7.9.07

Le "Petit Robert" instrument de la "novlangue"

Le Petit Robert (soi-disant « de la langue française ») a introduit « Rebeu » dans son édition 2008. Pour illustrer ce terme il utilise, à son habitude une citation :

« T’es qu’un pauvre petit rebeu qu’un connard de flic fait chier. C’est ça ! »

« Fabio Montale est un policier de gauche, il n’apprécie donc pas d’être traité comme un « connard de flic » qui « fait chier » les rebeus. C’est clair. »
écrit Daoudal sur son blog. Heu, pauvre de moi, si je n’avais pas eu l’explication, je n’aurais pas compris. S’il faut se reprendre à dix fois pour comprendre ce que l'auteur a voulu écrire, c’est que c’est que ce n'est pas écrit en français.

La fonction de la langue est de formation de la pensée, et de communication de cette pensée à nos frères humains. Il n’est nullement comme le prétend l’article de wikipédia sur « langue » un instrument d’identification. Il peut l’être par accident, mais ce n’est pas de son essence, ce n’est pas son but. Cette identification est une malédiction conséquence de la construction de la Tour de Babel, elle n’est pas un bien.

S’il est à la fois vrai, comme le prétend Gilson, que l’homme est intelligent parce qu’il parle et qu’il parle parce qu’il est intelligent, il s'ensuit que la langue est un instrument qui permet de former et préciser sa pensée et de la communiquer à nos semblables, les êtres humains. (D’où l’extraordinaire intérêt d’Internet où l’intelligence devient collective.)

S’il est non moins vrai qu’un des buts des sectes communistes est l’affaiblissement intellectuel des peuples (voir le livre « 1984 » de George Orwell), le Robert, rédigé par des trotzkistes, joue son rôle.

Comme dans « 1984 », on va introduire des mots formant novlangue, remplaçant le vocabulaire français. Ce langage très fruste fera disparaître les mots précis de la langue française.

Par exemple l’expression fruste qui n’exprime que des sentiments quasi bestiaux : « fait chier » peut vouloir exprimer : « ennuyer, persécuter, nuire, chercher à nuire, agacer, importuner, faire subir des avanies, léser, faire du mal, faire du tort, violer les droits, agacer, inquiéter, angoisser, troubler etc. » Quelle économie : « faire ch… » tient lieu de plusieurs dizaines de mots ou expressions.

Autre exemple "rebeu" peut signifier "arabe", mais ce n'est pas certain, sa signification est floue, mouvante.

Le Robert dans son communiqué prétend qu’il s’agit pour lui « de décrire la langue dans toute sa richesse et ses multiples usages, du plus soutenu au plus familier » (communiqué du Petit Robert selon Yves Daoudal). Or le mot « rebeu » n’est pas français, la citation de « Montale » n’est pas en français. Il ne s’agit nullement d’un parler "familier" (quelle malhonnêteté !), mais d’un mot destiné à appauvrir la pensée et la communication.

6.9.07

C'est par l'usage de la raison que nous devenons des dieux

Zenit dans son numéro du 18 04 07 cite Benoît XVI qui expose, dans son catéchisme sur Clément d'Alexandrie :

"Clément reprend finalement la doctrine selon laquelle la fin ultime de l'homme est de devenir semblable à Dieu. Nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais cela est aussi un défi, un chemin; en effet, le but de la vie, la destination ultime, est vraiment de devenir semblable à Dieu. Cela est possible grâce à la connaturalité avec Lui, que l'homme a reçue au moment de la création, en vertu de laquelle il est déjà en soi — déjà en soi — image de Dieu. Cette connaturalité permet de connaître les réalités divines, auxquelles l'homme adhère tout d'abord par la foi et qui, à travers la foi vécue, la pratique de la vertu, peut grandir jusqu'à la contemplation de Dieu. Ainsi, dans le chemin de la perfection, Clément ajoute à l'exigence morale autant d'importance qu'il en attribue à l'exigence intellectuelle. Les deux vont de pair, car on ne peut pas connaître sans vivre et on ne peut pas vivre sans connaître. L'assimilation à Dieu et sa contemplation ne peuvent être atteintes à travers la seule connaissance rationnelle: dans ce but, une vie selon le Logos est nécessaire, une vie selon la vérité. Les bonnes œuvres doivent par conséquent accompagner la connaissance intellectuelle comme l'ombre suit le corps."

En d'autres termes, notre vie d'être humain consiste à user de notre raison, parce que Dieu le demande. Notre raison est l'image de Dieu en nous. Cette raison nous dicte une conduite. C'est donc la raison qui guide notre volonté vers la production des bonnes oeuvres dont le principe est l'amour de Dieu ainsi que de soi et de ses amis et bienfaiteurs comme soi-même (voir le Bon Samaritain). Les oeuvres, dans cette perspectives, peuvent n'être que des mouvements de la raison et de l'affectivité par des actes purement intérieurs d'amour.

Avertissement : Naturellement, je me soumets au jugement de l'Eglise qui a seule autorité
dans ces matières ; et les idées que j'expose n'engagent que moi.

La création de chimères humaines est un crime contre l’humanité.

Un crime contre l’humanité, c’est le crime de ceux qui ne veulent reconnaître dans l’autre un égal. Et un égal créé à l’image de Dieu.

Le clonage humain est donc un crime contre le droit de l’homme fondamental à l’égalité, cette égalité des hommes provient de leur création à l’image de Dieu.

Voici ce que disait Benoît XVI reprenant Clément d’Alexandrie, (philosophe et théologien Africain (v. 150- v. 215) selon mon Hachette 2004.) (dépèche zenit d'avril 2007)

« Clément reprend finalement la doctrine selon laquelle la fin ultime de l'homme est de devenir semblable à Dieu. Nous sommes créés à l'image et à la ressemblance de Dieu, mais cela est aussi un défi, un chemin ; en effet, le but de la vie, la destination ultime, est vraiment de devenir semblable à Dieu. Cela est possible grâce à la connaturalité avec Lui, que l'homme a reçue au moment de la création, en vertu de laquelle il est déjà en soi — déjà en soi — image de Dieu. »

Autrement dit, l’homme est créé à l’image de Dieu, c’est un départ. Il doit du fait de cette création se conformer toujours plus à cette divinité. Lorsque l’on prend des chromosomes humains pour les insérer dans une cellule humaine, l’homme dispose d’un dieu, son égal ; il dispose de son être humain et de son avenir, sans aucun droit ni titre de ce sur quoi repose cet être, de sa vie au sens de « biographie ».

Il commet donc un crime contre l’humain, son égal. Il commet un crime contre l’avenir de cet humain appelé à se conformer toujours plus à Dieu. Car tous les hommes sont fondamentalement égaux, aucun ne peut se faire Dieu à l’encontre son égal.

Christophe dans un commentaire du Salon Beige a ce cri du cœur :

« Certains médecins feraient bien de songer qu'ils ne sont que médecins ; ils ne sont pas Dieu. »

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2007/08/quand-la-prire-.html#comments

Crime contre l’humanité, crime contre les droits fondamentaux de l’homme (droit à l’égalité et droit à la vie, droit à SA vie), tout cela ne devrait pas rester impuni.

5.9.07

L'Education Nationale contre les droits de l'homme

L'État français a une doctrine à laquelle il a donné mission à l'Éducation Nationale de former les enfants et les adolescents.

"Outre la transmission des connaissances, la Nation fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République." C'est le principe fondamental, le but premier de l'Éducation Nationale, inscrit dans les "dispositions générales" du "Code de Éducation"

rédigé du temps de Chirac. (2005 2006)

Outre la transmission des connaissances, la "Nation" (?) fixe comme mission première à l'école de faire partager aux élèves les valeurs de la République." C'est le principe fondamental, le but premier de Éducation Nationale, inscrit dans les "Dispositions Générales" du "Code de Éducation" rédigé du temps de Chirac

« Éducation Nationale » est faite pour transmettre l'idéologie nationale.

L'idéologie nationale c'est l'idéologie, c'est l'idéologie totalitaire de la déclaration des droits de l'homme du 26 août 1789. Totalitaire non dans ses dispositions sur la liberté, mais dans ses dispositions sur la "Nation" avec un grand "N" SVP, de laquelle émane toute autorité

Il serait naturel qu'il y ait une "instruction publique" afin de pallier la carence éventuelle de l'initiative privée. Il faut que chaque famille puisse s'assurer que son enfant a été mis à même de savoir le français, les mathématiques et autres matières de base. Il n'est, en revanche, pas normal qu'il y ait une éducation nationale chargée d'inculquer l'idéologie "nationale" (Nation étant entendu comme une volonté culturelle imposée à une collectivité) avec l'argent des familles.

Cette disposition de loi chiraquienne votée par une chambre "de droite" (on croit rêver) est contraire à la Déclaration Universelle des droits de l'homme de l’ONU du 10 décembre 1948 :

dans son article 26 & 2 et 3

"2. L'éducation doit viser au plein épanouissement de la personnalité humaine et au renforcement du respect des droits de l'homme et des libertés fondamentales. Elle doit favoriser la compréhension, la tolérance et l'amitié entre toutes les nations et tous les groupes raciaux ou religieux, ainsi que le développement des activités des Nations Unies pour le maintien de la paix.

3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants."


Ratatouille

Nous avions une chatte que nous avions appelée « Ratatouille ». C’était une vraie gaillarde au caractère bien affirmé. Elle se juchait sur le toit pour miauler pendant des heures, sans aucune raison parce qu’elle pouvait descendre du toit. Je crois qu’elle avait pris une de mes filles en grippe, car ma Jeannette ne l’aimait pas. Elle se mettait juste au dessus de la fenêtre de sa chambre comme pour lui dire « tu aimerais bien dormir, hé bien, je suis là ! tra la la lère. » Et cette peau de vache redoublait de miaulements. Un jour, elle lui a même fait un gros caca bien gluant juste à la porte de sa chambre. Quand ma fille est sortie, les pieds nus, le talon a glissé dans la chose. Je crois que si elle avait pu rire notre Ratatouille aurait rempli la maison de « hi, hi, ha ! ha ! »

Elle rendait folle la chienne. La chienne a toujours eu un problème avec les mâles qu’elle a toujours rejetés. Mais sans mâle, pas de chiots. Alors quand Ratatouille avait une portée la chienne faisait, de jalousie, une « grossesse nerveuse » autrement dit la chienne Zaza faisait une dépression. Elle s’enfermait dans sa niche, faisait semblant d’avoir des petits. Le vétérinaire nous a même prescrit un médicament anti-lait, car elle avait une montée de lait. Elle ne disait plus « bonjour » que de loin comme si elle assurait sa mission, ultra importante de mère qui ne lui permettait plus même les civilités. Cela durait jusqu’à ce que Ratatouille se sépare de ses petits.

Bref, Ratatouille était une chatte de caractère dont la biographie complète reste à écrire.

Pour le film du même nom, je trouve scandaleux que Disney nous ai volé l’idée d’appeler un animal Ratatouille, pour en plus faire un film nul.

L’idée de rendre les rats sympathiques vient de Jack Marchal. Traité de « rats » par les marxistes, il a eu l’idée de mettre en bande dessinées un couple de rate et de rat. C’était très réussi parce qu’ils étaient stylisés et humanisés. Dans le film les rats sont trop rats, il ne faut pas être phobique pour voir ce film !

Le thème du film est l’inévitable idée américaine que tout le monde peut en s’en donnant la peine « réussir » (comme si la « réussite » avait une quelconque valeur morale !) et qu’un rat peut devenir restaurateur.

Dernière mise en garde : la seule scène amusante du film ne se trouve pas dans le film, mais dans la « bande annonce », lorsque le papa rat saisit entre les pattes de devant un morceau informe et que le fils lui dit « - qu’est-ce que tu manges papa ? » et que le père répond « - ben, chais pas ! » cette scène n’a pas été reprise dans le film. Car il n’y a pas un gag dans ce film ennuyeux.

4.9.07

"Ne restez pas à l'étroit dans vos coeurs"dit le pape reprenant saint Paul

Benoît XVI dans son motu proprio Sumorum Pontificum sur l'intégrisme, mentionne les responsabilités historiques de certains catholiques dans l'éclosion et la consolidation des schismes.
"Il s’agit de parvenir à une réconciliation interne au sein de l’Église. En regardant le passé, les divisions qui ont lacéré le corps du Christ au cours des siècles, on a continuellement l’impression qu’aux moments critiques où la division commençait à naître, les responsables de l’Église n’ont pas fait suffisamment pour conserver ou conquérir la réconciliation et l’unité (...) Ce regard vers le passé nous impose aujourd’hui une obligation: faire tous les efforts afin que tous ceux qui désirent réellement l’unité aient la possibilité de rester dans cette unité ou de la retrouver à nouveau. Il me vient à l’esprit une phrase de la seconde épître aux Corinthiens, où Saint Paul écrit (...) (2Co 6,11-13). Ouvrons généreusement notre cœur et laissons entrer tout ce à quoi la foi elle-même fait place."
Citation de la lettre aux évêques accompagnant le Motu Proprio Sumorum Pontificum du site du Vatican ici

Les âmes pieuses disent par leur attitude au moins en direction des "intégristes" et peut-être mezza voce "bon débarras", "qu'ils aillent en enfer ces schismatiques". Ce n'est pas dit comme cela, car il suffit du silence.

L'abbé Laguérie avec l'abbé Aulagnier et l'abbé Héry, Mgr Fellay condamnent la liberté religieuse, la collégialité et l’œcuménisme.

Ils n'ont pas compris la liberté religieuse, ils n'ont pas compris l’œcuménisme. La liberté religieuse, l’œcuménisme ne contredisent nullement ce qui a toujours été cru, il s'agit de développement et de progrès dans l'appréhension de l'unique message. Il faut leur montrer qu'ils sont esclaves d'une erreur.

Mgr Fellay réclame une discussion "théologique". Je sais qu'il est insolent et vaniteux, très désagréable, ce Fellay. Mais lui répondre sur la "liberté religieuse" pour lui montrer son erreur, lui répondre sur "l'oecuménisme" pour lui montrer que l'oecuménisme n'est pas contre la foi catholique est bien plus charitable que de se dire : il n'a qu'à lire et réfléchir. Ce silence ne fera que l'enrager et consolider le schisme.


Tant que nos cœurs seront resserrés par la suffisance, ils seront bien incapables de mettre en oeuvre les conseils de saint Paul repris par le pape

« Nous vous avons parlé en toute liberté, Corinthiens; notre cœur s'est grand ouvert. Vous n'êtes pas à l'étroit chez nous; c'est dans vos cœurs que vous êtes à l'étroit. Payez-nous donc de retour; … ouvrez tout grand votre cœur, vous aussi ! » (2Co 6,11-13).
"Progressistes" ou "traditionalistes" ne restez pas "à l'étroit dans [vos] cœurs".

Humblement je me permets de supplier la Hiérarchie catholique : "Ne méprisez pas les "intégristes", répondez à leur chef d'autant plus que vous avez raison et qu'il vous est facile de lui montrer ses erreurs. Le fait que vous vous penchiez sur eux ne pourra qu'attendrir la plupart de ces schismatiques malpolis, et les faire rentrer dans l'Eglise.

3.9.07

Le cerveau ne crée pas la pensée : la preuve

Un homme pratiquement dépourvu de cerveau, vit une vie normale, présente un quotien intellectuel de 75, soit légèrement en dessous de la normale, mais il n'a probablement pas pu faire d'étude (or les tests de "quotient intellectuel" dépendent beaucoup de l'habitude intellectuelle).

Il travaille dans le secteur public. Il pense. Il aime, il a une vie de famille.

Opéré en 1959 ( à l'époque l'IRM n'existe pas) si l'on avait eu l'IRM on aurait conclu qu'il aurait été débile, grabataire, voire dément (est-ce parce que les médecins sont convaincus que c'est le cerveau qui pense ?)

"C'était en 1959, l'une des premières interventions de ce type en France, précise le Dr Feuillet. Il n'y avait alors pas encore de moyens d'imagerie et on ne peut donc pas savoir si son cerveau était déjà tel qu'aujourd'hui.

Mais, ajoute-t-il, "si on avait disposé d'un IRM ou d'un scanner dans les années 60, les images auraient auguré d'un très mauvais pronostic". "Avec une imagerie de ce type, on se serait attendu à ce qu'il soit dément, grabataire..."

"Ce cas met l'accent sur la plasticité cérébrale, qui permet au cerveau de s'adapter à la pathologie acquise et traitée précocement, afin de permettre par un fonctionnement différent un devenir physique, intellectuel, éducatif puis social +normal+", conclut le Dr Paillet."

La pensée magique du Dr Paillet qui avec cette expression "qui permet au cerveau de s'adapter à la pathologie acquise et traitée précocement", permet d'attribuer au cerveau une conscience (alors que ce n'est qu'un morceau de matière), une intelligence et une volonté. Cela fait penser au deuxième âge de la pensée d'Auguste Comte lequel attribue à des entités abstraites des facultés de l'âme humaine par exemple "la nature a horreur du vide" est censé expliquer la pression atmosphérique par analogie avec "Madame a horreur du thé."

La dépêche intégrale est à lire ici :

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/070720134828.gwg6jqks.htm

Les rapports de la pensée avec le cerveau n'est donc pas le rapport que croient les matérialistes. Il reste bien des mystères sur les rapports entre cerveau et pensée, mais il est acquis que ce n'est pas le cerveau qui sécrète la pensée.

2.9.07

"Dialogue avec mon jardinier" film de Jean Becker

Ce film est du genre intimiste. C'est l'histoire d'un peintre de renom qui se retire dans la maison de campagne de ses parents dont il vient d'hériter et qui embauche un de ses amis d'enfance. Ces personnages n'ont ni nom de famille, ni prénom, on ne les connaît que par leur nom d'emprunt "dupinceau" et "dujardin". Le peintre (Daniel Auteuil) se voit imposer le divorce par sa femme dont il est séparé. Le jardinier (J.-P. Daroussin) est un (relativement jeune) retraité de la SNCF vit une vie tranquille avec sa femme.

A part ça il ne se passe pratiquement rien pendant près de deux heures. La photographie est très belle, mais toute "l'action", qui se déroule sur plusieurs mois, est vers onze heures du matin au début de l'été par un temps magnifique. C'est très beau un jardin, une maison de campagne bourgeoise au centre, un étang avec une vieille carpe, oui c'est très beau, mais pendant tout ce temps on aimerait qu'il y ait autre chose que des dialogue plats.

Le jardinier n'est absolument pas réaliste : la classe ouvrière a troqué la "mobylette" pour un quatre roues depuis bien longtemps. Lorsqu'ils travaillent tous les deux les couples ouvriers n'habitent plus une HLM, mais un petit pavillon. Alors que l'action est censée se dérouler en 2006, le jardinier a un niveau de vie de 1967.

Il ne faut pas non plus confondre classe ouvrière et handicapés. Daroussin joue un ouvrier tirant sur le débile. Auteuil n'est pas crédible comme peintre. Il joue l'intellectuel parisien, mais pas le peintre. Le peintre se salit les doigts et les habits, Auteuil est bien trop "propre".

Seule Fanny Cotençon dans ses rares apparitions suggère à merveille le mystère de la femme. Elle joue une femme trahie, qui en vient à rejeter son compagnon. Elle fait sentir ce charme puissant du monde mystérieux de la femme, incompréhensible à l'homme (et donc à "Dupinceau").

Mais elle n'arrive pas dans les cinq minutes (estimation personnelle) que lui consacre le réalisateur, à sauver le film.

L'atmosphère de bonheur rendu par la photographie, ne suffit pas ; cinq minutes de film ne peuvent en sauver une heure cinquante. De presque rien, il ne peut sortir autre chose que l'ennui.

1.9.07

Quand les fonctionnaires français promeuvent la pédophilie

Les viols étaient très rares dans les sociétés occidentales avant mai 68.

La raison de cette rareté est à aller chercher dans ce que pensaient les garçons. Le respect de la femme était effectif. La réprobation du viol était unanime et extrêmement forte. Le violeur était stigmatisé comme un être abject.

Aujourd'hui des hommes politiques en vue confessent leur pédophilie, leurs viols d'enfants ou de jeunes adolescents.

Pourquoi ? Parce qu'ils pensent que ce n'est pas mal. Que le sexe doit être enseigné aux enfants, qu'il y a une sexualité enfantine.

Citation tirée d'un site officiel de la République Française :

"La découverte de la différence des sexes représente une perte pour tout enfant : le garçon comprend qu'il ne portera pas d'enfant comme sa maman, et la fille qu'elle ne dispose pas de cet appendice qu'elle convoite dans un premier temps. C'est l'âge (environ trois ans) où l'enfant cherche à savoir « comment on fait les bébés ». Là encore la parole des parents est essentielle pour intégrer ce qu'est la sexualité, plaisir compris. L'enfant apprend que ses parents ont été eux-mêmes engendrés selon l'ordre des générations auquel tous les humains sont soumis, et qu'il appartient à une lignée."

Dit une revue éditée par le ministère des affaires étrangères, soit avec l'argent de nos impôts.

http://www.diplomatie.gouv.fr/label_france/france/DOSSIER/enfance/sommaire.html

"Plaisir compris" à trois ans. Selon Dolto, relayée par les autorités publiques française, un enfant de trois ans a une sexualité de plaisir. C'est de la littérature pédophile.

La psychanalyse est une méthode pour raconter n'importe et justifier n'importe quoi. On présente ainsi comme une découverte l'idée invérifiable et contraire à l'expérience que l'embryon a un inconscient et que les enfants psychotiques naissent de mère qui oublieraient leurs grossesses. Le discours souffre tout bien sûr, même des inepties les plus risibles, mais hélas provoquant des ravages chez les "croyants".

Dolto est un vecteur de folies et de drames.

Car en réalité le sexe n'est pas dans l'âme. Un petit garçon ou une petite fille ne se font pas ce genre de réflexion, sauf si on leur en a parlé. Et si on leur en a parlé on leur a inculqué une bêtise. Ce qui intéresse le petit d'homme, mâle ou femelle c'est qu'il a une intelligence à cultiver, une vie à gouverner. Le sexe ne l'intéressera que bien plus tard et encore certains ne s'y intéresseront jamais (ste Thérèse de l'Enfant Jésus par exemple).

Les Evangiles et l'hyperbole

L'hyperbole, c'est cette figure de rhétorique qui dit le plus pour exprimer le moins.

L'hyperbole est très populaire, "j'ai attendu cent sept ans", "une théorie éblouissante", "il court comme un lièvre" sont des hyperboles par lesquelles ont utilise des images destinées à faire comprendre l'excès ou la merveille de ce dont on parle, sans que l'expression soit à prendre au pied de la lettre.

Jésus est un être humain bien de son époque et de sa culture. En Orient, on aimait, on aime les figures hyperboliques. Les Évangiles utilisent souvent l'hyperbole.

Marc rapporte ces propos : "Si ta main est pour toi une occasion du chute, coupe la : mieux vaut pour toi entrer mutilé dans la vie, que d'aller, ayant deux mains..." Mc IX, 42 traduction Crampon. Ce précepte est évidemment hyperbolique, pour faire sentir l'importance de la prudence dans la recherche du Royaume (choisir les bons moyens) ainsi que la force qui nous fait vouloir sans condition.

Je me demande ainsi si l'image de la porte étroite n'est pas aussi une hyperbole pour nous faire comprendre qu'il ne faut pas prendre le salut à la légère.

De même lorsque Jésus nous dit dans l'évangile

"Jésus disait aussi à celui qui l'avait invité : « Quand tu donnes un déjeuner ou un dîner, n'invite pas tes amis, ni tes frères, ni tes parents, ni de riches voisins ; sinon, eux aussi t'inviteraient en retour, et la politesse te serait rendue.
Au contraire, quand tu donnes un festin, invite des pauvres, des estropiés, des boiteux, des aveugles ; et tu seras heureux, parce qu'ils n'ont rien à te rendre : cela te sera rendu à la résurrection des justes."


Ce passage est tiré d'une dépêche Zenit
Luc 14, 1.7-14

Le même Jésus a fait comprendre dans la parabole du Bon Samaritain que celui qui était "mon prochain", c'était mon ami ou bienfaiteur. C'est lui que je devais aimer et donc à qui je devais faire plaisir et rendre service.

Il ne faut donc nullement prendre ce passage au pied de la lettre (sauf vocation spéciale) mais en retenir l'esprit : donner surtout aux pauvres parce qu'ils ne peuvent rendre et que c'est une vraie générosité, c'est ça le sens de l'évangile.

Le chanoine Crampon met en note de sa traduction (éd. Dominique Martin Morin 1989) "A nos fêtes, disait déjà Platon, nous devons inviter, non pas nos amis, mais les pauvres et les misérables ; s'ils ne peuvent nous récompenser, ils appelleront par leur voeux les bénédictions sur nous." Phèdre 233"

La différence entre Jésus et Platon, c'est que Jésus use d'une hyperbole, ce qui est moins clair chez Platon.