Vincent Reynouard ayant été condamné à 2 ans de prison ferme, le parquet a décidé d'interjeter appel de la condamnation, c'est ce que l'on apprend à la lecture de cet article (Francetv info).
En effet, sous réserves, car je ne dispose pas des pièces de la procédure, si vraiment Reynouard n'est poursuivi que pour "contestation de crime contre l'humanité", il n'existe aucun délit de "négationisme", il ne pouvait être condamné qu'à un an de prison, maximum de la peine prévue par la loi. Sauf erreur de ma part, il me semble que la récidive n'est pas prévue par la loi en matière de contestation de crime contre l'humanité.
En tous cas, une peine de deux ans d'emprisonnement jette un doute sur l'impartialité du tribunal, donc sur la validité du procès. Des juges passionnés invalident leur décisions du fait même de leur passion.
Dans ce cas, le double degré de juridiction n'est pas respecté... et la cour d'appel ne pourra pas condamner Vincent Reynouard. (Le double degré de juridiction en matière pénale est prévu par la Convention européenne des droits de l'homme en son protocole n° 7), encore faut-il qu'il y ait deux instances valables sans que aucune des deux ne soit un simulacre ou une apparence de procès).
Cet article du Figaro explique que le procureur a déclaré qu'il y a eu erreur des juges (il n'y a pas de récidive incriminée en matière de contestation des faits de crimes condamnés à Nürnberg). D'autre part le parquet, qui est chargé de l'exécution des peines, ne pourrait pas exécuter une peine illégale. Reste entier le problème du double degré de juridiction, donc de la nullité totale de la procédure.
12.2.15
11.2.15
Vincent Reynouard condamné à 2 ans de prison ferme
http://www.ouest-france.fr/justice-negationnisme-deux-ans-de-prison-3182653
Pas de pitié pour le révisionniste Vincent Reynouard ! Aujourd'hui, deux ans ferme pour délit d'opinion. On lui confisque aussi son matériel informatique, ce qui pour le pauvre qui l'est est une sanction lourde et une faute contre le droit à la vie privée, le droit à la liberté de pensée et de communication de la pensée, contre le droit de propriété. Il me semble possible que le tribunal ait fait application de la récidive de négationnisme ce qui aurait conduit au doublement du maximum de la peine (un an de prison).
L'article ne précise pas si le tribunal a ordonné la mise en détention de Vincent Reynouard ou si monsieur Reynouard est ressorti libre du tribunal en attendant qu'il ait décidé d'interjeter appel ou non. Le journaliste fait erreur sur l'âge du condamné: il n'a pas 56 ans, mais 45 ans. Le 18 février, si Dieu lui prête vie, il aura 46 ans selon wikipedia). Monsieur Reynouard est père de huit enfants au moins (peut-être neuf). Selon monsieur Reynouard une partie de ses ancêtres seraient Juifs. Il se déclare d'opinions "chrétiennes", mais non-catholique. Quel est le nombre de crimes que les écrits de monsieur Reynouard ont provoqués ? Le journaliste ne le dit pas et le tribunal non plus, semble-t-il. Moi, je ne vois pas.
Pas de pitié pour le révisionniste Vincent Reynouard ! Aujourd'hui, deux ans ferme pour délit d'opinion. On lui confisque aussi son matériel informatique, ce qui pour le pauvre qui l'est est une sanction lourde et une faute contre le droit à la vie privée, le droit à la liberté de pensée et de communication de la pensée, contre le droit de propriété. Il me semble possible que le tribunal ait fait application de la récidive de négationnisme ce qui aurait conduit au doublement du maximum de la peine (un an de prison).
L'article ne précise pas si le tribunal a ordonné la mise en détention de Vincent Reynouard ou si monsieur Reynouard est ressorti libre du tribunal en attendant qu'il ait décidé d'interjeter appel ou non. Le journaliste fait erreur sur l'âge du condamné: il n'a pas 56 ans, mais 45 ans. Le 18 février, si Dieu lui prête vie, il aura 46 ans selon wikipedia). Monsieur Reynouard est père de huit enfants au moins (peut-être neuf). Selon monsieur Reynouard une partie de ses ancêtres seraient Juifs. Il se déclare d'opinions "chrétiennes", mais non-catholique. Quel est le nombre de crimes que les écrits de monsieur Reynouard ont provoqués ? Le journaliste ne le dit pas et le tribunal non plus, semble-t-il. Moi, je ne vois pas.
Irruption de la guerre dans la ville
(Via contre-info)
Les vidéos amateurs permettent une figuration de ce qu'est l'irruption de la guerre dans la vie quotidienne. Ici des maisons, là des HLM, là des box pour voitures. Soudain le feu se déchaîne sur des population innocentes.
J'ai une pensée pour les victimes des bombardements de Marseille, ma ville ou d'Alger. Ces images permettent de comprendre que les bombardements de villes habitées sont des crimes de guerre.
La faute, source de souffrance (Spe salvi), la souffrance source d'espérance
Dans Spe Salvi Benoît XVI médite ainsi sur la souffrance:
« 36. Comme l'agir, la souffrance fait aussi partie de l'existence humaine. Elle découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse. Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance: empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents; calmer les douleurs; aider à surmonter les souffrances psychiques. Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de toute vie vraiment humaine. Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès; la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies. Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités – simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui – nous le voyons – est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser: seul un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1, 29) est présent dans le monde. Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'histoire. Mais il s'agit précisément d'espérance et non encore d'accomplissement; espérance qui nous donne le courage de nous mettre du côté du bien même là où cela semble sans espérance, tout en restant conscients que, faisant partie du déroulement de l'histoire tel qu’il apparaît extérieurement, le pouvoir de la faute demeure aussi dans l'avenir une présence terrible. »
Les passages soulignés l'ont été par moi. Le soulignement est destiné aux lecteurs pressés...
Il existe un lien infrangible entre la souffrance et la faute. C'est un des fondements du droit pénal. Mais lorsque le juge se fait l'auxiliaire du mal, il est lui-même source de la souffrance d'innocents.
Dans le cas du fonctionnement pervers de la justice pénale, au lieu d'être source de purification, le jugement pénal devient une source de nouvelles fautes et par conséquent de nouvelles souffrances. Méditons par exemple l'affaire Asia Bibi.
C'est pourquoi en définitive, ce n'est pas dans des jugements d'hommes parfois malhonnêtes, mais dans un jugement divin que réside notre espérance:
« Une justice existe. La « révocation » de la souffrance passée, la réparation qui rétablit le droit existent. C'est pourquoi la foi dans le Jugement final est avant tout et surtout espérance – l'espérance dont la nécessité a justement été rendue évidente dans les bouleversements des derniers siècles. Je suis convaincu que la question de la justice constitue l'argument essentiel, en tout cas l'argument le plus fort, en faveur de la foi dans la vie éternelle. Le besoin seulement individuel d'une satisfaction qui dans cette vie nous est refusée, de l'immortalité de l'amour que nous attendons, est certainement un motif important pour croire que l'homme est fait pour l'éternité, mais seulement en liaison avec le fait qu'il est impossible que l'injustice de l'histoire soit la parole ultime, la nécessité du retour du Christ et de la vie nouvelle devient totalement convaincante. » (Spe Salvi 43 in fine)
L'injustice cause de la souffrance est aussi cause de notre espérance, car il est impossible que la souffrance soit le mot ultime de notre existence, de notre existence soulevée par l'aspiration au bonheur.
10.2.15
Monsieur Asselineau et les attentats
Je suis très éloigné des opinions et les prises de position parfois ridicules de monsieur Asselineau.
Cependant sur les attentats de janvier 2015, il a quelques paroles justes. Par exemple, certes, il n'insiste pas assez, selon moi, sur le fait que le frères Kouachi aussi bien que Coulibaly sont morts présumés innocents. Même s'il n'insiste pas assez, il l'énonce quand même.
Il prétend que l'enquête devrait se poursuivre. Certes, elle devrait se poursuivre, mais dans toutes les directions sans en privilégier aucune.
C'est pourquoi j'invite les lecteurs qui me font confiance à écouter monsieur Asselineau pendant les premières minutes de son intervention. Il n'est pas très éloigné de ce que je pense sur les droits des frères Kouachi et de Coulibaly. Disons que je vais un peu plus à fond que lui dans l'application des principes juridiques.
Cependant, fidèle à l'ambiance gaulliste, il ne dénonce pas l'assassinat de Coulibaly par ceux que l'on a présenté comme des "policiers". Les gaullistes (bien que monsieur Asselineau se défende d'être gaulliste, il admire la figure légendaire du général de Gaulle) ne sont pas très regardants sur la moralité de l'État.
7.2.15
Contre la télé officielle, rétablissons les expressions du cardinal Burke
Le cardinal ne dit pas "je n'accepte pas", mais "je ne peux accepter". Le cardinal ne dit pas que les homosexuels n'ont rien à voir avec le mariage. Mais "Sur la question des personnes [attirées sexuellement par d'autres personnes contre la nature] du même sexe, elle [la question] n'a rien à voir avec le mariage". Il n'emploie pas le terme "contre-nature". Le cardinal ne dit pas qu'il y a un malaise, mais que les temps sont difficiles. Il dit cela non pas spontanément, mais comme provoqué... Anglophone, il donne son interview en français puis en italien.
Il ne dit pas non plus "bon, ça suffit comme ça." Mais "va bene così !" : "c'est bien comme cela" avec une nuance aimable (on dirait "Basta così" pour "ça suffit comme ça !").
D'autre part, la musique sinistre qui couvre partiellement la voix du cardinal, le filtre visuel rose fuchsia et le fait qu'il n'est donné que de très courts extraits de l'interview de plus mené par une personne manifestement hostile, ne rend pas compte de l'ambiance, ni de pourquoi le cardinal, qui a un rendez-vous, signale à son interlocutrice qu'il n'a plus le temps de continuer. Combien de temps après le début de l'interview met-il fin à celui-ci et à la suite de quelle question ? On ne le saura pas.
Ce sont les habituels misérables procédés des médias financés par l'argent de tous mais qui agissent pour un parti.
Enfin le cardinal n'est pas "ultraconservateur" vu qu'il n'est même pas "conservateur". Selon moi, un catholique consacré à la doctrine inépuisable de l'Église ne peut être "conservateur". Il est favorable à un progrès raisonné. À ma connaissance, le cardinal ne se qualifie lui-même jamais de "conservateur".
Charlie contre la coexistence pacifique
Mgr Livio Melina (lien vers Benoît-et-moi traduction d'un article de ce prélat), recteur de l'Institut pontifical Jean-Paul II:
Il n'existe donc aucun droit à railler arbitrairement les croyances des autres. Je ne peux m'emparer d'une croyance sacrée d'un autre pour la traîner dans la boue, de plus avec l'argent de l'autre, ce qui est une monstrueuse injustice... La raison nous enseigne que l'homme au milieu des êtres naturels est mis à part pour Dieu ; il est sacré. Personne ne peut donc profaner sa liberté. C'est une des principales conditions de la coexistence pacifique des libertés que l'État doit promouvoir et non combattre.
« Il faut en premier lieu reconnaître que, au-delà du pluralisme des visions, la coexistence avec les autres représente un bien à préserver et cultiver, et cela exige le respect pour la liberté et les droits des personnes. N'est pas liberté celle qui croit pouvoir tout railler, même ce qui est sacré pour l'autre. »
Il n'existe donc aucun droit à railler arbitrairement les croyances des autres. Je ne peux m'emparer d'une croyance sacrée d'un autre pour la traîner dans la boue, de plus avec l'argent de l'autre, ce qui est une monstrueuse injustice... La raison nous enseigne que l'homme au milieu des êtres naturels est mis à part pour Dieu ; il est sacré. Personne ne peut donc profaner sa liberté. C'est une des principales conditions de la coexistence pacifique des libertés que l'État doit promouvoir et non combattre.
La laïcité profanée
Le tribunal administratif de Grenoble aurait interdit la statue de la Vierge Marie dans l'espace public (via François De Souche). En fait on ne sait pas vraiment ce que le tribunal a décidé puisque le maire ne lit pas cela dans le jugement... Prudence donc.
Quoi qu'il en soit on constate que pour la « libre pensée » insulter la Vierge Marie par l’intermédiaire de Charlie-Hebdo, organe subventionné par le Trésor public c'est très bien. Honorer la Vierge Marie en lui consacrant une statue = strictement interdit.
Tout cela au nom de la « neutralité ».
La laïcité n'interdit pas aux laïcs de professer une religion ou une foi, même en public. Elle leur demande de ne pas enseigner la foi. Le laïcisme, faussement appelé "défense de la laïcité" voudrait interdire aux sociétés politiques de confesser une foi sous prétexte de neutralité. Ce qui détruit la neutralité et pas seulement intellectuellement, mais aussi dans les faits où la contradiction éclate: Charlie-Hebdo = très grassement subventionné alors qu'il viole la liberté religieuse. Statue d'un personnage historique : interdite alors qu'elle est le symbole de la liberté culturelle et de la liberté religieuse des peuples.
L'État ne peut juger de ce qui est religieux ou ne l'est pas. Il ne peut que juger indirectement sur le fondement de la raison si l'action est ou non conforme à la morale commune. Or une statue de femme décorant l'espace public n'a rien qui choque la raison. Une prière à elle adressée devant son effigie n'a rien qui choque la raison, n'a rien d'immoral. Ceux qui ne croient pas ne verront qu'une statue de femme.
L'homme est sacré pour l'homme, le laïcisme profane la liberté humaine en s'arrogeant le droit de la limiter sans raison. Il tente de limiter la liberté religieuse et la liberté de conscience des laïcs.
Quoi qu'il en soit on constate que pour la « libre pensée » insulter la Vierge Marie par l’intermédiaire de Charlie-Hebdo, organe subventionné par le Trésor public c'est très bien. Honorer la Vierge Marie en lui consacrant une statue = strictement interdit.
Tout cela au nom de la « neutralité ».
La laïcité n'interdit pas aux laïcs de professer une religion ou une foi, même en public. Elle leur demande de ne pas enseigner la foi. Le laïcisme, faussement appelé "défense de la laïcité" voudrait interdire aux sociétés politiques de confesser une foi sous prétexte de neutralité. Ce qui détruit la neutralité et pas seulement intellectuellement, mais aussi dans les faits où la contradiction éclate: Charlie-Hebdo = très grassement subventionné alors qu'il viole la liberté religieuse. Statue d'un personnage historique : interdite alors qu'elle est le symbole de la liberté culturelle et de la liberté religieuse des peuples.
L'État ne peut juger de ce qui est religieux ou ne l'est pas. Il ne peut que juger indirectement sur le fondement de la raison si l'action est ou non conforme à la morale commune. Or une statue de femme décorant l'espace public n'a rien qui choque la raison. Une prière à elle adressée devant son effigie n'a rien qui choque la raison, n'a rien d'immoral. Ceux qui ne croient pas ne verront qu'une statue de femme.
L'homme est sacré pour l'homme, le laïcisme profane la liberté humaine en s'arrogeant le droit de la limiter sans raison. Il tente de limiter la liberté religieuse et la liberté de conscience des laïcs.
5.2.15
L'ordre juridique contingent ne doit pas être sacralisé
À la suite des attentats, Mgr de Germay s'exprime ainsi :
« La liberté d’expression est une valeur à laquelle nous sommes attachés. Et c’est à juste titre que nous nous scandalisons devant le cas de Raif Badawi récemment condamné à 1000 coups de fouet pour avoir critiqué le Royaume d’Arabie saoudite. Est-elle pour autant un absolu ? Si c’était le cas, il faudrait supprimer la loi condamnant le négationnisme ou l’incitation à la haine raciale. »
Mais les lois pénales historiques ne sont pas conformes à la liberté d'expression. On ne peut donc les prendre comme référence de limitation à la liberté d'expression. Les limitations à la liberté d'expression doivent s'insérer dans un ordre public universel.
Retrouvons donc le fondement des libertés et particulièrement de la liberté d'expression:
La dignité de la personne humaine fonde la liberté. La dignité, c’est le fait d’être destiné à Dieu, Être transcendant. L’existence de l’homme doit être réglée par des motifs d’un autre ordre que l’utilité de ce monde. Autrement dit substantiellement l’homme ne peut être jugé selon la catégorie de l’utile (biens matériels etc.) Dans ce cadre, les droits de l’homme sont un bloc (article 30 de la Déclaration universelle) dont la fraternité universelle (notion chrétienne et juive devenue universelle par l’ONU, voir le préambule de la même Déclaration de 1948) vient éclairer toutes les faces.
Du fait de la dignité et de la fraternité, la liberté est présumée et les lois ne doivent être promulguées que dans la limite de l’ordre public (vérité, justice, droits de l’homme). De plus, les limitations à la liberté doivent être strictement motivées et restrictivement interprétées. Dans ce cadre, il est dommage que Mgr de Germay amalgame l’ordre juridique pénal contingent (et très contestable) de la France de 2015 à l’ordre juridique universel et intemporel. Comparaison n'est pas raison.
2.2.15
Mussolini, seul, sauve des juifs de la déportation
Lu dans un document du Saint-Siège daté de 1975 (Le Saint-Siège et les victimes de la guerre janvier décembre 1943 p. 4 Introduction):
Donc, lors de la Conférence des Bermudes tenue du 17 au 28 avril 1943 (conférence entre Américains et Anglais sur le problème des réfugiés), les alliés échouèrent à trouver une solution au problème posé par les réfugiés (qui n'étaient pas que juifs).
Mussolini resta jusqu'à la fin favorable à l'alliance avec Hitler et fit imiter les lois raciales nationales-socialistes... En revanche, c'est l'Italie fasciste de Mussolini, puis ses successeurs à partir de 1943 qui, seule en Europe parmi les pays libres, favorisa la protection des réfugiés juifs.
« De façon paradoxale, au moment où la sortie des réfugiés se trouvait fermée du côté de Lisbonne vers l'Amérique ou l'Afrique, une porte s'ouvrit soudain en Italie et dans les zones d'occupation italienne en France, où contre tout espoir les réfugiés juifs se virent admis. Seulement, vers la fin de 1942 on pouvait prévoir que les troupes italiennes devraient quitter la France du sud et laisser la place aux troupes allemandes. Une décision du gouvernement fasciste qui parait bien venir de Mussolini lui-même, non seulement refusa de livrer les Juifs de la zone italienne d'occupation en France, mais même autorisa nombre d'entre eux à entrer en Italie. La chute du fascisme au mois de juillet accéléra le flot de réfugiés juifs vers l'Italie. A ces Juifs venus de France, Polonais ou Tchèques pour la plupart, il faut ajouter ceux qui venaient de Yougoslavie et qui furent internés en Italie ou en Dalmatie, et que Mussolini refusa de livrer aux Allemands, en dépit des instances du ministre des Affaires Etrangères du Reich, Joachim von Ribbentrop. »
Donc, lors de la Conférence des Bermudes tenue du 17 au 28 avril 1943 (conférence entre Américains et Anglais sur le problème des réfugiés), les alliés échouèrent à trouver une solution au problème posé par les réfugiés (qui n'étaient pas que juifs).
Mussolini resta jusqu'à la fin favorable à l'alliance avec Hitler et fit imiter les lois raciales nationales-socialistes... En revanche, c'est l'Italie fasciste de Mussolini, puis ses successeurs à partir de 1943 qui, seule en Europe parmi les pays libres, favorisa la protection des réfugiés juifs.
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