7.5.14

Mgr Williamson "définitivement" condamné

Selon radio Notre-Dame (30 avril 2014), la décision des magistrats allemands de Nürnberg qui avaient condamné Mgr Williamson pour propos "négationnistes" serait devenue définitive.

Voici les propos condamnés qui ont donné lieu à la condamnation de Mgr Williamson:

« Mgr Williamson avait déclaré que "200.000 à 300.000 juifs étaient morts en camps de concentration nazi, mais aucun par gaz". »
Selon cet article (en allemand du 10 avril 2014) l'avocat de Mgr Williamson conseillait à son client de se pourvoir contre le jugement de Nürnberg. Toujours selon cet article, Mgr Williamson avait un mois pour introduire un recours constitutionnel. Mgr Williamson a dû décider de ne pas formaliser son recours. La décision de Nürnberg serait donc devenue définitive, sans que toutefois j'ai pu trouver la date de la décision judiciaire.

Saint Jean XXIII, pape de la liberté religieuse dans l'Église ?

À propos de saint Jean XXIII on lit sur le site Paix liturgique dans un article du 6 mai 2014:

« Dans son article, Andrea Morigi rappelle qu'en 1959 Jean XXIII tint à célébrer la Semaine Sainte selon les livres liturgiques d'avant la réforme permise par son prédécesseur, Pie XII. »

Je n'ai pas retrouvé cette formule dans l'article de Andrea Morigi (J'y lis seulement qu'il aurait voulu - simple velléité si je comprends bien - "corriger" la liturgie édité par Pie XII, mais nullement qu'il l'aurait célébrée).

La réforme fut "permise". Donc, les textes et rites selon l'ancienne forme ne furent pas interdits du fait de la permission des nouveaux rites.

À cette époque, le pape témoigna de la liberté religieuse dans l'Église. Depuis, aucun pape ne l'osa plus.

Au nom de la cohérence, je demande, moi aussi, que le pape ne se contente pas, comme il le fait dans sa lettre aux évêques de 2007,  d'enseigner que :

« Ce qui était sacré pour les générations précédentes reste grand et sacré pour nous, et ne peut à l’improviste se retrouver totalement interdit, voire considéré comme néfaste. »

Mais qu'en pratique le pape célèbre selon le missel de saint Pie V, au moins une fois, pour montrer qu'il respecte la liberté religieuse et la liberté de conscience dans l'Église et que la « réforme » de Paul VI ne pouvait obliger en conscience en ce sens qu'elle aurait déclaré néfaste l'usage des formes de prières et des rites édités par les papes antérieurs à leurs règnes.

Sinon, on pourrait soupçonner les souverains pontifes de schisme par refus de communion avec les générations qui les ont précédés.

6.5.14

Droit des parents à élever leur enfant selon son sexe

L'idéologie du genre, idéologie marxiste elle-même suite logique des "Lumières", serait enseignée dans les écoles. Selon cette idéologie, le choix du sexe serait imposé culturellement et devrait donc amener l'enfant à choisir lui-même son sexe en vue de le « libérer » des déterminations familiales comme monsieur Peillon croyaient en avoir la mission.

Or, la vie en tant que telle, comme le sexe biologique sont des données de la nature, autrement dit de Dieu. Le fait de 1) naître 2) mâle ou femelle s'impose à l'homme. C'est la volonté de Dieu signifiée.

La culture peut et doit cultiver ces données de la nature. Les cultures sont différentes selon les nations. Elles discriminent d'autre part les sexes. Les comportements culturels transmis par la famille seront différents selon les sexes. Ces différences sexuelles entremêlent indissociablement nature et culture).

L'État, qui est laïc par nature, n'a rien à enseigner sur cette question. Elle est un fait pour lui. Il ne peut a fortiori enseigner une théorie qui ne respecte ni la vérité, ni la nature, ni la culture.

Donc l'État n'a aucun titre à imposer cette idéologie du genre. Les parents ont le droit/devoir d'élever leur enfant selon la culture de leur pays et selon le sexe de l'enfant et la culture adaptée au sexe de l'enfant qui leur est confié. L'État ne peut annihiler cette liberté des parents, liberté qu'ils tiennent directement de Dieu.

L'idéologie du genre bafoue les droits fondamentaux de l'homme.

5.5.14

J'ai signé pour la liberté d'éducation

J'ai signé cette pétition:

Pétition à l’attention de: aux diffuseurs de l'exposition "Des elles
Madame, Monsieur,
Cap Sciences Bordeaux propose à partir du 5 avril et jusqu'au 31 août une exposition intitulée "des elles, des ils" à destination des enfants de 3 à 6 ans.
Cet « atelier-exposition » a pour objectif affiché de « promouvoir l’égalité entre les filles et les garçons ».  Pour cela il veut lutter contre les « stéréotypes » et les « préjugés » en partant du principe que de façon générale les jeunes enfants ne seraient pas libres de choisir leurs activités et leurs comportements en fonction de leurs goûts, mais selon des rôles sociaux que l’on établirait pour eux en fonction de leur sexe ou plutôt de leur « genre ».
Le collectif de parents Vigigender 33 se pose la question de la place d’une telle exposition au sein d’une institution dédiée aux sciences… A moins qu’elle ne se base sur les « recherches de genre » que certains qualifient de scientifiques ? Mais celles-ci n’ont en réalité établi aucun fait scientifique incontestable. Avec cette exposition, nous serions donc dans l’application à destination d’enfants de 3 à 6 ans de théories - ou d’idéologies – dont les fondements scientifiques sont plus que discutables.
Ainsi, nos tous jeunes enfants sont-ils invités à « prendre conscience des ressemblances qui existent entre les filles et les garçons pour développer toutes ses potentialités », et à « exprimer ses choix et ses goûts pour affirmer son individualité au-delà des codes du genre », comme en témoigne le document d’invitation envoyé récemment aux enseignants des écoles maternelles. Il s’agit donc de chercher à réduire (voire nier ?) les différences entre les filles et les garçons. Comme si nos enfants ne choisissaient pas déjà leurs jeux en fonction de leurs goûts et préférences  ! Comme si l'éducation des enfants au sein de leur famille procédait d'un endoctrinement inconscient !
Vous destinez prioritairement cette exposition aux écoles : ainsi les familles n’auront pas la possibilité de choisir d’en préserver leurs enfants, tout comme pour le programme « ABCD de l’Egalité » qui procède exactement de la même démarche. Vigigender 33 exprime sa plus vive inquiétude devant cette initiative inutile, dangereuse et subversive qui cherche à prendre la place des familles, et risque de semer le trouble chez nos enfants dans l’acquisition de leur identité sexuée.
Aussi, par cette pétition, nous vous demandons, ainsi qu’aux responsables des institutions similaires susceptibles d’accueillir cette exposition et aux pouvoirs publics :
1/ L’arrêt de la diffusion de l’exposition « Des elles, des ils » dans les villes de France et son retrait de Cap Sciences à Bordeaux.
2/ Que Cap Sciences renonce à son programme d’inviter les écoles à une telle entreprise idéologique ayant pour effet de déstructurer nos enfants.
3/ Que Cap Sciences et les institutions scientifiques similaires se limitent à leur domaine de compétences – dans lequel leur action est appréciée et reconnue - et ne se lance pas avec des expositions comme « des elles, des Ils » dans la mise en oeuvre de théories fumeuses et dangereuses sans aucun fondement scientifique sérieux.
4/ Que l’on laisse enfin nos enfants grandir tranquilles !
Salutations,

Les droits de l'homme sont fondés sur la destinée de la créature raisonnable qu'est l'homme.

Or la raison nous fait constater l'existence de deux sexes dont l'esprit est différent. Ces différences ont été cultivées par la culture.

L'idéologie du genre est donc contraire aux droits universels de l'homme dans leur fondement qui est la nature rationnelle de l'homme. L'idéologie du genre bafoue la liberté d'enseignement est un droit de l'homme dont tout homme jouit car il est donné directement par Dieu à tout homme, il est en outre confirmé par le droit positif international (exemple 1er protocole annexé à la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme dans son article 2).

L'idéologie du genre bafoue le droit à la culture. S'il y a un droit à une culture originale, l'État ne peut s'immiscer dans la transmission de la culture par les parents et encore moins l'empêcher. La culture des différences de sexes fondée sur les différences naturelles, est justifiée économiquement et donne du charme à la vie.

4.5.14

Don Pompei et la traduction de "Ite missa est"




Vidéo en italien. Commentaires sur le prophète Amos. Je ne retiens que les propos incidents sur la traduction du rite de fin de messe.

Don Pompei dit à propos de la traduction de la messe (vers 27"): en italien "La messa è finita. Andate in pace." ("La messe est finie. Allez en paix.") serait une formule hérétique. Elle enseignerait une section entre la liturgie et la vie, et nos vies.

La formule authentique: "Ite missa est." serait un début, non une fin.

Ce ne serait pas, selon ce que don Pompei interprête non sans humour: "La messe est finie. Allez en paix et amusez-vous bien." (Théologie de dom Balaguère (1) des Trois messes basses d'Alphonse Daudet).

Selon ce prêtre (don Pompei), il n'y a pas de séparation entre le culte et la vie. Le culte rituel procède et est en relation de moyen à fin avec le culte que doit être notre vie entière. Donc la messe est un moyen pour faire de nos vies des offrandes sacrées.

Don Pompei cite alors, si j'ai bien compris, saint Paul dans l'épître aux Romains:

« Rom 12,1. Je vous conjure donc, mes frères, par la miséricorde de Dieu, d'offrir vos corps comme une hostie vivante, sainte, agréable à Dieu; (…) »

Ce texte expliciterait le sens véritable de la formule "Ite missa est." Cette formule pourrait se traduire "Allez, la mission est." Ou bien "Allez, je vous confirme votre mission [de faire de votre vie un culte à Dieu]."

Nous sommes ici, dans un monde totalement étranger à la prédication lefebvriste et intégriste des Exercices spirituels de saint Ignace (où l'on ne prêche que le péché et l'enfer. Cette prédication empêche donc de nous considérer comme des hosties). Nous sommes de même dans un monde étranger à l'actuel catholicisme majoritaire français. En effet, la prétendue traduction française: "Allez dans la paix du Christ" serait moins explicitement hérétique que l'italienne, mais n'exprime toujours pas ce que signifie "Ite missa est".

Je crois que je suis en train de me convertir au catholicisme.

(1)
« et quand dom Balaguère, la figure rayonnante, se tourne vers l’assistance en criant de toutes ses forces : Ite, missa est, il n’y a qu’une voix dans la chapelle pour lui répondre un Deo gratias si joyeux, si entraînant, qu’on se croirait déjà à table au premier toast du réveillon. »
L'état d'esprit de dom Balaguère, prêtre imaginaire du moyen-âge, contredit les paroles que sa bouche prononce. 

2.5.14

Le pape François parle du bien commun et de la dignité de l'homme


Pourquoi l'oublieraient-ils ? 

Ils ne sont d'ailleurs pas les seuls à devoir agir en vue du bien commun et conformément à la dignité humaine. Tous, absolument tous, doivent agir ainsi.

Excellente occasion de nous resouvenir du Compendium dont voici un extrait sur le bien commun et les droits de l'homme (l'homme dont la destinée n'est pas de ce monde):

« b) La responsabilité de tous à l'égard du bien commun
166 Les exigences du bien commun dérivent des conditions sociales de chaque époque et sont étroitement liées au respect et à la promotion intégrale de la personne et de ses droits fondamentaux. Ces exigences concernent avant tout l'engagement pour la paix, l'organisation des pouvoirs de l'État, un ordre juridique solide (1), la sauvegarde de l'environnement, la prestation des services essentiels aux personnes, et dont certains sont en même temps des droits de l'homme: alimentation, logement, travail, éducation et accès à la culture, transport, santé, libre circulation des informations et tutelle (2) de la liberté religieuse. Il ne faut pas oublier l'apport que chaque nation est en devoir de fournir pour une véritable coopération internationale, en vue du bien commun de l'humanité tout entière, y compris pour les générations à venir.
167 Le bien commun engage tous les membres de la société: aucun n'est exempté de collaborer, selon ses propres capacités, à la réalisation et au développement de ce bien. Le bien commun exige d'être servi pleinement, non pas selon des visions réductrices subordonnées aux avantages partisans que l'on peut en retirer, mais à partir d'une logique visant à prendre les (3) responsabilités aussi largement que possible. Le bien commun découle des inclinations les plus élevées de l'homme, mais c'est un bien difficile à atteindre, car il requiert la capacité de réaliser le bien des autres comme si c'était le sien et de le rechercher constamment. » 

(1) J'aurais traduit: « un ordre juridique ferme ». Un ordre juridique qui ne varie pas selon les humeurs ou les croyances (etc.) de ceux qui l'établissent ou le mettent en œuvre ou en sont les sujets.

(2) Lire: « protection » à la place de « tutelle ». « Tutelle » en ce sens est un italianisme, une erreur de traduction.

(3) "Les" ? Ne doit-on pas plutôt lire : "ses" ou "des" ? 

1.5.14

Péchés capitaux et péchés actuels

Pour revenir sur ce qu'a dit monsieur Apathie à la télévision au sujet des sept péchés capitaux (« Ce sont l’orgueil, l’avarice, l’envie, la colère, l’impureté, la gourmandise, la paresse » enseigne le Catéchisme de l'Église catholique) qui ne comprennent pas le mensonge (ni l'homicide volontaire, ni le vol, ni l'adultère etc.), je pense utile préciser que les "péchés capitaux" ne sont pas des péchés.

Ce sont des tendances qui conduisent au péché, comme un but par rapport à un moyen. C'est l'avarice qui va conduire au mensonge, à l'escroquerie. Mais seuls le mensonge et l'escroquerie sont des péchés.


Monsieur Apathie ne pouvait évidemment pas être de bonne foi. Il sait très bien que le mensonge est toujours un péché selon la doctrine catholique (et la raison).

O fillii et filliæ !






Un ami trop discret



Monsieur Fabius, qui était paraît-il un ami intime de la première victime est resté absent de ce long épisode judiciaire né dans une ambiance de luxe, de courses de chevaux, de jeux et d'escroquerie… d'une congrégation religieuse catholique: l'Ordre des missions étrangères. Une personne morale comme l'est une congrégation peut facilement être escroquée. Elle ne crie pas, elle ne surveille pas ses comptes... et n'a besoin de rien. C'est une fiction, une personne morale. Elle non plus ne fut pas vengée des individus qui avaient commis de graves fautes. Il n'y a pas que les affaires de pédophilie dans l'Église...

Dernière remarque: monsieur Fabius n'a pas utilisé son énorme influence afin d'éclairer cette affaire et ainsi venger légalement son ami intime assassiné.

Un magistrat qui faisait de l'esprit sur Twitter menacé de sanctions

Une dépêche du Jurisclasseur datée du 2 mai 2014 rendant compte d'un à « un avis du 29 avril 2014, [de] la formation du Conseil supérieur de la magistrature (CSM) compétente pour la discipline des magistrats du parquet » à propos d'un magistrat qui tweetait pendant une audience de cour d'assises:


Extraits des tweets :
Bip ed : question de jurisprudence : un assesseur exaspéré qui étrangle sa présidente ça vaut combien ?
-Proc Gascogne : Je serai témoin de moralité
- Bip ed : pour menacer la victime ?
- Proc Gascogne : si elle est morte, ce sera plus dur de la menacer ...
Proc Gascogne : bon ça y est j'ai fait pleurer le témoin -
Proc Gascogne : on a le droit de gifler un témoin ? »

Outre l'humour (vraiment irrésistible) on constate l'agressivité à l'égard des citoyens et des magistrats.

La seule sanction dont est menacé l'avocat général est un déplacement d'office. Il pourra aller exercer ses talents ailleurs. Il aurait été vraiment dommage pour les justiciables français de n'avoir plus aucune chance d'être poursuivi par un homme si délicat et par ailleurs probablement diplômé de la prestigieuse École nationale de la magistrature.

Ces individus sont en réalité indignes d'être magistrats par simple manque d'empathie envers la population. Il faut aimer pour être un digne magistrat.