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28.1.13

Mgr Centène, penseur social d'exception

Mgr Centène est l'évêque qui avait soutenu les manifestants de l'automne 2011 qui se faisaient arrêter par la police de Sarkozy, Fillion, Mitterrand. Ils manifestaient pour la liberté religieuse. D'autres membres du clergé, dont l'abbé Grosjean qui depuis est invité partout, leur lançaient moralement des pierres pendant que la police leur passait les menottes.

Mgr Centène est un penseur social profond voilà ce qu'il dit à propos des fragilités sociales (selon le Salon beige) :

« Mais les fragilités ne doivent pas seulement êtres assistées ou soignées à postériori. Tout un travail de prévention doit être accompli en amont par l’éducation au sens de la vie, par l’établissement de repères qui permettent de se construire. C’est tout le sens de mon engagement que vous avez bien voulu souligner, Monsieur le Doyen, au service de la famille. »

En effet, ceux qui veulent détruire la famille, ceux veulent éliminer un parent d'un sexe luttent contre la structure naturelle de l'humanité. Ils commettent un crime contre l'enfance et contre la France.

Moi qui suis un ancien enfant maltraité, je sais qu'il est très difficile de reconstruire l'humanité qui a été niée en soi, de savoir que l'enfant dont l'humanité fut niée par ses parents est "quelqu'un", un être humain parmi les hommes. Ceux profitent de la mentalité particulière de l'enfant maltraité (avocats, juges etc.) pour piétiner sans crainte de "retour de bâton" les droits fondamentaux de celui qui fut un enfant maltraité sont des parjures. Ils sont nombreux en France.

Pour en revenir à Mgr Centène, ce qu'il dit est parfaitement juste, il vaut mieux éviter de créer des inadaptés que de les soigner.

1.11.11

Le langage commun aux "intégristes" et aux révolutionnaires

Il y a un langage commun à (presque) tous ceux (1) qui interviennent sur la pièce de Castellucci, c'est la façon de poser la question : "- Y a-t-il eu blasphème ou non ? ; "- et si oui, le blasphème est-il une bonne chose ?" (sic)

Des musulmans au cardinal cardinal Vingt-Trois en passant par les lefebvristes, l'abbé de Tanoüarn, les laïcistes, les démocrates chrétiens et Yves Daoudal ils ne débattent que de cela. En revanche, les autorités Delanoë-Mitterrand-Sarkozy et leurs personnels sont en retrait sur la question. Eux, ils ne débattent pas, ils invoquent et une fois pour toutes, le droit à la liberté d'expression (pour mieux le violer). Ce sont les plus malins des intervenants à l'affaire.

(1) Mgr Centène a fait exception dans ce débat de gribouilles. Voir mon post sur l'intervention de Mgr Centène.

29.1.13

Mgr Centène parle des droits de l'enfant

Monseigneur Centène enseigne sur les droits de l'enfant :

« Il n’existe pas de droit à l’enfant, mais il existe des droits de l’enfant au premier rang desquels il convient de mettre le droit à avoir un père et une mère, le droit d’être élevé par ses parents, le droit d’avoir une filiation lisible, le droit de grandir dans une famille unie, même si cela demande aux adultes des efforts, des renoncements, des sacrifices peut-être. »

Ceux qui s'opposent au droit d'un des parents d'élever l'enfant commun, s'opposent ainsi au droit de l'enfant (par exemple le syndrome d'aliénation parentale).

D'ailleurs la Convention internationale des droits de l'enfant stipule dans le cas de mineurs réfugiés sans parent :

« 2. À cette fin, les États parties collaborent, selon qu'ils le jugent nécessaire, à tous les efforts faits par l'Organisation des Nations Unies et les autres organisations intergouvernementales ou non gouvernementales compétentes collaborant avec l'Organisation des Nations Unies pour protéger et aider les enfants qui se trouvent en pareille situation et pour rechercher les père et mère ou autres membres de la famille de tout enfant réfugié en vue d'obtenir les renseignements nécessaires pour le réunir à sa famille. »

Etre réuni à sa famille composée de son père et de sa mère fait donc partie des droits fondamentaux de l'enfant. Si les parents sont séparés l'enfant doit pouvoir entretenir des relations avec chacun de ses deux parents. Il serait contraire à l'esprit de cette convention de procréer des enfants sans père ni mère ou avec seulement un père ou seulement une mère ou avec deux pères ou deux mères.

15.11.13

Les « corps intermédiaires » selon Mgr Centène

Le bien commun est une notion dynamique et historique. Le bien commun s'adapte aux données de la société ici et maintenant. Il est les conditions sociales les mieux adaptées au développement intégral de ses membres ici et maintenant. Il dépend donc des données historiques, il est orienté vers le progrès.

Le résumé, ce que l'on peut appeler le résumé de la question, est donné dans l'encyclique Pacem in terris :

« le bien commun embrasse l’ensemble des conditions de vie en société qui permettent à l'homme d'atteindre sa perfection propre de façon plus complète et plus aisée. »
59 - Composé d'un corps et d'une âme immortelle, l'homme ne peut, au cours de cette existence mortelle, satisfaire à toutes les requêtes de sa nature ni atteindre le bonheur parfait. Aussi les moyens mis en œuvre au profit du bien commun ne peuvent-ils faire obstacle au salut éternel des hommes, mais encore doivent-ils y aider positivement (44). »
Les principes permanents du bien commun sont vérité, justice, droits de l'homme, fraternité (ou solidarité).

Trouvé sur le Salon beige cet extrait d'article de Mgr Centène, évêque de Vannes, sur les « corps intermédiaires » où il opère une distinction très importante entre corps intermédiaires nécessaires et consubstantiels à l'homme et corps intermédiaires contingents, dépendant des données historiques et des hommes qui les animent.

« (…) ces corps intermédiaires sont de deux espèces. Les corps intermédiaires naturels, parmi lesquels la famille, sont absolument essentiels et intangibles puisqu’inscrits dans la chair même de l’être humain. Les autres corps intermédiaires sont le fruit de l’Histoire ou d’un accord délibéré entre personnes (partis, associations, syndicats, corporations, collectivités territoriales, parmi lesquelles les régions). Ils peuvent naître, évoluer et disparaître au gré des nécessités.
Là encore, la doctrine sociale de l’Église nous est d’un grand secours, elle qui met en avant ce principe clef de la « subsidiarité ». En un mot, la subsidiarité consiste à laisser faire au plus petit échelon ce qu’il peut faire seul et de façon optimale, surtout quand un traitement de la question dans un cadre plus vaste entraînerait des déséquilibres entre des zones dont les besoins ne sont pas identiques et les moyens humains et matériels différents.
Maintenant, sur la question du corps intermédiaire optimal, le débat est légitimement ouvert et la réponse ne peut être fixiste, dépendant notamment de l’évolution des mentalités, des moyens matériels et financiers, du poids de l’Histoire, des traditions. Un ensemble de synergies qui empêche au total que l’on puisse plaquer artificiellement des « corps intermédiaires » au nom d’une certaine idée qu’on se fait d’eux. Le corps intermédiaire voit le jour de manière empirique lorsqu’il répond à une attente réelle, objective, et on peut l’abandonner lorsqu’il devient une coquille vide, un poids.
Il ne faut pas, en effet, tomber dans le piège de la structure. Car le corps intermédiaire est une structure. Et la tentation est souvent d’attendre son salut de la structure. Or une structure n’a de sens et de légitimité que si elle est faite d’hommes, d’hommes enracinés, formés, respectueux des valeurs et soucieux du bien de ceux dont ils ont la responsabilité. Je crois que les Bretons l’ont compris ces jours-ci. Espérons qu’ils soient entendus et suivis." »


19.4.13

Gramsci cité par les résistants de 2013

Via le Salon beige :



Un inconnu récite un texte de Gramsci (1891 - 1937) sur l'indifférence. Gramsci est mort catholique (voir mon post sur ce fait), il est donc un auteur catholique. La prose de Gramsci, un maître de la littérature italienne, si originale dans ses images puissantes et ses prosopopées audacieuses, est chaleureuse et délicate, comme son âme était chaleureuse et délicate.

Mgr Aillet (il dit quelques mots dans la vidéo) et Mgr Centène (à une autre occasion) sont venus soutenir les manifestants. Qu'ils sont beaux ces jeunes dans leur générosité combat pour la vérité et la liberté.

Comme je suis ému de voir ces hommes de Dieu soutenir ces jeunes au service du mouvement de libération !

28.10.11

Mgr Centène défend la liberté de ceux qui luttent pour la justice

Le "Salon beige" publie la teneur d'un mail envoyé par Mgr Centaine à un manifestant contre les spectacles immondes et subventionnés avec l'argent de tous (Golgota Picnic et "Sur le concept blabla").

Ce que dit Monseigneur est particulièrement intéressant, en voici un extrait :

Je félicite et j’encourage tous ceux qui, en cohérence avec leur foi, n’hésitent pas à agir publiquement, et qui, bien que n’usant pas de violence, aussi bien verbale que physique, sont emmenés par les forces de police et placés en garde à vue, alors qu’ils manifestent, en toute justice, leur désapprobation face à des spectacles dont l’ignominie dépasse l’entendement même.

Le mot important est "justice". Dans un cas comme celui-là les manifestants font œuvre de justice et les journalistes et le médias comme les autorités, œuvre d'injustice.

28.1.13

Ce qui manque à "La France orange mécanique"

Bien sûr que la France vit Orange mécanique, en pire. 200 viols par jour, sans compter les viols requalifiés "agressions sexuelles" et ceux qui ne parviennent pas à la connaissance des autorités de police ou judiciaire ou ceux qu'elles ne poursuivront pas faute de preuve ou de volonté.

Il semble que l'auteur de "La France orange mécanique" préconise comme solution à la criminalité galopante, la construction de prisons. Certes, il en faut hélas !

Mais, comme le fait observer Mgr Centène, ce qui compte, c'est d'agir en amont dans les familles et dans l'enseignement moral et religieux.

Toutes les familles et toutes les religions doivent enseigner "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent."

Toutes les religions et toutes les familles doivent enseigner, ce qui n'est que le développement de cette règle : les droits universels de l'homme.

C'est l'ordre public universel. Or cet ordre public est aujourd'hui nié au sommet de l'Etat qui veut imposer un ordre public relativiste et laïciste (contre la liberté religieuse).

C'est le premier volet et le plus important, bien plus important que la construction de prisons. Pour cela il faudrait encore plus que nos dirigeants soient exemplaires...

17.12.11

"Groupuscules" pour les droits de l'homme ?

Un des thèmes actuellement "dans l'air" repris par à peu près tous les médias est que les manifestations contre les pièces s'en prenant à la liberté religieuse avec l'argent soustrait au Trésor public, seraient le fait de "groupuscules intégristes". Les "catholiques" patentés et subventionnés ajoutent que ces initiatives auraient occulté l'importance de la prise de position des évêques français.

Il est certain que les prises de position agressives de certains évêques français contre "les intégristes" alors que les mêmes évêques n'étaient en même temps que sucre et miel pour les voleurs-persécuteurs, joint à la position digne, de certains autres évêques (au premier rang desquels figure Mgr Centène) n'a pas aidé à clarifier les débats. Mais de cela, l'Institut Civitas n'est pas responsable, ni les évêques dont les prises de position sont restées dignes et conformes aux droits de l'homme.

En outre, il est ridicule de qualifier la Fraternité saint Pie X (FSSPX) et sa succursale,  l'Institut "Civitas", imitation de la "Cité catholique" oussetiste, de "groupuscule". Certes, sont importance intellectuelle est faible, car ses raisonnements et ses textes sont confus (comme l'étaient ceux de la "Cité catholique") et d'assez bas niveau par rapport à ses prétentions et aux sujets traités. Mais, numériquement, la FSSPX est importante, elle n'est pas un "groupuscule". De plus, la FSSPX n'est pas catholique contrairement à ses prétentions et aux qualificatifs des médias. (Curieux tout de même que traitée autrefois avec agressivité de "schismatique", la FSSPX soit maintenant qualifiée par les mêmes médias et tout aussi agressivement, de "ultra-catholique")

En pratique, ce débat occulte que les manifestations ont été le fait de toutes les opinions métaphysiques (il y avait des musulmans bien visibles dans ces manifestations). Les sous-entendus préalable à ce débat intimide donc tous les hommes de bonne volonté ne partageant pas les obscures options de l'institut Civitas. Il faut donc dénoncer cette tentative d'intimidation et cette fragmentation de la société dont se rendent coupables les médias, y compris d'extrême-droite en promouvant ce débat faussé.

Ce débat rend plus facile la répression contre des personnes, qui, quels que soient leurs mobiles, manifestaient pour la liberté. Il a pour effet, sinon pour but, d'intimider et de diviser les manifestants. Il dénature la juste lutte populaire contre le vol et le viol de la liberté religieuse, en authentifiant une doxa mensongère occupant tout l'espace social, y compris judiciaire.

Un "recentrage" permanent sur les positions défendant la dignité donc la liberté de l'homme me semble fondamental pour celui qui veut lutter contre la répression maçonnique. Car si la lutte pour les droits de l'homme est le fait d'un groupuscule, je préfère faire partie de "groupuscule" que de hurler avec la meute nombreuse des loups.

4.7.09

Liberté religieuse et ordination de diacres à Sainte-Anne d’Auray

L’institut du Bon Pasteur va faire procéder à l’ordination de deux diacres à Sainte-Anne d’Auray. Monseigneur Centène évêque du lieu n’assistera pas à la cérémonie.

Les articles écrits à propos de la messe qui sera célébrée en latin, selon la liturgie de saint Pie V insistent sur le fait que cette liturgie est antérieure au concile Vatican II. Un peu comme si le concile avait aboli, interdit les prières sous la forme antérieure et donc condamné l’Eglise.

Le concile Vatican II ne pouvait abolir le rite de l’église latine au moment où, au contraire, il proclamait la liberté religieuse.

En effet, la « déclaration » Dignitatis humanae sur la liberté religieuse le concile l'a découverte dans la tradition et la doctrine de l’Eglise, tradition et doctrine qu'il scrute. (DH § 1)

La liberté religieuse est un droit de la personne humaine fondé sur sa dignité et indépendant des dispositions intérieures des personnes (DH § 2). Donc, il est un droit antérieur au droit disciplinaire de l’Eglise et opposable aux autorités ecclésiastiques. (1)

Or des prières qui ont été approuvées par les papes (notamment saint Pie V) sont exemptes d’erreurs théologiques et ne peuvent pas être interdites aux catholiques et cela en vertu du droit inhérent à la personne humaine d’honorer Dieu selon sa conscience, droit qui n’est pas aboli, cela va sans dire, pour les catholiques même prêtres ou laïcs puisqu’il est inhérent à leur nature humaine. Donc le choix des prières est libre, à condition qu’elles ne s’opposent ni au droit naturel, ni à la théologie catholique et a fortiori, si elles ont été expressément approuvées par l’autorité ecclésiastique (cas de la liturgie de saint Pie V).

C’est pourquoi, c'est, selon moi, sans aucun droit ni titre, que des laïcs, des prêtres et même des évêques en viennent à vouloir imposer leurs options liturgiques en bafouant ainsi le droit naturel de leurs coreligionnaires et cela au nom du concile Vatican II ou de la tradition, qui les condamnent tous les deux puisqu'ils sont en parfait accord !

Nota : le présent post n’est nullement fondé sur un argument « ad hominem », mais sur le droit naturel à la liberté religieuse, droit fondé sur la nature même de l’homme (Dignitatis humanae § 2, alinéa 2). Il est valable aussi pour ceux qui veulent condamner la liturgie de Paul VI.

(1) Bien sûr, pourrait-on m’objecter, l’Eglise est divino-humaine et son pouvoir n’est pas purement humain (comme l’est par exemple celui de l’Etat) et Dignitatis humanae semble ne pas la concerner puisqu’il traite de la liberté en face des pouvoirs humains. Mais Dignitatis humanae se fonde sur le droit naturel et constate un droit de l'homme, donc inhérent à tout homme et donc à tout catholique. Le droit disciplinaire de l’Eglise, qui ne s’exerce évidemment que sur les baptisés, respecte nécessairement le droit naturel et notamment la liberté et en particulier la liberté religieuse, y compris celle des catholiques.

20.11.11

Valeur des débats sur les manifestants pro-liberté religieuse


Sous l’impulsion des communistes, le conseil de Paris a qualifié les manifestants pro-droits de l’homme et pro liberté religieuse de « fascisants ».

Un des avantages de l'étiquette de "fascisante" pour les élus hostiles aux droits de l'homme et en particulier à la liberté religieuse, c'est d'instituer des débats extrêmement confus où communistes et auxiliaires catholiques de la répression d’un côté et lefebvristes de l’autre se trompent mutuellement. En dehors des débats et ignorés des médias quelques évêques viennent paternellement dire des choses justes.

Au regard des droits de l’homme quel est le problème ? - Quelles que soient les idées des manifestants et tant que les manifestations restent pacifiques et n'usent pas de violence, ces manifestations sont légitimes devant l’atteinte à la liberté religieuse constituée par ces pièces, de plus (un comble !) financées par le Trésor public sous l'inspiration de la franc-maçonnerie.

Les ennemis de la liberté religieuse (soient les partisans des pièces financées par des vol d'argent commun), profitent grandement de l'importance disproportionnée que prend l'idéologie lefebvriste dans ces manifestations (alors que des athées, des catholiques, des juifs, des musulmans, des protestants y participent). C'est sans doute en cela que l'"Institut civitas" est le complice objectif et probablement involontaire des communistes et des francs-maçons. Car ce qui est en jeu ici ce  sont les droits de l'homme et non la "christianophobie" ou le "blasphème" qu’invoque « Civitas ».

Cependant, pour être juste, il faut préciser que « Civitas » n’est pas à proprement parler « fasciste » quoique un de ses sympathisants (l’abbé Xavier Beauvais) invoque un droit inexistant à la violence. Car alors que, pour les fascistes, la violence était arbitraire et fondée sur une volonté arbitraire de puissance, « Civitas », lui, semble la justifier par des arguments faux. Ce qui constitue une différence de nature entre les deux idéologies. On peut discuter rationnellement (au moins théoriquement) avec les lefebvristes, on ne pouvait le faire avec les fascistes. On peut dire aux lefebvristes : vous manquez de culture, on ne peut rien dire à une volonté fermée aux arguments rationnels.

Objectivement les deux compères (très inégaux en pouvoirs), je veux dire les communistes d’un côté et les  lefebvristes de l’autre, se complaisent à passer devant les caméras en criant d'un côté "fascisants", et de l'autre "défendre le Christ" (ridicule, c'est le Christ qui nous défend), "blasphème" (mais la notion de "blasphème", notion théologique n'est pas dans le débat laïc), "christianophobie" (notion calquée sur celle d'homophobie et d'islamophobie, notion qui fragmente la société), voire tentant de légitimer la violence émanant de particuliers (alors que les manifestations sont non-violentes).

Cependant que les auxiliaires catholiques de la répression communiste crient, eux : " - Vous n'avez pas de mandat". (Sous-entendu de faire de la théologie, d'enseigner la foi catholique ). Ce qui est vrai. L’abbé de la Morandais ajoute : « - Fasciste, tortionnaires. » comme pour bien montrer d’où vient son inspiration et où vont ses sympathies.

Bref, une "belle" confusion entretenue par les médias qui ne titrent que sur les "intégristes", ce qui est faux, mais ce qui profite aux communistes et à leurs complices et, d’une certaines façon… aux « intégristes » qui ne démentent pas.

Seuls les évêques tels que Mgr Centène, Mgr Aillet, Mgr Brincart et sans doute quelques autres que je ne connais pas, disent des paroles justes par lesquelles ils montrent qu'ils ont un cœur, et un cœur paternel, respectueux de la dignité de l'homme et un esprit qui n’est pas formé que de la lecture du « Monde », de l’  « Humanité », de « La Croix » ou de « Présent ». Rendons grâce à la Providence de nous avoir donné de vrais et paternels évêques, de vrais docteurs.

Une leçon à tirer de cette confusion, c'est que la notion de "droits universels de l'homme" est seule à même de fonder le débat laïc. Elle permet de s'écarter des débats maçonniques truqués (car il y a des francs-maçons du côté lefebvristes et ils ne sont certainement pas inactifs).

29.10.11

L'évêque de Vannes encourage-t-il à participer à la manifestation contre la "christianophobie" ?


Le Salon beige utilise une citation de Mgr Centène évêque de Vannes à l'occasion des manifestations contre la pièce du sinistre Castellucci (Sur le concept blabla), pour prétendre que celui-ci aurait encouragé à participer à la manifestation "contre la christianophobie".

"je ne peux que soutenir toute action visant à défendre, avec charité et fermeté, l’honneur du Christ et de l’Eglise. Je félicite et j’encourage tous ceux qui, en cohérence avec leur foi, n’hésitent pas à agir publiquement, et qui, bien que n’usant pas de violence, aussi bien verbale que physique, sont emmenés par les forces de police et placés en garde à vue, alors qu’ils manifestent, en toute justice, leur désapprobation face à des spectacles dont l’ignominie dépasse l’entendement même."

Une chose sont les manifestations contre les "spectacles" plus vils que les plus viles des bêtes ("Sur le concept blabla" et "Golgota picnic"), violant la liberté religieuse et le droit de propriété, une autre chose est une manifestation prétendant lutter contre une notion niant en pratique les droits universels de l'homme et donnant des droits particuliers aux chrétiens (ce dont ils ne jouissent pas, ni ne doivent jouir dans la société laïque). Cette manifestation est contre productive pour les chrétiens.

27.11.12

Nécessité morale et absence de fait de l'Eglise dans le débat

Mgr Centène, à propos du Christ-Roi, après avoir rappelé la laïcité de la société politique observe toutefois :


« Ce souci de l’Eglise passe donc nécessairement par une attention discrète mais vigilante au destin de la Cité terrestre. C’est le noble sens du mot politique. Car « pour instaurer une vie politique vraiment humaine, rien n’est plus important que de développer […] le dévouement au bien commun. » [Citation de Gaudium et spes]

C’est pourquoi l’Eglise peut et doit intervenir dans le débat public lorsque cette identité de l’homme est remise en question. Et dans cet exercice, son but est toujours de remettre l’homme et sa vérité au cœur des décisions, qu’elles soient politiques, économiques ou sociétales. »

Or les institutions actuelles ne permettent pas que des laïcs, sans s'exprimer au nom de l'Eglise (seule l'Eglise enseignante peut le faire), puissent au moins exprimer des positions respectant la doctrine de l'Eglise.

Le scrutin majoritaire à deux tours, au point de vue des institutions et le laïcisme au point de vue de l'idéologie, sans compter l'illégitime loi du 9 décembre 1905 empêchent que des hommes (et des femmes) politiques puissent s'exprimer en référence à la doctrine de l'Eglise. C'est pourquoi les "débats" parlementaires récents ressemblent à des échanges convenus entre personnes toutes d'accord pour faire silence sur la doctrine catholique.  Ce sont des « débats » qui se font à cloche-pied.

Il est pourtant parfaitement licite et respectueux de la laïcité, de « l'autonomie des réalité terrestres » (Gaudium et spes § 36) que des laïcs, s'exprimant en leur nom personnel, fassent référence la doctrine par exemple du Compendium de doctrine sociale. Cela est licite en vertu des droits universels de l'homme dont fait partie la liberté d'expression.

Si ce droit est une évidence, cette liberté en France et maintenant ne peut être pratiquée, pour plusieurs raisons dont je relève l'intimidation. Les lois d'intimidation comme la loi de 1905 bafouent les droits de l'homme à la liberté d'expression.

Une liberté donnée par la nature n'a nul besoin d'être confirmée par les lois positives. Cette liberté permet la formation des consciences, sans laquelle l'élaboration des lois et les dispositions législatives ne sont que tyrannies.