19.3.08

Le Conseil de l'Europe contre les droits de l'homme

Le Conseil de l'Europe impose ses idées, dans une déclaration du 17 mars 2008 :

"2. Bien que l’avortement soit légal dans la grande majorité des Etats membres du Conseil de l’Europe, l’Assemblée est préoccupée par le fait que, dans beaucoup de ces pays, de nombreuses conditions sont imposées et restreignent de ce fait l’accès effectif à un avortement sans risque. Ces restrictions produisent des effets discriminatoires, puisque les femmes qui sont bien informées et qui ont des moyens financiers appropriés peuvent souvent avoir plus facilement recours à l’avortement légal et sans risque."

http://assembly.coe.int/ASP/APFeaturesManager/defaultArtSiteVoir.asp?ID=750

Il n'existe aucun avortement sans risque. Le principal risque est encouru par l'enfant qui meurt à peu près toujours, mais la mère meurt parfois et reste stérile souvent.

Les séquelles physiques de l'avortement sont nombreuses, et mal connues en raison d'un "black-out" total sur le sujet. Pourtant, il est prouvé qu'un avortement augmente les risques de stérilité d'environ 10 % chez la femme. Les cas des décès dus à des avortements légaux ou illégaux sont faibles, mais une femme a cependant deux fois plus de chances de mourir d'un avortement légal que d'un accouchement normal, et ceci à n'importe quel stade du développement de l'enfant.

Dans plus de 5 % des cas, l'I.V.G induit des complications, dont les plus fréquentes sont la rétention (le corps de l'embryon n'est pas entièrement évacué de la cavité utérine) et les infections locales ou généralisées."

http://www.survivants.com/esppublic/doc_risques.php3

Ne parlons pas des risques psychiatriques qui sont immenses. Une jeune actrice s'est suicidée après l'avortement de jumeaux, pour aller les retrouver car ils avaient besoin d'elle. Message poignant car l'absurde rejoint l'amour maternel dans une inextricable et irréparable situation.

Car on dit l'avortement c'est "pro-choix" allons donc ! Après l'avortement il n'existe aucun choix. Les enfants sont morts et c'est irrémédiable.

Non, Mesdames et Messieurs les députés du Conseil de l'Europe ! vous n'avez aucun titre à imposer votre morale !

Encore une fois la morale maçonnique s'impose. Au nom de quoi ?

"7. L’Assemblée parlementaire invite les Etats membres du Conseil de l'Europe à:

7.1. dépénaliser l’avortement si ce n’est déjà fait;

7.2. garantir l’exercice effectif du droit des femmes à l’avortement;"


Au nom de quoi, ces députés se font-ils prophètes d'une morale qu'ils veulent imposer ? qui te permets de parler ainsi, parlementaire ? où est ton titre parlementaire ?

Encore une fois le laïcisme s'érige en prophète contre la laïcité. Encore une fois le Conseil de l'Europe va contre la liberté et donc, contre les droits de l'homme.

2 commentaires:

Marie a dit…

Cher Denis, la religion a-t-elle le droit d'imposer ses vues ?

Je pense que l'avortement doit être un dernier recours mais je ne souhaite pas qu'on l'interdise.

Denis Merlin a dit…

En l'occurrence c'est le Conseil de l'Europe qui s'arroge un pouvoir moral qu'il n'a pas.

L'interdiction de l'avortement, en l'état actuel de l'opinion est impossible, mais il serait utile d'informer les femmes sur la réalité de l'avortement, et ne pas présenter cela comme un "droit".

Nous n'avons pas demander à naître, nous, nos mères dependent donc d'un autre principe que l'on appelle Dieu.

La religion n'impose rien, mais la liberté d'opinion et d'expression, n'interdisent pas de s'exprimer.