12.3.08

C’est que les Allemands, ils étaient comme nous, des pauvres types qui se faisaient casser la gueule pour rien.

Lazare Ponticelli le dernier "poilu" de 14-18 est mort.

Mon grand père Merlin est mort lui il y a bien longtemps (31 octobre 1962). Il avait fait "Verdun", avait été blessé et avait eu les pieds gelés. Ma fille a ses décorations.

Atteint de la maladie de Parkinson, il sentait ses jambes se dérober sous lui. Soupçonné d'être un simulateur (au début de la maladie), il avait été blessé en sortant de la tranchée, car pour échapper aux balles des mitrailleuses, il s'était réfugié dans un trou d'obus, mais ses pieds dépassaient et avaient été atteints.

Sur les deux garçons de mon arrière-grand-père, les deux avaient été mobilisés. Mon oncle Victor avait perdu les deux jambes lors de cette guerre. Ses décorations ont disparu. Il était célibataire sans enfant, donc je suis son héritier moral, mais je ne sais comment reconstituer ses décorations. Selon une cousine de mon père, il avait de "belles" décorations. C'était un héros.

Une génération s'est éteinte que j'ai connue encore nombreuse. Ils célébraient le 11 novembre et pour moi ils étaient éternels. Mais depuis, j'ai vieilli et je ne suis plus un petit garçon.

Comme l'écrit Marie, sur son blog, dans quelques années nous seront comme eux. Alors, c'est une leçon pour vivre courageusement pour le bien, pour la vérité et la justice sans faire trop d'histoires pour cet événement qui nous attend tous : notre mort.

Note : la phrase en titre de mon post est celle d'un des derniers "poilus" Monsieur Léon Weill.

Dont le témoignage ainsi que celui de Monsieur Ponticelli sont visibles ici

http://pagesperso-orange.fr/memoire78/pages/weil.html

3 commentaires:

Anonyme a dit…

vous pouriez peut être vous renseigner ici pour vos parents disparus:
http://www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr/

pierre-henri

Denis Merlin a dit…

Cher Pierre-Henri, merci pour le renseignement.

Je chercherai effectivement à propos de Victor Merlin né et mort à Marseille.

Le site que vous signalez ne concerne que les "morts pour la France", or ceux qui sont morts de leurs blessures quelques années plus tard ne sont pas considérés comme "morts pour la France". Cependant, ce site donne de nombreux liens dont un sur les archives de l'armée numérisées. Mais autant chercher une aiguille dans une botte de foin... car il n'y a pas de moteur de recherche et les documents sont numérisés, c'est à dire sous forme d'images.

Marie a dit…

Ce site est vraiment extraordinaire mais malheureusement incomplet comme le signale Denis. Peut-être un jour....