19.3.08

Soins palliatifs

L'article 1110-9 du Code de la santé publique prévoit

"Toute personne malade dont l'état le requiert a le droit d'accéder à des soins palliatifs et à un accompagnement."

Les revendications des gens qui veulent la mort de Chantal Sébire ne s'aperçoivent pas qu'elle est protégée par la loi et a droit à des soins palliatifs.

Qu'une personne très gravement malade soit déprimée, c'est pratiquement normal. Toute personne qui souffre doit à un moment ou à un autre être déprimée, sauf cas particulier.

Tout déprimé pense à la mort, parfois veut la mort, voudrait ne pas avoir existé, pense au suicide et parfois se suicide. Cette maladie provoque des grandes souffrances. Lorsqu'elle s'ajoute à la souffrance physique, des cas peuvent être atroces.

Dans ces conditions, les souffrances du déprimé lui faisant le plus souvent appeler la mort, faut-il la lui infliger ?

N'oublions pas qu'il est certain qu'à vue humaine, certaines vies étant des douleurs sans fin, ne valent pas d'être vécues. A vue humaine, car Dieu a d'autres idées, ses voies ne sont pas nos voies (Isaïe 55, 8)

David dit dans le psaume 90 (traduction Fillion) verset 10

"Les jours de nos années sont en tout de soixante-dix ans ; pour les plus forts de quatre-vingts ans, le surplus n'est que peine et que douleur. (...)"

Il est donc bien certain que certaines douleurs, à certains moments de la vie, envahissent tout.

C'est ici que nous devons réfléchir plus haut : nous ne tenons pas la vie de nous-même. Nous avons été appelés à la vie sans que l'on nous demande notre avis. La vie ne nous appartient donc pas. Ni la nôtre, ni celle des autres.

Au dessus des droits de l'homme, il existe le droit et la justice.

"Observez le droit et pratiquez ce qui est juste" (Isaïe 56, 1)

3 commentaires:

Marie a dit…

Je pense que les gens doivent avoir le droit de choisir leur mort. Je remarque que les hommes ont eu beaucoup moins de compassion pour Chantal Sébire que les femmes. Bizarre.

Quelqu'un a dit que laisser souffrir Chantal comme on l'a fait c'était la torturer, et je suis d'accord. Dieu, s'il existe, ne souhaite pas torturer les innocents.

Denis Merlin a dit…

Le problème avec le choix de la mort, c'est qu'on ne choisi pas de vivre. Nous n'avons pas demandé à vivre. Nous dépendons donc d'une puissance supérieure.

Il existe de moyens modernes de supprimer ou atténuer beaucoup la douleur.

Sa douleur n'était-elle pas d'avoir été abandonnée par le père de ses enfants ? Ou d'autres circonstances que nous ne connaissons et qui ne nous regardent pas, finalement. C'était son affaire. Non dans le sens "je m'en lave les mains" mais dans le sens "c'était sa vie, sa souffrance, nous ne pouvons, nous ne devons, y pénétrer."

Marie a dit…

""Sa douleur n'était-elle pas d'avoir été abandonnée par le père de ses enfants ?""

Oh la la Denis, je pense que c'était le dernier de ses soucis. On l'a encore entendue ce matin parler de sa souffrance. C'était abominable.