18.1.15

L'impact des événements sur l'Afrique (commentaire sur B. Lugan)

Lu sur François Desouche (article du 17 janvier 2015 de B. Lugan):

Vu d’Afrique, l’ « affaire Charlie hebdo » illustre les limites de l’universalisme européo-centré. Vendredi 16 janvier, alors que les sociétés de l’hémisphère nord communiaient dans le culte de la liberté d’expression, une partie de l’Afrique s’ insurgeait contre la France des « Charlie ».
Quant aux foules de « Charlie », elles sont vues comme complices des insultes faites au Prophète. De plus, comme le président de la République a marché à leur tête, cela signifie que la France et les Français sont coupables.
Les conséquences géopolitiques qui vont découler de cette situation ne peuvent encore être mesurées, notamment dans les pays du Sahel en raison du jihadisme récurrent contre lequel nos troupes sont engagées. Le plus grave est ce qui s’est passé au Niger où Boko Haram qui, jusqu’à présent ne s’était pas manifesté, a pris le prétexte de la nouvelle livraison de Charlie Hebdo pour lancer les foules contre le centre culturel français de Zinder; au même moment, nos postes militaires avancés veillent aux frontières du pays…
Personne n’a dit ou vu que l’ « affaire Charlie Hebdo » n’est que la goutte d’eau qui a fait déborder le vase des impératifs politiques et moraux que nous imposons à l’Afrique: démocratie, droits de l’homme, avortement, mariage homosexuel, anthropomorphisme etc. Tous y sont considérés avec dédain ou même comme de « diaboliques déviances ».

Pas mal décrit, mais, tout occupé à sa propagande fragmentiste, il ne dénonce pas la manipulation qui, entre autres effets, va faire perdre à la France de son influence en Afrique et exciter les Africains (certains Africains) contre les Français et les Français contre les Africains.



Il utilise les événements pour conforter, de mauvaise foi, ses opinions fragmentistes (l'humanité n'est pas une, n'est pas une seule famille). Ce n'est pas très loyal.

En réalité nous sommes gouvernés par des personnes parfaitement conscientes du mal qu'elles font à la France et à l'Afrique et de ce que leur politique bafoue les droits de l'homme. Monsieur Lugan fait semblant de ne pas l'avoir compris. Il occulte la différence entre droits universels de l'homme et différences culturelles. Entre ce qui est immuable chez l'homme et ce qui est variable.

Toutefois son article a le mérite de nous donner des nouvelles de l'Afrique et de mettre en lumière les conséquences psychologiques des événements sur les masses africaines musulmanes (les masses chrétiennes, elles, morflent et vont encore morfler). Il n'en reste pas moins un article de propagande fragmentiste, comme d'habitude chez monsieur Lugan.

17.1.15

Le cardinal Tauran a-t-il parlé des "Islamistes" ?

Le cardinal Tauran n'a pas parlé des "islamistes", mais on lui fait dire qu'il s'agit d'islamiste

Voilà ce qu'on lit sur le site aleteia:

« On doit mettre ces personnes (les islamistes, ndlr) dans les conditions de ne plus nuire. On doit aussi contrôler les liens éventuels avec les organisations criminelles et démanteler les réseaux terroristes. Mais (…) cet effort répressif, s’il est nécessaire, ne sert à rien si par ailleurs, on ne travaille pas au niveau éducatif. Cela vaut aussi pour notre monde occidental ».

Il faut lire

 « On doit mettre ces personnes dans les conditions de ne plus nuire. On doit aussi contrôler les liens éventuels avec les organisations criminelles et démanteler les réseaux terroristes. Mais (…) cet effort répressif, s’il est nécessaire, ne sert à rien si par ailleurs, on ne travaille pas au niveau éducatif. Cela vaut aussi pour notre monde occidental ».





Donc le cardinal Tauran a dit que toutes les organisations terroristes devaient être démantelées. Il n'a pas spécialement désigné les organisations islamistes. Très intéressant en effet, merci monsieur le cardinal. Mais une fois de plus une désinformation subtile veut nous faire croire que le cardinal est convaincu par les accusations sans preuve contre les musulmans radicaux.

Délit de blasphème, encore un mensonge maçonnique !

On lit un peu partout que le délit de blasphème existe encore en Alsace-Loraine, mais qu'il faudrait l'abolir.

Or voici le texte du code pénal allemand incriminé:

« celui qui aura causé un scandale en blasphémant publiquement contre Dieu par des propos outrageants ou aura publiquement outragé un des cultes »

http://www.legirel.cnrs.fr/spip.php?article528

Cet article du code pénal allemand applicable en Alsace-Lorraine ne punit pas le "blasphème", mais le fait de causer du scandale en tenant publiquement des propos outrageant contre Dieu. On veut nous faire croire que ce texte punit n'importe quel blasphème ou protège des opinions religieuses contre des objections valables. C'est faux. Au sens propre du terme, il n'y a pas directement de "délit de blasphème", il y a un délit de scandale au moyen de propos outrageant autrement dit blasphématoires contre Dieu. Il faut donc qu'il y ait un scandale au moyen de propos publics, c'est  cela l'élément légal principal du délit. Choquer des gens dans leur respect pour Dieu, leur faire du tort, c'est cela le délit en attaquant leur piété. Ce n'est donc pas Dieu, mais les gens que ce délit entend protéger.



Ce n'est pas un délit religieux, mais un délit laïc et les représentants des cultes n'ont pas à prendre partie contre cette répression laïque de propos agressant publiquement les croyants dans leur piété.

Évidemment la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen n'interdit en rien la définition légale de ce délit.

Au contraire, on peut dire qu'elle la fonde:

« Art. 10. -
Nul ne doit être inquiété pour ses opinions, même religieuses, pourvu que leur manifestation ne trouble pas l'ordre public établi par la Loi.
Art. 11. -
La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de l'Homme : tout Citoyen peut donc parler, écrire, imprimer librement, sauf à répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi. »

Or si je blasphème Jésus-Christ (par exemple) qui est Dieu on attente à mon droit de ne pas être inquiété pour mes opinions religieuses qui proclament que Jésus est Dieu. Celui qui cause du trouble, de la peine aux croyants bafoue l'ordre public (article 10).

L'article 11 prévoit la liberté d'expression, mais cette liberté d'expression n'est pas arbitraire. Il prévoit donc que la loi peut réprimer certains propos lorsqu'ils troublent l'ordre public. Cette interdiction n'est valable que si elle est prévue par la loi.

Remarque marginale: nous touchons du doigt ici encore l'escroquerie maçonnique qui s'attribue la rédaction de cette Déclaration, alors que la Déclaration interdit le relativisme et le naturalisme et en conséquence est antimaçonnique.

Liberté pour la France, liberté pour l'Alsace-Lorraine !

À plus de 18 ans, pour l'État français nous sommes encore des mineurs



Sommes-nous des mineurs pour que l'État nous interdise certaines informations ?

Pour qui se prennent nos législateurs ? Ils nous sont égaux. Ont-ils oublié la devise française : Liberté, égalité, fraternité ?

16.1.15

Apologie d'acte de terrorisme: un droit qui bafoue les droits de l'homme


Le nouveau code pénal de 1993 a remplacé l'ancien code pénal de 1810.

Autant l'ancien code pénal s'efforçait-il d'être clair, autant le code pénal de 1993 est-il souvent obscur et d'accès difficile. Ce qui bafoue les droits de l'homme.

Voici pourquoi:

La société est instituée pour le bien de tous. Or la loi pénale prévoit les cas dans lesquels la société peut infliger une peine. Ce qui est normalement contraire au but pour lequel la société est voulue de Dieu (la société est instituée pour l'entr'aide). En conséquence, la loi pénale, toute loi pénale est une loi d'exception. Elle doit donc être claire et ne viser que les cas où l'intervention du juge répressif est nécessaire, socialement nécessaire et même dans ce cadre du nécessaire, son application cède devant la nécessité plus pressante de principes tels que la présomption d’innocence et le caractère d’exception du droit pénal.

La loi doit observer des règles que la raison universelle de l’homme lui impose, faute quoi, elle n’est une authentique loi. En conséquence toute infraction doit être définie par la loi, c'est ce que les pénalistes appellent l'élément légal. 

Une définition est une formule brève de deux ou trois lignes.

Vous pouvez lire la définition pénale de l'"acte de terrorisme" de l'article 421-1 du code pénal dans sa rédaction de novembre 2014 sous le lien ci-dessus.

Voici un extrait de la définition que donne la loi de l’infraction de « terrorisme » :

« Constituent des actes de terrorisme, lorsqu'elles sont intentionnellement en relation avec une entreprise individuelle ou collective ayant pour but de troubler gravement l'ordre public par l'intimidation ou la terreur, les infractions suivantes :(…)4° Les infractions en matière d'armes, de produits explosifs ou de matières nucléaires définies par les articles 322-6-1 et 322-11-1 du présent code, le I de l'article L. 1333-9, les articles L. 1333-11 et L. 1333-13-2, le II des articles L. 1333-13-3 et L. 1333-13-4, les articles L. 1333-13-6, L. 2339-2, L. 2339-14, L. 2339-16, L. 2341-1, L. 2341-4, L. 2341-5, L. 2342-57 à L. 2342-62, L. 2353-4, le 1° de l'article L. 2353-5 et l'article L. 2353-13 du code de la défense, ainsi que les articles L. 317-4, L. 317-7 et L. 317-8 à l'exception des armes de la catégorie D définies par décret en Conseil d'Etat, du code de la sécurité intérieure ; »

Quelle dérision ! (1)



Aux termes de cette « loi », la définition du terme complexe "acte de terrorisme" est scindée en deux, une « définition » d’ambiance suivie d’une liste d’infractions matériellement identifiables.

I

D'abord, nous avons une partie de la "définition" qui tient en deux lignes et donne l’ambiance. Au lieu d’actes précis, nous avons des termes flous ("en relation", "terreur", "entreprise" etc.) qui ne caractérisent aucun fait précis. La  « loi » se fait maître en sociologie, elle décrit une ambiance dans laquelle l’acte répréhensible devient plus répréhensible. Or on ne peut imputer à faute pénale à une personne qu'un acte dépendant strictement de l'auteur. Ici l’élément constitutif de l’infraction dépendra de circonstances indépendantes de la volonté de l’auteur. Ce seront surtout les médias qui établiront qu’il y a du « terrorisme », qu’il s’agit d’une « entreprise » (éventuellement entreprise unipersonnelle de terrorisme) en vue d’établir la « terreur ». Autrement dit la propagande d’État sera un élément constitutif de l’infraction. Ainsi par exemple dans l’affaire Charlie-Hebdo, c’est la vérité des médias qui accuse Coulibaly d’avoir voulu exercer, à lui tout seul ou presque, la « terreur ». C’est pourquoi dire « je suis Charlie Coulibaly » est constitutif d’apologie du terrorisme, même si Coulibaly n’a jamais été jugé et qu’il est mort présumé innocent. Un des éléments matériels de l’infraction est à aller chercher dans les rumeurs, dans les sentiments exprimés par les médias officieux. Ces rumeurs font partie de la matérialité de l’infraction. Sans articles de journaux, pas d'infraction.

En outre, cette infraction appréhende les mobiles de l'auteur de l'infraction : « ayant pour but ». Or les mobiles psychologiques ne peuvent entrer dans la définition d'une infraction. Par exemple si je met le feu à une voiture dans le but d'intimider un rival dans une love affair, je ne commets pas un acte de terrorisme. Pourtant, je trouble gravement l'ordre public que ce soit mon but ou non. Si je mets le feu à une voiture dans le but de faire peur à la population, je trouble aussi l'ordre public, mais je pense, moi, que c'est pour rétablir l'ordre public, par hypothèse et selon moi, troublé par le gouvernement. L'acte est le même: incendie volontaire. D'ailleurs si je veux passer pour un héros auprès de la femme que j'aime, je pourrais prétendre avoir agi dans un but religieux en accusant mon rival d'être un mécréant. À l'inverse si j'agis dans un but politique pour échapper à la circonstance aggravante de mobile idéologique (car c'est de cela qu'il s'agit), je pourrais prétendre que j'ai mis le feu pour intimider mon rival, mais que je me suis trompé de voiture. Ces exemples prouvent que les mobiles sont par nature inconnaissables et que leur incrimination invalide la « loi » répressive. Les mobiles ne peuvent être que probables. Nous ne sondons pas les reins et les cœurs (seul Dieu le fait). Les mobiles ne peuvent donc entrer dans la définition légale d'une infraction.

Or comme la définition de l'infraction de "terrorisme" comprend les mobiles psychologiques, elle est inconstitutionnelle par violation de l'article 7 de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789.

En effet, la Déclaration des droits de l'homme de 1789 (article 7 première phrase) dispose :

« Nul homme ne peut être accusé, arrêté ni détenu que dans les cas déterminés par la Loi, (...) »

Mais la loi, pour pouvoir être qualifiée de loi, doit correspondre à la définition de la loi. La loi n'est pas n'importe quel texte qualifié de loi par le législateur. Il faut encore qu'elle satisfasse aux exigences de la raison universelle de l'homme.

II 

La seconde partie de la définition légale, c'est la liste, dans mon post partielle, des infractions qui font partie du délit complexe de "terrorisme". Il est nécessaire d'avoir commis au moins une de ces infractions pour que l'infraction de "terrorisme" puisse être constituée si l’infraction primaire entre dans les prévisions du premier paragraphe.

La lecture de l'article 421-1 du code pénal suggère que le législateur se moque des citoyens. 

La définition de l'infraction s'étend sur plusieurs pages puisque chaque référence à un autre article de loi est une référence à un texte qui comporte plusieurs lignes. En outre ces pages ne figurent pas dans la définition originelle... ce qui oblige à un travail de recherche pour le lecteur anxieux de connaître ce que le gouvernement pourrait lui reprocher.

Comme cette « loi » est contraire aux droits de l'homme, une magistrature digne de ce nom relaxerait les individus poursuivis sur le "fondement" de ce texte, qui bafoue la raison.


Envisageons maintenant la nouvelle infraction d'apologie d'acte de terrorisme. L'agencement de ces infractions entre infractions primaires (assassinat, vol, incendie volontaire), infraction secondaire de "terrorisme" qui aggrave la répression par contextualisation, infraction tertiaire d'apologie d'acte de terrorisme évoque une poupée russe législative: une série d'infractions est insérée dans la définition du "terrorisme" et l'infraction de terrorisme est insérée dans la définition du délit de « apologie du terrorisme ». 

L'apologie d'acte de terrorisme incriminée par l'article 421-2-5 du code pénal se compliquera de la définition du mot "apologie": nous aurons donc 1) la définition d'ambiance contextuelle première partie de la définition de l'«acte de terrorisme » 2) la liste des crimes et délits spéciaux et chacune de leurs dizaines de définitions: nous auront alors « défini » l'« acte de terrorisme » une fois cette définition acquise nous auront à 3) définir l'« apologie ». Nous aurons alors la définition exhaustive de l'infraction d'« apologie de l'acte de terrorisme ». Elle peut tenir sur des dizaines de pages et forme l’élément « légal » d’un seul délit. (2)

Nous sommes en présence d'une sorte de jeu intellectuel, impénétrable au commun des hommes.

Ce jeu bafoue la nature du droit pénal. Le droit pénal doit être très ferme, très clair, très simple dans ses définitions légales, s'il ne l'est plus, il n'est plus un droit, mais un méchant texte, un texte pervers (pervers parce qu'il permet "légalement" de faire du mal à des innocents ou d'aggraver arbitrairement les peines de coupables).

La France n'est pas un État de droit. Son droit n'est plus du droit, c'est un genre littéraire nouveau  au service d'une arbitraire répression politique et religieuse. Nous nous enfonçons dans la barbarie.

Ceux, législateurs, commentateurs, acteurs judiciaires qui collaborent à la mise en œuvre de ces textes seront difficilement jugés exempts de fautes morales d'une gravité exceptionnelle. Qu'ils songent qu'ils seront un jour jugés par le Dieu qu'aucun mensonge ne trompe.

(1) Une Convention internationale pour la prévention et la répression du terrorisme du 16 novembre 1937 est consultable ici ; La définition du "terrorisme" tient en environ 10 lignes. Cette Convention était conclue sous l'égide de la Société des Nations. Mise en ligne aujourd'hui par les Nations unies. 

(2) Passons sur le fait que ce nouveau délit est extrait du droit de la presse pour être inséré dans le code pénal (droit commun). Ce qui est très grave mais que je ne peux commenter pour l'instant dans le cadre de ce post.

Vincent Reynouard, le dissident rêvé



On ne peut faire semblant d'ignorer monsieur Reynouard. Moi qui ne suis ni nationaliste, ni socialiste, mais qui m'efforce de ne pas fragmenter l'humanité, je l'aime bien comme j'aime aussi les sionistes et l'humanité en général.

J'aurais envie de dire que Vincent Reynouard fait partie du "système" qu'il dénonce. Il en fait partie en ce qu'il fragmente l'humanité. Il y a pour lui, d'un côté les "nationalistes" de l'autre les "mondialistes". Les uns sont le camp du bien, les autres le camp du mal.

Il en vient à espérer une crise qui apporterait encore plus de drames et à prophétiser avec une sorte de perversité l'écroulement des sociétés nationales et internationale. Ce qui ne manquerait pas de provoquer un chaos dramatique. Nos vies sont en effet enchevêtrées les unes avec les autres dans un réseau de solidarités mondiales voulues par Dieu pour notre époque.

Il est le dissident rêvé par les mondialistes ! Pervers (inconsciemment pervers bien sûr) sur certains points, irréaliste, fragmentant l'humanité comme le font François Hollande ou Benjamin Netanyahu, voire notre clergé catholique en certaines occasions, il disqualifie lui-même son propre discours à la grande joie perverse de ses ennemis qui sont nombreux, riches et puissants.

Pourtant, comme je m'efforce de ne rejeter aucun bien d'où qu'il vienne, je constate que sur un certain nombre de points il dit la vérité. Sa non-violence, son refus de l'antisémitisme et de l'anticommunisme sont intéressants et constituent un certain modèle qui m'a ouvert les yeux. Car il m'a ouvert les yeux sur certains points. Il n'y a aucun droit à la diffamation. Même mon pire ennemi, je n'ai pas le droit de le diffamer. Je n'ai pas le droit de diffamer, aucun être humain, encore moins ma mère, mon père, mes frères, le père ou la mère de mes enfants, mes concitoyens quelles que soient leurs races ou leurs religions, mes frères de race auquel je suis lié par un devoir de piété. Encore moins eux car au devoir de fraternité universelle s'ajoute le devoir de piété spéciale.

15.1.15

Pourquoi je ne signe pas la pétition contre la queerpride d'Estrosi

Voici le texte d'une pétition qui circule sur le Net à propos d'une manifestation organisée par la municipalité de Nice avec l'argent des contribuables:

« Christian Estrosi a décidé secrètement en 2013 que le célèbre Carnaval de Nice serait en 2015 un « Queernaval » !
En quoi cela consistera-t-il ?
Une journée entière de notre Carnaval sera réservée à une parade gay avec des chars à thème : trans, lesbien, gay, etc.
Le  carnaval de Nice est très apprécié par tous parce qu’il est populaire et traditionnel. Nous sommes heureux d’y aller en famille, entre amis… que nous soyons niçois ou en séjour touristique. Le Carnaval de Nice a toujours été ouvert à tous et toutes sans aucune distinction et c’est comme cela que nous l’aimons.
Signez la pétition !
Je ne veux  pas que le carnaval de Nice devienne l’objet de divisions factices entre « homos » et « hétéros »
Je ne veux pas que le carnaval de Nice devienne une gay-pride
En signant cette pétition, je demande au maire de Nice de renoncer à son projet
Cette pétition émane probablement de la maçonnerie qui adore avoir un pied dans chaque camp pour mieux désorienter les populations.

Mais pourquoi signer cette pétition ?

Il faudrait que ce "carnaval" corresponde à Mardi gras. Or mardi gras est le 17 février et ce carnaval est prévu pour le vendredi 27 février comme pour se moquer du carême avec notre argent, car je suis persuadé que ce machin (nommé mensongèrement "carnaval") est organisé avec l'argent du Trésor public.

Donc laisser croire que je serais d'accord pour piétiner ainsi le saint temps d'un vendredi de carême à condition que l'homosexualité ne soit pas fêtée ne me convient pas.

La franc-maçonnerie veut évidemment se moquer de l'organisation du temps selon l'Église. Elle fait voler pour cela l'argent du Trésor public par les politiciens.

Donc je ne signerai pas cette pétition d'une impiété particulièrement sournoise.

Je constate une nouvelle fois le silence de l'Église enseignante. Dommage qu'elle ne défende pas notre droit à respecter le carême et à le voir respecté et non moqué par une nouvelle violation de la liberté religieuse (voir Charlie-Hebdo etc.) !

Paternité aliénée par la mère

« Cardinal Burke: Je félicite beaucoup votre démarche de la Nouvelle Evangelisation des Hommes (New Emangelization). Elle est essentielle à la nouvelle Evangélisation en général. Lorsque le gouvernement français a unilatéralement imposé le soi-disant mariage du même sexe, qui n'est évidemment pas du tout un mariage, il a fait sortir dans la rue deux millions de personnes se ralliant derrière la simple image de pères et mères tenant leurs enfants par la main. Les pères sont essentiels à la famille.
Les hommes doivent réfléchir à leur propre expérience, même si elle est négative. Si un père a été absent dans leur vies, les hommes doivent comprendre ce dont ils avaient besoin dans un père et une mère. Pères et mères sont des dons merveilleux que Dieu nous a donnés. »

Certaines femmes maltraitantes (un de mes précédent posts sur la question) coupent les enfants de leurs pères en diffamant les pères auprès des enfant communs. C'est l'aliénation parentale (lien vers d'ancien posts sur la question). Abusant de leur influence sur les enfants, elles bradent la paternité en l'anéantissant ou en la confiant à un autre que le père.

D'autre part, nous assistons à une féminisation quasi-totale de certaines professions. Les hommes en disparaissent. C'est souvent le cas lorsque le chef est une femme.

Je prédis que si les filles accèdent au service de l'autel comme cela se pratique déjà sous l'influence de la Rome irrespectueuse des droits culturels des nations, on arrivera à une féminisation totale du service de l'autel dans certaines paroisses, voire dans certains diocèses.

Ces pratiques sont d'ailleurs en contradiction avec ce qu'enseigne saint Paul dans sa première lettre au Corinthiens:

« I Cor 14,34. Que les femmes se taisent dans les églises, car il ne leur est pas permis de parler; mais qu'elles soient soumises, comme le dit aussi la loi.
I Cor 14,35. Si elles veulent s'instruire sur quelque chose, qu'elles interrogent leurs maris à la maison; car il est honteux pour une femme de parler dans l'église. »

Si elles doivent se taire, il n'est pas bon qu'elles se fassent remarquer non plus.

Je suis Charlie bafoue la laïcité de l'État (2)

Si « Je suis Charlie » utilise le verbe « suivre » et s'il utilise le verbe « être » (voir mon premier post sur ce sujet), cette formule dans les deux cas bafoue la laïcité. Nul ne peut s'emparer d'une croyance d'un autre dans le seul but de l'humilier, de l'agresser. (Voir certains de mes précédents posts sur cette notion)

La laïcité de l'État, c'est que l'État n'a pas à enseigner une doctrine religieuse ou philosophique, il peut la confesser dans la mesure où elle ne bafoue pas la raison universelle de l'homme. Donc l'État n'a pas à créer un organe pour attaquer une religion arbitrairement. Il n'a pas non plus à le subventionner.

Or on constate que le Premier ministre sur Twitter prétend qu'il est Charlie ou qu'il suit Charlie, c'est-à-dire dans les deux cas qu'il fragmente les Français selon leurs croyances en promouvant une philosophie relativiste.




C'est un attentat contre la laïcité de l'État, car cette doctrine particulière promue par CH est contraire à la raison et aux droits de l'homme.

En revanche l'État français pourrait puiser sa doctrine morale (et de fait il le fait par le terme "fraternité") dans l'évangile, car l'évangile n'a rien qui bafoue la raison universelle de l'homme, ni la culture française.

Dieudonné: commentaires sur le débat après sa garde à vue

Via François Desouche:



Quelques commentaires sur la vidéo:

La notion d'islamophobie (lien vers mes posts traitant de cette notion) fragmente l'humanité. Elle est donc contraire aux droits de l'homme. On peut toujours critiquer une religion.

La « magistrate » (en réalité une fonctionnaire chargée de la répression par le gouvernement) prépare les esprits à introduire cette notion dans  la législation.

Pierrat prétend que l'Église catholique a attaqué Charlie-Hebdo. Ce n'est pas vrai. C'est l'AGRIF, association indépendante animée par le célèbre Bernard Antony,  qui a cité Charlie-Hebdo devant les tribunaux. Cette association a été toujours déboutée. Pour débouter l'AGRIF, les juges prennent prétexte de la possibilité de critiquer une religion (idée que ne serait plus valable dès lors qu'elle concernerait l'islam). Mais une critique doit apporter une plus-value. Une critique ce ne sont pas des insultes gratuites. Si j'insulte votre épouse, votre mère que je la traîne dans la boue en les traitant d'idiotes et publie des dessins obscènes les représentant, c'est vous qui êtes pris à partie en la personne de votre mère et de votre épouse.

Cette prise à partie fragmente l'humanité, par la négation d'un droit fondamental et universel de l'homme en un individu ou une catégorie d'individus. Par la parole je peux bafouer en celui-ci le droit à la réputation, en celui-là  le droit de croire, le droit à la liberté religieuse.

Dire comme le fait Pierrat que dans un cas il n'y a pas désignation de personnes ce qui permettrait la critique, c'est se moquer du monde. Si je dis les catholiques sont des imbéciles qui croient à la virginité perpétuelle de Marie qu'ils prennent pour leur mère, je fragmente l'humanité en désignant une partie de l'humanité comme imbécile que je cite des personnes ou que je me contente de les désigner par une catégorie. Cette critique n'apporte aucune plus-value, elle est arbitraire. Elle est donc illicite en ce qu'elle touche le droit de croire. Si en revanche je dénonce que certains se présentant comme catholiques croient que le règne du Christ s'imposera par la violence, même si j'exprime cette vérité au moyen d'un dessin piquant, cette critique apporte une plus-value, elle est raisonnable, elle apporte au débat, elle est valable. Ce ne sont que des exemples et on peut ainsi multiplier les catégories religieuses ou politiques introduites dans la législation.

Tous les intervenants procèdent à la condamnation unanime de Coulibaly alors qu'il n'a jamais été condamné ni même entendu et que, selon ce que j'ai vu sur une vidéo, on l'a assassiné.

Une fois de plus tous les intervenants fragmentent l'humanité au nom des droits universels de l'homme. Les droits universels de l'homme sont niés à Coulibaly.

Citation apocryphe de Voltaire par la « magistrate ». Ce qui dénote un faible niveau de culture.

La Cour européenne des droits de l'homme a dénié aux membres du parquet le droit d'être qualifiés de magistrats...

Débat très médiocre. La conclusion du journaliste selon laquelle le droit s'applique à tous sans discrimination ne correspond à rien de réel. L'ordre public ferme et valable pour tous qui ne catégorise pas l'humanité dans ses droits fondamentaux est bafoué ; simples exemples, par les notions d'antisémitisme (circonstance aggravante), d'islamophobie (dont l'adoption est prônée par la « magistrate »), par les nombreux privilèges accordés par l'exécutif et le judiciaire au relativisme de Charlie-Hebdo.

Le complexe médiatico-judiciaro-politicien ne respecte pas l'ordre public et tous les jours davantage il bafoue les droits universels de l'homme.

Demandons l'application de la devise française: Liberté, égalité, fraternité.