15.9.13

Comment expliquer le sacrifice de Oats au regard du bien commun ?

Dans ce post, je racontais l'histoire de Oats un compagnon de Cook. Oats mourut en héros, se sacrifiant pour ses compagnons. Tous réfugiés dans un abri, la nourriture manquait. Il sortit de l'abri en déclarant "Je sors faire un tour." Il n'avait aucune chance de s'en sortir, mais il se sacrifiait pour les autres dans l'espoir qu'ils pourraient survivre. Son sacrifice fut inutile, ils périrent tous. Je pense aussi à ma fille Hélène qui dans un geste héroïque tenta de sauver la vie de son fils au péril de la sienne. Je pense aussi au sous-lieutenant juif de Verdun qui entraînait ses hommes dans une mission de sacrifice qui le faisait par amour pour la France (j'en ai parlé sur ce blog). On peut aussi penser à saint Maximilien Kolbe qui se sacrifia gratuitement pour un père de famille à Auschwitz (on raconte qu'après son sacrifice la férocité des autorités du camp diminua).

La contradiction entre le sacrifice de sa vie et le bien commun semble manifeste. Si l'on sacrifie sa vie au bien commun, le bien n'est plus commun.

En effet, De Koninck fait observer que le bien commun est commun, c'est-à-dire que si un quelconque des membres de la société n'en est pas l'objet, il n'est plus commun (ayant été élevé dans une famille libérale et relativiste, je n'ai saisi ce sens qu'après la lecture de De Koninck). Dans ces cas le bien commun semble s'être retourné contre le droit de l'homme à la vie. Dès lors, le "bien commun" des communistes et des nationaux-socialistes (monsieur Reynouard) serait à bon droit défini comme le Léviathan dévorant les droits fondamentaux des hommes.

Comment résoudre cette apparente contradiction ? Ne recèlerait-elle pas un éclaircissement potentiel des difficultés soulevées par les communistes et les nationaux-socialistes (ainsi que d'autres modernes comme les maurrassiens) ?

Allons donc chercher dans l'oracle de la vérité qu'est la papauté la solution à cette apparente insoluble contradiction.

Jean XXIII dans Mater et magistra définit le bien commun comme le bien qui

« embrasse (1) l'ensemble des conditions sociales qui permettent et favorisent dans les hommes le développement intégral de leur personnalité. » 

Autrement dit : le bien commun est social, son but s'apprécie dans les hommes, c'est de favoriser leur développement (dont eux seuls seront les auteurs et non la société qui ne fait que créer des conditions favorables au développement des individus). Le bien commun, ce sont des conditions sociales. Le bien commun a pour but le développement de la personnalité de chaque homme.

Le bien commun laisse subsister un bien individuel et particulier qui le transcende. Loin d'être plus bas comme l'enseigne De Koninck, ce bien est d'un ordre supérieur au bien commun, mais il intéresse les autres.

Gloire et honneur à la mère de famille espagnole (jardin public de Vigo)


Il aurait été loisible à Oasts, il aurait été loisible à Hélène Merlin, il aurait été loisible au sous-lieutenant, à saint Maximilien Kolbe de ne pas faire le sacrifice de leurs vies. Ils n'auraient commis aucune faute contre la justice, contre le bien commun.

S'ils ont donné leurs vies pour les autres (en la risquant dans des conditions extrêmes, ils ne se sont pas suicidés), ce n'est pas parce qu'il était juste qu'ils le fassent, mais parce que, obéissant aux conseils du Seigneur, ils aimaient les autres jusqu'à donner leurs vies pour eux. Cet amour tout le monde en bénéficie, mais il ne fait pas partie de l'ordre de la simple justice, de l'ordre du bien commun tel que l'entend la science juridique (qui doit le reconnaître toutefois). Il reste à l'appréciation de l'individu. Il est une possibilité juridique. Il témoigne de la sublimité de la vocation humaine qui n'est pas de ce monde, il transcende la justice et ouvre les hommes à d'autres horizons. Les héros se sacrifient au bien commun pour des motifs psychologiques et moraux qui le dépassent. C'est un acte de générosité individuelle, ils donnent plus que ce qu'ils doivent.

C'est pourquoi, en aucun cas, le bien commun ne peut être entendu comme contredisant les droits fondamentaux de l'homme. Au contraire le bien commun est au service des droits fondamentaux. (2)


(1) La traduction française de Mater et magistra me semble défectueuse sur ce point : le terme "comporte" semble suggérer que l'ensemble des conditions n'épuise pas le bien commun, or il l'épuise. Voici le texte original latin :

« summam complectitur earum vitae socialis condicionum, quibus homines suam ipsorum perfectionem possint plenius atque expeditius consequi. »

Voici la traduction que j'en propose avec l'aide de la traduction automatique google :

« Qui embrasse l'ensemble des conditions de la vie sociale, conditions au moyen desquelles les hommes peuvent plus pleinement et plus facilement atteindre
 à leur propre perfection. »
(2) Naturellement, je m'en remets au jugement de l'Église sur ce point de morale.

14.9.13

L'accord Obama Poutine... Vivement le gouvernement mondial !

Conformément à ce que prône le Saint-Siège depuis le règne de Jean XXIII, je suis favorable à un gouvernement mondial.

La guerre civile syrienne semble se résoudre, au moins en ce qui concerne les armes chimiques. MM. Obama et Poutine viennent de signer un accord à ce sujet. Ceux qui ne juraient que par la guerre et ceux qui ne juraient que par Poutine ou par la lutte contre l'"empire" sont éliminés. Mais, plus remarquable, les belligérants n'ont aucune part à l'accord qui leur sera imposé. C'est la raison des plus forts.

Nouvelle occasion de réfléchir à ce que proposait Jean XXIII : un gouvernement mondial. Ce gouvernement mondial permettrait de rétablir l'égalité des êtres humains et de promouvoir le bien commun mondial. Voici des extraits de Pacem in terris :


«  125 - Les communautés politiques économiquement développées, dans leur action multiforme d'assistance aux pays moins favorisés, sont tenues de reconnaître et de respecter les valeurs morales et les particularités ethniques de ceux-ci, et de s'interdire à leur égard le moindre calcul de domination. C'est ainsi qu'elles apportent « une précieuse contribution à la formation d'une communauté mondiale, dont tous les membres, conscients de leurs obligations comme de leurs droits, travailleraient sur un pied d'égalité à la mise en œuvre du bien commun universel (63). » (…)

137 - De nos jours, le bien commun universel pose des problèmes de dimensions mondiales. Ils ne peuvent être résolus que par une autorité publique dont le pouvoir, la constitution et les moyens d'action prennent eux aussi des dimensions mondiales et qui puisse exercer son action sur toute l'étendue de la terre. C'est donc l'ordre moral lui-même qui exige la constitution d'une autorité publique de compétence universelle.
« Pouvoirs publics constitués d’un commun accord et non imposés par la force
138 - Cet organisme de caractère général, dont l'autorité vaille au plan mondial et qui possède les moyens efficaces pour promouvoir le bien universel, doit être constitué par un accord unanime et non pas imposé par la force. La raison en est que l'autorité en question doit pouvoir s'acquitter efficacement de sa fonction ; mais il faut aussi qu'elle soit impartiale envers tous, absolument étrangère à l'esprit de parti et attentive aux exigences objectives du bien commun universel. Si ce pouvoir supranational ou mondial était instauré de force par les nations plus puissantes, on pourrait craindre qu'il soit au service d'intérêts particuliers ou bien qu'il ne prenne le parti de telle ou telle nation ; ce qui compromettrait la valeur et l'efficacité de son action. En dépit des inégalités que le développement économique et l'armement introduisent entre les communautés politiques, elles sont toutes très sensibles en matière de parité juridique et de dignité morale. C'est la raison très valable pour laquelle les communautés nationales n'acceptent qu'à contrecœur un pouvoir, qui leur serait imposé de force, ou aurait été constitué sans leur intervention ou auquel elles ne se seraient pas librement ralliées.

À la suite de l'accord Obama-Poutine, les autres gouvernements, surtout ceux qui avaient donné leur avis, sont ridiculisés ; mais l'humiliation n'est pas une bonne solution. Cet accord fondé sur la force et le cynisme à l'égard des moyennes puissances (même s'il est un pas vers la paix) par les circonstances qui l'entourent, fait mieux saisir qu'il faut un gouvernement mondial qui ne laisse personne croire qu'il est un inférieur par nature. Tout le monde doit pouvoir participer. Pour cela il faut notamment un changement fréquent des individus exerçant le pouvoir et un roulement par races, par continents et par nations, sans organisation du type "Conseil de sécurité" où seuls les plus forts soient représentés.

Vaste programme ! Que je suis, à ma connaissance, le seul, hélas, à prôner dans le monde laïc.



Je trouve piquant que des personnes, comme par exemple monsieur Soral, qui dénoncent à juste titre "l'empire" luttent en même temps pour les conditions d'existence de l'empire, en prônant l'émergence d'une force anti-empire. Leur marxisme les aveugle. Elles croient que la guerre est l'état normal de l'humanité, alors que c'est la paix et le bien qui est ce pourquoi l'humanité est sur la terre et ce pourquoi nous devons lutter.

13.9.13

Maxime à l'usage des juges de l'application des peines

De Alphonse Allais :

« Méfiez-vous de l'assassinat; il conduit au vol et, de là, à la dissimulation. »




Donc, un assassin peut dissimuler ses sentiments et ses pensées... Comment les "services sociaux", même aidés de « psys », peuvent-ils détecter les pensées de leurs « clients » ?

C'est à 64 ans que je me suis aperçu de l'incroyable faculté qu'ont certains de dissimuler, longtemps, très longtemps, leur véritables sentiments et leurs idées. Tout se sait, certes, mais plus ou moins vite...

Quand Jean XXIII condamnait la politique gaulliste de "dissuasion"

Dans Pacem in terris (15 mai 1961), Jean XXIII condamne la politique gaulliste (1) de la "dissuasion" nucléaire (initiée à partir de 1958) :

« Méfiance réciproque
On peut ainsi comprendre comment se propage toujours plus dans l'esprit des individus et des peuples la conviction d'une nécessité urgente d'entente et de collaboration. Mais en même temps, il semble que les hommes, ceux surtout qui portent de plus grandes responsabilités, se montrent impuissants à réaliser l’une et l'autre. Il ne faut pas chercher la racine de cette impuissance dans des raisons scientifiques, techniques, économiques, mais dans l'absence de confiance réciproque. Les hommes et par suite les États se craignent les uns les autres. Chacun craint que l'autre ne nourrisse des projets de suprématie et ne cherche le moment favorable pour les mettre à exécution. Il organise donc sa propre défense, et il développe ses armements, non pas, déclare-t-il, pour attaquer, mais pour dissuader de toute agression l'hypothétique agresseur.
La conséquence en est que des énergies humaines immenses et des ressources gigantesques se consument en des buts non constructifs, tandis que s'insinue et grandit dans l'esprit des individus et des peuples un sentiment de malaise et de pesanteur qui ralentit l'esprit d'initiative pour des tâches de large envergure. »
Nuage non nucléaire


Combien la France a-t-elle perdu dans cette aventure ruineuse économiquement et dangereuse pour la santé ?

Le respect du Général de la doctrine catholique semble bien avoir été loin d'être entier, au moins sur ce point.


(1) Pour atténuer la responsabilité du Général, on peut constater que le Royaume uni, les USA et les communistes de l'URSS (et d'autres) sacrifiaient eux aussi à cette folie.

(2) Dans la rubrique wikipedia sur la dissuasion nucléaire on peut observer le silence des auteurs sur la doctrine de Jean XXIII. Ce silence est conforme au mot d'ordre Rose-Croix (« silence sur la croix »).

Les droits de l'homme font partie du bien commun

Monsieur Reynouard avec son "national-socialisme" nie les droits de l'homme et se déclare pour le "bien commun". Pour lui, le bien commun semble être un Léviathan pouvant dévorer à loisir les droits des individus. C'est contredit par Pie XII qui enseigne qu'il existe un droit à commettre le mal (dans certains cas qui n'intéressent pas les droits fondamentaux de l'homme, ni l'ordre moral, ni le bien commun, mais uniquement le bien particulier (1).

Jean XXIII dans son encyclique "Pacem in terris" :

« 57 - Ici Nous devons attirer l'attention sur le fait que le bien commun concerne l'homme tout entier, avec ses besoins tant spirituels que matériels. Conçu de la sorte, le bien commun réclame des gouvernements une politique appropriée, respectueuse de la hiérarchie des valeurs, ménageant en juste proportion au corps et à l'âme les ressources qui leur conviennent (42).


58 - Ces principes sont en parfaite harmonie avec ce que Nous avons exposé dans Notre encyclique Mater et Magistra : « le bien commun embrasse l’ensemble des conditions de vie en société qui permettent à l'homme d'atteindre sa perfection propre de façon plus complète et plus aisée (43). »

59 - Composé d'un corps et d'une âme immortelle, l'homme ne peut, au cours de cette existence mortelle, satisfaire à toutes les requêtes de sa nature ni atteindre le bonheur parfait. Aussi les moyens mis en œuvre au profit du bien commun ne peuvent-ils faire obstacle au salut éternel des hommes, mais encore doivent-ils y aider positivement (44). »
La société est pour l'homme, pour le bien commun à chaque homme. Donc le bien commun ne comprend pas tout le bien de l'homme et certains biens supérieurs de l'homme peuvent être individuels.



Mais, le bien c'est que l'homme soit compris comme un animal dont la destinée transcende ce monde. Le bien c'est de tenir compte de cette vérité rationnelle sublime, valable pour tous les hommes et pour chaque homme.

C'est pourquoi le respect des droits universels de l'homme, y compris le droit de faire le mal (liberté de faire le mal) dans certains cas, est le premier des biens communs.

« 12 - Tout être humain a droit au respect de sa personne, à sa bonne réputation, à la liberté dans la recherche de la vérité, dans l'expression et la diffusion de la pensée, dans la création artistique, les exigences de l'ordre moral et du bien commun étant sauvegardées ; il a droit également à une information objective. »
(Pacem in terris).


(1) Pour bien saisir cela, il faut comprendre que le droit est une notion sociale. Cette vérité ne contredit donc pas la consigne de Jésus à ses disciples : "Soyez parfaits." (Mt 5,48). Le bien commun ne comprend donc pas tout le bien et certains biens particuliers peuvent être supérieurs au bien commun et peuvent être impunément méprisés par l'individu sans que la société ait même le droit d'empêcher ce mépris du bien.

Le célibat des prêtres est protégé par la liberté religieuse



Les médias se permettent de revendiquer sur le célibat des prêtres. Mais ce n'est pas à ceux qui n'ont pas la foi à juger du célibat. Ceux qui ont la foi, ont la foi en l'Église, et ils acceptent cette décision de l'Église, car sinon, ils n'ont plus la foi.

D'ailleurs le mariage n'est pas obligatoire. Chacun peut se marier ou non, c'est un choix. Les prêtres peuvent se marier... il faut alors qu'ils en acceptent les conséquences au niveau de la foi. Personne ne peut juger, sauf les autorités religieuses qui tiennent leur autorité de la foi.

Il est donc injuste que les médias, pétris d'analyse marxiste, donc méprisant les droits de l'homme, viennent donner leur avis, voire se permettent des mises en demeure, sur une question doublement personnelle (liberté de la foi, liberté du mariage). Respectons la foi, respectons l'homme.

12.9.13

Les silences du Salon beige au sujet de mon blog

Le silence dont mon blog est victime est sans faille. Personne, absolument personne, ne fait écho à ce que j'écris.

À propos du mariage civil, j'ai écrit depuis de longs mois que ce mariage avait été institué par Louis XVI en 1787. Mes lecteurs pourront chercher sur mon blog où j'explique les différences avec le mariage civil laïciste institué quelques années plus tard par la Révolution.

Un prêtre fait un exposé sur le mariage civil dans L'Homme nouveau et voici un extrait de son interview relaté sur le blog Le Salon beige :

« Quand et par qui a été établi le mariage civil ?
Ce n'est pas la Révolution, mais c'est Louis XVI qui a établi un mariage civil, dès 1787, à la demande des protestants qui souhaitaient pouvoir se marier sans se convertir au catholicisme. [...] »


Or il est faux que le mariage civil ait été institué "à la demande des protestants" (comme si les juifs et les athées n'avaient pas existé). Louis XVI a pris la peine d'exposer les motifs de son édit de Versailles de novembre 1787, on peut donc vérifier. D'ailleurs le mariage civil pouvait être célébré devant le curé ou devant un juge. Le principal avantage de cette institution résidait en ce que les bienfaits des registres étaient étendus aux non-catholiques. Les registres d'état civil furent institués avant la Révolution. En cherchant sur mon blog on trouvera les liens qui permettront de retrouver les motifs exposés par Louis XVI qui ne font nullement référence aux protestants, mais au bien des familles a-catholiques, sans le dire explicitement, au bien commun et pas au revendications de tels ou tels. On notera à ce propos que la rubrique wikipedia sur le mariage civil est erronée.




C'est pourquoi le mariage civil est un sacrement entre les non-catholiques (Arcanum divinæ, encyclique de Léon XIII dont j'ai rendu compte sur ce blog).

On peut entretenir un silence artificiel sur mon blog, mais il est dommageable aux lecteurs du Salon beige et des autres blogs et publications sur plusieurs sujets où mon blog rétablit des vérités.

Chacun prend ses responsabilités.

Monsieur Reynouard doit bénéficier des droits de l'homme




On ne peut faire semblant d'ignorer les thèses de monsieur Reynouard. Ses arguments sont très impressionnants sur plusieurs points.

Cependant, les conclusions de monsieur Reynouard ne sont pas valables, car, conformément à ses prises de position "nationale-socialistes", il fragmente la société et nie les droits universels de l'homme.

Emporté par sa passion et aveuglé par son manque de culture philosophique et juridique, il s'imagine que les droits universels de l'homme sont une ruse de ses ennemis. Pour lui, il faudrait donc récuser les droits de l'homme parce que pure hypocrisie. Il déduit des atrocités américaines et des violations graves des droits de l'homme par ceux qui s'en parent, que les droits de l'homme ne sont pas valable. Faute de logique. Les droit de l'homme sont une vérité philosophique et juridique qui devrait être universellement admise.

Non, monsieur Reynouard, les droits de l'homme sont pas la continuation de la guerre et ils ne sont pas une hypocrisie.

Les droits de l'homme sont une conséquence de la nature universelle de l'homme dont la destinée dépasse les horizons de monde. C'est pourquoi les ennemis de monsieur Reynouard qui lui dénient en pratique ses droits d'homme, ne sont pas plus dans le droit que lui. Peut-être sont-ils pires, car en invoquant les droits de l'homme pour les violer (comme les abortistes invoquent les droits de l'homme pour les violer), ils déconsidèrent une juste cause. Ils fragmentent, eux aussi, l'humanité.

Monsieur Reynouard bénéficie donc de la liberté de pensée, de la liberté d'expression et il ne doit pas aller en prison. J'ose dire enfin que son travail historique dans lequel il fait montre d'un grand courage, mérite une grande attention.

10.9.13

La "charte de la laïcité" est un acte autoritaire niant la liberté et les droits de l'homme

De quel doit le ministre de « L'Éducation nationale » impose-t-il une charte ? C'est-à-dire un document fixant les règles fondamentales de l'éducation financée par les impôts ?

Quelle autorité a ce ministre franc-maçon utilisant l'argent de tous, pour imposer des principes fondamentaux contraires à la raison ? L'État est le garant de la liberté d'éducation fondée sur la liberté de conscience et de religion, il n'est pas l'éducateur des enfants.

Voici l'article 18 du pacte relatif aux droits civils et politiques signé sous l'égide de l'ONU :

« Article 18
1. Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion; ce droit implique la liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix, ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction, individuellement ou en commun, tant en public qu'en privé, par le culte et l'accomplissement des rites, les pratiques et l'enseignement.
2. Nul ne subira de contrainte pouvant porter atteinte à sa liberté d'avoir ou d'adopter une religion ou une conviction de son choix.
3. La liberté de manifester sa religion ou ses convictions ne peut faire l'objet que des seules restrictions prévues par la loi et qui sont nécessaires à la protection de la sécurité, de l'ordre et de la santé publique, ou de la morale ou des libertés et droits fondamentaux d'autrui.
4. Les Etats parties au présent Pacte s'engagent à respecter la liberté des parents et, le cas échéant, des tuteurs légaux de faire assurer l'éducation religieuse et morale de leurs enfants conformément à leurs propres convictions. »

Or la charte la laïcité (que l'on peut trouver en graphie de type communiste ici : impossible d'en trouver le texte brut) veut imposer une "neutralité" à l'égard des religions et c'est là que réside le principal sophisme maçonnique imposé avec l'argent de tous. La raison ne peut être neutre à l'égard des religions qu'elle peut et doit juger et critiquer. Cette charte de la laïcité, pleine de sophismes et de fourberies est contraire à la liberté de conscience et de religion, elle est aussi contraire aux droits universels de l'homme, à la liberté de la culture.

Monument à saint Michel financé par la municipalité de l'époque, conforme à la raison, mais contraire à la "laïcité" (lire : le laïcisme)

9.9.13

Le bien commun concerne aussi les biens particuliers

De Koninck dans son célèbre texte sur le bien commun fait remarquer que le bien commun s'étend à tous, sinon il n'est plus commun. Il en déduit que manger à sa faim n'est pas un bien commun, puisqu'il est particulier. Le bien commun serait purement moral, ce serait la vérité, la justice, mais en aucun cas les droits des individus qui ne peuvent être communs. Donc les droits de l'homme ne relèveraient pas du bien commun.

Il critique en conséquence les personnalistes pour lesquels les droits de l'homme sont l'objet de la vie sociale.

Il me semble que Jean XXIII dans l'encyclique Pacem in terris (44 occurrences du terme "bien commun" dans l'encyclique) dirime cette apparente aporie :

« 26 - A la dignité de la personne humaine est attaché le droit de prendre une part active à la vie publique et de concourir personnellement au bien commun. « L'homme comme tel, bien loin d'être l'objet et un élément passif de la vie sociale, en est et doit en être, en rester le sujet, le fondement et la fin (23) » (citation de Pie XII, radio message de Noël 1942)

Cette citation de Pie XII répond aux théories en vogue à l'époque dans les régimes totalitaires (fascismes et communismes). Le bien commun, qui est le but de la société humaine (société dont l'homme, tout homme, doit être l'acteur), le bien commun donc, c'est l'homme et ses droits.




Ce fondement est une conclusion certaine de la raison et comme telle s'impose à tout homme :

« 9 - Le fondement de toute société bien ordonnée et féconde, c'est le principe que tout être. humain est une personne, c'est-à-dire une nature douée d'intelligence et de volonté libre. Par là même iI est sujet de droits et de devoirs, découlant les uns et les autres, ensemble et immédiatement, de sa nature : aussi sont-ils universels, inviolables, inaliénables (7). »

Ce fondement est encore plus précieux pour les chrétiens :

« 10 - Si nous considérons la dignité humaine à la lumière des vérités révélées par Dieu, nous ne pouvons que la situer bien plus haut encore. Les hommes ont été rachetés par le sang du Christ Jésus, faits par la grâce enfants et amis de Dieu et institués héritiers de la gloire éternelle. »

Citations extraites de Pacem in terris.