19.8.15

Chant des Sanfedisti (partisans de l'ordre public catholique italien)



Nés de la réaction contre-révolutionnaire dans le sud de l'Italie, les "Sanfedisti" sont les partisans de la sainte foi opposés au rationalisme révolutionnaire. Les Vendéens du sud de l'Italie en quelque sorte. Comme souvent "sanfedisti" était un sobriquet que leur avaient décerné les révolutionnaires français. Ils l'ont gardé et en ont fait un drapeau.

Chanté en patois du sud de l'Italie, je ne comprends que quelques mots. On reconnaît "Francesi", "liberté, égalité", "suona la carmagnola" "et voilà, et voilà !", "giacobini" (jacobins). Ce n'est pas sans une certaine agressivité... une saine indignation face aux folies révolutionnaires françaises.

Les révolutionnaires français n'ont pas laissé un souvenir impérissable dans le sud de l'Italie. Massacres de milliers de personnes furent parmi des pires "exploits" des révolutionnaires.  Qu'on les oublie ! C'est mieux comme cela... Le problème c'est qu'en France on les subit encore en 2015... Difficile de les oublier.

Maintenant, ils massacrent les enfants dans le ventre de leurs mères... Ils pondent des lois absurdes et les font appliquer par des magistrats malhonnêtes.

Cela étant dit, ces Sanfedistis croyaient lutter contre la liberté, alors qu'il prenaient la liberté de vivre selon leurs croyances et selon l'ordre public universel et particulier au sud de l'Italie. C'est pourquoi Dignitatis humanæ est venu tout clarifier en montrant que les jacobins étaient les pires ennemis de la liberté.

Deo gratias ! Monsieur Reynouard renonce finalement à son projet de suicide




Bravo, monsieur ! À bas les magistrats français parjures et partiaux qui sont à vos trousses !

Auf Vorsposten, aux avant-postes, c'est là où l'on reçoit le plus de coups ! Mais le pire c'est lorsque l'arrière vous tire dans le dos !

La liturgie traditionnelle, élément d'unité

Lu sur Paix liturgique cet extrait d'un sermon de Mgr Pozzo sur la liturgie de saint Pie V:

« la reprise de l’ancienne liturgie n’est pas un élément de trouble ou une menace pour l’unité mais un don qui participe à la construction du Corps du Christ qu’est l’Église »

Non seulement elle ne peut être une menace pour l'unité, mais encore elle est un signe d'unité avec l'Église.

Église de Rosta (Piémont), façade


On constate avec douleur que les papes ne célèbrent plus la messe comme les papes l'ont célébrée avant eux jusqu'à Pie XII, voire Jean XXIII qui a toutefois modifié le canon sans titre à rendre cette modification universelle. C'est cela que Mgr Guérard des Lauriers condamnait en parlant de "schisme capital". Même si je ne peux prendre cette expression au pied de la lettre car personne n'a de titre à condamner le pape, il n'en reste pas moins que sur le plan des droits de l'homme, s'opposer à la liturgie de saint Pie V, c'est violer la liberté religieuse.

Tout homme a le droit de considérer, pour des raisons rationnelles, que la liturgie de saint Pie V est supérieure à celle de Paul VI (papes tous les deux décédés).

Monsieur Reynouard annonce-t-il qu'il va se suicider ?



Voici le commentaire que j'ai posté sur Youtube à l'attention de monsieur Reynouard:

« Monsieur Reynouard, surtout ne vous suicidez pas ! Vous avez des choses à faire. Même si vous n'avez plus rien à faire, il faut vivre. Vous avez été appelé à la vie sans votre consentement, vous devez donc vous soumettre à l'appel de Dieu.
Je vous en supplie ne vous suicidez pas ! Les juges français corrompus seraient trop contents de votre suicide, vos ennemis pousseraient un soupir de soulagement. Vous avez trop fait pour l'humanité, elle a trop besoin de vous. Ne vous suicidez pas, je vous en supplie ! Je sais que c'est dur de vivre, mais il faut vivre ! C'est Dieu que l'exige. Il a voulu cela. Ne nous abandonnez-pas, monsieur Reynouard !
Je prie pour vous ! Par pitié pour nous, ne nous abandonnez pas ! »

Prions pour que j'aie mal compris ! Car un commentateur m'objecte que monsieur Reynouard n'annonce pas son suicide en propre terme.

Je lui ai répondu (réponse légèrement corrigée) :
Après avoir visionné sa vidéo, on peut comprendre que monsieur Reynouard va se suicider. En effet, il parle de sa vie privée malheureuse où, dans les deux cas, il semble qu'il est rejeté par sa belle famille. Il parle donc de sa solitude. Cela n'a rien à voir directement avec la politique qui est son sujet de prédilection. Ensuite, il parle de son avenir social: pas de retraite en perspective, pas de situation avant cette retraite. Après, il dit qu'il va disparaître... Il n'annonce aucun projet politique ni d'aucune autre sorte. On peut donc interpréter son discours comme une annonce de suicide.
« On peut, certes, croire à votre interprétation qui est possible, mais elle est moins vraisemblable que la menace de suicide.
Cela dit, si vous connaissez monsieur Reynouard, peut-être savez-vous des choses sur lui que je ne connais pas. »
Voilà où mène la politique criminelle des magistrats français accrochés aux basques d'un innocent. Voilà où mène la politique ultra-répressive du législateur inspiré par l'ordre de Nürnberg.

Je précise que je ne suis pas d'accord sur le fond avec monsieur Reynouard, mais il faut qu'il puisse s'exprimer librement et vivre et travailler librement. 

C'est un frère pour moi, car moi aussi, je n'ai pu ni travailler ni vivre normalement en raison de mes opinions politiques et religieuses. Je suis blacklisté par les magistrats qui m'ont spolié de mes biens, de ma responsabilité de père et de mon travail en le rendant impossible. Sur ce point, je ne fais que confirmer ce que maître Delcroix a vécu. (Sur sa fiche wikipedia on peut lire une citation de maître Delcroix dans laquelle il déclare à peu près qu'il ne peut plus travailler car il est, lui aussi, sur une liste magistrateuse). J'ai aussi reçu des confidences d'un journaliste de grand talent réduit au RSA pour opinions politiques et religieuses non-conformes. Lui, il a eu la chance d'épouser une femme exceptionnelle qui lui est restée fidèle.

Je souligne que mon univers mental est bien éloigné de celui de MM. Guionnet, Plantin et Reynouard ainsi que de celui de maître Delcroix. Je ne me considère pas comme un dissident. Mais je pense encore trop librement...

16.8.15

Enivrez-vous, oui, mais de quoi ?

Petit poème en prose de Baudelaire intitulé Enivrez-vous :

« Il faut être toujours ivre. Tout est là: c'est l'unique question. Pour ne pas sentir l'horrible fardeau du Temps qui brise vos épaules et vous penche vers la terre, il faut vous enivrer sans trêve.
Mais de quoi? De vin, de poésie, de vertu, à votre guise. Mais enivrez-vous.
Et si quelquefois, sur les marches d'un palais, sur l'herbe verte d'un fossé, dans la solitude morne de votre chambre, vous vous réveillez, l'ivresse déjà diminuée ou disparue, demandez au vent, à la vague, à l'étoile, à l'oiseau, à l'horloge, à tout ce qui fuit, à tout ce qui gémit, à tout ce qui roule, à tout ce qui chante, à tout ce qui parle, demandez quelle heure il est; et le vent, la vague, l'étoile, l'oiseau, l'horloge, vous répondront: "Il est l'heure de s'enivrer! Pour n'être pas les esclaves martyrisés du Temps, enivrez-vous; enivrez-vous sans cesse! De vin, de poésie ou de vertu, à votre guise." »
La Force vertu cardinale. Figurine révolutionnaire (Musée de la Révolution Vizille)



Il ne faut pas prendre les conseils de notre sulfureux et toxicomane poète au pied de la lettre. L'ivresse du vin ou de la drogue conduit à une impasse, au contraire de l'ivresse, au désespoir qui nous terrasse.

Il faut s'enivrer de la vertu d'espérance. C'est la vertu qui ressemble à l'ivresse. Elle entraîne une autre ivresse qui est celle de l'amour. Nous y trouverons l'éternité qui, seule, peut anéantir l'empire du temps.

Le Bon Samaritain, le spolié et les juges français

La parabole du Bon Samaritain raconte l'histoire d'un juif qui circule à pied sur la route entre Jericho et Jérusalem. Ils tombe sur une bande de brigands qui le vole et le roue de coups. Alors qu'il est ignoré par ses coreligionnaires dont certains chargés d'un service surnaturel (prêtre et lévite), un Samaritain (un schismatique, un hérétique et un sang mêlé) passe par là et voit ce juif gisant par terre. Il descend de sa monture, soigne les blessures dans l'urgence, puis met le blessé sur sa monture, l'amène à l'auberge, demande à l'aubergiste de prendre soin de lui et avance les frais dus pour les soins et assure l'aubergiste qu'il paiera ce qu'il faudra si les frais dépassent la somme remise en avance. La conclusion de Jésus est que celui qui est vraiment le prochain du juif roué de coups, c'est le Samaritain hérétique et schismatique. C'est lui qu'il faut aimer, si je comprends bien (Lc 29,37).

Luc est considéré comme le secrétaire de la Sainte Vierge sous la dictée de laquelle il écrivit son évangile.

Ânesse gravide


Voici un extrait de l'interprétation de cette parabole par Benoît XVI (trouvée chez Daoudal):

« Au Moyen Âge, les théologiens ont compris les deux indications que donne la parabole sur l'état de l'homme brutalisé comme l'expression d'une dimension anthropologique fondamentale. Il est dit de la victime de l'attaque qu'elle a été d'une part dépouillée, spoliée (spoliatus), d'autre part rouée de coups et laissée à moitié morte (vulneratus). Les scolastiques rapportaient cela à la double dimension de l'aliénation de l'homme. Il est spoliatus supernaturalibus et vulneratus in naturalibus, disaient-ils, c'est-à-dire spolié de la splendeur de la grâce surnaturelle qu'il avait reçue en don, et blessé dans sa nature. C'est bien une allégorie, et elle dépasse, c'est certain, le sens littéral des mots. Mais il s'agit tout de même d'une tentative pour préciser la nature de la double blessure qui pèse sur l'histoire de l'humanité. »

Je suis moi-même spolié par ma famille des biens que m'avait conférés la nature. Les magistrats ont fini le travail. Je suis en outre outragé dans ma réputation. La cour d'appel de Rennes m'a condamné à une amende pour procédure abusive alors que je tentais d'empêcher que l'on me spolie des biens que m'avait laissés ma fille morte dans des conditions inexpliquées. Auparavant on m'avait spolié de mon droit-devoir d'élever mes enfants en m'outrageant dans ma réputation.

Une nature devenue difficile après le péché originel


De même que pour la mort de ma fille décédée dans des conditions inexpliquées je pensais avant que cela ne m'arrive : "Perdre une enfant: ça n'arrive qu'aux autres ! Être diffamé par ceux qui doivent punir les diffamations ? - Impossible !". Pensez ! Une affaire d'homicide inexpliquée, impensable voyons ! Des catholiques intégristes sont des modèles de vertu et de justice, pensais-je naïvement. Non ! l'expérience est là pour le prouver, les catholiques intégristes, certains du moins, peuvent collaborer avec les francs-maçons et agir comme des possédés. On peut les acheter pour commettre le mal contre les droits naturels d'un père ! Les magistrats par influence et haine idéologique peuvent agir plus bassement que des voyous.

« Et qu'aimes-tu donc extraordinaire étranger ? - J'aime les nuages qui passent... là-bas... là-bas... les merveilleux nuages ! » (Baudelaire, Poèmes en prose)


Le démon a spolié l'homme des biens surnaturels que Dieu lui avait conférés gratuitement. Il est d'autre part, blessé dans sa nature. C'est-à-dire que son intelligence est affaiblie et sa volonté souvent défaillante. Mais le Christ vient tout réparer. Par l'Esprit-Saint il répare notre volonté et notre intelligence et nous restitue les biens dont les démons nous avaient spoliés. Au milieu d'incroyables tribulations gardons et augmentons notre espérance en Jésus unique espérance !

15.8.15

Liberté religieuse et vœux de Louis XIII

Le site Contre-info met en ligne le "vœu de Louis XIII".

On y lit :

« Exhortons pareillement tous les archevêques et évesques de notre royaume et néanmoins leur enjoignons de faire célébrer la même solennité en leurs églises épiscopales et autres églises de leur diocèse (sic)
Nous admonestons le sieur archevêque de Paris et néanmoins lui enjoignons que tous les ans le jour et fête de l’Assomption, il fasse faire commémoration de notre présente déclaration à la grand’messe qui se dira en son Eglise cathédrale et qu’après les vêpres du dit jour, il soit fait une procession en la dite Eglise (sic) »


Jules César statue (Torino)


Or en vertu de la liberté religieuse, le chef politique peut, certes, demander aux chefs religieux telle ou telle pratique de piété, mais il ne peut "enjoindre" aux chefs religieux une pratique religieuse.

On peut penser que c'est cet esprit qui conduisit à la Constitution civile du clergé de 1790. Le clergé est conçu comme exerçant une sorte de fonction au service de la politique à laquelle il devrait se soumettre jusque dans l'exercice du culte. Alors que la liberté religieuse interdit que l'État donne quelque ordre que ce soit en matière religieuse, et surtout pas au clergé.

Aujourd'hui les cloches sonneront pour rappeler que nos frères chrétiens d'Orient risquent l'anéantissement à la suite de la disparition de la puissance française 


Quoiqu'il en soit de cette erreur, certes très regrettable, on peut fêter aujourd'hui l'authentique fête nationale française en la purifiant de l'erreur de Louis XIII.


La déclaration Dignitatis humanæ est un document fondamental, central pour comprendre les relations entre les hommes. Il remet à leurs places, les individus, l'État, mais aussi le clergé lorsqu'il en vient à interdire aux laïcs et à l'Église enseignée des pratiques culturelles et religieuses valables comme l'a fait Paul VI lors de l'institution de "sa" messe et de "son" calendrier.

14.8.15

Monsieur Reynouard propose de risquer la prison




Le vrai problème n'est pas un problème historique. Le problème est institutionnel et juridique. Une fois ce problème résolu, le problème historique pourra être débattu sereinement.

Je l'ai déjà montré dans différents posts.

Quant à moi, je ne peux me lancer dans une action qui me conduira probablement en prison. Plusieurs révisionnistes français furent incarcérés et depuis se taisent. Je ne pense pas que leur attitude soit uniquement motivée par la lâcheté. Sortir de la tranchée pour se faire hacher par les mitrailleuses n'est pas un acte raisonnable, alors que dans le même temps on laissera perdurer une situation injuste en passant à côté du combat efficace qui est la dénonciation de l'ordre public de 1943 et la lutte pour les droits de l'homme.

Je lisais ce matin sur le site Jeune Nation une déclaration de monsieur Sidos, une déclaration découvrant une idéologie proche de la vôtre: le bien commun est conçu comme un Moloch dévorant les hommes. C'était semble-t-il la conception de Hitler et la conception des abortistes et des écologistes fous. Alors que le bien commun tient compte de la destinée transcendante de l'homme. La destinée transcendante et individuelle de l'homme transcende le bien commun social.

Le vrai espoir consiste en une réconciliation générale, pas dans une provocation de nos ennemis judiciaires à faire le mal (envoyer des innocents en prison, les spolier, se parjurer). Cette réconciliation ne peut se faire que par la lutte contre l'ignorance morale et juridique.

Toujours bien réfléchir avant d'agir, car souvent on est dans l'erreur parce que l'on a raison... Le vertige de se vouloir  courageux peut conduire à des erreurs. D'ailleurs, je ne suis pas d'accord avec Lanza Del Vasto: la prison est une peine destinée à la réparation par la peine, la souffrance. La société inflige une peine pour la rédemption du coupable et la réparation du tort causé par l'infraction. Mystère insondable pour le positiviste qui rejettera cette idée parce que la réparation ne se compte pas. Elle est de l'ordre métaphysique.

Les magistrats et le législateur emploient la peine de prison perversement ? C'est une autre question. Dénonçons leur perversité au moyen d'arguments valables ! C'est là que réside le combat instructif valable pour tous y compris nos ennemis, justement parce que c'est un combat pour le bien COMMUN, commun à tous, qui n'exclut personne.

12.8.15

Le mystère d'Herculanum et Pompéi

Les petites villes secondaires qu'étaient Herculanum et Pompei étaient couvertes d'incroyables œuvres d'art d'une beauté sublime. Elles ne sont parvenues jusqu'à nous que par hasard.

Mosaïque découverte (détail) au XXe siècle. Elles furent sauvées de la destruction révolutionnaire (XVIIIe siècle) par les... décombres (fruits de la rage destructrice), qui la recouvraient (Abbaye de Ganagobie, Alpes de haute Provence)


Quel luxe y avait-il dans l'Antiquité à Rome, en Gaule et en Germanie ? Nous ne le saurons pas dans cette vie. On peut toutefois l'imaginer.

Ces découvertes démentent bien des idées historiques contemporaines.

Elles confirment toutefois ce que je crois avoir lu sur les quatre âges de l'humanité sur la terre: 1) l'âge d'or, avant le péché originel, 2) l'âge d'argent du péché originel au déluge, 3) l'argent d'airain du déluge à la venue de Jésus-Christ, 4) l'âge de fer de Jésus-Christ à la fin du monde.

L'âge de fer, le nôtre, est un âge paradoxal dans lequel se mêle progrès technique et intellectuel, et successions d'horreurs sans nom, l'accroissement des souffrances de tous ordres et la multiplication des crimes plus abominables les uns que les autres. Ce qui nous est parvenu de Pompéi laisse deviner une vie plus calme, plus pacifique. Le démon ne laisse pas échapper sa proie...

La peur exponentielle, ressort de l'écologisme fou

http://www.contrepoints.org/2015/08/10/217414-la-peur-exponentielle-de-benoit-rittaud

Un mathématicien, monsieur Benoît Rittaud, publie un livre sur la "peur exponentielle".

La principale peur exponentielle est la peur issue de l'ouvrage de Malthus Le Principe de population. Le raisonnement est le suivant: l'espace est fini, la terre est ronde. S'y est ajouté récemment: les ressources naturelles (le pétrole) ne sont pas infinies. La population croît en revanche de façon exponentielle. Moralité:  pour être vertueux, il ne faut plus avoir d'enfants.


Mur antique construit par la 80ème (environ) génération avant les nôtres (environ le 1er siècle après Jésus-Christ)



Le fantasme de la surpopulation agite l'imagination des masses.

Francis Richard dénonce cette manipulation de l'imagination humaine par les mathématiques.

Il dénonce par exemple les projections mathématiques sur le siècle à venir. Manipulation de l'esprit au moyen de la mathématique et de l'imagination.


Pré-Alpes surpeuplées ?


Mais, cette dénonciation n'est finalement pas parfaitement convaincante. Car nos mathématiciens ne sortent pas de l'univers mathématique. Or rien dans l'univers mathématique ne vient réfuter ce raisonnement mathématique appliquée à la vie humaine. Il faut donc sortir de l'univers mathématique pour retrouver une réalité plus profonde enrichie au delà du seul nombre: l'homme n'est sur terre que pour peu de temps. Il a une vocation transcendante. Dès lors et en dernière analyse l'homme n'est pas maître du temps, ni de sa vie, ni de sa mort, il a été appelé à la vie sans son consentement préalable et il mourra lorsque Dieu le décidera. Il doit aussi se résigner à savoir qu'il ne connaît l'univers que partiellement, ridiculement partiellement.

Il constatera alors que les prévisions de Malthus ne se sont pas réalisées (lien vers un de mes anciens posts). Que l'homme de 2015 est beaucoup, beaucoup plus riche que l'homme du début du XIXe siècle, que monsieur de Margerie, peu avant de mourir, déclarait que nous avions du pétrole pour des siècles... etc. Pourtant celui qui se laissait ensorceler par Malthus, croyait voir des multitudes affamées se ruant sur d'autres multitudes affamées pour leur voler leur nourriture.

C'était l'hypotypose de la faim et de la terre finie face à l'accroissement indéfini et exponentiel de la population.

Victor Hugo réfute nos mathématiciens :

« Non, l’avenir n’est à personne! – Sire! L’avenir est à Dieu! – A chaque fois que l’heure sonne, – Tout ici-bas nous dit adieu »

Tout finira par la mort. Ou comme le disait Keynes "À long terme, nous sommes tous morts." Nous avons besoin de l'humour anglais pour nous garder de prendre trop au sérieux les discours apocalyptiques des écologistes.

« There are more things in heaven and earth, Horatio,
Than are dreamt of in your philosophy. »
- Hamlet (1.5.167-8), Hamlet to Horatio
"Il y a plus de choses dans le ciel et sur la terre, Horatio, que n'en peut rêver votre philosophie."
Votre philosophie... a fortiori, votre mathématique.