31.10.07

En marge de l'affaire "Arche de Zoë" : il faut libérer les journalistes

Les autorités tchadiennes ont arrêté les membres de l'association l'Arche de Zoe pour enlèvement d'enfants.

Parmi les arrêtés figurent aussi un photographe Marc Guillou.

comitesoutiengarmirian@hotmail.fr

http://tempsreel.nouvelobs.com/actualites/international/afrique/20071030.OBS2175/un_comite_de_soutien_cree_pour_marc_garmirian.html

"Nous, journalistes, mais aussi membres de sa famille, amis, proches, lançons un comité de soutien pour demander la libération immédiate du journaliste Marc Garmirian, incarcéré au Tchad, et inculpé, depuis lundi, dans l'affaire l'Arche de Zoé. Reporter pour l'agence Capa, Marc Garmirian réalisait une enquête sur cette association au moment où il a été arrêté. Journaliste professionnel depuis quinze ans, il n'a aucun lien avec cette ONG. Il ne nous appartient pas de juger le bien-fondé de l'opération menée par l'Arche de Zoé mais au nom de la liberté et de l'indépendance de la presse, nous estimons que Marc Garmirian ainsi que le photographe Jean-Daniel Guillou du collectif Synchro X, appréhendé dans les mêmes conditions, doivent être relâchés sans délai."
Pour conclure, le comité de soutien précise qu'il se réunit mercredi, à 18 heures 30, au Centre de formation des journalistes, 35 rue du Louvre, à Paris."


C'est le texte du communiqué relayé par le Nouvel Observateur.

Le droit de savoir la vérité est un des fondement d'un régime respectueux des droits de l'homme. Les journalistes font leur travail souvent dans des conditions périlleuses. Ils n'en ont que plus le droit à la protection.

Selon le Catéchisme de l'Église Catholique

"2498 " Des devoirs particuliers reviennent aux autorités civiles en raison du bien commun. Les pouvoirs publics ont à défendre et à protéger la vraie et juste liberté de l’information " (IM 12). (...)"
http://www.vatican.va/archive/FRA0013/__P8H.HTM

Toute responsabilité entraîne un droit correspondant. Les journalistes ont une particulière responsabilité, ils ont le droit correspondant à être traités avec égard et ne pas se voir imputer les éventuelles fautes des gens sur qui ils enquêtent.

C'est pourquoi j'ai pensé juste de relayer la demande de libération du journaliste et du photogrape emprisonnés au Tchad.

3 commentaires:

Marie a dit…

Il y avait en fait trois journalistes mais un qui ne participait pas à l'enquête. Je suis d'accord qu'il faut les libérer. Je pense qu'il faudrait d'ailleurs les libérer tous, ces gens. Ce qu'ils ont fait est très bête mais je ne pense pas qu'ils étaient vraiment malhonnêtes.

Ceci dit je pense que les deux journalistes faisaient une enquête sur l'action elle-même et pas sur l'association. Ils étaient forcément au courant de ce qui allait se passer et donc il y a une forme de complicité. Je ne sais pas jusqu'où leur code de déontologie leur permet de "cacher" l'imminence de gestes illégaux. Et puis le 3e journaliste lui, dans quel cadre était-il là. En touriste ? :-)

Ceci dit, il faut qu'on les libère et qu'on n'en parle plus.

Denis Merlin a dit…

Oui, je pense que ce sont de gros naïfs tombés dans un piège tchadien.

Un film a été diffusé, il y a quelques années sur des Européens, aventurés en Afrique et déboussolés, phagoytés par l'Afrique. Je ne me souviens plus du titre.

Anonyme a dit…

Quand on reparle du devoir d'ingérence:
http://www.historia-nostra.com/index.php?option=com_content&task=view&id=685&Itemid=60