "islam modéré", assumant la responsabilité de dénoncer personnellement l'extrémisme et le terrorisme islamique, aie fini par être condamné à mort au nom de l'islam et sur un fondement coranique. J'ai ainsi pu prendre acte que, au-delà de la circonstance qui constate la survenance du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à un islam qui est vitalement violent et historiquement querelleur."

Ce raisonnement sans faille et ses conclusions implacables sont d'une brûlante actualité.

24.3.08

Confidences sur la culpabilité

Fils de l'école laïque de la sixième à mon DES, j'ai, à une époque, rejeté le christianisme parce qu'il était "culpabilisant".

C'est l'objection de Marie : faut-il se sentir coupable, à cause de mes péchés, de la mort de Jésus-Christ ? Si on lit hâtivement le catéchisme de Concile de Trente, on doit répondre oui. En fait le catéchisme nous demande non de nous "sentir" mais de nous savoir coupable et de nous savoir plus coupable que les juifs.

De plus, après la résurrection saint Jean Chrysostome, nous invite à ne pas nous sentir coupable : "Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon s'est levé du tombeau."

Remarque : Au pied de la lettre, il n'y a pas à trouver cela contradictoire. Tout en se reconnaissant coupable, nous ne devons pas nous lamenter sur nos fautes.

Mais surtout cette idée qui me faisait repousser le christianisme selon laquelle, il serait culpabilisant, qu'il rendrait timide et torturé, qu'il empêche de vivre sa vie, je la rejette tous les jours. Et même je lutte intérieurement contre elle.

Saint Paul l'écrit en effet :

http://www.magnificat.ca/textes/bible/2timothee-01.htm

"II Tim 1,7. Car Dieu ne nous a pas donné un esprit de timidité, mais un esprit de force, d'amour et de sagesse."
(1)

Selon la traduction Fillion de la Vulgate de saint Jérôme.

Saint Paul, je ne le connais que depuis peu dans sa traduction Fillion bien plus parlante que la Crampon.

Mais, dès avant, réfléchissant à ma propre histoire, et lisant divers auteurs dont certains anciens (le P. Scupoli "le Combat Spirituel", peu adapté pourtant à notre époque) je me suis aperçu que les dogmes de foi n'ont pas d'autre importance que de nous aider et nous prouver que nous sommes disponibles à la vérité et donc de croire l'Église et de croire ce qu'Elle croit. D'avoir donc un esprit d'humilité, mais fort, face aux vérités révélées.

Le P. Scupoli écrit qu' au moment de l'agonie, le démon tentera de vous faire passer un examen de théologie, il faudra lui répondre alors
- Je crois ce que crois l'Église.
Et s'il insiste
- Que croit-Elle, la sainte Église ?
Il faudra lui répondre,
- Ce que je crois

De façon à couper court et ne pas discuter avec lui.

De même notre pape Benoît XVI glorieusement régnant a dit quelque part qu'il était impossible de connaître dans le détail tout les dogmes que l'Église nous propose à croire. Il faut donc, selon moi, en garder plutôt un esprit.

De plus, d'apparentes contradictions, peuvent s'offrir à notre esprit à propos du dogme, exemple : 1) se savoir coupable 2) ne pas se sentir coupable.

Il s'agit, en effet, de garder la santé mentale et la paix. Il faut, selon moi, prendre les dogmes de foi sans s'attacher outre mesure à une vérité comme si elle excluait absolument une autre laquelle lui paraît contraire ; ce qu'il faut surtout, c'est "sentir avec l'Église", goûter intérieurement les vérités, comme on sent un bouquet de fleurs (Exercice spirituels de saint Ignace) lorsqu'elle nous réconforte.

(1) Notons que la traduction Crampon, du texte grec, est moins nette car elle utilise des termes trop littéraires :

"7 Car ce n'est pas un esprit de pusillanimité que Dieu nous a donné, mais (un esprit) de force, d'amour et de maîtrise de soi." (du site jesusmarie.com)

23.3.08

Un temps pour ne pas se lamenter

Pâques, en ce jour, on peut lire sur le net un sermon de saint Jean Chrysostome pour cette fête des fêtes :

"Que nul ne se lamente sur ses fautes, car le pardon s'est levé du tombeau."


C'est ce qu'a écrit saint Jean Chrysostome selon un commentaire du blog d'Yves Daoudal.

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2008/03/23/resurrexit-sicut-dixit.html

Cela me rappelle ce que dit le catéchisme du concile de Trente et qui a, semble-t-il, choqué Marie. Il faut se sentir coupable de la mort de Jésus plus que les juifs, qui eux n'ont pas vu en lui le messie, alors que nous nous faisons profession de le connaître.

S'il y a un temps pour se sentir coupable, il y en a un autre pour ne pas se sentir coupable, un temps pour ne pas se lamenter de ses fautes.

Dans le mystère, et dès qu'on touche à Dieu on touche au mystère, il est encore plus important qu'ailleurs de se débarrasser de l'esprit cartésien. Il est important de comprendre que nous ne comprenons pas clairement. Il est important de comprendre que nous ne devons rien déduire de ces vérités théologiques, mais seulement contempler pour aimer.

Notre raison, si elle est encombrée de ses déductions, doit se taire. Elle doit garder ce principe qu'est l'esprit d'amour de soi et des autres en contemplant les mystères qui l'éclairent, en vue de la paix.

Marie-Madeleine premier témoin public de la résurrection

Victimae paschali laudes immolent Christiani.
Agnus redemit oves : Christus Innocens Patri reconciliavit peccatores.
Mors et vita duello conflixere mirando : dux vitae mortuus, regnat vivus.
Dic nobis, Maria, quid vidisti in via ?
Sepulchrum Christi viventis : et gloriam vidi resurgentis.
Angelicos testes, sudarium et vestes.
Surrexit Christus spes mea : praecedet vos in Gallileam.
Scimus Christum surrexisse a mortuis vere : tu nobis, victor Rex, miserere. Amen. Alleluia.

Que les chrétiens consacrent des louanges à la victime pascale.
L'Agneau a racheté les brebis : Le Christ innocent a réconcilié les pécheurs avec le Père.
La mort et la vie se sont livré un duel prodigieux : le chef de la vie est mort, il règne vivant.
- Dis-nous, Marie, qu'as-tu vu en chemin ?
- J'ai vu le sépulcre du Christ vivant : et la gloire du ressuscité.
Les témoins angéliques, le suaire et les vêtements
Il est ressuscité, le Christ mon espérance : il vous précède en Galilée.
- Nous savons que le Christ est ressuscité vraiment des morts : toi, Roi victorieux, aie pitié de nous. Amen. Alléluia.

C'est le poème inséré dans la liturgie traditionnelle de Pâque, à la messe. Traduction personnelle. Observez les trois parties, la première partie un bref exposé théologique, puis un dialogue entre les chrétiens et Marie-Madelaine qui est le témoin. Une conclusion sur la foi sur le témoignage de Marie.

"Marie" n'est pas la sainte Vierge, mais sainte Marie-Madelaine.

J'aurais pu traduire "l'exultet", le "haec dies", toutes pièces qui ont disparu de la liturgie de Paul VI. Ce Paul VI a voulu faire croire qu'il était interdit de prier avec ces formules. Cela était évidemment absurde. Dommage car avec ces prétentions injustes, il a occulté la validité de textes très justes comme celui sur la liberté religieuse, en particulier. Il a créé le schisme lefebvriste.

Enfin, ce n'est pas le jour d'écrire sur tout cela, mais moi je n'ai pas eu de liturgie la nuit de Pâques, pas "d'Exultet", ce qui me manque.

En réponse au commentaire de Marie, sur les causes de la mort de Jésus-Christ, ce n'est pas pour nous tourmenter que nous devons nous savoir pécheur, mais pour nous réjouir dans la paix de nous avoir valu ces merveilles de la Résurrection. Car sans le péché, il n'y aurait pas eu de mort pour les humains. Et s'il n'y avait pas eu de mort, il n'y aurait pas eu de résurrection.

Joyeuses Pâques à toutes et tous et particulièrement à mes amies du Net Marie et Michèle et à mon bien aimé et bienveillant lecteur Pierre-Henri.

21.3.08

Causes de la mort de Jésus-Christ (catéchisme du concile de Trente)

III. — CAUSES DE LA MORT DE JESUS-CHRIST.
Ces vérités ainsi exposées, les Pasteurs auront soin de développer, sur la Passion et la mort de Jésus-Christ, certaines considérations propres à faire méditer aux Fidèles, la profondeur d’un si grand mystère.
Et d’abord, ils diront quel est Celui qui a enduré toutes ces souffrances. C’est Celui dont la dignité est telle que nous ne pouvons ni la comprendre ni l’expliquer -, Celui dont Saint Jean a dit qu’Il est le Verbe qui était en Dieu ; Celui dont l’Apôtre Saint Paul a fait ce magnifique éloge , qu’il a été établi de Dieu héritier de toutes choses, que les siècles ont été faits par Lui ; qu’Il est la splendeur de la gloire et le caractère de la substance du Père ; qu’Il soutient tout par la parole de sa Puissance, qu’Il nous a purifiés de nos péchés, et qu’en conséquence, Il est assis à la droite de la Majesté suprême, au plus haut des cieux. Et, pour tout dire en un mot, Celui qui a souffert pour nous, c’est Jésus-Christ, Dieu et homme tout ensemble. Oui, c’est le Créateur qui souffre pour ses créatures ; c’est le Maître qui souffre pour ses esclaves. C’est Celui qui a créé les Anges, les hommes, le ciel et tous les éléments, enfin Celui en qui, par qui, et de qui toutes ces choses subsistent. Il ne faut donc pas nous étonner que lorsque l’Auteur de la nature fut si violemment agité par tant de tourments, l’édifice tout entier n’ait été ébranlé, et que, selon le récit de l’Écriture, la terre ait tremblé, que les rochers se soient fendus, que les ténèbres aient couvert toute la surface de la terre, et que le soleil se soit obscurci. Mais si ces créatures muettes et insensibles ont pleuré la mort de leur Créateur, quelles larmes ne doivent pas verser les Fidèles, et de quelle douleur ne doivent-ils pas être pénétrés, eux qui sont les pierres vivantes de la maison de Dieu ?
Il faut ensuite exposer les causes de la Passion, afin de rendre plus frappantes encore la grandeur et la force de l’Amour de Dieu pour nous. Or, si on veut chercher le motif qui porta le Fils de Dieu à subir une si douloureuse Passion, on trouvera que ce furent, outre la faute héréditaire de nos premiers parents, les péchés et les crimes que les hommes ont commis depuis le commencement du monde jusqu’à ce jour, ceux qu’ils commettront encore jusqu’à la consommation des siècles. En effet le Fils de Dieu notre Sauveur eut pour but dans sa Passion et dans sa Mort de racheter et d’effacer les péchés de tous les temps, et d’offrir à son Père pour ces péchés une satisfaction abondante et complète.
Il convient d’ajouter, pour donner plus de prix à son Sacrifice, que non seulement ce divin Rédempteur voulut souffrir pour les pécheurs, mais que les pécheurs eux-mêmes furent les auteurs et comme les instruments de toutes les peines qu’Il endura. C’est la remarque de l’Apôtre Saint Paul dans son épître aux Hébreux: Pensez, dit-il, en vous-mêmes à Celui qui a Souffert une si grande contradiction de la part des pécheurs élevés contre Lui, afin que vous ne vous découragiez point, et que vous ne tombiez point dans l’abattement.
Nous devons donc regarder comme coupables de cette horrible faute, ceux qui continuent à retomber dans leurs péchés. Puisque ce sont nos crimes qui ont fait subir à Notre-Seigneur Jésus-Christ le supplice de la Croix, à coup sur ceux qui se plongent dans les désordres et dans le mal crucifient de nouveau dans leur cœur, autant qu’il est en eux, le Fils de Dieu par leurs péchés, et Le couvrent de confusion. Et il faut le reconnaître, notre crime à nous dans ce cas est plus grand que celui des Juifs. Car eux, au témoignage de l’Apôtre, s’ils avaient connu le Roi de gloire, ils ne L’auraient jamais crucifié. Nous, au contraire, nous faisons profession de Le connaître. Et lorsque nous Le renions par nos actes, nous portons en quelque sorte sur Lui nos mains déicides.
Enfin la Sainte Écriture nous enseigne que Notre-Seigneur Jésus-Christ a été livré à la mort par son Père et par Lui-même. Le Prophète Isaïe fait dire à Dieu le Père: Je L’ai frappé à cause du crime de mon peuple. Et, quelques lignes plus haut, le même Prophète plein de l’Esprit de Dieu, voyant dans l’avenir le Sauveur couvert de plaies et de blessures, s’écriait: Nous nous sommes tous égarés comme des brebis. Chacun de nous a suivi sa voie, et le Seigneur a mis sur Lui les iniquités de nous tous. Puis en parlant de Dieu le Fils, il dit: S’Il sacrifie sa vie pour le péché, Il verra une longue postérité. Et l’Apôtre Saint Paul confirme cette vérité par des paroles encore plus décisives, tout en voulant nous montrer d’ailleurs ce que nous avons à espérer de la Miséricorde et de la Bonté infinie de Dieu: Celui, dit-il, qui n’a pas épargné son Propre Fils, mais qui L’a libéré pour nous tous, comment, avec Lui, ne nous aurait-il pas aussi donné toutes choses ? "

Extrait du site http://jesusmarie.free.fr/catechisme_du_concile_de_trente.html

Le catéchisme a été édité en 1564.

20.3.08

A quel titre ?

Le pape Léon XIII dit en substance dans l'encyclique Diutunum Illud que les hommes n'ont aucun titre à commander aux autres. Ils sont dans une parfaite égalité.

Je constate que la démocratie fait que l'on choisit ses dirigeants. Ils n'en ont pas moins le droit de commander que parce que Dieu le leur donne par le consentement du peuple à leur obéir.

Cela devient évident lors des changements de régime, lorsqu'un gouvernement est discrédité, il n'a plus d'autorité, plus personne ne lui obéit. Dieu désigne un autre gouvernement par le consentement du peuple à lui obéir. Tout autorité vient donc de Dieu parce que les hommes sont égaux.

Ce que je retiens de cette doctrine, c'est l'égalité parfaite de tous les être humains. L'autorité n'est pas fondée sur une supériorité intrinsèque de l'individu qui l'exerce, mais sur une désignation arbitraire.

Sur le Salon Beige un monsieur, qui signe "solal", m'oppose :

"Commentaire de Denis Merlin [...]. La hiérarchie écclésiastique ne constitue pas la seule élite. Ce qui importe ce n'est pas une Haute autorité morale, c'est une élite d'une haute moralité. La démocratie pour être viable doit voir l'inégalité morale s'accroître vers les sommets de la hiérarchie. Un philosophe, un intellectuel comme Finkielkrault participe ainsi à une forme d'élite morale... Sans être necessairement ni chrétien ni ecclesisastique. Le discours [...] de Mr Merlin fait accroire que les seuls chrétiens ont accès à la raison. Ce qui est faux, et justement les chrétiens et non chrétiens faute de se rencontrer dans la foi peuvent échanger sur le terrain de la raison. Même s'il est prudent d'éclairer la raison à la lumière de la foi. Et réciproquement Mr Merlin.
Cependant votre erreur met le doigt sur un point que vous comprenez mal aussi : Le discours égalitaire socialiste est totalitaire car il prétend instituer une haute autorité morale qui détiendra la possibilité de définir le bien et le mal, pour le plus grand bénéfice du peuple. Autrement dit, une société égalitaire mais tyranisée...
Enfin Mr Merlin ne vous faites pas l'apôtre de l'égalité, lisez Thibon à ce sujet, c'est une notion plate et sans profondeur, qui se fait rapidement la pire ennemie de la fraternité.
[...]"

Réponses :

1) Ainsi pour commander, il faudrait faire partie de "l'élite". Et qui désigne "l'élite" ? Elle s'auto-désigne par le principe du chef ?

Non, personne n'a le droit de commander du fait de sa supériorité. Sa "supériorité" ne constitue aucun titre parce que personne n'est là pour la constater avec certitude. Aucun homme n'a un titre à lier la volonté de son semblable.

2) Sur la raison grammaire commune de l'humanité. Mes lecteurs savent que j'ai dit et répété ce que dit solal.

Ce qui me fait sourire amèrement, c'est que solal prétende que je prétends que seuls les chrétiens peuvent accéder à la raison.

Alors que j'ai toujours dit sur ce blog que les hommes, quelles que soient leurs croyances, leurs valeurs, leurs races se retrouvent sur le seul terrain de la raison où ils sont sur un strict pied d'égalité, quelles que soient leurs croyances.

3) sur le pape seule autorité morale au monde.

D'autorité parlant au nom de Dieu, à tort ou à raison, mais à raison selon moi, il n'y en a qu'une au monde : c'est le pape.

Mais ce n'est pas sa supériorité supposée, le fait qu'il ferait partie de "l'élite" qui le désigne en qualité d'autorité morale (parce que sous ce rapport le pape, les évêques sont un un être humain comme nous tous, sur un pied d'égalité avec nous), mais parce que Dieu les a choisis. Point. Il parle au nom de Dieu, il est le seul à le faire sur terre.

L'autorité morale du pape ne se démontre pas par a + b, on y croit ou n'y croit pas. Elle ne lie donc que ceux qui y croient.

Mais le fait que le pape soit la seule autorité morale au monde se présentant comme telle et parlant au nom de Dieu, c'est un fait qui se constate. Et ça tout le monde peut le constater.

Ceux qui rejettent l'autorité morale du pape n'en sont pas disqualifiés pour discuter rationnellement avec leurs semblables sur un pied d'égalité, c'est évident et je ne l'ai jamais nié. Ils doivent cependant admettre que le pape puisse parler au nom d'une institution bi-millénaire, avec son expérience et sa culture et n'ont aucun droit à un rejet systématique.

Donc je continuerai à affirmer l'égalité parfaite des êtres humains dans leurs droits fondamentaux et leur liberté découlant de cette égalité et leur fraternité découlant de leur origine commune.

19.3.08

Le Conseil de l'Europe contre les droits de l'homme

Le Conseil de l'Europe impose ses idées, dans une déclaration du 17 mars 2008 :

"2. Bien que l’avortement soit légal dans la grande majorité des Etats membres du Conseil de l’Europe, l’Assemblée est préoccupée par le fait que, dans beaucoup de ces pays, de nombreuses conditions sont imposées et restreignent de ce fait l’accès effectif à un avortement sans risque. Ces restrictions produisent des effets discriminatoires, puisque les femmes qui sont bien informées et qui ont des moyens financiers appropriés peuvent souvent avoir plus facilement recours à l’avortement légal et sans risque."

http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ID=750

Il n'existe aucun avortement sans risque. Le principal risque est encouru par l'enfant qui meurt à peu près toujours, mais la mère meurt parfois et reste stérile souvent.

Les séquelles physiques de l'avortement sont nombreuses, et mal connues en raison d'un "black-out" total sur le sujet. Pourtant, il est prouvé qu'un avortement augmente les risques de stérilité d'environ 10 % chez la femme. Les cas des décès dus à des avortements légaux ou illégaux sont faibles, mais une femme a cependant deux fois plus de chances de mourir d'un avortement légal que d'un accouchement normal, et ceci à n'importe quel stade du développement de l'enfant.

Dans plus de 5 % des cas, l'I.V.G induit des complications, dont les plus fréquentes sont la rétention (le corps de l'embryon n'est pas entièrement évacué de la cavité utérine) et les infections locales ou généralisées."

http://www.survivants.com/esppublic/doc_risques.php3

Ne parlons pas des risques psychiatriques qui sont immenses. Une jeune actrice s'est suicidée après l'avortement de jumeaux, pour aller les retrouver car ils avaient besoin d'elle. Message poignant car l'absurde rejoint l'amour maternel dans une inextricable et irréparable situation.

Car on dit l'avortement c'est "pro-choix" allons donc ! Après l'avortement il n'existe aucun choix. Les enfants sont morts et c'est irrémédiable.

Non, Mesdames et Messieurs les députés du Conseil de l'Europe ! vous n'avez aucun titre à imposer votre morale !

Encore une fois la morale maçonnique s'impose. Au nom de quoi ?

"7. L’Assemblée parlementaire invite les Etats membres du Conseil de l'Europe à:

7.1. dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait;

7.2. garantir l’exercice effectif du droit des femmes à l’avortement;"


Au nom de quoi, ces députés se font-ils prophètes d'une morale qu'ils veulent imposer ? qui te permets de parler ainsi, parlementaire ? où est ton titre parlementaire ?

Encore une fois le laïcisme s'érige en prophète contre la laïcité. Encore une fois le Conseil de l'Europe va contre la liberté et donc, contre les droits de l'homme.

Le compte de Chirac au Japon

http://www.youtube.com/watch?v=e9Ng65pp_pc

A découvrir ici la bande annonce d'un livre sur le mystérieux compte de Jacques Chirac au Japon.

Ce que la bande annonce ne dit pas, c'est que le banquier japonnais passa en correctionnelle et fut condamné pour des délits de droits des affaires et séjourna un temps en prison.

En France il était décoré de la Légion d'honneur, dans son pays il passait en correctionnelle.

Vérité au-delà des Pyrénées, erreur en deçà. Pardon au lieu de "Pyrénées" lire "pôle Nord".

Soins palliatifs

L'article 1110-9 du Code de la santé publique prévoit

"Toute personne malade dont l'état le requiert a le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement."

Les revendications des gens qui veulent la mort de Chantal Sébire ne s'aperçoivent pas qu'elle est protégée par la loi et a droit à des soins palliatifs.

Qu'une personne très gravement malade soit déprimée, c'est pratiquement normal. Toute personne qui souffre doit à un moment ou à un autre être déprimée, sauf cas particulier.

Tout déprimé pense à la mort, parfois veut la mort, voudrait ne pas avoir existé, pense au suicide et parfois se suicide. Cette maladie provoque des grandes souffrances. Lorsqu'elle s'ajoute à la souffrance physique, des cas peuvent être atroces.

Dans ces conditions, les souffrances du déprimé lui faisant le plus souvent appeler la mort, faut-il la lui infliger ?

N'oublions pas qu'il est certain qu'à vue humaine, certaines vies étant des douleurs sans fin, ne valent pas d'être vécues. A vue humaine, car Dieu a d'autres idées, ses voies ne sont pas nos voies (Isaïe 55, 8)

David dit dans le psaume 90 (traduction Fillion) verset 10

"Les jours de nos années sont en tout de soixante-dix ans ; pour les plus forts de quatre-vingts ans, le surplus n'est que peine et que douleur. (...)"

Il est donc bien certain que certaines douleurs, à certains moments de la vie, envahissent tout.

C'est ici que nous devons réfléchir plus haut : nous ne tenons pas la vie de nous-même. Nous avons été appelés à la vie sans que l'on nous demande notre avis. La vie ne nous appartient donc pas. Ni la nôtre, ni celle des autres.

Au dessus des droits de l'homme, il existe le droit et la justice.

"Observez le droit et pratiquez ce qui est juste" (Isaïe 56, 1)

Souvenirs démocratiques d'Outreau

Lorsque l'affaire d'Outreau a éclaté, après plusieurs années de folies, on a créé une commission d'enquête parlementaire.

Cette enquête devant les parlementaires, en direct à la télévision a soulevé les passions. Les émissions étaient suivies par des millions de téléspectateurs. Un mort, des années de prison, des blessés dans leurs âmes, des familles détruites, des carrières annihilées, ce n'était évidemment qu'une petite partie émergée de l'iceberg. Tout ce qui était immergé par exemple (un tout petit, tout petit exemple) mon affaire puisque j'ai été jugé par juge français indigne de m'occuper de mon fils (que je ne peux voir pas même cinq minutes) c'est-à-dire la plus grande partie, restait hors de la vue du public.

Le manque de formation, de compétence, de moralité, d'impartialité des "magistrats" issus de l'École nationale de magistrature a crevé les yeux de tous.

Moi qui suis aussi une victime de l'abominable magistrature française, j'attendais donc des réformes (enfin, en fait je savais que les magistrats forment une mafia et qu'il n'y avait aucune chance pour que cela aboutisse).

Que s'est-il passé ? Rien.

La technocratie représentée par ses juges fanatiques et idéologues se prenant pour des génies, alors que ce sont des technocrates sans coeur, sans culture et sans intelligence, foulant aux pieds plusieurs fois par jour les droits de l'homme, a triomphé de l'indignation populaire par la méthode de l'édredon.

18.3.08

La Cour européenne des Droits de l'Homme élément fondamental de l'identité européenne

Certains considèrent (notamment les intégristes catholiques, voire d'autres) que la Cour Européenne des Droits de l'Homme est l'ennemi de l'Europe.

Quelle erreur ! La CEDH, par son caractère unique d'organe international de préservation des droits de l'homme est une institution identitairement européenne.

Elle est instituée en vue de permettre un recours effectif en cas de violation des droits de l'homme dans un Etat membre du Conseil de l'Europe (différent de l'Union européenne), dont la Cour est une des institutions. Elle a, par exemple, comme membre adhérant, la Fédération de Russie.

Elle permet d'assurer (encore bien imparfaitement) le respect des engagements des Etats ayant signé "la Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme et des Libertés Fondamentales" laquelle fait référence à la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme" de l'ONU du 10 décembre 1948.

En France les droits de l'homme sont quotidiennement et massivement violés par la magistrature et par certaines dispositions de lois (la dernière en date à ma connaissance est la "rétention de sécurité".

Le recours à la Cour Européenne des Droits de l'Homme n'est possible qu'après épuisement des voies de recours interne.

Il faut donc parfois attendre près d'une dizaine d'années pour que l'on puisse arriver enfin à discuter des droits de l'homme.

A noter : il est utile d'invoquer devant les juridictions internes les dispositions de Convention de Sauvegarde des Droits de l'Homme, et aussi celles de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme de l'ONU. D'une part, cela met immédiatement le magistrat devant ses responsabilités (il aura peut-être un éclair d'humanité et de courtoisie). D'autre part, cela facilite le recours contre les décisions brutales et arbitraires des juges français lorsque l'on peut enfin en venir à saisir la C.E.D.H.

17.3.08

Cardinal Tauran vs archevêque de Cantorberry

On se souvient que l'archevêque de Cantorberry avait déclaré que le Royaume Uni devait intégrer la charia.

Selon le Figaro :

"Le prélat a expliqué, lors d'une interview sur la radio BBC 4, que des «arrangements constructifs» avec la loi islamique pouvaient être trouvés sur des sujets tels que le divorce ou des différends financiers. Selon l'arche­vêque, ces arrangements pourraient aider à améliorer la cohésion sociale dans le pays. Il a expliqué que la Grande-Bretagne «devait accepter le fait que certains citoyens ne se sentent pas concernés par le droit britannique»."

http://www.lefigaro.fr/international/2008/02/08/01003-20080208ARTFIG00401-le-primat-des-anglicans-n-exclut-pas-la-charia-.php

Le cardinal Tauran, a fourni une réponse dont voici un extrait :

"One can understand his good intentions but it seems to me he did not take into consideration either them (the Muslims), the English juridical system, or the reality of Sharia," said Tauran, president of the Vatican's Pontifical Council for Interreligious Dialogue.

Extrait d'une dépêche Reuter dont je propose la traduction en français, selon une exclusivité du blog "Juridique et Culturel" :

"On peut comprendre ses bonnes intentions mais il me semble qu'il n'a pas pris en considération ni les musulmans, ni le système judiciaire anglais, ni même la réalité de la sharia". a déclaré Tauran, président du Conseil Pontifical pour le dialogue interreligieux qui dépend du Vatican.

Les bonnes intentions de l'archevêque sont évidentes, il veut la paix, la cohésion sociale.

Le cardinal Tauran lui reproche de ne pas tenir compte des musulmans, cela veut probablement dire de leur mentalité. Il semblerait qu'une approche réaliste lui aurait montré que cette concession en matière de mariage (d'où l'amour, et l'égalité des homme avec les femmes est exclus), ou même de droit du prêt d'argent (dont la sharia exclut l'intérêt) n'était pas possible pour celui qui était attaché au principe d'égalité de tous les êtres humains et de justice (égalité des prestations).

De plus la charia est indivisible et sacrée pour les musulmans :

"La charia (arabe الـشَّـرِيعَـة, šarī'a, « la voie ») est un ensemble de règles de conduites applicable aux musulmans. Le terme utilisé en arabe dans le contexte religieux signifie : « chemin pour respecter la Loi [de Dieu] ». Il est d’usage de désigner en Occident la charia par le terme de loi islamique (ce terme est d’ailleurs utilisé en place de droit musulman). Dans un sens plus large, la charia désigne aussi la religion musulmane englobant trois dimensions et nommée al-shari'a al-tsalatsah (« les trois charia »), ie la soumission (islam), la foi (iman) et faire ce qui est beau (ihsan ).La charia codifie à la fois les aspects publics et privés de la vie d’un musulman, ainsi que les interactions entre les croyants. Les musulmans considèrent cet ensemble de normes comme l’émanation de la volonté de Dieu (Shar'). Il est généralement admis que le niveau, l’intensité et l’étendue du pouvoir normatif de la charia varient considérablement sur les plans historiques et géographiques"


La charia ne distingue pas les caractères plus ou moins obligatoire des dispositions pénales ou civiles. Elle est la "volonté de Dieu" en tout et pour tout massive, indiscutable, infrangible.

Pire encore l'archevêque anglican et Anglais semble mépriser ou ne pas comprendre l'importance de cette oeuvre immense que constitue le droit anglais.

Ce droit un monument de l'esprit humain dont la destruction serait une catastrophe culturelle. Car y introduire des principes qui ne serait "la volonté de Dieu" (!...) ne pourrait que le détruire.

Les règles de l'"equity" qui ont comme principe la justice et l'équité et la common law fondée sur l'autorité des précédents jurisprudentiels (voir wikipedia sur "common law") qui sont des droits humains fondés sur des règles rationnelles et convenues.

13.3.08

Entreprise Ponticelli

Incroyable, j'ai retrouvé grâce à google l'entreprise Ponticelli. Elle est spécialisée dans la chaudronnerie industrielle.

Vous pouvez consulter son site ici

http://www.ponticelli.com

C'est une PME fondée par notre Lazare avec son frère.

Ce post est exempt de toute publicité, c'est au titre de simple curiosité, et pour couper court à certaines rumeurs devenues invraisemblables concernant feu Lazare Ponticelli.

Assassinat de Mgr Rahou : une intolérable atteinte à la liberté religieuse

Yahoo actualité, repris par le blog de Monsieur Daoudal, annoncent la mort de Monseigneur Faraj Rahou, archevêque catholique chaldéen de Mossoul.

Âgé de soixante-cinq ans et de santé fragile, cet évêque avait été enlevé après l'assassinat de ses gardes du corps. Il ne pouvait évidemment pas survivre, c'est pourquoi qu'il soit mort directement ou indirectement assassiné, il a été assassiné.

"La violence la plus absurde et la plus injustifiée continue de s'acharner sur le peuple irakien et en particulier sur la petite communauté chrétienne avec laquelle le pape, et nous tous, nous sentons proches par la prière et par la solidarité dans ce moment de grande douleur" Dit le pape selon le responsable de la salle de presse du Vatican.

http://fr.news.yahoo.com/afp/20080313/twl-irak-violences-religion-chretiens-it-ba734b9.html

De nombreux prêtres ont été enlevés, d'autres ont été assassinés ainsi d'ailleurs qu'un boucher musulman qui prenait leur défense en juin 2007.

Il faut que quelles que soient leurs croyances les hommes de bonne volonté s'unissent pour la liberté religieuse. Au dessus des croyances, les droits de l'homme sont la garantie pour tout homme de la liberté et du respect de ses convictions.

Ce crime commis contre un vieillard malade révolte la conscience de l'humanité.

12.3.08

C’est que les Allemands, ils étaient comme nous, des pauvres types qui se faisaient casser la gueule pour rien.

Lazare Ponticelli le dernier "poilu" de 14-18 est mort.

Mon grand père Merlin est mort lui il y a bien longtemps (31 octobre 1962). Il avait fait "Verdun", avait été blessé et avait eu les pieds gelés. Ma fille a ses décorations.

Atteint de la maladie de Parkinson, il sentait ses jambes se dérober sous lui. Soupçonné d'être un simulateur (au début de la maladie), il avait été blessé en sortant de la tranchée, car pour échapper aux balles des mitrailleuses, il s'était réfugié dans un trou d'obus, mais ses pieds dépassaient et avaient été atteints.

Sur les deux garçons de mon arrière-grand-père, les deux avaient été mobilisés. Mon oncle Victor avait perdu les deux jambes lors de cette guerre. Ses décorations ont disparu. Il était célibataire sans enfant, donc je suis son héritier moral, mais je ne sais comment reconstituer ses décorations. Selon une cousine de mon père, il avait de "belles" décorations. C'était un héros.

Une génération s'est éteinte que j'ai connue encore nombreuse. Ils célébraient le 11 novembre et pour moi ils étaient éternels. Mais depuis, j'ai vieilli et je ne suis plus un petit garçon.

Comme l'écrit Marie, sur son blog, dans quelques années nous seront comme eux. Alors, c'est une leçon pour vivre courageusement pour le bien, pour la vérité et la justice sans faire trop d'histoires pour cet événement qui nous attend tous : notre mort.

Note : la phrase en titre de mon post est celle d'un des derniers "poilus" Monsieur Léon Weill.

Dont le témoignage ainsi que celui de Monsieur Ponticelli sont visibles ici

http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/weil.html

10.3.08

Commentaire des élections

Il paraît que Disraeli disait que les statistiques sont la forme la plus élaborée du mensonge. Donc, les élections où il s'agit de compter... des bulletins et en faire des statistiques, des pourcentages.

Seulement de compter ? Sans aucune enquête sur la sincérité du scrutin, sur la liberté réelle qui règne avant et pendant les élections ? Les candidats sont-ils vraiment libres de se présenter ? De faire de la propagande électorale ? De rentrer chez eux le soir tranquillement ?

Il me semble que cela manque et cela seul donnerait du sens au comptage.

Je vous donne un exemple :

Allauch, petite ville de la banlieue marseillaise. Elle vote 100 % à gauche. Les électeurs avaient le choix entre la liste socialiste et la liste d'extrême gauche.

Il y a eu sur une population de 18 907 habitants, 8 213 voix pour la liste socialiste, 1 908 voix pour la liste d'extrême gauche. Or Allauch est une ville bourgeoise... Belle unanimité.

Petit problème, aux présidentielles 2007, Sarkozy a obtenu 64 % des exprimés. Les habitants ont donc eu leur chemin de Damas en groupe. Ou alors... l'explication est ailleurs.

Les résultats sont du même genre à Roquevaire, une commune assez proche.

Les résultats de Bègles donnent 88 % à gauche, quel miracle ! Un score soviétique ! Le maire gagne 22 % par rapport à Madame Royal...

Donc, si vous le permettez, je ne commenterai pas les résultats truqués de ces élections truquées. Car Allauch truque déjà le résultat de plusieurs milliers de voix, mais elle n'est pas la seule ville en France dans ce cas. Les scores soviétiques sont nombreux et surtout dans les villes de gauche.

Il nous reste l'imagination qui seule peut répondre à cette question : pourquoi donc ? La réponse n'est certainement pas une conversion miraculeuse de millions de gens aux idées de gauche.

8.3.08

Islam - Occident l'espoir

Le cardinal Bertone a inauguré la première église catholique en Azerbaïdjan, un pays majoritairement musulman.

Certains désespèrent des musulmans en considérant que l'idéologie musulmane rend les musulmans inapte à tout dialogue, à tout échange humain, voire à toute humanité.

http://www.zenit.org/article-17466?l=french

Comme souvent, ils ont tort parce qu'ils voient une partie du problème, donc ils ont tort parce qu'ils ont raison. Le Coran est un livre terrible qui n'incite en rien au respect des droits de l'homme. Il est notamment contraire à l'égalité fondamentale de tous les êtres humains quelles que soient leurs croyances.

Mais les musulmans restent des femmes et des hommes. Ils sont doués de conscience morale, malgré le Coran. Ils peuvent donc faire de vrais gestes d'amitié.

La preuve le gouvernement musulman d'Azerbaïdjan vient d'autoriser la construction d'une église catholique.

"Le cardinal Bertone a également déposé une gerbe sur la tombe du défunt président Heydar Aliyev, qui avait justement offert à Jean-Paul II, lors de sa visite en 2002, le terrain sur lequel est bâti cette première église catholique du pays."
Notons d'ailleurs que si le Président Aliyev a offert ce terrain sur sa fortune, il n'y a rien à dire, en revanche s'il l'a offert sur le patrimoine public, ce geste, pour sympathique qu'il soit, n'est pas en accord avec la liberté religieuse (on ne peut imposer à quiconque de financer un culte auquel il est indifférent).

Mais dans l'histoire, Haroun Al Rachid (Aaron le bien guidé, selon wikipedia) eut une politique d'entente avec Charlemagne dont il fut le contemporain. Né en 766, il régna de 786 à 809. Même si après sa mort la situation s'envenima pour les juifs et les chrétiens, son règne démontre la possibilité d'un islam éclairé.

Depuis ces temps très anciens, mais ils sont une preuve que les musulmans ne sont pas nécessairement fanatiques.

Luttons donc pour que les musulmans, sans renoncer à leurs croyances, les rendent conformes à la raison et aux droits de l'homme. Car, en matière de vie sociale, la raison et les droits de l'homme sont au-dessus de toutes les croyances.

La raison est la "grammaire" commune à toute l'humanité, et les droits de l'homme sont la base de la morale sociale.

5.3.08

La mort heureuse

Au printemps l’Oiseau naît et chante :
N’avez-vous pas ouï sa voix ?...
Elle est pure, simple et touchante,
La voix de l’Oiseau — dans les bois !

L’été, l’Oiseau cherche l’Oiselle ;
Il aime — et n’aime qu’une fois !
Qu’il est doux, paisible et fidèle,
Le nid de l’Oiseau — dans les bois !

Puis quand vient l’automne brumeuse,
Il se tait... avant les temps froids.
Hélas ! qu’elle doit être heureuse
La mort de l’Oiseau — dans les bois !

http://www.florilege.free.fr/florilege/nerval/danslesb.htm

Dieu a fait les oiseaux pour chanter et ils chantent disait le curé d'Ars.

La mort heureuse, c'est celle de celui qui a fait ce que Dieu lui a demandé, comme l'oiseau. Il chante dans les bois et donne du bonheur aux amoureux, à ceux qui aiment.

Écouter le chant des petits oiseaux le matin sur les branches des arbres de la forêt. Ils semblent vouloir nous séduire et nous échapper après nous avoir tant charmé, comme une femme, toujours coquette.

Nous nous avons le pouvoir de mourir heureux, même sans avoir fait ce que Dieu nous demandait, mais du moins non sans avoir regretté sincèrement nos fautes.

Si ce que dit le pape est vrai, vivre éternellement, dans la condition présente n'est même pas désirable, c'est pourquoi la mort est heureuse, du petit oiseau.

"Continuer à vivre éternellement – sans fin – apparaît plus comme une condamnation que comme un don. Bien sûr, on voudrait renvoyer la mort le plus loin possible. Mais vivre toujours, sans fin – en définitive, cela peut être seulement ennuyeux et en fin de compte insupportable. C'est précisément cela que dit par exemple saint Ambroise, Père de l'Église, dans le discours funèbre pour son frère Saturus: « La mort n'était pas naturelle, mais elle l'est devenue; car, au commencement, Dieu n'a pas créé la mort; il nous l'a donnée comme un remède [...] à cause de la transgression; la vie des hommes commença à être misérable dans le travail quotidien et dans des pleurs insupportables. Il fallait mettre un terme à son malheur, afin que sa mort lui rende ce que sa vie avait perdu. L'immortalité serait un fardeau plutôt qu'un profit, sans le souffle de la grâce ».[6] Auparavant déjà, Ambroise avait dit: « La mort ne doit pas être pleurée, puisqu'elle est cause de salut ».[7]"

Etrange discours de celui qui prêche l'horreur du suicide ; la vie est un épreuve obligatoire alors , mais une épreuve que seul l'espérance et l'amour adoucissent ?

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html