24.8.08

Le baudet

Un substitut du Tibunal de grande instance de Montpellier a été jeté en prison. Il aurait donné des renseignements à un pharmacien escroc à la Sécurité sociale. Il aurait donné ces renseignements en sollicitant des compensations financières.

Quel crime abominable !

Monsieur Burgaud, monsieur Lesigne poursuivent leurs carrières tranquillement. Ils ne sont responsables que de dizaines mois de prison à l'encontre d'innocents évidents qu'ils ont salis. L'un est mort des sévices infligés par Burgaud : le juge commet une faute morale s'il maintient en détention une personne soupçonnée pour la faire avouer ou obtenir des renseignements.

Voilà, seulement eux Burgaud et Lesigne, ils ont fait le travail moyen d'un magistrat français moyen. Pas plus pas moins qu'un autre juge français, comme un B., un R. (pardon Marie !), un D, une L, un Ta., un de M, un Ch et tutti quanti. Lui le pelé, le galeux, il a avoué, il se repent, il n'a pas sorti son zizi à l'audience devant les dames, alors là, on peut tomber sur lui à bras raccourcis.

D'ailleurs même l'avocat du juge jeté en prison avant tout procès et avant toute preuve est d'accord : il le dit sur France Info, son client n'est plus digne d'être magistrat. Alors, si l'avocat le dit...

La magistrature française ne cherche que la vérité, la justice et le droit : on le lui fera voir à cet imbécile de "juge corrompu jeté en prison". Donné en pâture aux chiens, bien avant son jugement, il est déjà piétiné par le monde médiatico-judiciaire.

Une fois de plus les droits de l'homme, (la présomption d'innocence en particulier) ne sont respectés par personne dans le monde judiciaire français. Outreau n'a servi à rien. Elle est morte pour rien, la victime de la machine à mensonges.

5 commentaires:

marie a dit…

Je ne comprends pas grand chose à toutes ces affaires mais je sais qu'un magistrat montpelliérain vient d'être mis en prison lui aussi. Qui est ce juge Rivet ?

Denis Merlin a dit…

Rivet m'a désigné d'un doigt vengeur quand j'étais partie civile dans une affaire évidente, mais où le prévenu était avocat, ce qui, vous le pensez bien, l'innocentait.

Rivet, votre homonyme, m'a menacé sans aucune raison.

Les autres magistrats sont des participants à la pantalonnade judiciaire que je subis depuis bientôt neuf ans. C'est pourquoi je parle de baudet à propos du magistrat montpelliérain : il s'agit d'une allusion à la fable "les Animaux malades de la peste" où le baudet est sacrifié parce que les puissants font peur. Pour ce magistrat naïf, plus de droit de l'homme qui tienne. D'ailleurs, les droits de l'homme, le plus souvent, on s'en fout, dans le monde judiciaire.

Marie a dit…

Si je comprends bien le substitut auquel vous faites référence et la magistrat dont je parle ne font qu'un. Pardonnez mon ignorance....

Denis Merlin a dit…

Non, non, Marie, il s'agit de deux personnes différentes. Je donnais uniquement un exemple pour faire comprendre qu'il existe deux poids et deux mesures.

Denis Merlin a dit…

Il me semble que l'homonimie entre le magistrat ne dénote aucun lien de parenté.