2.11.11

Jacques de Guillebon, le supplétif arrogant

Il existe un groupe d'individus catholiques qui se sont voués au rôle de supplétifs de la répression nihiliste. Le membre le plus ridicule de ce groupe est sans doute ce Jacques de Guillebon (dont il faut noter qu'il utilise le terrain sur lequel se sont mis, - injustes avec eux-mêmes - certains défenseurs de la liberté d'expression, de la liberté religieuse et des droits des enfants). Ce minable qui lynche un ennemi à terre en l'accusant de pharisaïsme et d'insensibilité aux misères humaines !

C'est ainsi, les accusateurs ont besoin de se draper dans de grands mots et d'utiliser de grandes insultes pour cacher leur infamie à leurs propres yeux.

[Nota : de Guillebon, imitant Bernanos de façon ridicule, utilise l'insulte de "pharisien". Les pharisiens étaient des saints et Jésus-Christ Notre-Seigneur recommande de les écouter (Mt 23,2), saint Paul est fier d'être issu de parents pharisiens. (actes 23,6)]

L'appel déchirant de maître François Souchon

Maître François Souchon lance un cri désespéré en direction des collaborateurs catholiques de la police et de la "justice" (cardinal Vingt-Trois, abbé Grosjean, abbé de La Morandais et d'autres prêtres, Mesdames Picard et Boutin, messieurs Yves Daoudal, Jacques de Guillebon), il les supplie d'arrêter de "saloper [son] travail". J'invite mes lecteurs à lire le post de maître Souchon, indispensable pour se faire une idée de ce qui est en jeu.

Toutefois maître Souchon ne devrait pas faire sentir qu'il est dépendant de ces personnes. Il n'est dépendant de ces personnes que parce qu'il leur emprunte ou a en commun avec eux, leurs thèmes inappropriés de discussions ("christianophobie", "blasphème"). Ces personnes, d'ailleurs, doivent être ravies de se voir attribuer une importance qu'elles n'ont pas (parce qu'elles se sont affranchies de la vérité). Une défense à l'assise élargie serait plus adaptée.

Les clients de maître Souchon, même s'ils ne s'en aperçoivent pas, sont des défenseurs de tout homme face à un pouvoir oppresseur. Des défenseurs de tout homme ? Oui, en eux et par eux, des défenseurs de tout homme quelles que soient ses croyances ou incroyances.

Maître, gagnez votre indépendance et celle de vos clients ! Vivent la vérité et la liberté de l'homme !

Défendre les droits des chrétiens ou les droits de l'universalité des hommes ?

Défendre les droits de chrétiens ou défendre les droits universels de l'homme ?

"Nous nous levons, car les insultes ont assez duré. Nous nous levons, car il est temps qu’on respecte notre croyance qui fait la richesse de nos vies. Nous nous levons, car il est hors de question que la discrimination croissante dans notre société conduise les générations à venir au martyre, comme c’est déjà le cas au Proche-Orient, ou encore en Asie, où les chrétiens se font massacrer pour leur fidélité au Christ.

Oui, il est temps de faire entendre la voix de la vraie liberté, celle qui garantit le respect, il est temps de faire entendre la définition de la vraie tolérance, celle qui assure à chacun de vivre en paix avec ses convictions."

Je suis tout à fait d'accord avec cette étudiante en histoire de l'art dont le texte intégral peut être lu sur "Le forum catholique". Il faut défendre les droits fondamentaux des chrétiens.

Il faut défendre, le "papier tournesol" des droits de l'homme : la liberté religieuse.

Mais pourquoi défendre spécialement les chrétiens ? Pour cela nous avons le pape et les cardinaux (le cardinal Vingt-trois par exemple), en revanche, nous autres, simples laïcs, n'avons de titre qu'à défendre les droits de l'homme, les droits fondamentaux et universels de l'homme.

D'ailleurs parmi les prieurs de rue, il y avait des juifs, des musulmans, des athées, des agnostiques et des protestants (dont un pasteur), cesserez-vous de défendre les droits de ces personnes parce qu'elle n'ont pas votre foi ? Évidemment non, je suis certain que aucun d'entre les prieurs catholiques ou chrétiens n'aurait cette prétention discriminatoire.

D'ailleurs, "autant de tête autant d'avis", même unanimement catholiques, vous ne trouveriez pas deux personnes ayant exactement les mêmes opinions surnaturelles. C'est pourquoi vouloir "défendre le Christ", ou vouloir vous battre contre la "christianophobie", vous ouvrez une voix facile aux diviseurs qui auront beau jeu de se réclamer, eux aussi, du Christ, ce qui rendra le débat insoluble. Alors que les droits de l'homme qui comprennent les droits des chrétiens et de tout croyant ou incroyant, gravés dans le cœur de tout homme par Dieu donnent un motif inattaquable, car cette règle "- Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent." est le résumé de loi naturelle universelle.

Quels rapports entre la franc-maçonnerie et le vin ?

http://www.larvf.com/,francs-macons-vin-agapes-grande-loge-nationale-de-france,10341,4024295.asp

La désespérance est l'aboutissement normal de l'idéologie franc-maçonnique. Afin d'atténuer les conséquences de la désespérance, quoi de plus facile que la recherche des "paradis artificiels" ? Le vin procure un "paradis" facile à trouver.

C'est pourquoi, il existe un lien entre beaucoup d'associations (peut-être toutes), pratiquant le culte du vin et la franc-maçonnerie. Ces associations sont également un outil de recrutement, car le recrutement est une des obsessions de la franc-maçonnerie. La franc-maçonnerie est aussi très active dans le milieu des magistrats où elle "arrange" bien des choses.


On prendra avec beaucoup de précautions les affirmations de l'auteur sympathisant franc-maçon ou franc-maçon. Le secret facilite le mensonge. J'observerais seulement que l'article en question prétend que les nationaux-socialistes ("nazis") étaient hostiles à la franc-maçonnerie. Il n'en n'est rien. Le ministre des finances du IIIème Reich (le Dr Schacht) était franc-maçon. Le gouverneur de Paris pendant l'Occupation, von Scholtitz, lui aussi. Les "nazis" persécutaient les juifs et les communistes, et avaient à leur programme la lutte contre "l'esprit chrétien", ils torturaient et tuaient les prêtres catholiques (à Dachau et Auschwitz notamment), mais il n'avaient rien à dire contre la franc-maçonnerie et aucun franc-maçon ne fut persécuté en tant que tel par Adolph Hitler.

Aujourd'hui jour des âmes du purgatoire

À la mémoire d'Hélène Merlin-Poudré, décédée le 30 avril 2008 avec son fils Ferdinand et celui qu'elle portait dans l'incendie de sa maison.

Non, je n’ai pas le cœur à écrire un poème
Et pourtant, c’est ainsi, je le ferai quand même !
En ces jours endeuillés par la triste nouvelle
D’une mère et son fils nous quittant pour le ciel.

Héroïsme, peut être, d’une mère courageuse
Plus sûrement : amour, poussé jusqu’à l’extrême,
Qui oublie la fumée, les flammes ravageuses
Pour sauver son enfant d’une mort inhumaine.

J’ignore son pseudo, disons : son nom de plume
Choisi pour dialoguer, en se couvrant de brume,
Sur ce morceau de toile où la fraternité
Crée entre les liseurs un bout de Chrétienté.

Le Forum est en deuil car un pseudo s’est tu !
Que notre Dieu accueille l’âme de l’inconnue.
Qu’au paradis, là haut, elle trouve un espace
Où les liseurs défunts obtiendront une place.


Quoique persuadé qu'Hélène est au ciel, je continuerai à prier pour elle. Également, je contineurai à me confier à ses prières.

1.11.11

Charlie-Hebdo viole la liberté des musulmans

Charlie Hebdo n'a aucun droit de se moquer des musulmans en caricaturant celui qu'ils considèrent comme leur prophète, ou à tourner en dérision la loi qu'ils considèrent comme sacrée. Il n'y a que les droits de l'homme qui pourraient fonder une critique rationnelle.

“Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public établi par la Loi.”
C'est l'article 10 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 qui a valeur constitutionnelle en France.

Et la constitution de 1958 dans son article 1er (2ème phrase) déclare au nom du peuple français respecter “toutes les croyances”.

Je ne suis pas un fanatique de la déclaration de 1789 souvent intellectuellement faible (l’ordre public est un ensemble de valeurs antérieur à la loi et qui la fonde, et non l’inverse). Mais la déclaration des droits de l'homme et du citoyen fait partie du droit positif français. Elle doit être respectée dans la mesure où elle ne s'oppose pas au droit naturel. Et ici non seulement elle ne s'y oppose pas, mais encore elle le corrobore dans ses effets.

Et l’article 18 de la “Déclaration universelle” de 1948 dit clairement :

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; (…)

Ce qui interdit les moqueries sous prétexte de religion.

Le langage commun aux "intégristes" et aux révolutionnaires

Il y a un langage commun à (presque) tous ceux (1) qui interviennent sur la pièce de Castellucci, c'est la façon de poser la question : "- Y a-t-il eu blasphème ou non ? ; "- et si oui, le blasphème est-il une bonne chose ?" (sic)

Des musulmans au cardinal cardinal Vingt-Trois en passant par les lefebvristes, l'abbé de Tanoüarn, les laïcistes, les démocrates chrétiens et Yves Daoudal ils ne débattent que de cela. En revanche, les autorités Delanoë-Mitterrand-Sarkozy et leurs personnels sont en retrait sur la question. Eux, ils ne débattent pas, ils invoquent et une fois pour toutes, le droit à la liberté d'expression (pour mieux le violer). Ce sont les plus malins des intervenants à l'affaire.

(1) Mgr Centène a fait exception dans ce débat de gribouilles. Voir mon post sur l'intervention de Mgr Centène.

La farandole des auxiliaires de Delanoë-Mitterrand

Du cardinal Vingt-Trois à l'abbé Grosjean, d'Yves Daoudal à Myriam Picard en passant par Christine Boutin les prières de rue à l'occasion de la pièce de Castellucci a vu surgir une nouvelle catégorie d'auxiliaires de la répression anti-droits de l'homme.

En effet, alors que des jeunes et des moins jeunes sont mis en garde à vue dans des conditions violant l'égalité des êtres humains, poursuivis par des magistrats devant les tribunaux dans des conditions qui violent une nouvelle fois les règles de la procédure pénale, non sans avoir été préalablement diffamés par les organes de presse officieux et menacés par Delanoë et Mitterrand, ces auxiliaires du pouvoir arbitraire viennent corroborer les thèses des accusateurs.

"Manipulateurs" ou "Idiots" risque le cardinal Vingt-trois, "ne galvaudons pas le terme martyr" poursuit l'abbé Grosjean, "activistes" dit madame Picard sur "Nouvelles de France", "activistes d'inspiration maurrassienne" renchérit madame Boutin, et monsieur Daoudal conclut sur un ton sans réplique "- Il est difficile de ne pas voir que sa destruction est l'image de la Passion, suivie de la résurrection", sous-entendu les prieurs de rue n'ont pas vu quelque chose de très facile à voir : que la pièce était parfaitement conforme au droit naturel.

Pas un mot pouvant servir à la défense des gardés à vue, pas un mot pour examiner la pièce sous l'aspect des droits de l'homme et des droits des enfants, de la liberté religieuse, rien. Les auxiliaires du petit personnel chargé de la répression, viennent lancer leur pierre, sans regret, sans remords, et sans aucun contre-poids, sur les personnes persécutées.

Mitterrand-Delanoë-Sarkozy et le petit personnel chargé de la répression ont de sérieux auxiliaires. En leurs noms, je leur dit "- Monsieur le cardinal, monsieur l'abbé, mesdames, monsieur : Merci. Le petit personnel pourra infliger des peines, il saura que sa conscience ne sera pas troublée par vous, il pourra y aller à fond."

Charlie-Hebdo contre les droits de l'homme

On annonce un numéro de "Charlie-Hebdo" tournant en dérision la foi musulmane et intitulé finement "Charia-hebdo". Il y a diverses représentations de Mahomet le tournant en ridicule etc.

Les moqueries contre une foi sont illicites. En faisant cela, on s'empare d'une conviction surnaturelle d'un autre pour se l'approprier et la retourner contre le croyant. C'est évidemment contraire aux droits fondamentaux de l'homme, à la liberté religieuse et à la liberté de son expression.


Maître Souchon dénonce l'impudence du magistrat de l'affaire des outrés

Maître François Souchon est l'avocat de beaucoup des personnes arrêtées sur la place du Châtelet ces jours-ci.

Voici un extrait du communiqué de presse de maître François Souchon sur la façon "spéciale" dont ont été traités les manifestants et les priants de rue après leur arrestation (affaire de la pièce de théâtre de Castellucci).

Ces catholiques ont ensuite été déférés devant « le Juge des Libertés et de la Détention ».

Je me suis présenté à l’audience pour 19 d’entre eux avec l’intention de plaider l’absence de mesures contraignantes.

Le juge a commencé l’audience en énonçant la décision…qu’il avait déjà prise sans même avoir jugé. Il m’a été purement et simplement interdit de plaider ! Le juge me signifiant que sa décision – déjà prise avant l’audience - ne saurait être contestée tant sur le principe que sur le fondement.

Avec le plus grand sérieux, ce magistrat invoquait « une conspiration contre la liberté d’expression », seul instant de cette tragique histoire où il m’a fallu retenir un fou rire.

Accusant mes clients d’entrée en force dans le théâtre (alors qu’ils avaient acheté leur place), ce juge les accusait d’atteinte à la liberté d’expression avant de leur expliquer, toujours avec le plus grand sérieux, que « la liberté ne doit pas nuire à autrui »… !

Sauf aux catholiques apparemment.

En une seule et même audience, ce juge a rendu une sentence générale applicable à toutes ces fournées de malheureux, sans se pencher à aucun moment sur les faits ni les actes, exerçant sa fonction de la manière des plus industrielles, visiblement très empressé de satisfaire un ministre ou un maire pour le bon avancement de sa carrière.

Mes clients ont donc tous été placés sous contrôle judiciaire, le magistrat leur expliquant que s’ils s’avisaient de rencontrer de nouveau leurs compagnons d’infortune ou de s’approcher du théâtre, ils seraient placés en détention jusqu’au procès… !

Enfin il leur rappelait que leur comportement – dont il ignorait tout – pouvait être sanctionné par trois ans de prison. Rien que ça. Heureusement le ridicule ne tue pas, sans quoi un magistrat nous aurait déjà quitté.

Après l’Affaire d’OUTREAU, l’affaire d’outrés ?

En résumé, pour avoir simplement sifflé ou prié dans un théâtre exposant des excréments sur le visage de leur Père, dans une mise en scène payée avec leurs impôts en période de crise, ces catholiques ont été arrêtés, maintenus en garde à vue durant 48 h, menottés, condamnés sans jugement, traités comme des chiens, des trafiquants de drogue ou des terroristes, privés de leur droit à une défense, isolés de leur avocat et placés sous contrôle judiciaire.

En toute humilité je dois avouer que je ne m’attendais pas à une telle ampleur dans la violation des droits de la défense les plus élémentaires, sans parler de la justice sur le fond.



Ayant été avocat, grâce à de nombreuses et très malheureuses expériences, je peux confirmer que les magistrats peuvent avoir ce genre d'attitudes. Ils bafouent les droits de l'homme, avec un grand aplomb, une impudence sidérante et contre laquelle il n'y a que la dénonciation (bravo et merci à Maître Souchon). Nous ne sommes vraiment plus dans un État de droit. Je n'ose dire que nous sommes dans un état "fasciste" ou "communiste", c'est tellement facile ! Je dirais plutôt, pour être plus exact, que nous sommes dans barbarie "Delanoë-Mitterrand-Sarkozy- ENMOutreau".