4.5.09

Liberté de conscience et liberté religieuse

Sur le Salon beige, j'ai eu la faiblesse de participer à une discussion à propos de la mosquée d'Orange (France).

La liberté religieuse est opposable à tous et elle peut être rendiquée par tous.

Dans ces conditions, les mosquées peuvent être construites en France et partout dans le monde au frais des fidèles.

On m'a opposé implicitement l'article du pape (à l'époque cardinal Ratzinger) sur "Vérité et liberté".

La liberté de conscience justement entendue (encyclique Libertas de Léon XIII) est la possibilité pour chaque individu d'avoir la liberté sociale de servir et honorer Dieu.

Il ne s'ensuit nullement que la vérité soit facultative pour la conscience, mais cela est du jugement individuel. On ne peut prêcher que la vérité entrave la liberté, dont en réalité elle est une condition.

Mais à chacun son rôle, l'Etat ou un individu n'ont aucune compétence juridique pour juger tel ou tel cas qu'il jugerait contraire à la doctrine.

Ceux qui s'écartent de cette règle de conduite sous prétexte de Christ-Roi sont les ennemis du Christ-Roi.

2 commentaires:

michèle a dit…

Je retiendrai ceci :
"Mais à chacun son rôle, l'Etat ou un individu n'ont aucune compétence juridique pour juger tel ou tel cas qu'il jugerait contraire à la doctrine.

Ceux qui s'écartent de cette règle de conduite sous prétexte de Christ-Roi sont les ennemis du Christ-Roi".

Par contre je vous avoue Denis que cela n'est pas évident pour beaucoup d'entre nous , pauvres pécheurs !
Nous avons besoin de réfléchir , sans aucun doute , plus que vous, Homme de Lettres , du bon savoir juridique et culturel .

Cette note est très "forte" aucun mot sonne faux !

à bientôt Denis...

Denis Merlin a dit…

Nous sommes tous pécheurs, et moi le premier. Mais là n'est pas la question.

Jésus dit "Vous êtes tous frères".

En conséquence ne vous mêlons pas des affaires de consciences de vos frères et soeurs pour les condamner ou pour nous immiscer dans leurs relations avec le Père. L'Etat n'est que la réunion des hommes et femmes en vue d'un bien laïc, il n'a donc aucune compétence pour se mêler des affaires religieuses des citoyens, il n'a pas plus de droit que l'ensemble des familles dont il est composé.