3.3.08

Le confort intellectuel

Nous recherchons tous le "confort intellectuel", enfin tous, je suis pessimiste, disons que nous devons nous demander si nous ne recherchons pas le confort intellectuel selon l'expression (titre d'un de ses livres) de Marcel Aymé.

Le pape nous le rappelle :

http://www.zenit.org/article-17419?l=french

« L'homme possède effectivement la forte tentation de se construire un système de sécurité idéologique : la religion elle-même peut devenir un élément de ce système, comme l'athéisme ou le laïcisme, mais de cette manière on reste aveuglé par son égoïsme ».

Il s'agit d'avoir un système d'idées toutes faites qui répondent à tout, c'est la "sécurité idéologique" qui justifie notre attitude, la bonne opinion que nous voulons avoir de nous ou la mauvaise que nous avons de ceux qui ne partagent pas nos convictions.

Le remède est sans doute de s'abstenir d'aliéner sa pensée à quelque gourou que ce soit, de rester libre d'apprécier selon notre esprit libre apprécie la chose qui lui est soumise.

Le deuxième remède est de rester vigilant, toujours disponible à la vérité, soit à la réalité appréhendée par notre esprit et cela quelles que soient nos convictions.

26.2.08

Morale laïque, morale religieuse

"Pour le croyant, Dieu est en chaque homme. C'est une phrase que j'ai reprise d'une homélie de Jean-Paul II quand il est venu parler aux JMJ à Longchamp. Je ne dis pas que la religion est la réponse à tous nos problèmes. Mais je constate que quand on a abandonné la morale religieuse, on a abandonné également la morale laïque, et on n'a plus du tout fait de morale."

vient de dire notre président au "Parisien".

http://www.leparisien.fr/home/info/politique/articles.htm?articleid=296085704

Lorsqu'il dit cela, il vient de se féliciter de la visite du gardien des lieux saints de l'islam (La Mecque notamment) à Benoît XVI. Le roi Abdallah a dit, selon M. Sarkozy "Nous avons plus de chose qui nous rassemble que celle qui nous divise". Il veut trouver ainsi un pont entre les religions chrétienne, juive et musulmane.

La question de la morale, selon l'Église, n'est pas une question uniquement religieuse. La loi naturelle qui se formule en un seul principe "ne fais pas aux autres, ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent" nous la trouvons en tout homme, elle est rationnelle. Or il est cependant vrai que la morale laïque, à prétention purement rationnelle mais areligieuse, n'a pu être édifiée.

Pourquoi ? Sans doute parce que la foi chrétienne nous dit que la morale est inscrite en tout homme, serait-il athée, ou quelque religion ou foi qu'il ait. Mais que retrouver cela par les voies uniquement rationnelles dépasse les forces humaines.

C'est pourquoi, pour les catholiques, le dialogue doit se fonder sur la raison, car on ne peut, sur des questions de dogmes qui dépassent la raison, trouver un accord par recherche de la "plus petite croyance commune", du "résumé le plus succinct permettant un accord occultant les divergences", ce qui serait une mutilation des croyances, mais sur la raison, qui est le langage commun à toute l'humanité.

Cette opinion est catholique. Elle est fondée sur la vérité que l'homme est fait à l'image de Dieu, ce qui est une vérité de foi (même si, selon moi, elle peut se vérifier a posteriori rationnellement).

Cependant l'Église demande à être écoutée, dans les opinions diverses des hommes, non comme détentrice d'une vérité évidente, mais au titre d'experte en humanité, ayant une expérience bimillénaire. C'est son titre à parler. Elle est d'ailleurs la seule autorité morale vivante. Et sa première phrase à l'Eglise est "écoutons la raison commune à l'humanité."

Nota : ce que j'écris je crois l'avoir trouvé dans les discours et autres publication de Benoît XVI et du cardinal Bertone, il va sans dire que je ne représente en rien l'Église catholique, ce que j'écris est l'opinion d'un catholique, seulement.

Contraire ment

Lorsque l'on fait la biographie de Philippe Laguérie dans la presse, on omet systématiquement de dire qu'il est issu d'une famille de résistant que son oncle est mort comme otage pris comme militant de gauche.

On omet de dire que l'homme qu'il admire Mgr Lefebvre, a eu son père mort dans les camps d'Adolf Hitler, pendant qu'en Afrique au Gabon, Mgr Lefebvre voisinait et avait de bonnes relations avec le Dr Schweitzer.

On oublie de dire que sa grand'mère au péril de sa vie, avec ses deux garçons, hébergeait chez elle une famille juive et dans la cave une imprimerie de faux papiers. Cela a fait l'objet d'un reportage de FR3 Alsace (car le jeune garçon hébergé par Mme Laguérie était Alsacien)

C'est ça l'histoire racontée par nos média. On ne va trouver dans la biographie de Philippe Laguérie que des faits racontés à leur manière dans un récit à sens unique écrit uniquement pour stigmatiser. C'est le contraire de l'objectivité, de l'honnêteté.

Contrairement

Contraire est un mot qui signifie : "Qui présente l'opposition la plus extrême, la plus radicale."

Selon le Centre National des Ressources Textuelles et Lexicales.

http://www.cnrtl.fr/lexicographie/contraire

Voici comment le journal Le Monde rend compte de l'affaire de l'Institut du Bon Pasteur :

"Contrairement à ce qu'avait affirmé samedi lors de la cérémonie d'ordination l'abbé Philippe Laguérie, supérieur de l'institut traditionaliste du Bon Pasteur, M. Sarkozy n'a pas transmis ses "félicitations" aux diacres mais leur a adressé ses "voeux".

Philippe Laguérie n'est pas "Monseigneur" contrairement à ce que cet article écrit ailleurs, car Laguérie n'étant pas Mgr, l'écrire est contraire à la réalité.

C'est encore une information "contraire" à la réalité donnée par "Le Monde", l'Institut du Bon Pasteur n'est pas "traditionaliste", contrairement à ce qu'écrit le Monde. Car la réalité étant une, si j'ajoute un fait, un qualificatif au récit, mon récit devient contraire à la vérité.

Par ailleurs, on constatera qu'entre les deux termes "voeux" et "félicitations" n'existe pas une "opposition la plus extrême, la plus radicale"... C'est encore une façon de présenter les choses contraire à la réalité que de dire que "voeux" est une expression contraire à "félicitations".

D'autre part, le même journal titre "Le Président Sarkozy a décliné une invitation". Ce n'est pas cela la nouvelle, la nouvelle c'est qu'il a fait répondre par une lettre aimable, contenant le terme "voeux" et "très sincère regrets" de ne pas pouvoir être présent.

Toute l'élite française est formée par ce journal odieusement partisan qui va jusqu'à déformer les nouvelles. Il n'est pas étonnant d'avoir des magistrats français formés à déformer.

25.2.08

Réponse à Marie sur syndérèse

Syndérèse est un mot qui n'est pas dans le Larousse 2006 et n'est pas dans mon "Hachette" 2004.

C'est selon le "Trésor de la langue française" du Centre National de Ressources Textuelles et Lexicales" en ligne

"Faculté des premiers principes d'ordre pratique conduisant les opérations de jugement moral. "

L'ordre pratique si je ne me trompe est constitué par la morale. C'est une "faculté" de l'âme dans l'ordre moral qui conduit, préside, à toutes les diverses opérations du jugement moral. C'est-à-dire, si je dois, par exemple, ou non me lever pour laisser la place à plus âgé, alors que des jeunes se prélassent sur des sièges dans un bus. Je vais formuler un jugement moral sur la bonne attitude à prendre. La syndérèse m'avertira qu'il faut que je fasse le bien et que j'évite le mal et présidera à la décision finale que je prendrai.

Cette faculté, selon le pape, est propre à l'être humain.

Cette faculté doit être développée par l'exercice (en se posant des questions seul ou en commun pourquoi pas ? et la formation par l'étude autres choses semblabes). Il faut développer sa syndérèse et tous nous devons respecter celle des autres.

Il faut que l'être humain ne "soit pas l'objet de manipulations idéologiques, ni de décisions arbitraires ni non plus d'abus des plus forts sur les plus faibles." Pourquoi ? parce que l'être humain alors n'est plus libre, il est rendu esclave d'un autre enchaîné qu'il est à sa volonté par la force (forts contre faibles), arbitraire (non fondée sur la raison), par la réduction en esclavage de sa faculté de jugement moral (manipulation).

Cette faculté, selon le pape, est fondée et s'accroit parallèlement à notre liberté.

Il en conclut que la science doit respecter l'homme comme centre de l'univers. La science doit être animée par l'amour (et non, par exemple, par le désir de domination). Puisque nous en avons discuté, Chère Marie, celui qui sait est comme un maître par rapport à l'ignorant, qui est comme un esclave face au savant.

Voilà ce que j'ai compris sur syndérèse et son importance.

24.2.08

Syndérèse

Dans son discours en français à propos de l'identité changeante de l'homme, le pape médite sur la valeur de l'homme. Toute définition de l'homme est incapable de rendre compte du mystère de l'homme :

"Comment ne pas évoquer ici la merveilleuse méditation du psalmiste sur l'être humain tissé dans le secret du ventre de sa mère et en même temps connu, dans son identité et dans son mystère, de Dieu seul, qui l'aime et le protège (cf. Ps 138 [139], 1-16). L'homme n'est pas le fruit du hasard, ni d'un faisceau de convergences, ni de déterminismes, ni d'interactions physico-chimiques; il est un être jouissant d'une liberté qui, tout en prenant en compte sa nature, transcende cette dernière et qui est le signe du mystère d'altérité qui l'habite."


http://www.zenit.org/article-17145?l=french

Voici les versets auxquels le pape fait allusion dans son discours sur "l'identité changeante de l'individu".

"PSAUME CXXXVIII

Ps 138,1. Pour la fin, psaume de David. Seigneur, Vous m'avez sondé et Vous me connaissez;

Ps 138,2. Vous savez quand je m'assieds et quand je me lève.

Ps 138,3. Vous avez discerné de loin mes pensées; * Vous avez remarqué mon sentier et mes démarches,

Ps 138,4. et Vous avez prévu toutes mes voies ; et avant même qu'une parole soit sur ma langue, Vous la savez.

Ps 138,5. Voici, Seigneur, que Vous connaissez toutes choses, les nouvelles et les anciennes. C'est Vous qui m'avez formé, et Vous avez mis Votre main sur moi.

Ps 138,6. Votre science merveilleuse est au-dessus de moi ; elle me surpasse, et je ne saurais l'atteindre.

Ps 138,7. Où irai-je pour me dérober à Votre esprit, et où m'enfuirai-je de devant Votre face?

Ps 138,8. Si je monte au Ciel, Vous y êtes ; si je descends dans l'enfer, Vous y êtes présent.

Ps 138,9. Si je prends des ailes dès l'aurore, et que j'aille habiter aux extrémités de la mer,

Ps 138,10. c'est Votre main qui m'y conduira, et Votre droite me saisira.

Ps 138,11. Et j'ai dit : Peut-être que les ténèbres me couvriront ; mais la nuit même devient ma lumière dans mes délices.

Ps 138,12. Car les ténèbres n'ont pas d'obscurité pour Vous ; la nuit brille comme le jour, et ses ténèbres sont comme la lumière du jour.

Ps 138,13. Car Vous avez formé mes reins ; Vous m'avez reçu dès le sein de ma mère.

Ps 138,14. Je Vous louerai de ce que Votre grandeur a éclaté d'une manière étonnante ; Vos oeuvres sont admirables, et mon âme en est toute pénétrée.

Ps 138,15. Mes os ne Vous sont point cachés, à Vous qui les avez faits dans le secret ; non plus que ma substance, formée comme au fond de la terre.

Ps 138,16. Vos yeux m'ont vu lorsque j'étais encore informe, et tous les hommes sont écrits dans Votre livre. Vous déterminez leurs jours avant qu'aucun d'eux n'existe."

La syndérèse est la faculté propre à l'homme (encore que je pense que les animaux supérieurs peuvent en avoir un embryon) de savoir où est le bien et où est le mal et qui le pousse à faire le bien.

Moi qui ai été élevé dans la pensée que l'homme était un animal comme les autres, seulement un ensemble de phénomènes physico-chimiques. Car mon père et mes professeur avaient été élevés selon l'idéologie des "Lumières".

Je prends par exemple Denis Diderot, il écrit en précurseur de Darwin

"Imaginez les doigts de la main réunis, et la matière des ongles si abondante que, venant à s'étendre et à se gonfler, elle enveloppe et couvre le tout; au lieu de la main d'un homme, vous aurez le pied d'un cheval."

http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?interpret2,21,40

Il dit aussi, pour exposer les principes qui le guident :

"Aie toujours présent à l'esprit que la nature n'est pas Dieu, qu'un homme n'est pas une machine, qu'une hypothèse n'est pas un fait; et sois assuré que tu ne m'auras point compris, partout où tu croiras apercevoir quelque chose de contraire à ces principes."

In Pensées sur l'interprétation de la nature que l'on peut lire ici http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?interpret2

Il faut croire selon ce pauvre Diderot qu'une hypothèse est un fait et c'est cette absurdité contradictoire dans les termes qu'il veut prendre comme "principe".

L'homme selon lui n'est qu'une machine. Quelle tristesse, comme cela rapetisse l'âme ! Rien n'est vrai alors, rien n'est bien, tout est désespoir.

En revanche comment ne pas être pénétré de joie en lisant David qui a écrit deux mille sept cents ans avant :

Ps 138,6. Votre science merveilleuse est au-dessus de moi ; elle me surpasse, et je ne saurais l'atteindre.

Ps 138,13. Car Vous avez formé mes reins ; Vous m'avez reçu dès le sein de ma mère.

Ps 138,16. Vos yeux m'ont vu lorsque j'étais encore informe,

"L'homme dépasse infiniment l'homme".

23.2.08

Tout n'est pas nul

Le Conseil Constitutionnel a partiellement validé une disposition destinée à limiter les mises en liberté irresponsables de condamnés à perpétuité. Une commission technique "pluridisciplinaire" composées notamment de psychiatres devait, selon la loi, donner un avis "favorable" avant que le juge de l'application des peines examine l'affaire et envisage la mise en liberté du condamné.

La loi prévoyait que l'avis "favorable" de cette commission était nécessaire pour que le juge examine l'affaire. Le Conseil Constitutionnel supprime, avec raison, le mot "favorable" pour préserver l'indépendance des juges.

Cependant les juges devraient, vu leurs responsabilités, avoir à répondre d'une mise en liberté irresponsable d'un individu condamné à la réclusion criminelle à perpétuité.

Plus exactement, comme c'est le jury populaire qui a condamné à la réclusion criminelle à perpétuité,

1) d'une part il ne devrait être qu'exceptionnel que le condamné soit remis en liberté.
2) D'autre part, le juge de l'application des peines ne peut légitimement contredire le jury populaire, jury de qui émane toute légitimité. Il ne devrait, en toute justice, y avoir remise en liberté que par un jury populaire qui seul peut défaire ce qu'un autre jury a fait.

Le juge de l'application des peines en matière criminelle, qui décide de la mise en liberté des condamnés à perpétuité, est donc une aberration, venue de la technocratie.

22.2.08

Déception, déceptions

Mon dernier post sur la question de la "rétention de sûreté" mentionnait que l'adoption définitive de cette mesure ne l'était pas vraiment, puisque le Conseil Constitutionnel avait encore à se prononcer sur la conformité de la loi avec la constitution.

Hélas, le Conseil Constitutionnel s'est prononcé et il a statué, contre toute évidence, que cette loi était conforme à la constitution.

Les demandeurs devant le Conseil Constitutionnel avaient très bien fondé leur recours. Ils ont argumenté sur les droits de l'homme, la légalité des crimes et des peines, c'était clair et, à mon avis imparable. Je suis très déçu par le Conseil Constitutionnel.

Voici principal motif du Conseil Constitutionnel :

"21. Considérant que le respect de ces dispositions garantit que la rétention de sûreté n'a pu être évitée par des soins et une prise en charge pendant l'exécution de la peine ; qu'il appartiendra, dès lors, à la juridiction régionale de la rétention de sûreté de vérifier que la personne condamnée a effectivement été mise en mesure de bénéficier, pendant l'exécution de sa peine, de la prise en charge et des soins adaptés au trouble de la personnalité dont elle souffre ; que, sous cette réserve, la rétention de sûreté applicable aux personnes condamnées postérieurement à la publication de la loi déférée est nécessaire au but poursuivi "

Ainsi le but poursuivi, qui est la prévention de la récidive, devient un motif suffisant pour l'incarcération. Mais tout le monde est potentiellement dangereux ! On ne peut punir quelqu'un, ni même prendre une mesure de sûreté qui ne soit pas une punition, au motif que la personne est "dangereuse" (sauf dans le cas où elle ne jouirait plus de sa raison, mais il ne s'agit plus alors de punition, mais au contraire de protection), quelle que soient les précautions prises pour éviter les abus. L'abus est constitué dès que cette possibilité existe, il n'y a pas de précaution contre une détention arbitraire, il y a la suppression de sa possibilité. Un magistrat, un psychiatre, n'est qu'un être humain, il ne peut punir un autre être humain que dans des cas légaux, car, sous un rapport fondamental, il est l'égal du condamné.

Ces mesures sont donc contraires à l'égalité de tous les êtres humains et que ceux qui se rendront complices de ces détentions arbitraires (car elles sont arbitraires) commettrons une faute morale contre leur égal.

C'est bien à l'effondrement du droit que l'on assiste. Il est paradoxal que ceux qui sont pour autoriser les femmes à tuer les foetus, sont aussi ceux qui argumentent rigoureusement pour les droits de l'homme. Et que ceux qui argumentent contre l'avortement ignorent la violation gravement fautive des droits de l'homme à l'encontre des condamnés.

C'est pourquoi, je suis déçu par le Conseil Constitutionnel, et je suis déçu par la droite, y compris la droite catholique dont je croyais faire partie : déception, déceptions.

L'ordre, la sûreté, oui, mais jamais contre les droits de l'homme et le principe fondamental d'égalité de tous. Car au lieu d'ordre et de sûreté on aura le désordre par les autorités, car l'injustice est un désordre en soi.

Continuons donc à travailler au dessus, à côté des partis, sans esprit de partie et de système, sans démagogie, mais travaillons en un esprit réaliste pour l'abrogation, selon nos moyens, de ces dispositions scandaleuses.

18.2.08

Effondrement du droit

A l'heure où la France vote, dans l'indifférence quasi-générale, un texte contraire à un droit de l'homme évident : soit celui de n'être condamné à une peine que pour des faits antérieurement définis, et à une peine antérieurement légalement édictée, du droit à ne pas être condamné deux fois pour les mêmes faits, à l'heure où le Kosovo accède à l'indépendance en toute illégalité et contre les droits du peuple serbe sur son territoire, à l'heure ou l'éducation nationale est une entreprise (depuis longtemps hélas) contraire aux droits des parents à choisir l'éducation qui sera donnée à leurs enfants, et où le Président de la République se mue, contre la laïcité de l'Etat, en prophète, nous assistons à un effondrement du droit.

Ne nous consolons pas en nous disant, par exemple, que cela ne concerne que des criminels dangereux et que nous ne sommes pas concernés. Nous sommes tous frères. Nous ne valons pas mieux les uns que les autres et nous ne savons pas ce que nous valons "en vrai", soit devant Dieu.

Si ces mesures sont prises ce sont non seulement nos frères qui ont commis des crimes, mais encore nous-mêmes, qui sommes en danger. Ne pas oublier la stratégie du "pied dans la porte entr'ouverte". La porte est ent'ouverte, ils y ont mis le pied, les hommes dangereux qui sont dans les bureaux de la chancellerie connaissent cette stratégie, la détention arbitraire, le totalitarisme nous menacent tous, de fait ils sont là.

Cette loi liberticide doit être abrogée et le droit, en général, doit partout être rétabli. Je lutterai dans la mesure de mes moyens en rappelant sans cesse cette urgente nécessité.

17.2.08

Spielberg : un homme !

A l'inverse de l'Union Européenne qui a recommandé aux athlètes de ne pas parler de droits de l'homme lors de leur séjour à Pékin (BeiJin), le metteur en scène Steeven Spielberg a décidé de mettre un terme à sa mission de "conseiller artistique" pour la cérémonie d'ouverture des jeux 2008, cet été.

Il entend ne plus collaborer avec la Chine coresponsable, selon lui, des atrocités commises au Darfour.

http://moncinema.cyberpresse.ca/nouvelles-et-critiques/nouvelles/nouvelle-cinema/3026-Steven-Spielberg-boycotte-les-Jeux-olympiques-de-Pekin.html

Moi j'y aurais ajouté les atrocités commises par la "justice" chinoise, les exécutions en masse, l'esclavagisme, le goulag chinois dit Lao-Gai etc. (Horreur ! j'ai acheté un lave-linge chinois, mais j'ai été attiré par le prix et je ne savais pas qu'il était fabriqué en Chine !)

Enfin ! voilà un homme, un vrai. Il renonce à ses honoraires (qui devaient être conséquents) plutôt que de collaborer, même de loin, avec un gouvernement sanguinaire qui fait fi des droits de l'homme. Il utilise sa notoriété pour les droits de l'homme, puisse son exemple faire réfléchir les avides de contrats, de fric, même au prix de l'injustice.

Rétention de Sûreté et droits de l'homme

http://www.lexisnexis.fr/liens/depeches_recherche.html#top

Cette dépêche du jurisclasseur parle de l'adoption "définitive" du projet sur la rétention de sûreté. Comme souvent en droit, le mot "définitif" ne veut pas dire que la loi ne sera pas modifiée par le Conseil Constitutionnel. Elle n'est donc pas définitivement définitive, à ma connaissance et sans doute vaut-il mieux qu'il en soit ainsi pour l'honneur de la France.

Cette loi est destinée à lutter contre le risque présenté par certains individus (assassins, tortionnaires, actes de barbarie, violeurs...)

Au royaume des bonnes intentions, les horreurs sont reines. Cette loi en est encore une illustration.

Ainsi un individu condamné à quinze ans d'emprisonnement, pourra être retenu en prison plus de quinze ans et... indéfiniment (un an renouvelable).

Mes lecteurs savent que je préfère les victimes aux criminels. Mais certains principes ne peuvent être méprisés. Il en est ainsi de la légalité des peines (la peine maximum est incrite dans une loi et nul ne peut être condamné à une peine supérieure à celle prévue par la loi). Cette loi contredit le principe d'égalité et de présomption d'innocence.

Il est donc TRES, TRES inquiétant que cette loi ait pu être votée sans entraîner un tollé partout dans les assemblées parlementaires et dans les journaux et tous les médias. La démagogie ne doit pas être étrangère à cette affaire. Nos députés et sénateurs veulent être réélus et s'opposer à une loi émotive aurait sans doute pu leur coûter cher. Nos journalistes veulent des lecteurs. Nos professionnels du droit ont d'autres préoccupations et ne veulent sans doute pas paraître casse-pieds, avec leurs principes.

Il n'empêche que cette violation caractérisée des droits de l'homme, frontale, était pour moi inconcevable. Et pourtant elle est là ! Mais où est la France ?

Selon human watch. http://hrw.org/english/docs/2008/01/28/france17895.htm (en anglais) seul Robert Badinter a protesté (avec quelques syndicats d'avocats et de juges), honneur à eux ! Mais une seule personnalité ! C'est ahurissant.

Un juge qui appliquerait pareille loi, ne ferait que prévariquer sa fonction. La morale lui interdit absolument de faire garder en prison un individu, même supposé dangereux, s'il n'a pas commis de faute susceptible de le faire condamner (avec toutes les garanties qui ne sont que rarement observées par les juges français dont les moeurs brutales sont autant de violation des droits humains). Un juge n'a aucun titre à condamner quelqu'un parce que "dangereux" ; le juge ne pénètre pas dans la conscience. Il ne peut que condamner des faits et celui qui les a commis. Il violerait en cas de condamnation le principe d'égalité de tous les êtres humains.

Du nouveau en matière de cautions des locataires

Jusqu'au 10 février 2008, le montant de la caution pour un locataire était de, au maximum, deux mois de loyer. A compter de cette date, le contrat de location de biens immobiliers destinés à la location est réduit à un mois de loyer maximum.

L. n° 2008-111, 8 févr. 2008, art. 10 et 11 (JO 9 févr.)

C'est donc une charge moindre pour les locataires.

Mais les anciens contrats ne seront pas modifiés, car cette nouvelle disposition ne vaut que pour les contrats conclus à compter du 10 février. Impossible donc à un locataire ayant conclu son bail avant le 10 février de demander le remboursement d'un mois de caution.

Jugements contre les Droits de l'homme en Algérie

"Des informations parvenues depuis à la FPF renforcent ce sentiment d’inquiétude à l’égard de la situation des chrétiens d’Algérie. Trois Algériens ont été condamnés chacun à trois ans de prison ferme et 500000 dinars (5000 euros) d’amende pour « atteinte à la religion et à la personne du prophète »."

http://www.topchretien.com/topinfo/default.php

Dit ce site protestant relayant une visite du pasteur Mustapha Krim accompagné du pasteur Claude Baty au "Quai d'Orsay", respectivement président de l'église protestante d'Algérie (EPA) et président de l'église protestante de France. Pourquoi au "Quai d'Orsay" et pas au ministère de l'Intérieur algérien ? Aucune explication n'est donnée.


Il est pourtant évident que l'Etat n'a pas à protéger particulièrement une religion plutôt qu'une autre, c'est cela la laïcité. Il doit les protéger toutes et n'intervenir qu'en cas de violation, par quelque personne que ce soit, de la liberté religieuse.

En l'occurrence comme encore trop souvent dans les pays musulmans, les juges se changent en théologiens. Sans aucun titre, ils punissent des personnes n'ayant commis d'autre crime que d'exercer leur droit de ne pas croire.

16.2.08

Sarkozy contre le principe d'égalité, pour un principe raciste dans la constitution

« Nicolas Sarkozy souhaite que le principe de diversité soit inscrit dans le préambule de la Constitution et a confié à Simone Veil la mission de conduire un débat national sur cette question (V. déjà, JCP A 2007, act. 62). »

http://www.lexisnexis.fr/liens/depeches.html#top

Un principe philosophique est indémontrable. Il repose sur l’évidence, il est ce que l’on appelle, par analogie, « intuitif ». Il est indémontrable et si l’on tente de le démontrer on en détruit l’évidence. (Etienne Gilson, "Réalisme Méthodique")

Un principe est une idée qui se trouve au commencement des raisonnements et qui éclaire tout, y compris les développements et jusqu’à la conclusion et en matière de droit, de la décision pratique.

Si donc Sarkozy inscrit ce « principe » dans la constitution, il faudrait tout de même que ce « principe » soit défini.

On pourrait définir ce principe ainsi « l’origine ethnique des individus exerçant des responsabilités doit entrer obligatoirement en considération dans les décisions pour assurer une représentation équilibré (ou égalitaire) des différentes composantes raciales ou ethniques de la France » Savoir si les options religieuses (libres ou forcées) doivent aussi en ligne de compte reste peu probable, mais cela se discute.

Ce prétendu principe qui fait référence à la couleur et à l’origine ethnique, est en contradiction avec le principe (sérieux celui-là et sacré) de l’égalité de tous, sans distinction de race, de religion qui induit que les choix doivent se faire selon la capacité des postulants et non sur d’autres critères (religieux ou ethniques en l’occurrence)

Si ce pseudo principe mensonger est inscrit dans la constitution, ce sera un principe nul, car il viendra en contradiction avec ce principe, valable lui, et inscrit à l’article 1, deuxième phrase du préambule :

Art. 1. – [La France] assure l'égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d'origine, de race ou de religion. »

A moins que... Sarkozy et ses inféodés ne votent l’abolition de ce principe.

8.2.08

Figures de rhétorique : entre force et faiblesse

Courrier International, fait sa une sur "l'offensive des Eglises" (sic).

Cette figure militaire d'"offensive" est une figure de rhétorique : une image. Il est bien évident que le pape n'a pas de divisions comme le faisait observer Staline. Il n'y a pas d'offensive.

Plus loin, plus profond que les figure de rhétorique est la rhétorique du discours. "Courrier International" veut faire peur à ses lecteurs et exciter leur agressivité : l'Eglise poursuit la guerre par une nouvelle offensive. Il s'agit ici de désigner les "Eglises" (sic) comme un danger.

Bien sûr rien n'est plus faux. Il ne s'agit pas de guerre, mais de liberté religieuse et de liberté d'expression.

Cet usage indu et malhonnête de figures de rhétorique pour manipuler ses partisans par la peur s'étend aussi aux adversaires des laïcistes. C'est faire d'une pierre deux coups : la colère est mauvaise conseillère pour tout le monde.

Ces procédés signent l'agressivité, et signent de la faiblesse. Si l'on en est réduit à utiliser ces méthodes, c'est que l'on n'est pas sûr de soi et que, dans le fond, on ressent la profonde irrationnalité de ses positions. Irrationallité dans laquelle on veut entraîner les débatteurs. C'est donc un signe de profonde faiblesse.

Offensive des laïcistes contre la liberté d'expression des croyants

Signalé par le Salon Beige, le Courrier International s'en prend aux croyants chrétiens catholiques et orthodoxes.

http://www.courrierinternational.com/article.asp?obj_id=82289

Ce que réclame l'Eglise, c'est de pouvoir s'exprimer donc que les croyants puissent s'exprimer, et donner leurs opinions. C'est la liberté religieuse. Nul ne peut ostraciser l'opinion religieuse. Elle n'est pas injuste, elle n'est pas inconvenante, cette opinion.

Pour l'interdiction, c'est ce que ne veulent pas les laïcistes : cela confirme bien qu'ils sont un danger pour la liberté religieuse et la liberté d'expression.

Ils s'expriment donc doctoralement, mais sans aucun titre à le faire, en affirmant gratuitement que la religion chrétienne serait en opposition avec la liberté d'expression et la liberté politique. Les religions seraient incompatibles avec la démocratie.

Pourtant la démocratie est bien née dans les pays chrétiens et la Suisse est là pour en attester.

Au plan doctrinal, les encycliques de Léon XIII "diuturnum illud" par exemple, sans compter bien sûr Paul VI et les autres papes, et le discours de Pie XII de 1944 sur la démocratie, attestent que l'Eglise respecte la démocratie.

"Toutefois, il importe de remarquer ici que, s'il s'agit de désigner ceux qui doivent gouverner la chose publique, cette désignation pourra dans certains cas être laissée au choix et aux préférences du grand nombre, sans que la doctrine catholique y fasse le moindre obstacle. Ce choix, en effet, détermine la personne du souverain, il ne confère pas les droits de la souveraineté ; ce n'est pas l'autorité que l'on constitue, on décide par qui elle devra être exercée. Il n'est pas question davantage des différents régimes politiques : rien n'empêche que l'Église n'approuve le gouvernement d'un seul ou celui de plusieurs, pourvu que ce gouvernement soit juste et appliqué au bien commun. Aussi, réserve faite des droits acquis, il n'est point interdit aux peuples de se donner telle forme politique qui s'adaptera mieux ou à leur génie propre, ou à leurs traditions et à leurs coutumes." écrivait déjà Léon XIII le 29 juin 1881 (source jesusmarie.com)

Sur la liberté, de même et particulièrement sur la liberté religieuse, l'Eglise non seulement ne s'oppose pas à cette liberté, mais elle la promeut et demande son application universelle. (Voir Dignitatis Humanae du 07 décembre 1965)

L'organisation de l'Etat étant démocratique, l'Eglise demande le droit de parler.

Courrier International nous fait "toucher du doigt" une nouvelle fois l'illogisme et l'injustice des revendications laïcistes. Elles veulent s'opposer aux églises, en les accusant de vouloir supprimer la liberté et la démocratie, ce qui est une diffamation.

Au moyen de cette diffamation, les laïcistes veulent obtenir le silence de l'Eglise et des croyants. Ils veulent, sans aucun titre à le faire, être seul à exprimer et appliquer leur idéologie contradictoire.

Ces laïcistes veulent le monopole de la doctrine !

La Société Marseillaise de Crédit, une banque qui aime les recelleurs

Lorsque j'ai été condamné (voir mon précédent post) par les magistrats de la Cour d'Appel de Nîmes à payer les espèces payées par la Société Marseillaise de Crédit (SMC) à un inconnu, je dois, du fait des magistrats nïmois, payer les créances frauduleuses de cette banque à la société spoliée... Quel rôle ont donc ici les magistrats ? Par haine de ma personne, ils sont prêts à s'abaisser, jusqu'où ? pour l'instant jusqu'à l'escroquerie. Je les plains dans le fond.

En France, selon que vous serez juif, ou gentil, vous passerez en correctionnelle et devrez rembourser les sociétés et autres organismes, ou vous bénéficierez d'une action contre les cautions pour vos malversations et les méchantes cautions (qui ne cautionnent, dans les pays civilisé, que des opérations régulières, cela va sans dire).

Une constante toutefois, la Société Marseillaise de Crédit est spécialisée dans les opérations malhonnêtes.

Cependant, le traitement par les juges français en est différent : dans un cas honte, dans l'autre action éhontée couronnée de succès.

Les juges français ne respectent pas l'égalité fondamentale des êtres humains.

7.2.08

Les juges français sont-ils antisémites ?

Quelle surprise, ce matin je lis un dépêche sur la nouvelle affaire du Sentier où la Société Marseillaise de Crédit est prévenue de blanchiment d'argent sale.

Les juges français reprochent à cette banque d'avoir permis des décaissements en espèces provenant de comptes de sociétés :

"Cinq réseaux -quatre composés de commerçants et sociétés et le cinquième d'associations cultuelles ou caritatives israélites- ont, selon la justice, blanchi des fonds provenant d'abus de biens sociaux ou d'abus de confiance en convertissant sous forme d'espèces des chèques émis en règlement de fausses factures ou de prestations fictives. Chèques ensuite déposés dans des banques ou bureaux de change en Israël où la réglementation permet d'obtenir en échange des espèces, même si le chèque est libellé au nom d'un tiers ou d'une société. Espèces ensuite rapatriées en France. La justice reproche aux banques poursuivies pour "blanchiment aggravé", outre la Société générale, la Barclays France, la National Bank of Pakistan et la Société marseillaise de crédit (SMC), de ne pas avoir surveillé le traitement des chèques endossés à plusieurs reprises par des bureaux de change israéliens et encore moins les décaissements en espèces effectués sur les comptes des entreprises ou des associations cultuelles."

http://fr.biz.yahoo.com/04022008/5/sentier-2-proces-geant-pour-quatre-banques-et-138-autres.html

Or il se trouve que je viens d'être condamné par la Cour d'Appel de Nîmes dans un cas semblable : une personne peu délicate avait retiré environ 150 000 FF en espèces du compte d'un société ouvert à la SMC. Peu de jours après la SMC clôturait le compte, alors que celui-ci était en sommeil depuis six mois environ. Le comble c'est qu'avant le retrait, le compte était déjà à découvert du fait des magouilles de la SMC et il se retrouvait à découvert de 400 000 FF environ du fait de cette remise d'espèces imputées sur un compte à découvert. Qui a profité de cette curieuse remise d'espèces sur compte à découvert ? Mystère, raquez et plus vite que ça ! Mes parents ignoraient de fait le fonctionnement de cette société.

Mon père s'était porté caution de cette société indéliquate, mais pas juive. Que croyez-vous qu'il arriva ? Je fus condamné par la vertueuse Cour d'Appel nîmoise à payer le découvert laissé par cette société spécialisée dans le blanchiment et maintenant blanchie par les juges français. La vertueuse Société Marseillaise de Crédit va pouvoir rentrer dans ses fonds, à moins que j'aie l'argent pour aller en cassation et que mon avocat trouve un moyen reconnu par la cour française.

En France, il y a deux poids deux mesures : si vous êtes juif, vous êtes traîné devant les tribunaux et abondamment diffamé, si vous n'êtes pas juif, les juges français vous condamneront à payer les escrocs (mais pas juifs, eux).

Elle est pas belle la vertueuse justice française ? Non mais c'est vrai, ça les escrocs non juifs ont droit à la protection de nos vertueux magistrats non juifs aussi.

6.2.08

Chrétiens d'Irak : l'exode

Dans une dépêche du 05 février 2008 zenith rapporte :


"Ils [les évêques] dénoncent « l'exclusion » dont sont victimes les chrétiens en Irak : « Des extrémistes nationaux exigent des chrétiens qu'ils se convertissent immédiatement à l'Islam, sans quoi ils sont tenus d'abandonner leurs propriétés et de quitter le pays. Les chrétiens ne peuvent donc plus professer leur foi, le port du voile est imposé aux femmes et les crucifix sont enlevés des églises. À juste titre, ceux et celles qui prennent la route de l'exil sont considérés comme de véritables « réfugiés politiques ». Ils aimeraient pouvoir retourner chez eux, mais, au moins en ce qui les concerne, tout espoir d'un retour au calme et à la cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans iraquiens semble irréalisable »."

http://www.zenit.org/article-17213?l=french

C'est ce que disent les évêques canadiens. Ils demandent à leur gouvernement d'intervenir pour sauver les chrétiens d'Irak.

Priver les gens de leurs biens est contraire à l'article 17 de la déclaration universelle des drots de l'homme de l'ONU.

Exiger des femmes chrétiennes qu'elles portent le voile est évidemment contraire à la liberté religiseuse. Venir dans les églises pour en recouvrir les crucifix est aussi contraire à la liberté religieuse.

"tout espoir d'un retour au calme et à la cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans iraquiens semble irréalisable"

Notons bien cela après l'action américaine, la cohabitation harmonieuse entre chrétiens et musulmans a cessé.

Qui encourage ainsi les fondamentalistes, les fanatiques ? Comment ont-ils l'argent pour persécuter les chrétiens, leur interdire de travailler ?

C'est la bonne question, car les chrétiens d'Irak ne sont pas en Irak depuis peu, ils sont en Irak depuis des siècles et avant même l'arrivée de l'islam.

29.1.08

Agression sexuelle la curieuse jurisprudence du tribunal de Marseille

Selon le Salon Beige et le Nouvel Observateur un élu Marseillais a été condamné par le tribunal correctionnel de Marseille à trois ans de prison avec sursis.

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/societe/20080129.FAP3019/un_elu_marseillais_condamne_pour_une_serie_dagressions_.html

L'homme nie les fait. Il a reconnu des "gestes affectueux" mais pas de geste sexuel. Selon la dépêche reprise par l'Obs. il n'y aurait que cela dans le dossier : des affirmations contre des dénégations. Ca m'étonne.

Il aurait commis une série d'agressions sexuelles contre sa filleule, alors qu'elle était petite fille. "Un série"! ! !

Quoiqu'il en soit, il a été condamné... à trois ans de prison... avec sursis. Avec ce que l'on a d'information, c'est troublant.

Le procureur avait réclamé quatre ans de prison ferme.

27.1.08

Liberté religieuse : comme si Dieu existait ou comme si Dieu n'existait pas


"Une saine laïcité comporte la distinction entre religion et politique, entre Eglise et Etat, sans que cela fasse de Dieu une hypothèse privée, ou exclue la religion et la communauté ecclésiale de la vie publique. Une saine laïcité ne procède donc pas, de façon systématique, au niveau public etsi Deus non daretur. Au contraire, comme l'a suggéré à plusieurs reprises celui qui était alors le Cardinal Ratzinger, il serait plus rationnel qu'elle soit configurée etsi Deus daretur. Au siècle des lumières, on tenta de garantir les bases de la coexistence en conservant les valeurs essentielles de la morale indépendantes de la religion. Cela semblait réalisable, dans la mesure où les grandes convictions fondamentales nées du christianisme résistaient et semblaient inégalables. Mais il n'en est plus ainsi. "


A dit le cardinal Bertone dans une conférence du 19 octobre 2007 à la fondation Paul VI.

http://www.vatican.va/roman_curia/secretariat_state/card-bertone/2007/documents/rc_seg-st_20071019_fond-paolo-vi_fr.html

La morale laïciste prend pour principe "faire comme si Dieu n'existait pas". Ce qui est une affirmation, un commandement moral fondé sur l'idée que la religion est irrationnelle, or cela n'est pas vrai de la religion chrétienne. Sur le plan pratique, cette affirmation semblait effectivement "tolérante" à une époque où la société européenne et occidentale, inconsciemment restait d'accord avec les grandes options de la morale chrétienne.

Cette affirmation, à l'heure où la cohésion de la société fondée sur les convictions ou les habitudes chrétiennes s'effondre, devient manifestement illégitime.

Il faut donc refonder la société et même l'individu sur l'hypothèse : "faire comme si Dieu existait". On reconnaît ici l'argument du "pari" de Pascal.

On peut constater aussi que cette affirmation "faire comme si Dieu n'existait pas" est péremptoire et s'imposerait aux consciences de tous y compris des croyants. Il n'existe naturellement aucune justification rationnelle à la prétention d'imposer cette hypothèse.

En effet l'affirmation selon laquelle les religions seraient, à elles seules, coupables de violence ne tient pas. L'athéisme d'Etat vécu en France en particulier mais aussi ailleurs dans le monde, depuis environ 1789 et en URSS n'a nullement démontré qu'il était pacifique, qu'il garantissait les droits de l'homme, au contraire.

26.1.08

"Offrir" ses souffrances ?

Comme la vie passe si vite, je me suis promis de lire l'encyclique du pape sur l'espérance. Quand on le lit on se réjouit d'avoir pour contemporain celui que je considère comme un génie.

Il a un paragraphe sur "offrir" ses souffrances. Cette expression était employé par un proche avec un sens horripilant. Le pape lui redonne un sens acceptable :

"40. Je voudrais encore ajouter une petite annotation qui n'est pas du tout insignifiante pour les événements de chaque jour. La pensée de pouvoir « offrir » les petites peines du quotidien, qui nous touchent toujours de nouveau comme des piqûres plus ou moins désagréables, leur attribuant ainsi un sens, était une forme de dévotion, peut-être moins pratiquée aujourd'hui, mais encore très répandue il n'y a pas si longtemps. Dans cette dévotion, il y avait certainement des choses exagérées et peut-être aussi malsaines, mais il faut se demander si quelque chose d'essentiel qui pourrait être une aide n'y était pas contenu de quelque manière. Que veut dire « offrir » ? Ces personnes étaient convaincues de pouvoir insérer dans la grande compassion du Christ leurs petites peines, qui entraient ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quotidien pourraient acquérir un sens et contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes. Peut-être devrions-nous nous demander vraiment si une telle chose ne pourrait pas redevenir une perspective judicieuse pour nous aussi."


Extrait de Spe Salvi http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20071130_spe-salvi_fr.html

Comme le dit le pape, "offrir ses souffrances" a pu parfois être une chose malsaine. C'est-à-dire qu'elle tirait la dévotion vers le sadomasochisme, au moins en version asexuée.

Mais cette perspective que les souffrances du quotidien, les petits ennuis, les petites contrariétés complètent ce qui manque à la Passion du Christ (Col. 1, 24) est une perspective très consolante. Je me demande toutefois comment cette idée pourrait
"contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes."

Est-ce parce que ceux qui nous font souffrir sont l'occasion pour nous de nous enrichir ? Et donc en ce sens gagnent un titre à être aimé ? Je vous propose cela...

"Rom 8,22. Car nous savons que toute créature gémit et est dans le travail de l'enfantement jusqu'à cette heure;

Rom 8,23. Et non seulement elle, mais nous aussi, qui avons les prémices de l'Esprit, nous aussi nous gémissons en nous-mêmes, attendant l'adoption des enfants de Dieu, la rédemption de notre corps."

A écrit saint Paul http://magnificat.ca/textes/bible/romains-01.htm

24.1.08

Rire est-il une faute ?

Comme c'était la fête de saint François de Sales, hier, ayant ouvert au hasard mon "Ouvres" dans la collection "La Pléiade", j'extrais ce passage sur le rire (P. 1120 Entretiens Spirituels X de l'Esprit d'humilité éd. mars 1986). Ces entretiens étaient destinés aux Soeurs de la Visitation.

" Les Entretiens Spirituels ne sont pas une oeuvre rédigée dans le silence d'un cabinet de travail, mais, comme leur nom l'indique, des colloques ou conversations familières de François de Sales avec ses filles de la Visitation sur des sujets de spiritualité et d'observances religieuses" (Roger Devos même édition)

Saint François sur ce sujet moral et spirituel :
Vous demandez si c'est un manquement d'humilité de rire des coulpes [fautes] que les Soeurs disent ou du manquement que la lectrice fait à table. _ Hé, nullement, ma chère fille, car le rire est une passion qui s'émeut sans notre consentement, et n'est pas en notre pouvoir de nous en empêcher, d'autant que nous rions et sommes émus à rire pour des occasions imprévues. C'est pourquoi Notre-Seigneur ne pouvait rire, car rien ne lui était imprévu, sachant toutes choses avant qu'elles arrivent, mais oui bien se sourire, ce qu'il faisait à dessein.


Donc Jésus souriait, pleinement maître de son acte, mais il ne riait pas car rien ne pouvait le surprendre, et il restait toujours maître de ses actes.

Mais nous nous pouvons rire, car beaucoup de choses nous surprennent, car nous rions toujours par surprise.

Notre saint poursuit toutefois : "
Or cela étant ainsi, ce n'est point contre l'humilité de rire, pourvu néanmoins que l'on ne passe point plus avant s'entretenant en son esprit ou avec quelqu'un du sujet qui nous a ému à rire ; car de cela il ne faut pas faire, surtout quand il s'agit de l'imperfection du prochain.
"

Nous pouvons donc rire pourvu que ce ne soit pas des défauts du prochain. Et même dans ce cas, si c'est par surprise, il n'y a pas faute.

D'ailleurs le Précis de Théologie Morale Catholique du R.P. Jones traduit par l'abbé Marcel Gautier (1934) ne mentionne pas le rire comme faute que dans un cas particulier celui des blagues et chansons déshonnêtes.

23.1.08

Arrêt de la CEDH concernant l'adoption : la manipulation

Selon un arrêt de la Cour Européenne des Droits de l'Homme, la France vient d'être condamnée pour discrimination pour "orientation sexuelle" (sic) une femme qui demandait à adopter un enfant.

De la droite à la gauche, c'est un concert et le Salon Beige conclut que la France a le choix entre :

  • "soit accepter l'adoption par les personnes homosexuelles
  • soit modifier son droit de façon à interdire l'adoption par des célibataires, car c'est sur ce droit que s'est fondée la décision de la CEDH."

Tout cela est faux. La CEDH n'a nullement mis en cause la législation française.

Elle a jugé un cas où une femme mettant en avant son homosexualité qui se traduisait par la vie commune avec une autre femme, avait demandé l'adoption.

Il semble que, selon la CEDH, les autorités judiciaires françaises soient tombées dans le piège tendu par cette femme. Elles se seraient, selon la CEDH, fondées sur l'"orientation sexuelle" pour refuser l'adoption. Celà est d'ailleurs contestable : ces fait ne sont pas certainement établis. Mais la CEDH viole les droits à la présomption d'innocence (de l'Etat français en l'occurrence) régulièrement.

Ce cas de la dame "E.B." est un cas. Il ne juge en rien des autres cas. Il n'existe donc pour la France aucune obligation découlant de cet arrêt, sauf peut-être de mieux assurer la formation de son personnel.

Ce que je constate, c'est que la manipulation, d'ailleurs plutôt pour le mariage "homosexuel" que pour l'adoption par un(e) homosexuel(le) qui est déjà possible dans le droit, marche bien, chacun tenant le rôle attendu.

21.1.08

La HALDE épinglée pour discrimination

Le lobby des femmes (Coordination française pour le Lobby Européen des Femmes) dans son rapport 2007 à l'ONU

constate à propose de la HALDE de Schweitzer : "Une place insuffisante faite aux femmes dans cette instance

La place des femmes dans la composition de la Hautre Autorité est insuffisante, malgré la représentation équilibrée entre les hommes et les femmes recommandée par les textes. Elle ne sont que trois sur les onze membres de collège et six sur les dix-huit du conseil consultatif. Les associations de femmes devraient disposer au moins d'un siège au sein de ce conseil."

Et voici deux discriminations au sein de la HALDE de Schweitzer : les femmes et leurs problèmes ne sont pas représentées en tant que minorité opprimée dans la HALDE.

Et plus grave, la HALDE discrimine les femmes.

Incroyable ! Mais à qui se fier ! Schweitzer : il doit passer en jugement pour discrimination sexiste !

Le rapport peut être lu en entier ici :

http://www2.ohchr.org/english/bodies/cedaw/docs/ngos/CLEF_fr.pdf

18.1.08

17 janvier fête du saint protecteur des animaux : saint Antoine

Le Grand saint Antoine est fêté le 17 janvier.

Il était Égyptien.

Il est considéré comme le protecteur des animaux domestiques, c'est pourquoi à Rome sa fête est aussi la fête des animaux (chevaux, vaches, chats, chiens, oiseaux) et de leurs éleveurs.

On le représente souvent avec un cochon qui serait une truie dont il avait guéri le pourceau atteint de cécité, selon ce que j'ai lu je ne sais plus où.

Le pape et les éleveurs ont fêté le saint selon zenit :

«En Italie, saint Antoine abbé est invoqué comme saint protecteur des troupeaux et des animaux domestiques. (...)

(...)D'autres pensent qu'il est devenu le protecteur des animaux parce que, proche du Créateur, il avait le respect de toutes créatures, et qu'il soignait les animaux blessés." (...)

"A Rome, la paroisse Sant'Eusebio à l'Esquilin, se transforme en paisible arche de Noé citadine, lors de la messe de 11 h le 17 janvier et le dimanche suivant : on accueille chiens, chats, lapins, oiseaux, tous les animaux domestiques. La liturgie est soignée, la chorale joyeuse, l'homélie riche. (...)"



Extraits de l'article de Madame Anita S. Bourdin.

http://www.zenit.org/article-17056?l=french

Antoine 251 - 356 est mort à l'âge de 105 ans, sans avoir perdu une seule dent, tant son régime alimentaire devait être bon !

17.1.08

Un message du Forum des Catholiques Romains sur la Sapienza


http://www.cattoliciromani.com/

Non à la censure idéologique : liberté de parole pour le pape aussi.

Moi, je suis avec le pape.

C'est ma traduction personnelle de mes amis du forumu "cattoliciromani.com".

Il forum Cattolici Romani
esprime il proprio
SDEGNO
per la
CENSURA IDEOLOGICA
che ha impedito al
PAPA,
professore di grandissima cultura,
di tenere una lezione alla Sapienza.
E' VERGOGNOSO
che proprio chi si riempie la bocca
di libertà, democrazia, dialogo e rispetto,
a conti fatti
finisca per dimostrare evidentemente il contrario,
impedendo ad un accademico così autorevole di parlare
proprio in quella che DOVREBBE essere la culla della cultura.
Ci auspichiamo che avvenimenti come questo,
che minano le basi stesse della convivenza civile,
non si ripetano mai più,
e che questo male
sia una occasione di SERIA RIFLESSIONE
sulla SITUAZIONE DELL'UNIVERSITA' IN ITALIA.


Esprimiamo la nostra vicinanza spirituale al Sommo Pontefice,
preghiamo per chi ha dimostrato in questi giorni un immenso e devastante deserto spirituale, morale e intellettuale.


Voici la traduction que je propose :

Le forum catholique romain exprime sa propre indignation pour la censure idéologique qui a empêché le pape, professeur de très grande culture de donner un cours à la Sapienza.

C'EST UNE HONTE, que ceux mêmes qui ont plein la bouche de liberté, de démocratie, de dialogue et respect, tout comptes faits, finissent par faire voir le contraire, empêchant un universitaire aussi éminent de parler, justement dans le lieu qui devrait être le point initial de la culture. Nous espérons que des événements comme celui-là qui minent les bases de la convivence civile ne se répéterons plus jamais et que ce mal soit une occasion de SERIEUSE REFLEXION sur la situation de l'UNIVERSITE EN ITALIE.

Nous exprimons notre soutien spiritel au Souverain Pontife, nous prions pour celui qui mis à jour en ces jours un immense et dévastateur désert spirituel, moral et intellectuel.

Fin de la traduction.

J'essairai de traduire un peu le message du pape publié uniquement en italien. Il fait le point sur une question qui me passionne : à quel titre peut intervenir l'Eglise dans le débat des laïcs et notamment de ceux en charge de l'autorité de l'Etat.

15.1.08

Conversions des musulmans : c'est possible

Autre citation de Camille Eid (voir mon post précédent sur le fanatisme) :


"Zenit - Dans le livre, on voit que derrière chaque homme se cache une recherche de vérité. Pensez-vous, dans cette optique, que cela puisse aider à faire tomber les préjugés, surtout vis-à-vis des musulmans ?

Camille Eid - Cela peut contribuer à ouvrir une possibilité de dialogue avec les musulmans, en premier lieu comme hommes, car prendre le musulman pour un fidèle à la foi imperméable est une théorie à démonter, vu qu'en Italie et dans d'autres pays d'Europe il y a beaucoup de convertis, de même que dans certains pays islamiques comme la Malaisie et l'Indonésie. Sur l'Ile de Java, un million de chrétiens sont d'origine musulmane. "

http://www.zenit.org/article-16984?l=french

Les musulmans connaissent très mal le christianisme. Il y a chez eux une grande soif de vérité et de justice donc de conversion. L'agressivité n'est pas une fatalité.

Il faut donc lutter pour la liberté religieuse et le respect des droits de chacun, en particulier des convertis.

Sans liberté religieuse, pas d'apostolat possible.

C'est pourquoi, ceux qui parmi les chrétiens luttent contre la liberté religieuse commettent des fautes très graves et je comprends que l'on ait pu dire que l'intégrisme chrétien était la pire offense faite à Dieu.

Benoît XVI ne fait rien en faveur des lefebvristes.

Benoît XVI le premier a interdit le rite de saint Pie V, et c'est une nouveauté de Benoît XVI, comme rite "ordinaire"de la messe en paroisse. (Lire le "Motu Proprio" "Summorum Pontificum" du 7 juillet 2007)

Cette interdiction est fondée sur l'adoption par la majorité du peuple du rite de Paul VI.

Petit problème : historiquement, cette adoption s'est faite par la violence et par le mensonge. Le peuple, les évêques et les prêtres n'ont pas accepté ce rite avec enthousiasme, mais contraints et forcés dans de très nombreux cas. Beaucoup croyaient devenir "schismatiques" s'il gardaient le rite "tridentin".

De plus l'Eglise est une monarchie de droit divin, l'adoption par la majorité (dans des conditions contestables) peut-elle fonder l'interdiction d'un rite promulgué par un pape et accepté par ses successeurs ?

Dos au peuple ou ensemble ?

Le Figaro donne l'information que le pape a célébré la messe "dos au peuple ou face à la croix".

Décrire cela comme "dos au peuple", c'est décrire le rite par un terme péjoratif (tourner le dos à quelqu'un c'est le mépriser).

En l'occurrence, le prêtre qui dit la messe ne le fait pas "dos au peuple", mais adore ensemble ,avec le peuple. Il fait la même action que le peuple : il adore Dieu.

Dire ensuite qu'il ne regarde pas le peuple (pourquoi le regarderait-il pour le surveiller ?). C'est encore faux car pour il se retourne plusieurs fois au cours de la messe pour saluer le peuple.

"Le Souverain Pontife devait donc se trouver «le dos tourné au peuple et le regard fixant la croix, orientant ainsi l'attention et la disposition de toute l'assemblée»" dit l'article.

http://www.lefigaro.fr/international/2008/01/14/01003-20080114ARTFIG00299-nouveau-geste-de-benoitxvi-en-faveur-des-traditionalistes.php

Selon moi de plus le pape ne fait pas un geste en faveur des lefebvristes. Il veut la restauration de la dignité du rite de Paul VI et l'effacement progressif du rite de saint Pie V.

13.1.08

20 janvier Marche pour la Vie

Les défenseurs de la vie proposent une marche le 28 janvier à 14 heures 30 place de la République à Paris. Elle fait trois kilomètres et va de la place de la République à la place de l'Opéra.

Il est bien que cette marche ait lieu.

Il est dommage que le Salon Beige parle de la "loi Veil", il tombe ainsi dans le piège que le lui tendent les partisans de la culture de mort. Pourquoi toujours ressasser cette demi-vérité puisque la loi est bien plus la loi Giscard d'Estaing et Chirac que la loi Veil ?

Les organisateurs de la marche sur leur site ne parlent pas de la "loi Veil", tant mieux.

Il paraît que cette marche est très festive. Les jeunes vraiment s'y amusent bien, car il s'agit de célébrer la vie.

La vie et toute vie humaine surtout est à célébrer. Je n'étais pas attentif à ce passage de l'évangile mis en évidence par Monsieur Fontaine, sur le Salon Beige :

"Jn 9,1. Jésus, en passant, vit un homme aveugle de naissance.

Jn 9,2. Et Ses disciples Lui demandèrent: Maître, qui a péché, cet homme ou ses parents, pour qu'il soit né aveugle?

Jn 9,3. Jésus répondit: Ni lui n'a péché, ni ses parents; mais c'est afin que les oeuvres de Dieu soient manifestées en lui."

http://magnificat.ca/textes/bible/nt.htm

Ainsi les handicapés sont dans le monde pour témoigner et ils ne présentent pas un mal moral.

J'ai vu il y a peu un papa et son fils handicapé. L'enfant d'environ quatorze ans avait un handicap grave qui ne l'empêchait pas de marcher cependant. Le témoignage d'amour du père pour l'enfant m'a touché, ils semblaient s'entendre si bien et tant s'aimer tous les deux...

Le Cardinal Bertone liberté religieuse et laïcisme

"Dans son homélie, le cardinal Bertone n’a pas hésité, rapporte l’agence portugaise Lusa, à dénoncer ceux qui, « au nom d'une société tolérante et respectueuse, imposent comme seule valeur commune la négation de toute valeur réelle et permanente ».

Il invitait les chrétiens à réagir en disant : « Devant de telles prétentions, le minimum que nous puissions faire est nous rebeller avec la même audace que les Apôtres ».

http://www.zenit.org/article-16412?l=french

Dans cette homélie du 15 octobre 2007 à Fatima le cardinal implicitement nous avertit que la liberté religieuse trouve son fondement dans une valeur-source qui est la dignité humaine et donc la volonté du Créateur et non dans l'agnosticisme.

En effet, cette valeur-source elle réside dans les données certaines de la raison, c'est-à-dire bien commun intellectuel de toute l'humanité. La raison : seule communion possible du fait de la division de croyances de la famille humaine.

La rébellion que prône le cardinal est l'ultime moyen, il n'y en a pas de plus extrême dans une situation sociale intolérable. Mais il nous précise, nous rebeller à la façon des apôtres, c'est-à-dire en dénonçant cette erreur intellectuelle, non par la violence.

Il s'agit donc de démonter ce sophisme selon lequel sont seuls tolérants les athées et les agnostiques ou au moins ceux qui, même croyants, veulent imposer cette doctrine contradictoire à la société : "pour être libre, soumettons-nous à l'agnosticisme". "Pour être respectueux des autres, imposons-leur une philosophie unique et contradictoire". Cette prise de position est inégalitaire : elle confère des droits particuliers à ceux qui la confessent.

Avant même la liberté religieuse, il existe des valeurs communes à toute société et qui la fondent. Ces valeurs sont avant tout le respect de l'éminente dignité de l'être humain et le respect de l'égalité de tous les êtres humains depuis la fécondation jusqu'à la mort naturelle.

Le cinéma et la dignité humaine : les Promesses de l'Ombre

Les "promesses de l'ombre" est un film sur la mafia russe en Occident et plus particulièrement en Angleterre.

Il paraît qu'il existe des réseaux de prostitution important de jolies Russes ou Ukrainienne pour les livrer à la prostitution. Cette exploitation de la misère, de la faiblesse et du charme féminins par la mafia est des plus odieuses chose qui se puisse concevoir.

Le film se voit sans ennui du début à la fin. Pourtant le scénario ne nous donne pas à voir des poursuites en voitures, des cascades à couper le souffle, non tout est sobre, se passe en dialogue et l'histoire, pourtant pleine de suspens, se comprend facilement.

La performance de Vincent Cassel en fils alcoolique d'un père tyrannique est particulièrement remarquable. Cet acteur a une présence impressionnante, il joue très juste, on croirait son personnage vrai.

Pourtant je ne conseillerais pas d'aller voir ce film.

D'abord parce que le "casting" présente des faiblesses. Le grand chef de la mafia russe à Londres est figuré par un acteur qui a le plus grand mal à faire croire qu'il est méchant. Un bon pépé de soixante-dix ans en pull over à col en v, avec une petite bedaine, avec un bonne tête de ruskof : il fait professeur de secondaire à la retraite, mais pas un chef mafieux, ça, certes pas !

Surtout, certaines scènes imposées aux acteurs sont contraires à la dignité humaine. Simuler le viol d'une femme, en insistant lourdement et l'imposer aux acteurs qui ont besoin de faire cela pour gagner leur vie, ce n'est pas moral. Certes ces scènes sont montrées pour stigmatiser, pour condamner ce comportement, mais l'acteur et l'actrice qui jouent ces scènes ont droit à être respectés et cela passe avant.

De plus regarder ces scènes risquent d'avoir des effets pervers sur certains esprits.

Au final un film bien embarrassant, avec de bonnes intentions, mais les bonnes intentions et les qualités de conteur ne suffisent pas, selon moi, à le sauver.

12.1.08

"Hassis est mort"

Le journaliste libanais Camille Eid publie en italien un livre sur les convertis de l'islam.

http://www.zenit.org/article-16984?l=french

Il raconte qu'un converti de l'islam rentrant au pays après un exil forcé, frappe à la porte de sa mère et lui dit frappe à la porte de chez lui « Je suis ton fils Hassis », celle-ci [sa mère] répond : « Non, Hassis est mort ».

On aurait tort de croire que ce type de comportement (celui de la mère) est l'apanage de l'islam. Ce type de comportement je l'ai vécu dans ma famille, une première fois quand je suis devenu chrétien fervent, dans ma propre famille et une autre fois lorsque j'ai quitté le lefebvrisme. Alors tous mes enfants m'ont été retirés et je n'ai de relation précaires qu'avec une de mes filles.

Bien sûr comme nous sommes en Occident l'attitude n'est pas absolument identique : les lefebvristes ou les athées pratiques (qui se réconcilient d'ailleurs ! lorsqu'il s'agit de rejeter le "déviant") est plus teinté de "rationalité", mais le fond de fanatisme (islamique, chrétien ou athée) est le même. Remarquons que cela fonctionne contre le bien-être du fanatique qui croit que parce qu'il souffre, il est agréable à Dieu (ou fidèle à ses engagements maçonniques ou communistes).

Un autre élément est très important dans l'exposé de Eid est l'impression de libération que donne la foi chrétienne. Et pourtant elle est extrêmement difficile à croire : pensez Dieu s'est fait homme. Un homme comme vous et moi. Il y faut une grâce pour la confesser.

Et pourtant se livrer sans préjugé, avec sincérité à Jésus est source d'approfondissement constant de la paix et de la joie, même dans les souffrances, les déceptions, les amertumes de la vie. C'est aussi un miracle, nous vivons ce que Jésus n'a pas souffert. Il n'a pas connu la souffrance de la femme à qui on arrache son enfant, il n'a pas connu la maladie, il n'a pas connu le mépris de sa mère pour le fruit de ses entrailles etc.

Nous complétons en nous ce qui manque à la Passion du Christ. (Collossiens 1, 24). Quel honneur ! Nous sommes invités à compléter ce qui manque aux souffrances de Dieu.

Les convertis de l'islam, ce sont des fils de pauvres qui deviennent de la famille de Dieu, nous, nous sommes des gosses de riches qui croient que tout leur est dû.

4.1.08

Caducité du laïcisme.

"Il ne faut bien sûr pas se faire d'illusions: le problème que pose le sécularisme de notre époque et la pression des présomptions idéologiques auxquelles tend la conscience sécularisée, avec sa prétention exclusive à la rationalité définitive, ne sont pas négligeables."

Le problème de notre temps dans le monde occidental (Le Saint Père parlait du Brésil, mais cela est valable pour tous les Occidentaux), c'est la "prétention à la rationalité définitive".

Qu'est-ce que cette "rationalité définitive" ?

A l'instar de tous les dissidents, il s'agit de s'arrêter à un moment de l'Histoire humaine. Quelqu'un définissait les musulmans comme des "nostalgiques du septième siècle", nos partisans des "Lumières" sont des nostalgiques des XVIIème et XVIIIème siècles, nos marxistes des nostalgiques du XIXème siècle. On veut retenir le temps qui passe et s'arrêter à un moment et à un aspect de la pensée.

Il n'y a pas de "rationalité définitive", il y a la raison de CHACUN dans une stricte égalité, qui examine dans la liberté, qui s'instruit de l'expérience et qui progresse par l'échange et par les nouvelles solutions qu'elle apporte aux problèmes de la famille humaine.

Aujourd'hui on constate l'échec du laïcisme à protéger les droits de l'homme, parce que les droits de l'homme, lui sont antérieurs. Le laïcisme est donc caduc.

Morale et Progrès Lumière et laïcité : mes opinions

Seul le pape et les évêques ont une autorité morale. Les autres, y compris le chef de l'État n'ont que des opinions.

Ainsi ni Sarkozy, ni Raffarin, ni la franc-maçonnerie n'ont une opinion qu'il puissent imposer au reste des hommes.

Seul l'enseignement de l'Église est valable pour tous.

Sarkozy dit : "il existe incontestablement une morale humaine indépendante de la morale religieuse"

Voyons si cette opinion s'oppose à l'enseignement de l'Église ?

A mon avis non ! car l'enseignement de l'Église, est que, quelles que soient les croyances religieuse de chacun (liberté religieuse enseignée par l'Eglise), il existe une morale rationnelle, gravée par Dieu dans le cœur de tout être humain.

Si vous prenez la charria, contraires sur la plupart des points aux prescriptions de la conscience et de la loi morale inscrite dans le cœur de tout être humain, il ne peut y avoir comme fondement à la mise à l'écart par l'État de la charria, que la doctrine de la loi naturelle s'imposant à tous, doctrine qu'il reçoit de l'Eglise. En ce sens, il est parfaitement exact de dire qu'il existe une morale humaine indépendante de la loi religieuse, si l'on entend "religieux" par irrationnel.

Exemple : Supposez maintenant qu'un grand criminel (Landru par exemple), dise pour sa défense : "oui, j'ai tué dix femmes, mais ma conscience ne le reproche pas parce que ma religion m'enseigne qu'il faut tuer les femmes." Le juge devra-t-il pour autant l'acquitter ? bien évidemment non, car il existe une morale naturelle commune à toute l'humanité (ainsi que l'enseigne, avec autorité, l'Église) et qui s'imposera à Landru, n'y croirait-il pas (ce qui regarde sa conscience et Dieu seul)

Le problème de votre post, c'est qu'il omet de distinguer les rôles de chacun dans la société (pape, État, individus), le rôle de la conscience individuelle (où seul Dieu pénètre) et qui cachée à tous les hommes.

L'État reçoit sa morale de la seule autorité morale existant à la surface de la Terre : l'Église.

C'est cela la laïcité, l'État n'a pas à enseigner une morale, sa morale il ne fait que la recevoir et pas de la franc-maçonnerie qui n'a aucun titre à enseigner. S'il enseigne une doctrine religieuse et morale, outre le défaut de titre, l'Etat foule aux pieds le principe de l'égalité de tous les hommes et ont peut en conclure que sa morale, qu'il impose sans titre, est inégalitaire et donc fatalement contradictoire et donc injuste.

La loi est l'expression de la morale, sans doute pas dans ses dispositions arbitraires, mais dans son fondement, elle est "encadrée" par la morale.

Pour la question des Etats antérieurs à l'existence de l'Eglise : les acteurs n'avaient pas d'autorité morale qui s'impose à eux. La seule autorité morale était leur coeur dans lequel Dieu avait gravé (comme il le grave dans tout coeur humain) : "fais le bien et évite le mal". Mais comme chacun sait, vu la faiblesse de l'esprit humain et l'empire des passions sur la raison, cette morale était difficile à connaître avec certitude et encore plus à pratiquer.

Le progrès de l'humanité du fait de l'Eglise est immense car aujourd'hui nous avons une autorité morale qui enseigne à tous une morale universelle que nous aurions pu connaître par la raison (si les conditions faites à la raison n'étaient pas si difficiles) et que nous connaissons mieux et plus sûrement par l'autorité de l'Eglise (voir sur ce point les ouvrages de Monsieur Madiran et les discours de Benoît XVI). Remarque : avant l'Eglise les Juifs avaient une autorité morale qui était la synagogue.

Je pense qu'en ce qui concerne la charria, nous avons le même avis, mais j'ai dû mal m'exprimer. La charria est jugée par la raison et non l'inverse.

L'Etat n'a pas d'autre morale que la morale inscrite par Dieu dans le coeur de chaque homme, qui est la loi naturelle. Il n'a pas de doctrine morale, il a des agents qui sont moraux. Il reçoit sa doctrine morale de l'Eglise ou de la raison impartie à chaque homme. En ce domaine, tous les hommes sont égaux (ils sont tous au moins virtuellement doués de raison).

Bref, pour finir, je pense que nous sommes d'accord, mais qu'il nous manque un mode d'expression commun de nos pensées ; dans ces questions si subtiles et si embrouillées par le pseudo magistère de la franc-maçonnerie et de son bras doctrinal officiel : le laïcisme, il est difficile de le trouver, mais il ne faut pas manquer d'y travailler.

D'accord avec Ludo, sauf à préciser que la doctrine morale de l'Etat, il la reçoit, de l'Eglise ou de ses agents qui consultent leur coeur.

L'Etat n'a pas de mission prophétique ou doctrinale, il a d'autres missions. C'est pourquoi l'Education Nationale est une institution totalitaire où l'Etat usurpe une mission (ou plutôt la franc-maçonnerie lui attribue une mission) alors que la mission d'éducation appartient à l'Eglise et aux familles.

Notre Etat usurpe la mission prophétique et doctrinale de l'Eglise en s'attribuant la mission de répandre la "doctrine" des "Lumières". Cela s'incarne en particulier dans les préambules des constitutions, notamment celle de 1946, dont il n'existe aucune raison de faire un texte sacré, alors que pratiquement tous ceux qui l'ont voté sont morts. Il serait plus normal de faire référence dans la constitution au droit naturel et à la doctrine sociale de l'Eglise.

Alors, les laïcistes prétendent que ce n’est pas l’autorité des hommes, mais l’autorité de la raison qui s’impose. Mais comme le fait observer Benoît XVI, il sacralisent un moment de la raison. Mais la raison est insérée dans l’Histoire de l’humanité. Elle évolue, elle progresse dans la découverte et l’expression de la vérité.

Ce moment des « Lumières » est aujourd’hui dépassé d’abord par l’expérience que nous avons de l’application de cette idéologie. Parce qu’il est impossible d’unifier les hommes sur de simples affirmations rationnelles, parce que l’Etat doit rester laïque et donc neutre et respectant notamment et par exemple, la liberté religieuse. Parce que les « Lumières » ont engendré le communisme, le national-socialisme, le fascisme et même d’autres régimes, tous plus horribles les uns que les autres et qu’il faut que l’Etat reconnaisse au-dessus de lui une morale naturelle, qui est vérité, justice, exprimée par les droits de l’homme.

Le "laicisme" est donc, paradoxalement, une violation de la laïcité.

Bonne année 2008 à tous mes chers lecteurs

Au seuil de cette nouvelle année, je présente à tous mes lecteurs une bonne année 2008.

Sur ce blog je ferai en sorte, dans la mesure de mes forces et de mes moyens de vous donner mes opinions en matière juridique et culturelle. Les droits de l'homme, la vérité et la justice, seront mes guides, priez pour que j'ai le courage de tout exprimer.

Pour tous ceux qui me lisent, je souhaite bonheur et prospérité, le vrai bonheur est dans la sagesse et dans l'amour (Ecclésiastique 20, 40)

A bientôt pour de nouvelles aventures et progrès intellectuels.