1.11.07

Pour la Toussaint : changeons de conversation intérieure

Saint François de Sales dans l’ « Introduction à la Vie Dévote » chapitre IX p. 157 de l’édition Gallimard collection de la Pléiade 1969

« Croyez-moi, Philothée, comme les remontrances d’un père faites doucement et cordialement, ont bien plus de pouvoir sur un enfant pour le corriger que non pas les colères et courroux ; ainsi, quand notre cœur aura fait quelque faute, si nous le reprenons avec des remontrances douces et tranquilles, ayant plus de compassion de lui que de passion contre lui, l’encourageant à l’amendement, la repentance qu’il en concevra entrera bien plus avant et le pénétrera mieux que ne le ferait pas une repentance dépiteuse, ireuse et tempêtueuse. »

On peut s’interroger sur le pourquoi faut-il que l’on recommande de ne pas être aigre et méchant avec nous-même alors que Dieu lui-même nous demande d’aimer notre prochain [c’est-à-dire celui, quelle que soit sa race ou sa religion, qui nous a fait du bien, selon la parabole du Bon Samaritain] comme nous-même ? Puisque l’amour de nous-même est la mesure avec laquelle nous devons aimer les autres, il faut pousser l’amour de soi très loin.

Si nous ne nous aimons pas nous-même, nous ne pourrons pas vraiment aimer les autres.

Mais si notre entourage ne nous aime pas, sans doute finirons-nous par ne pas nous aimer nous-même puisque les « mauvaises conversations corrompent les bonnes mœurs » (saint Paul 1 Cor. 15, 33). Nous finirons par être nous aigre, colère, violent avec nous-mêmes. Les conversations extérieures donneront la matière de nos conversation intérieures ; nous ne nous aimerons plus.

D’où l’importance de bien choisir notre entourage, nos amis, afin que nos conversations intérieures soient des conversations d’amour.

3 commentaires:

Marie a dit…

Ben, sauf votre respect, Denis, j'ai essayé de faire de douces remontrances aux voyous qui nous pourrissent la vie et ça n'a pas marché. Ils doivent avoir un sacré problème d'auto-affection.

Bonne journée!

Denis Merlin a dit…

Mais je ne parle pas des gens, je parle de nous-même.

Lorsque nous nous parlons à nous-même, soyons doux.

Marie a dit…

Je n'ai pas dit le contraire, Denis. Je voulais dire que si ces petits voyous sont agressifs avec les autres, c'est qu'ils ne les aiment pas, et donc qu'ils ne s'aiment pas eux-mêmes :-))