18.8.08

Le voile est une protection contre le viol

Les femmes musulmanes sont obligées de porter le voile car il est une protection contre le viol.

Une femme non voilée est une prostituée, une esclave livrée aux désirs des hommes, c'est pourquoi il faut que les femmes se voilent.

Le voile est donc bien un signe de soumission des femmes aux désirs lubriques des hommes. Par ce voile magique elles enlèvent le droit de l'homme à les désirer et à user avec elles de violence.

Cette soumission de la femme est contraire au deuxième mot de la devise française "égalité". La femme est libre de décider elle-même de son habillement. C'est la loi française.

Le hidjab est une menace pour les femmes non voilées.

Cette menace est contraire au troisième mot de la devise française "fraternité".

L'article 1er de la déclaration universelle des droits de l'homme, qui s'appliquent à tous dispose

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."

Une femme voilée n'est pas inférieure à une femme non voilée.

Madame Truchelut a exigé que l'ordre public des droits de l'homme soit respecté dans son établissement, elle en avait le droit et même le devoir.

Il ne s'agissait pas de discrimination illicite, puisqu'au contraire son action était fondée sur la lutte contre la discrimination sexiste. Elle avait la discipline de son gîte, étant chez elle.

L'article 28 de la même déclaration ne prévoit-il pas :

"Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet."

Non seulement cela mais les agissements contraires à l'égalité des être humains sont interdites :

Article 29

1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général [souligné par moi] dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.

Article 30

Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés."


(site officiel de l'ONU) http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm

Si madame Truchelut ne pouvait faire régner l'ordre chez elle et que les magistrats la condamne pour avoir tenté de le faire, c'est donner droit à tous les abus contraires à la véritable liberté religieuse, laquelle ne s'entend que dans le cadre du respect des droits de l'homme.

Si madame Truchelut est condamnée elle le sera pour avoir exercé son droit et s'être soumise à son devoir.

5 commentaires:

Marie a dit…

Le problème est que le port du voile s'étend........... Quelques-uns, on peut comprendre mais quand des milliers de femmes se mettent à le porter, on peut se poser des questions.

Avez-vous entendu parler de Brigitte Gabriel? (Libanaise naturalisée américaine qui lutte contre tout ça).

Denis Merlin a dit…

Bien sûr qu'une femme peut s'habiller comme elle veut,sauf si elle dissimule son visage et/ou ses cheveux.

Si ce voile est une protection contre les agressions masculines qu'elles légitiment pour les femmes sans voile, alors là, non en raison des droits de l'homme et donc de la femme en l'occurrence.

Qu'elles soient des millions ou quelques unes ne change rien à la question.

Denis Merlin a dit…

Oui, j'ai vu le site de madame Gabriel. Je ne comprends pas l'anglais aussi facilement que le français.

Mais je suis, dans l'ensemble, d'accord. Il me semble toutefois que ce qui justifie notre lutte ne peuvent être que les droits de l'homme.

La burka, le tchador, la répudiation, la polygamie, les abattages rituels, les versets du Coran incitant à la violence, à l'assassinat ; à la violence, notamment envers les femmes, ceux contraires à l'égalité de tous les hommes doivent être interdits en vertu des droits de l'homme. Il n'y a pas d'autres raisons, à ma connaissance de les interdire, mais cette raison est suffisante.

Sami a dit…

Oulala vous confondez droits de l'Homme et nouvelle religion. Laissez les gens faire ce qu'ils veulent et ne baignez pas la sacro-sainte notion de droits de l'Homme dans des revendications qui en sont la négation, s'il vous plaît. Inventer une autre notion mais pas celle-ci, please; je ne sais pas, dîtes religion civile, vivre-ensemble, être-ensemble,... Un droit-de-l'hommiste digne de ce nom défend la liberté de la femme de porter ou non un voile. Tout le contraire de ce que vous dîtes.
Et la DUDH n'a pas de valeur juridique; même si elle en avait, votre interprétation serait rapidement laissée. L'essentiel est de savoir si les gens sont forcés à faire quelque chose, le reste, c'est la liberté individuelle.
Interdire des versets du Coran... Ouais mais vous savez en général, ce sont les mauvaises interprétations du texte qui sont critiquables, pas vraiment le texte en lui-même. Il faut aussi songer à expurger la Bible, elle me semble bien plus problématique que le Coran (la situation des femmes n'est pas très reluisante: l'homme, le chef de la femme, la femme qui sort de la côte d'Adam, le gueth chez les Juifs, etc.)

Denis Merlin a dit…

@ Sami

Si des passages de la bible incitent au meurtre ou à l'oppression des femmes je ne suis pas contre leur interdiction.

Le voile est un langage par geste. Il signifie que les femmes sans voile ne sont ni décentes, ni protégées contre les agressions sexuelles. Ce qui est contraire aux droits de l'homme.

Les droits de l'homme sont d'ordre public. Ils sont d'ailleurs en Dieu source de tout droit.