3.8.12

Banalisation de l'inadmissible : trois policiers gravement blessés

Lu sur le Figaro :

Des policiers intervenaient contre des voleurs à la tire, une cinquantaine de personnes se sont alors liguées contre la police (ce ne peuvent être que des voleurs qui n'aiment pas être dérangés sur "leur" territoire).

Les conséquences sont très graves :


« Trois policiers ont été blessés lors de ces affrontements. L'un a été admis en observation à l'hôpital tandis que les deux autres ont obtenu une dizaine de jours d'ITT (incapacité temporaire totale), a-t-elle indiqué. Une enquête a été ouverte. »

Pour obtenir 10 jours d'incapacité temporaire totale en matière pénale, c'est que les blessures sont très sérieuses. Si un dernier policier est en observation à l'hôpital on peut penser également que les séquelles sont importantes.

Mais cette affaire est banalisée par un simple petit article sur le site du Figaro. Aucune réaction des hommes politiques.

Chers évêques, n'oubliez pas la liberté religieuse

On ne devrait pas pouvoir parler de "laïcité" sans mentionner la liberté religieuse des laïcs. Les laïcs n'enseignent pas une religions, mais ils sont des hommes doués de raison et peuvent donc confesser une religion conforme à la raison.

Dans son homélie sur la fête du 15 août 2012, Mgr Grallet n'a pas un mot sur la liberté religieuse, pourtant droit pivot des droits de l'homme, papier tournesol du respect intégral des droits de l'homme.

Il semble bien que pour lui, il y a d'un côté l'Eglise et de l'autre l'Etat et que ces deux personnes morales sont constituées de deux groupes de personnes différentes. Dans la réalité, il n'en n'est pas ainsi, les catholiques n'ont pas moins de droits que les autres et font partie de la société politique. Au début du XXe siècle, l'Etat n'a pas respecté la liberté religieuse des Français en violant le concordat, en expulsant les congrégations en se livrant à toutes sortes de crimes contre l'Eglise, les Eglises française, elles, n'ont rien fait de mal, ni d'ailleurs les autres communautés croyantes (israélites et protestantes). Aujourd'hui, il faudrait que l'Etat répare les exactions, violences, vols et progresse dans la justice à l'égard des croyants (catholiques ou non) en général. On ne peut se satisfaire d'un conservatisme béat et se dire que tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes. Nous autres Français "de l'intérieur" (comme disent les Alsaciens-Lorrains) souffrons encore de ces crimes et injustices.

D'autre part, puisque l'évêque s'adresse spécialement aux catholiques, je fais observer que les catholiques font aussi partie de la société politique, ils peuvent donc, même sans l'autorisation des autorités ecclésiastiques, se référer, dans la limite de l'ordre public qui comprend les droits universels de l'homme, se référer à une croyance, et même à la croyance catholique. C'est leur liberté qu'ils peuvent exercer avec ou sans l'autorité ecclésiastique.

Le sermon de Mgr Grallet est donc très gênant en ce qu'il ne fait pas référence à la liberté religieuse, indissociable de la laïcité... Mgr Grallet, sans s'en apercevoir, confirme implicitement le laïcisme.

Le sénatus-consulte de 1865, à la racine de nos maux ?

L'abandon par la France de l'ordre public fait de valeurs de justice et de vérité au profit d'un ordre public laissé à l'arbitraire du choix individuel par le Sénatus-consulte de Napoléon III qui valide le droit musulman, n'est-il pas la source de nos maux actuels ?

A mon avis, oui.

Le rôle civilisateur de la France aurait dû la conduire à interdire, sur le fondement de l'ordre public le statut coutumier musulman (polygamie, répudiation par exemple). Or à l'inverse elle a pérennisé et offert sa protection à ce statut en divisant les Français selon leur croyances. Les juifs ont abandonné en masse leur statut coutumier et ont choisi l'ordre public français et ont, de ce fait, accédé à la nationalité française et joui des droits civils et politiques. Les musulmans ont refusé l'ordre public français et préféré leurs coutumes contraires à l'ordre public français ce qui les privait des droits politiques.

C'est pourquoi il n'est pas vrai de dire que le décret Crémieux de 1870 a discriminé les juifs des musulmans et cela a été une grave faute, ne serait-ce contre les droits acquis, que l'abrogation de ce décret par le régime de Vichy. Mais cela n'a pas été une moindre faute que l'ordonnance de 1944 qui a introduit encore plus profondément l'irrationalité dans le droit français et sans s'en apercevoir, a bafoué l'ordre public universel et français (quand il y a une eclipse tout le monde est à l'ombre). Car l'ordre public universel n'est pas arbitraire, il est nécessaire.

On peut se tromper en utilisant sa raison, mais si on la récuse en principe c'est le naufrage assuré de tout l'édifice intellectuel et par conséquent juridique. Il y avait donc dès 1865 un germe de ce que nous subissons aujourd'hui. L'ordre public c'est en premier la vérité de l'homme sur laquelle se fonde la justice. La justice pratique découle du respect des droits UNIVERSELS de l'homme.

2.8.12

Résistance passive face à l'oppression

La situation en France est très grave. Par exemple des moniteurs de colonies de vacances ont obtenu l'autorisation de "jeûner" alors qu'il s'occupe d'enfants. Le jeûne qui comprend le fait de ne pas boire est dangereux pour les enfants quoiqu'on dise en niant l'évidence.

Ainsi la raison a capitulé devant la superstition et la crédulité. Or la vérité de l'homme est celle d'animal raisonnable.

Dans ces conditions la résistance passive me semble envisageable.

Il y a un article assez succinct de wikipedia sur la résistance non violente.


(1)
Il me semble probable qu’en effet, une résistance violente entraînerait une riposte US du genre de celle qu’on subie les Serbes. Bombardements massifs avec destructions de maisons et d’infrastructures, milliers ou dizaines de milliers de blessés et de morts. De plus une résistance violente entraîne des morts qu'il n'est jamais bon de provoquer (haines, blessures du corps social).

C’est pourquoi, entre autres raisons, il faut préférer la résistance passive qui est ainsi décrite par wikipedia :

« Les formes de la résistance non violente sont extrêmement variées. Elles incluent par exemple la guerre de l’information (de l’édition de tracts à celle de journaux), l’art protestataire (graphique, musique, poésie), lobbying pour impliquer la communauté, la résistance fiscale, le boycotts, la lutte via la diplomatie, le sabotage matériel ne mettant pas en danger la santé d’autrui, le chemin de fer clandestin, le refus de récompense ou honneurs, le piquet de grève non violent et/ou la grève générale. » (Wikipedia)

Le « chemin de fer clandestin », organisation mise en place par les anti-esclavagistes au XIXe siècle  aurait consisté en réseaux d’exfiltrations et d’accueils des esclaves fugitifs. 

Les manifestations non-violentes et sympathiques (non susceptible d’attirer l’antipathie de la population). La lutte pour les droits de l’homme, pour la raison, pour les droits du peuple français opprimé sont aussi des formes de résistance non-violente. Car la résistance non-violente est avant tout fondée sur les droits universels de l'homme.

(1) photographie d'une statuette la Gueuse (La République) musée de la Révolution française, Vizille (Isère)

1.8.12

Liberté religieuse en Algérie et pour les Algériens !

« La Chasse au non-jeûneurs à commencé », c'est le titre de cet article de Agora Vox, le média citoyen.


« Toujours en Kabylie, et à la wilaya de Boumerdes cette fois, trois jeunes ont été arrêtés par les services de police le vendredi 27 juillet au sud-ouest de la wilaya de Boumerdes et cela pour non-observation du jeûne du Ramadan. Les services de police ont surpris les trois jeunes en train de fumer dans une maison abandonnée dans un des villages des Issers. Les trois jeunes ont été conduits au commissariat puis présentés devant le procureur général qui a ordonné les placés en détention provisoire. »

Il faut se souvenir que le gouvernement français a de nombreux liens privilégiés avec le gouvernement algérien. Il existe par exemple un accord asymétrique du 27 décembre 1968 concernant l'établissement des Algériens en France.

Le gouvernement français n'élève pas de protestations contre cette violation évidente de la liberté religieuse. Les évêques français restent muets sur cette violation des libertés religieuses.

Aucun Etat au monde ne peut être chargé d'une police religieuse.

Il n'y a pas eu de "profanation" de la mosquée de Montauban

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2012/08/01/97001-20120801FILWWW00365-profanation-de-la-mosquee-de-montauban.php

Les journalistes parlent de profanation de la mosquée. Mais ce n'est pas vrai le sang (probablement de porc) a été répandu sur le trottoir ainsi que les deux têtes de cochons sur le trottoir.

La maire parle d'acte blasphématoire. Mais il ne pourrait y avoir d'acte blasphématoire, car il n'y a, heureusement pas d'incrimination du blasphème en France. Il pourrait y avoir un acte contre la liberté religieuse. Mais vu que l'on a retrouvé les cochons sur le trottoir on ne peut dire qu'il y a eu attentat.

D'ailleurs, l'Etat qui finance et promeut des photographies de l'image de Jésus trempée dans l'urine et qui finance et promeut des pièces hostiles à l'image du Christ est-il bien placé pour condamner ces actes ?

Benoît XVI parle de la Fraternité saint Pie X, mais qui l'écoute ?


C'est à lire sur JesusMarie à propos de la Fraternité saint Pie X. Voici ce que dit Benoît XVI à propos des lefebvristes :



« Moi-même j’ai vu, dans les années qui ont suivi 1988, que, grâce au retour de communautés auparavant séparées de Rome, leur climat interne a changé ; que le retour dans la grande et vaste Église commune a fait dépasser des positions unilatérales et a atténué des durcissements de sorte qu’ensuite en ont émergé des forces positives pour l’ensemble.


Une communauté dans laquelle se trouvent 491 prêtres, 215 séminaristes, 6 séminaires, 88 écoles, 2 instituts universitaires, 117 frères, 164 sœurs et des milliers de fidèles peut-elle nous laisser totalement indifférents ? Devons-nous impassiblement les laisser aller à la dérive loin de l’Église ?Je pense par exemple aux 491 prêtres. Nous ne pouvons pas connaître l’enchevêtrement de leurs motivations. Je pense toutefois qu’ils ne se seraient pas décidés pour le sacerdoce si, à côté de différents éléments déformés et malades, il n’y avait pas eu l’amour pour le Christ et la volonté de L’annoncer et avec lui le Dieu vivant. Pouvons-nous simplement les exclure, comme représentants d’un groupe marginal radical, de la recherche de la réconciliation et de l’unité ? Qu’en sera-t-il ensuite ? »
On dirait que beaucoup dans le clergé de France n'ont pas lu les instructions du Pape puisqu'ils se contentent de répéter que les intégristes n'ont aucune importance car ils ne sont pas nombreux et que d'ailleurs leurs mobiles ne sont pas religieux, mais politiques. Ce qui règle, selon ce clergé, le problème définitivement. Peut-on contredire la Pape plus absolument ?

Moi-même par suite de mon retour au catholicisme, je peux témoigner du changement de climat interne (vers plus de sérénité) de mon âme.

Prier pour la France le 15 août


La Croix rapporte que le cardinal Vingt-Trois aurait eu pour ambition de contrer les catholiques qui prient le 15 août pour la France en proposant une formule de prière unique.


« Il renoue ainsi avec une vieille tradition, de façon à ne pas laisser les groupes de catholiques les plus extrêmes figurer seuls dans le débat public. »


Ce ne serait donc pas par dévotion envers la Vierge de l'Assomption que le cardinal nous inviterait à prier pour la France le 15 août, mais pour des motifs politiciens ? Ce n'est pas très gentil de la part des journalistes de "La Croix" de laisser croire cela.

La ligue du Sud s'oppose aux statues de Frêche



Les scandaleuses statues de Frêche ont été inaugurées par un homme politique local. Cela ne s'est pas passé sans réaction. La réaction est venue des Identitaires qui semblent en même temps des militants de la Ligue du midi.

Frêche avait eu l'idée avant de mourir de faire édifier aux frais du contribuable les statues des grands hommes du XXe siècle. Il paraît que le choix des célébrités ne s'est pas fait sur des critères moraux, mais sur des critères d'importance. Il n'y a dès lors aucune raison que l'on n'ait pas statufié Adolph Hitler qui eut une certaine importance au XXe siècle, même si l'apport intellectuel de Adolph Hitler était quasiment inexistant.

Ce qui est plus ennuyeux c'est l'absence de grands hommes et la présence de personnalités de second rang qui trahissent les choix partisans de Frêche. Il ne reste rien de Nasser, Golda Meïr n’est pas un grand personnage, que reste-t-il de Mao ? même en Chine…

Il faudrait de vrais grands hommes. Je pense à Pie X (pour son action pour la paix en 1914), à Mère Térésa (lutte contre la pauvreté), René Cassin (droits universels de l’homme), Paul VI (développement intégral de l’homme), Alexandre Soljénitsine (droits de la tradition, artisan de la chute du totalitarisme rouge), Sakharov (droits de l’homme) par exemple, il faudrait aussi Léon XIII Pie XI (assurances sociales, institutions des caisses de retraite, des assurances maladie-maternité, du droit du travail etc.). En revanche, je trouve que Jean Jaurès, martyr de la paix en 1914, a sa place.

La prière pour le 15 août du cardinal de Paris, mes critiques

Le Salon beige publie une prière qui aurait été composée par monsieur le cardinal archevêque de Paris en l'honneur de la fête de l'Assomption 2012.

Le texte de cette prière tel qu'il est publié sur le site des évêques de France (site fort contraire à la liberté religieuse et aux droits de l'homme en général) n'est pas en accord avec la justice.

Voici ce malheureux texte :


Frères et Sœurs,
En ce jour où nous célébrons l’Assomption de la Vierge Marie, sous le patronage de qui a été placée la France, présentons à Dieu, par l’intercession de Notre-Dame, nos prières confiantes pour notre pays :


1. En ces temps de crise économique, beaucoup de nos concitoyens sont victimes de restrictions diverses et voient l’avenir avec inquiétude ; prions pour celles et ceux qui ont des pouvoirs de décision dans ce domaine et demandons à Dieu qu’il nous rende plus généreux encore dans la solidarité avec nos semblables. [Mais saint Paul dit qu'il ne s'agit pas de se surcharger soi-même 2 Cor 8,13 ]


2. Pour celles et ceux qui on été récemment élus pour légiférer et gouverner ; que leur sens du bien commun de la société l’emporte sur les requêtes particulières et qu’ils aient la force de suivre les indications de leur conscience.


3. Pour les familles ; que leur attente légitime d’un soutien de la société ne soit pas déçue ; que leurs membres se soutiennent avec fidélité et tendresse tout au long de leur existence, particulièrement dans les moments douloureux. Que l’engagement des époux l’un envers l’autre et envers leurs enfants soient un signe de la fidélité de l’amour.


4. Pour les enfants et les jeunes ; que tous nous aidions chacun à découvrir son propre chemin pour progresser vers le bonheur ; qu’ils cessent d’être les objets des désirs et des conflits des adultes pour bénéficier pleinement de l’amour d’un père et d’une mère.


Seigneur notre Dieu, nous te confions l’avenir de notre pays. Par l’intercession de Notre-Dame, accorde-nous le courage de faire les choix nécessaires à une meilleure qualité de vie pour tous et à l’épanouissement de notre jeunesse grâce à des familles fortes et fidèles. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur.

Il n'est pas conforme à la culture française de tutoyer Dieu.



"Celles et ceux"... Quand on dit "ceux" cela comprend les hommes de sexe féminin. Encore une fois on confond sexe et genre. (On ne dit pas les personnes et le persons et les sentinelles et les sentinels car ces mots de genre féminin désignent aussi des personnes de sexe masculin).

"Leur conscience", la conscience d'un socialiste me paraît quand même pas très bien formée.

Jean-Paul II a bien défini la conscience :


« la conscience (...) c'est-à-dire (...) un acte de l'intelligence de la personne, qui a pour rôle d'appliquer la connaissance universelle du bien dans une situation déterminée et d'exprimer ainsi un jugement sur la juste conduite à choisir ici et maintenant ; »

(Veritatis splendor)

Or on peut très bien comprendre à la lecture de la prière du cardinal que la conscience est un dieu qui n'a pour règle que l'arbitraire. Car un socialiste persuadé du droit des parent à avorter, d'un mourant à provoquer à son assassinat doit-il suivre sa conscience ou plutôt la former préalablement ? C'est donc dommage de laisser croire que l'on prie pour que les socialistes se soumettent à leurs consciences faussées.

Il y a d'autre part un droit de l'homme à la propriété, ce qui n'est pas rappelé au moment justement où ce droit de propriété est contesté en fait.

Même si le dernier paragraphe fait justice de l'"homoparentalité", je trouve ces prières contraires à la raison sur trop de points.

Et si on me dit que je n'ai pas le droit de parler ainsi d'un cardinal, je fais observer que ce cardinal a attaqué les manifestants de l'automne 2011, contre tout droit.

Je fais aussi observer que :

Paul VI a demandé que l'Eglise s'abstienne à l'avenir de soutenir les régimes qui ne respectent pas les droits de l'homme (voir la note de mon post). Benoît XVI enseigne que la religion catholique doit être purifiée par la raison. 

L'Eglise de papa où le clergé avait tous les droits et où le fidèle n'avait que celui d'applaudir est terminé. On peut être très reconnaissant au clergé, tout en gardant son jugement fondé sur la raison et les droits de l'homme.