15.10.08

Descartes et le totalitarisme

"L'intérêt du peuple, c'est le bien public; l'intérêt de l'homme en place, est un intérêt privé
(ROBESP., Discours, Constit., t. 9, 1793, p. 496)" Le Trésor de la langue française.

Dans sa mentalité cartésienne où l'idée claire est juste du fait de sa clarté et de sa disctinction, Robespierre nous livre une sentence claire et disctincte mais fausse. C'est Descartes qui prétend que c'est l'idées claire et distincte qui est la marque de la vérité :

"la connaissance sur laquelle on peut établir un jugement indubitable doit être non seulement claire, mais aussi distincte." écrit Descartes dans ses "Principes de philosophie".

Mais cela est faux, nos idées ne rendent compte que d'une petite partie de la réalité. Une idée claire est disctincte peut très bien ne pas rendre compte de la réalité. En tout cas, nos idées ne peuvent rendre compte de la réalité que partiellement. La réalité est toujours plus riche, plus ample que ce que peuvent exprimer nos discours.

Robespierre méconnaît le droit de l'homme a avoir des intérêts privés et une vie privée. Il semble condamner un intérêt parce qu'il est privé pour ne laisser comme moral que "l'intérêt du peuple" parce qu'il est public.

On reconnaît le germe du totalitarisme, par cette antinomie qui exalte d'un côté et agresse de l'autre, sans souci des droits de l'homme.

14.10.08

Maître Xavier Rochas et Petrella

"Personnellement, je suis dépressif à l'idée de payer ma taxe foncière demain et ma taxe d'habitation le mois prochain.

J'ai donc écrit à mon député UMP pour que les dépressifs comme moi soient dispensés de payer cette taxe. Après tout, si après avoir tué un flic on peut éviter une extradition en étant dépressif, il est normal que l'épouse du Président se penche sur le sort des dépressifs.(...)"

Un commentaire de l'avocat Xavier Rochas sur le cas Petrella extrait du Salon beige.

C'est l'occasion de rappeler qu'il faut payer la taxe foncière le 15 octobre.

Il a raison maître Rochas ! Mais je parie que C. Bruni n'ira pas se pencher sur son chevet, pensez il n'a tué personne ! Et en plus il est pas de gauche. Non mais ! ne confondons pas les torchons de droite avec les serviettes de gauche.

Et vous voulez que je vote pour Sarkozy ?

Au secours, je lis le compendium de doctrine sociale !

Cherchant à approfondir la notion de "bien commun", je lis le Compendium de doctrine sociale sur le site du Vatican :


"197 La doctrine sociale de l'Église, au-delà des principes qui doivent présider à l'édification d'une société digne de l'homme, indique aussi des valeurs fondamentales. Le rapport entre principes et valeurs est indéniablement un rapport de réciprocité, dans la mesure où les valeurs sociales expriment l'appréciation à attribuer aux aspects déterminés du bien moral que les principes entendent réaliser, en s'offrant comme points de référence pour une structuration opportune et pour conduire la vie sociale de manière ordonnée. Les valeurs requièrent donc à la fois la pratique des principes fondamentaux de la vie sociale et l'exercice personnel des vertus, donc des attitudes morales correspondant aux valeurs elles-mêmes.426"


Pour l'instant, je n'ai pas réussi à comprendre. Il m'apparaît vaguement après moult minutes passées la tête entre les mains que les valeurs sont les valeurs historiques en vigueur dans une société donnée à un instant donné, alors que les principes (moraux par hypothèse) sont inactuels, intangibles, intemporels, valables toujours et partout. Mais je n'en suis pas sûr...

Benoît XVI a demandé une simplification du Compendium de doctrine sociale...

13.10.08

Encore le prix du pétrole

En 2002, il fallait 1.2€ pour faire 1$; le baril de pétrole valait 60$, soit 72€. Nous payions alors le litre d'essence aux alentours de 1€.
En 2008, il faut 0.65€ pour faire 1$; le baril de pétrole vaut 100$, soit 65€. Nous payons notre litre d'essence..... 1.40€!!!

Conclusion: Investissez dans les actions de Cie pétrolières :-)

Lu sur le site maviemonargent.
http://www.maviemonargent.fr/rions_un_peu.html

Oui, mais il ne compte pas avec le fait que le baril vaudra bientôt selon une "information" du Monde de mai 2008, 200 $ le baril. ;-) Ce qui 1) est faux 2) n'a aucun rapport avec le prix à la pompe ainsi que maviemonargent le prouve.

Oh ! et dire qu'il y en a qui croient que les propos alarmistes sur les cours du pétrole ne sont là que pour nous mettre en garde contre les dangers que courent les générations futures.

En revanche, il y en a qui croient que ces propos sont là pour nous faire payer plus cher à la pompe et enrichir ainsi les raffineurs. Meuh non, voyons ! Allons... Il y en a qui sont soupçonneux, j'vous jure !

Trêve de plaisanteries, les faits sont là : les raffineurs profitent énormément des bruits alarmistes sur la fin du pétrole et le Monde relaie ces contre-vérités !

Intérêt commun et bien commun

L'intérêt commun ne fait aucune référence nécessaire à la moralité de l'intérêt.

Il peut y avoir un intérêt commun à mentir pour des gens engagés dans une convention illicite, voire immorale.

Bien sûr l'interêt commun n'est pas nécessairement immoral, mais il peut l'être.

Le bien commun en revanche, ne peut être immoral, car c'est un bien.

Le bien commun est commun ou il n'est pas le "bien commun"

Le Salon beige nous régale d'un discours (au sens large) de Rémy Fontaine, journaliste à Présent.

"La doctrine sociale est le discours que tient l’Eglise sur la société et sur la place de l’homme dans la société. A côté de la morale familiale, de la morale personnelle, il existe donc une « morale sociale », qu’on appelle la doctrine sociale de l’Eglise. Cette doctrine repose sur une vision de l’homme comme créature pécheresse et rachetée, comme « animal social » Nous pourrions résumer cette vision sociale en deux principes: premièrement, le bien commun de la société est supérieur au bien de chacun de ses membres."

D'une part la morale sociale comprend la morale familiale. Est social ce qui concerne les relations entre êtres humains. Or la famille est une société, c'est même la fondamentale société, il ne peut y avoir plus social.

Ne prenant qu'un exemple tiré du Compendium de la doctrine sociale je trouve dans l'index :

"Famille et amour conjugal, 209, 210, 211, 212, 215."

Ensuite le bien commun n'est pas étranger à chacun des membres de la société sinon il ne serait plus commun. Il serait un bien singulier d'un tout qui pourrait contrarier le bien particulier. Ce serait un bien singulier d''un tout et non un bien commun. Le bien commun (amour, justice) n'est donc pas un bien supérieur en ce sens qu'il serait étranger à chacun des membres de la société, il est bien meilleur pour chacun que son bien singulier purement individuel (exemple : être bien logé) et il est meilleurs parce qu'il est commun et donc plus élevé (justice générale, amour).

"Le bien commun est meilleur pour chacun des particuliers qui y participent, en tant qu’il est communicable aux autres particuliers : la com­municabilité est la raison même de sa perfection. Le particulier n’atteint le bien commun sous la raison même de bien commun qu’en tant qu’il l’atteint comme communica­ble aux autres."


Dit De Koninck dans "Primauté du bien commun".

Car matériellement le bien commun est avant tout : 1)l'amour que se portent les membres de la société les uns aux autres, 2) il est la justice (vertu sociale) qui règne et qui ne peut régner qu'entre plusieurs.

Le bien commun, qui est aussi le bien de chacun (car sinon il ne serait pas commun) est meilleur pour moi que mon bien singulier (ex. manger à ma faim), mais il est aussi mien.

C'est pourquoi lorsque je paie mes impôts, ou lorsque je suis appelé sous les drapeaux POUR UNE GUERRE JUSTE, je sacrifie, peut-être, mon bien tout personnel mais certainement pas au détriment de mon bien singulier, car le bien commun est mon bien singulier aussi, sinon il n'est pas commun. Si je me fais tuer (sans l'avoir cherché, ce qui serait faute contre mon bien singulier et contre le bien commun, en ce que ma vie fait partie du bien de tous) pour protéger ma petite soeur, je ne sacrifie pas mon bien singulier pour un bien qui me serait étranger, mais au contraire pour le bien commun qui est l'amour entre membres de la famille et qui est mon bien aussi en ma qualité de membre d'une famille où règne l'amour, éminent bien commun à tous.

Concluons par un extrait de De Koninck

"Suffirait-il d'exalter la primauté du bien commun: ? Non plus. Les régimes totalitaires saisissent le bien commun comme prétexte pour asservir les personnes personnes de la façon la plus ignoble."


Car les sociétés totalitaires envisagent le bien commun comme un bien singulier d'un tout qui s'opposerait à la communauté du bien ; dans cette perspective le bien de la société ne serait plus le bien personnel de chacun. Triste de constater que c'est R. Fontaine qui fait cette erreur, mais elle est finalement cohérente avec l'idéologie scoute où le scout se sacrifie pour un bien qui n'est pas le sien. Cette prise de position est aussi en cohérence avec le "contrat social" de Hobbes, Locke, Rousseau où l'homme est envisagé comme un individu sacrifiant son bien pour entrer en société, alors que la société est son bien commun et donc aussi son bien singulier et même un bien singulier et commun plus grand pour lui que son bien purement singulier, car communicable aux autres.

Sarkozy et sa bande insultent l'Italie

L'Italie est le pays le plus doux qui soit. C'est un pays démocratique membre du Conseil de l'Europe . Il a signé avec la France la Convention européenne des droits de l'homme.

Or, en Italie, a été jugée et condamnée une nommée Petrella, auteure de plusieurs crimes.

Contrairement à ce que nos médias philocommunistes disent, elle n'a pas été condamnée pour l'assassinat d'un commissaire de police, mais pour celui d'un agent de police. Elle a d'autre part été complice dans l'assassinat d'Aldo Moro, l'ami de Paul VI. Elle est aussi accusée de plusieurs attaques à main armée.

Or Carla Bruni (épouse de Sarkozy) est venue en personne annoncer à Petrella qu'elle ne serait pas extradée vers l'Italie. D. Voynet est allée la voir à l'hôpital psychiatrique et a donné une lamentable interview à la suite.

Curieusement, personne, sauf des initimes et gens intéressés, n'a vu cette grave malade sur son lit de souffrance... En tout cas pas le public. Cette violette se cache.

Aujourd'hui en une décision méprisante pour l'Italie, pays voisin aux moeurs particulièrement polissées, on prétend ne pas l'extrader sous prétexte de sa maladie, alors qu'aucun texte de loi, ni aucune convention internationale n'en dispense la France et ainsi la prétendue maladie mentale de Petrella n'est qu'un prétexte, même si elle existe. Sarkozy et sa bande (les communistes, les "verts", Carla Bruni et les autres...) fait injure à l'Italie, qui ne serait pas humaine envers les malades.

Ainsi une femme auteure de plusieurs crimes ne sera pas punie parce que communiste.

Sarkozy foule encore une fois aux pieds la courtoisie internationale et surtout l'égalité des êtres humains en prenant une décision en raison de l'opinion de la criminelle.

12.10.08

Communautarisme catholique, c'est impossible.

Lu sur le Salon beige quelques extrait d'un livre de monsieur Rémy Fontaine, journaliste à Présent.

En cassant le vote (d’idiot) utile la mobilisation autour des principes non négociables confère au camp catholique et à son indispensable "communautarisme" une efficience nouvelle, une capacité opérationnelle, l'union faisant sa force par l’œcuménisme de la loi (morale) naturelle !"

Si la bataille morale et donc politique passe par des militants catholiques fiers de l’être et confessant leurs convictions religieuses qui leur interdit de négocier les points non négociables que leur a donné le pape. Il me semble qu’il y a trois points non négociables : 1) le droit à la vie pour tous de la conception à la mort naturelle, 2) le mariage entre un homme et une femme, contrat non dissoluble et 3) le droit pour les parents d’élever leurs enfants comme ils l’entendent.

Si monsieur Fontaine a parfaitement raison de souligner que le vote est le vote idiot utile, il ne résulte pas de ces deux vérités que les catholiques puissent se constituer en « communauté » politique.

D’abord parce que la religion catholique est la seule où le croyant et même le pratiquant sera toujours en-dessous de la doctrine à pratiquer. Qu’il résulte de cette vérité que le catholique ne condamne personne car inférieur à lui et que plus il sera saint, moins il condamnera, quelles que soient les croyances (protestantisme, athéisme, islam etc.) de celui qu’il envisagera.

Il ne peut donc fonder une communauté politique dont il exclura quiconque car non-catholique.

Il résulte seulement des trois points non négociables qu’aucun militant politique catholique ne peut donner son temps et son argent ou ses talents en faveur d’un parti qui entend favoriser le divorce, défavoriser la famille, ne pas défendre les embryons ou les fœtus ou militer pour l’euthanasie, ou tout autre forme d’irrespect de la vie, ou discriminer directement ou indirectement le droit pour les parents d’élever leurs enfants dans les convictions religieuses ou philosophiques qui ont leurs préférences.

Il en est de même de l’électeur qui ne pourra donner son vote pour quiconque serait en faveur d’un parti qui ne respecte pas les trois points non négociables.

Un corollaire : aucun parti ne peut accepter la collaboration d’un militant qui viendrait à favoriser, même par conviction religieuse, le divorce, l’avortement ou l’absence de choix pour quelque croyant que ce soit d’élever ses enfants dans la philosophie de son choix (ce qui comprend par exemple, la possibilité de changer de religion par rapport à celle des grands parents). Ce militant serait-il catholique.

En revanche il ne peut exclure un militant musulman, sous prétexte qu’il ne serait pas catholique, ou sous prétexte qu’il serait musulman (ou juif, orthodoxe, protestant, athée etc.), alors qu’il serait d’accord avec les trois points non négociables.

C’est pourquoi, il ne peut y avoir de « communautarisme » catholique en politique. Il ne peut y avoir a fortiori de "dissidence" catholique.

11.10.08

Réponse à Michel Janva : si nous ne nous battons pas pour les droits de l'homme...

Selon Benoît XVI l'évangile est d'abord l'annonce des droits de l'homme et donc de ses devoirs.

Si nous ne battons pas pour les droits de l'homme nous pouvons immédiatement cesser de bloguer.

Les écoles catholiques sont discriminées, elles supportent des frais (cantine et transport) que les écoles laïques ne supportent pas. Ne parlons pas des écoles sous contrat simple et encore moins des écoles sans contrat, encore plus scandaleusement discriminées.

J'ai donc commenté ainsi cette information reprise par le Salon beige :

"La discrimination religieuse dont sont l'objet les écoles catholiques et les écoles privées est contraire aux articles 18 et 26 et particulièrement 26 3 de la déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948, reprise par la convention européenne des droits de l'homme.

Rappelons, à titre d'exemple, l'article 26 3. Les parents ont, par priorité, le droit de choisir le genre d'éducation à donner à leurs enfants."

Cette discrimination directe et indirecte par l'argent est donc contraire aux droits de l'homme.

Rédigé par: Denis Merlin | 8 oct. 08 12:38:00"

Un anonyme (hb) me répond.

à Denis Merlin,

Magistrale démonstration.........qui ne mène à rien!

Les droits de l'homme, n'ont jamais été inventé pour défendre les hommes, seulement pour lutter contre ceux de Dieu, et les catholiques !

Chercher à utiliser les armes subversives de l'Adversaire, pour lutter contre lui, ne mène nulle part, et ne peut convaincre personne.

Quel tribunal de la république ou européen donnera raison à un catholique qui cherche à se défendre des injustices républicaines, c'est à dire révolutionnaire?

Sur le fond, votre raisonnement se tient, mais in fine, qu'en espérez-vous?

J'ai rédigé une réponse qui n'a pas été publiée, je l'ai perdue car je n'en ai pas gardé copie.

Je réponds donc sur mon blog :

- Je ne suis pas machiavélien. Je crois que nos frères humains, auxquels je crois être inférieur selon le précepte de saint Paul, sont aussi capables que moi de comprendre le langage de la vérité.

- Je n'espère rien de concret, je ne suis pas pour l'idéologie de la "réussite", ni pour l'utilitarisme, je dis point c'est tout. Les juges, les législateurs rejetteront mes arguments qui sont pourtant vrais, tant pis pour eux. Vous-même apparemment ne voulez pas combattre pour les droits de l'homme. Tant pis pour vous ; Mais la vérité a une force.


- Les déclarations des droits de l'homme ne sont pas parfaites, mais elles ont le mérite d'être là et d'énoncer des vérités. Ce n'est pas un argument "ad hominem", mais c'est un argument sincère et d'adhésion profonde à ces vérités sur les droits de l'homme qui me fait utiliser les déclarations des droits de l'homme. Si des gens de mauvaise foi comme la "Ligue des droits de l'homme" les utilisent alors qu'elles méprisent les droits de l'homme, cela ne nous oblige pas à leur abandonner le terrain des droits de l'homme.

A toutes fins utiles je rappelle que saint Pie X défendait les droits de l'homme et naturellement ses devoirs (mais sans droit, il n'y a pas de devoir et vice-versa). Lire mon post sous le lien.

Si notre combat n'est pas pour les droits de l'homme et pour leur extension (les déclarations des droits de l'homme ne semblent pas protéger le embryons et fœtus, par exemple), alors arrêtons tout de suite, ou votre combat ne m'intéresse pas, car les droits de l'homme sont le fondement de la vie en société, dans la société privée et dans la société publique.

10.10.08

Quand l'Homme nouveau ne sait pas lire

La critique de la crise financière par Philippe Maxence est étrangement la même que celle de tous les partis, y compris le Parti communiste et le Front national.

"On l’a souvent oublié comme on oublie aujourd’hui de s’examiner sur ce point. Hasard ? Autre oubli : le rôle de l’État. Citons encore une fois Jean- Paul II

«L’activité économique, en particulier celle de l’économie de marché, ne peut se dérouler dans un vide institutionnel, juridique et politique.» (C.A., n. 48)."

Où lit-on sur la citation de Jean-Paul II que l'Etat a un rôle à jouer.

Le "vide institutionnel" peut très bien désigner les institutions de régulation des marchés qui peuvent être extraétatiques et ou peuvent résulter d'une organisation professionnelle par branche.

Quant au "vide juridique", ce n'est pas le vide de loi, mais le vide de règles juridiques, quelle qu'elles soient (loi, coutume, décret, règles professionnelles etc.) qui n'émanent pas nécessairement de l'Etat.

Le vide politique désigne le bien commun dont les politiques ont la charge et certes nous trouvons ici le rôle de l'Etat mais pas nécessairement. Le bien commun étant avant tout justice et vérité, droits de l'homme et donc protection des faibles (en particulier des consommateurs pauvres, des familles nombreuses) voilà le rôle de l'Etat, il doit donc faire cesser ses interventions injustes et n'intervenir que dans le cas d'injustice.

Voici comment traite la question le Compendium de doctrine sociale :

« L'État a le devoir de soutenir l'activité des entreprises en créant les conditions qui permettent d'offrir des emplois, en la stimulant dans les cas où elle reste insuffisante ou en la soutenant dans les périodes de crise. L'État a aussi le droit d'intervenir lorsque des situations particulières de monopole pourraient freiner ou empêcher le développement. Mais, à part ces rôles d'harmonisation et d'orientation du développement, il peut remplir des fonctions de suppléance dans des situations exceptionnelles »
Le rôle de l'Etat est un rôle d'orientation et d'harmonisation morales du développement, en s'abstenant de mettre à la charge des entreprises des charges qu'elles ne peuvent supporter.

Or en France l'Etat crée des conditions qui défavorisent l'activité des entreprises (TVA, prélèvements URSSAF, taxe professionnelle, droit pénal social idéologique, concurrence exagérée et aveugle obligatoire etc.) Ce n'est donc pas plus, mais moins d'Etat et à plus juste escient qu'il convient de réclamer.

Il est donc très ambiguë de réclamer plus d'Etat, car la crise est arrivée par l'intervention idéologique de l'Etat américain et non par l'absence d'Etat et/ou l'excès des marchés. Voir mes précédents posts ici et ici.