28.1.10

Un avocat dénonce une "justice" française arbitraire

Dans le cadre du dossier Villepin, Gergorin, Lahoud un avocat vide son sac (lu sur le fil du Figaro) :


Me Olivier Pardo, avocat d'Imad Lahoud, a affirmé à propos de la condamnation de son client à 18 mois de prison ferme dans l'affaire Clearstream que plus "vous êtes socialement faible, plus les peines prononcées sont fortes" (...) C'est une vieille tradition française (...) où l'on fait payer un lampiste". "(...) pour certains on exige la preuve certaine et pour d'autres, on se contente d'une sorte d'ambiance, d'une sorte de comportement. (...)


Ces accusations très graves portées par un avocat donnent une idée de l'estime que se portent les intervenants judiciaires. Une justice pour les pauvres et les minables et une autre pour les puissants et les riches, c'est ce que je peux dire que j'ai vécu moi aussi, cela justifie l'amertume de l'avocat. Espérons que s'il fait appel la Cour d'appel réformera.

Il faudra quand même songer à évacuer l'impression d'arbitraire que laissent les décisions de "justice" française.

2 commentaires:

Unknown a dit…

pourquoi impression ?
Je suis moi quasiment convaincu que la justice française est arbitraire, la faute principalement à une soumission du parquet au pouvoir politique d'une part et à de vieille tradition datant de l'ancien régime jamais remises en cause d'autre part (culture des aveux, présomption de culpabilité,...)

Unknown a dit…

"Un magistrat, s'il n'est pas un héros, n'est même pas un homme de bien" selon d'Aguesseau.

Avoir la vocation de magistrat nécessite en conséquences de grandes qualités humaines de culture juridique, de courage, d'impavidité, d'intelligence et de prudence ("prudence" au sens de savoir choisir la bonne solution dans des situations complexes).

Ceux qui s'engagent dans la carrière de magistrat sans avoir ces qualités font du tort à eux-mêmes et en font à la société.