18.12.11

Viol de la liberté religieuse à Vienne (France)

A Vienne dans le Dauphiné, un groupe de "jeunes" âgés d'environ 12 ans, après avoir chahuté, a mis le feu à des crèches exposées dans la cathédrale.

http://www.ledauphine.com/isere-nord/2011/12/17/a-12-ans-il-met-le-feu-a-deux-creches-exposees-dans-la-cathedrale

J'ai moi-même assisté, il y a quelques années, à un chahut provoqué par de tous jeunes enfants dans une église de Marseille.

Ces chahuts sont des viols de la liberté religieuse, nul n'a accès à un édifice religieux pour perturber le culte, c'est de droit naturel.

Ils trahissent une mauvaise éducation dans les familles auxquels appartiennent ces enfants. On ne devrait pas se contenter de simples parlottes, mais il faudrait sanctionner les familles, les parents, pour ces faits graves de troubles à l'ordre public. Dans les familles auxquels appartiennent ces jeunes il est évident que le respect des opinions religieuses de tous et de chacun n'est pas enseigné. Il faudrait contraindre les parents à assister à des instructions sur les droits de l'homme qui se résument à : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent" et cela quelles que soient les opinions religieuses dont la validité est conditionnée par cette règle.

Aucune opinion religieuse ne peut valider une violation de la liberté religieuse (article 30 de la Déclaration universelle des droits de l'homme).

Droit d'être entendu, condition de la légitimité du jugement pénal (affaire Chirac)

Lu dans le

"Traité de législation criminelle en France par Le Graverend 1830" (éditeur madame veuve Béchet, Paris) t.2 p 6 : Sous le titre "Dispositions fondamentales"

http://books.google.fr/books?id=q7c-AAAAcAAJ&hl=fr&pg=PA1#v=onepage&q&f=false

"Nul ne peut être jugé, en quelque tribunal que ce soit, sans avoir été entendu ou légalement appelé."

On lit en note :

"Ce principe est de tous les temps et de tous les lieux, en l'énonçant on le justifie, voyez au surplus l'article 14, titre II de la loi du 26 août 1790. Voyez aussi un arrêt de la cour de cassation du 7 août 1822 dont un des considérants est ainsi conçu : "Attendu que le droit de se défendre en toute discussion judiciaire est un droit sacré naturel et sacré dont personne ne peut être privé." Bulletin officiel de cassation, partie civile, pages 224 et suivantes).

Si l'on rapproche de cette règle "sacrée" de droit naturel, la récente condamnation de Jacques Chirac alors qu'il est impossible de l'entendre pour raison médicale évidente, on mesure l'affaissement intellectuel et moral de la France. Monsieur Chirac dit qu'il ne veut faire appel parce qu'il est trop faible pour se défendre (fait pour moi d'ailleurs est évident), laisse tout le monde indifférent, alors que cela devrait soulever une indignation générale contre les magistrats qui ont rendu un jugement aussi inique.

On mesure aussi la cruauté voire la barbarie, de la disposition de loi qui prévoit d'entendre des prévenus couchés sur leurs lits de malade. Car prévoir d'entendre un prévenu à "domicile" "en raison de son état de santé, est bien de prévoir de l'entendre, le cas échéant sur son lit de malade. (Article 416 du Code de procédure pénale).

L'affaire Chirac démontre également l'injustice des dispositions de loi permettant de juger le prévenu sans l'entendre s'il le demande. Dans un cas comme celui de monsieur Chirac, on voit que la personne affaiblie et ne pouvait exprimer une volonté éclairée par sa raison, choisit de ne pas être entendue. Cette disposition de loi est au regard du droit naturel d'être entendu avant d'être jugé, est illicite et est susceptible de favoriser de nombreux viol des droits de l'homme comme on le constate dans l'affaire Chirac. L'esprit positiviste de débrouillardise, conduit à la barbarie.

A ma connaissance aucune voix ne s'élève contre ce forfait judiciaire relatif à monsieur Chirac, ni contre ces dispositions de loi barbares. Je suis un groupuscule à moi tout seul et j'en suis fier !

Aujourd'hui visite du Pape à une prison de Rome

Un article (en italien) de L'Osservatore romano rappelle que Benoît XVI se rend aujourd'hui visite à des prisonniers de la prison romaine de Rebbibia.

Voici l'introduction de l'article de L'OR (traduction personnelle et non autorisée) :
"Il est habituel que durant cette période de l'année le Pape se rende là où il y a des gens qui souffrent. Les occasions précédentes il y a eu la rencontre avec les personnes hospitalisées dans les hôpitaux romains, avec les malades en phase terminales hospitalisés à l'hospice, avec les enfants dans les quartiers pédiatriques. Le choix de se rendre en maison de détention à la périphérie de Rome a été dictée par la gravité de la situation des prisons, et non seulement des italiennes, où la désespérance est compagne quotidienne."

La détresse des prisonniers est souvent intense. La situation semble très préoccupante en Italie, mais aussi en France. Les prisons de France sont "surpeuplées" surtout pour les hommes adultes. (Les hommes sont proportionnellement beaucoup, beaucoup plus nombreux en prison que les femmes, mais personne ne demande la parité...)

Le nombre de morts recensés en prison (suicides, assassinats, morts suspectes...), en France, au 4 décembre 2011 pour l'année 2011 était de 90. Selon L'Osservatore romano le nombre de morts en Italie au 17 décembre est de 60.

Le 16 décembre, la ministresse de la justice, madame Paola Severino a fait adopter (lien en italien) par le Conseil de ministres italien, un ensemble de décrets surnommé décret "svuota-carceri", "décret vide-prisons", prévoyant un recours plus fréquent et sous certaines conditions, à la détention à domicile ("arresto domiciliare").

En cette période de Noël, je me souviendrai dans mes prières particulièrement de ceux qui souffrent en prison ou dans les hôpitaux, des vieillards seuls,des enfants sans défense menacés dans le sein de leurs mères et de ceux qui souffrent de la faim dans la "Corne de l'Afrique" ou au Yemen où la "Révolution" a apporté avec elle le chaos, donc la famine.

17.12.11

"Groupuscules" pour les droits de l'homme ?

Un des thèmes actuellement "dans l'air" repris par à peu près tous les médias est que les manifestations contre les pièces s'en prenant à la liberté religieuse avec l'argent soustrait au Trésor public, seraient le fait de "groupuscules intégristes". Les "catholiques" patentés et subventionnés ajoutent que ces initiatives auraient occulté l'importance de la prise de position des évêques français.

Il est certain que les prises de position agressives de certains évêques français contre "les intégristes" alors que les mêmes évêques n'étaient en même temps que sucre et miel pour les voleurs-persécuteurs, joint à la position digne, de certains autres évêques (au premier rang desquels figure Mgr Centène) n'a pas aidé à clarifier les débats. Mais de cela, l'Institut Civitas n'est pas responsable, ni les évêques dont les prises de position sont restées dignes et conformes aux droits de l'homme.

En outre, il est ridicule de qualifier la Fraternité saint Pie X (FSSPX) et sa succursale,  l'Institut "Civitas", imitation de la "Cité catholique" oussetiste, de "groupuscule". Certes, sont importance intellectuelle est faible, car ses raisonnements et ses textes sont confus (comme l'étaient ceux de la "Cité catholique") et d'assez bas niveau par rapport à ses prétentions et aux sujets traités. Mais, numériquement, la FSSPX est importante, elle n'est pas un "groupuscule". De plus, la FSSPX n'est pas catholique contrairement à ses prétentions et aux qualificatifs des médias. (Curieux tout de même que traitée autrefois avec agressivité de "schismatique", la FSSPX soit maintenant qualifiée par les mêmes médias et tout aussi agressivement, de "ultra-catholique")

En pratique, ce débat occulte que les manifestations ont été le fait de toutes les opinions métaphysiques (il y avait des musulmans bien visibles dans ces manifestations). Les sous-entendus préalable à ce débat intimide donc tous les hommes de bonne volonté ne partageant pas les obscures options de l'institut Civitas. Il faut donc dénoncer cette tentative d'intimidation et cette fragmentation de la société dont se rendent coupables les médias, y compris d'extrême-droite en promouvant ce débat faussé.

Ce débat rend plus facile la répression contre des personnes, qui, quels que soient leurs mobiles, manifestaient pour la liberté. Il a pour effet, sinon pour but, d'intimider et de diviser les manifestants. Il dénature la juste lutte populaire contre le vol et le viol de la liberté religieuse, en authentifiant une doxa mensongère occupant tout l'espace social, y compris judiciaire.

Un "recentrage" permanent sur les positions défendant la dignité donc la liberté de l'homme me semble fondamental pour celui qui veut lutter contre la répression maçonnique. Car si la lutte pour les droits de l'homme est le fait d'un groupuscule, je préfère faire partie de "groupuscule" que de hurler avec la meute nombreuse des loups.

Origine et valeur du concept de "christianophobie"

J'ai trouvé dans une interview de monsieur Introvigne parue le 16 décembre sur zenit, une indication historique au sujet du concept de "christianophobie".

"Comme l’a rappelé durant la rencontre moscovite Mgr Erwin Josef Ender, le pape a fait sienne l’expression «christianophobie» inventée par le juriste juif des Etats-Unis Joseph Weiler, justement à propos de l’Occident."


On en arrive à n'utiliser que trois concepts en matière de discriminations religieuses : antisémitisme, islamophobie et christianophobie (dernier en date des trois concepts). On exclut ainsi les indous, les shintoïstes, les athées etc. des victimes de la discriminations. En réalité, il manque à ces notions le caractère d'universalité (universel : qui embrasse toute l'humanité et non une catégorie spéciale extraite arbitrairement de l'humanité). Ces notions ont, peut-être, une validité sociologique, car la "sociologie" fragmente, mais en matière juridique ces concepts particuliers, qui s'opposent à celui de droits universels de l'homme, fragmentent la pensée juridique au point de lui enlever sa nature. Le droit est par principe égalitaire et non discriminatoire, il n'y a pas la justice pour les juifs, la justice pour les musulmans, la justice pour les chrétiens, la justice pour les autres, il y a la justice universelle.

C'est analogiquement le même problème en ce qui concerne le "racisme". Le "racisme", c'est la discrimination fondée sur la race en matière de droits fondamentaux. C'est pourquoi, il n'y a pas plus de racisme anti-blancs, que de racisme anti-noirs. Il y a le racisme s'opposant aux droits fondamentaux et universels.

La notion de "droits fondamentaux universels" qui unit, interdit ces concepts sociologiques qui divisent.

16.12.11

Juger au pénal une personne très affaiblie ?

Ses ennemis se réjouissent de la condamnation de l'ancien président de la République, Jacques Chirac à deux ans d'emprisonnement. Monsieur Chirac a décidé de ne pas interjeter appel car il n'e se sent pas la force de comparaître encore devant la Cour d'appel...

Comment peut-on condamner une personne qui ne jouit plus de toutes ses facultés ? La condamnation pénale n'a pas pour but de réjouir les ennemis du condamné. Comment une personne présumée innocente peut-elle se défendre, même avec un avocat, si elle n'est en mesure ni de comprendre ce que l'on lui reproche, ni d'organiser sa défense, ni même de se souvenir des faits ?

Pour moi, la condamnation pénale est impossible, car la condamnation pénale n'est pas d'une nécessité de absolue de justice, elle a d'autres but que  la justice commutative ou la justice générale. D'ailleurs l'action pénale s'arrête en cas de décès de la personne poursuivie, elle doit donc s'arrêter en cas de grande fatigue, de grande maladie, de grand âge...

Il ne peut donc y avoir de "procès équitable" parce qu'il n'y a pas de respect des droits de la défense (en réalité la défense devient impossible) en cas de démence ou de grande infirmité de la personne poursuivie.

Une condamnation dans ce cas, non seulement ne défend pas l'ordre public, mais lui est contraire. Et un jugement pénal, ni aucun jugement d'ailleurs, ne peut violer l'ordre public.

Bien sûr l'article 416 du code de procédure pénale semble prévoir la possibilité d'entendre un prévenu gravement malade, mais je ne pense pas que ce texte soit conforme aux principes généraux du droit pénal, ni au droit de la défense.

Pour moi la condamnation de monsieur Chirac n'a aucune valeur car elle est contraire aux droits fondamentaux de l'homme.

15.12.11

Hymne à Jésus à l'occasion de la fête de saint Jean de la croix (14 décembre)


Viens bientôt, Sauveur du monde,
Lève-toi, clarté d’en haut ;
Vrai soleil du jour nouveau,
Viens percer la nuit profonde.

Ta naissance dans l’histoire
Transfigure nos tourments
En douleurs d’enfantement
Où, déjà, surgit ta gloire.

Vois le mal et la souffrance
Et tant d’hommes chancelants
Dans l’immense enchaînement
Du mépris et des violences.


Il semble que cet hymne est une traduction pour la fête de saint Jean de la Croix; fêté dans le calendrier de Paul VI au 14 décembre, (24 novembre dans le calendrier traditionnel). Cet hymne est extrait du site Association épiscopale liturgique pour les pays francophones (AELF).

Je suis intimement persuadé que Jésus est le défenseurs des droits de l'homme et ses ennemis le confessent (Marc 12,14). Il pratique l'égalité ("Tu ne fais acception de personne") Il enseigne ce que son prédécesseur Moïse a annoncé dans les dix commandements.

Lutter contre le mépris et les violences, donner un sens à la souffrance et en même temps la soulager (par le fait même qu'on lui donne un sens), sont ce dont cet hymne loue Jésus. Jean de la Croix penseur profond est lui aussi un défenseur des droits de la conscience.

"Hautes autorités" et autres "Conseils consultatifs" et égalité fondamentale

Les "hautes autorités" et autres "Conseils consultatifs" laïcs (en réalité il violent la laïcité de l'État), violent le principe d'égalité des citoyens. Aucun citoyen n'a d'autorité doctrinale sur un autre citoyen. Nous sommes tous égaux. Aucun de ces organismes n'a donc de légitimité au regard des droits de l'homme qu'ils violent par fondation. Seuls les tribunaux ont mission de dire le droit laïc pour trancher des litiges particuliers. Les autorités démocratiquement élues qui doivent tout simplement, et comme tout le monde, consulter leur consciences qui leur dit, comme à tous : "Ne fais pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu'ils te fassent". Donc ces organismes sont illégaux,illégitimes et contraires à l'égalité fondamentale des citoyens.

Il en est de même du "défenseur des droits". On lit sur le site de ce "Défenseur"

"Le Défenseur des droits est une autorité constitutionnelle indépendante qui veille à la protection de vos droits et de vos libertés."


Il ne peut y avoir d'"autorité indépendante" en dehors de l'autorité judiciaire qui elle est spécialement déléguée à la défense des droits de l'homme.


Par exemple ce "Défenseurs des droits" milite à mes frais pour la possibilité donnée aux homosexuels de donner leur sang en vue des transfusions. Cette question médicale n'est évidemment de la compétence de personne au-dessus de la conscience des médecins qui le décident, selon des critères de santé publique. Ce sont eux les responsables de leurs décisions et pas une autorité arbitraire sans compétence médicale.


Conformément à la doctrine naturelle, je ne reconnais aucune autorité morale au-dessus de ma conscience, par conséquent aucune autorité morale au-dessus de la conscience des autres.


La constitution de la France en instituant ce "Défenseur des droits" viole l'égalité fondamentale des êtres humains, et spécialement des droits de la conscience humaine, telle que Jean-Paul II l'a définie dans "Veritatis splendor" (57 à 61 et surtout 61).

13.12.11

La Conférence des procureurs se rebiffe

La Conférence des procureurs de la République a pris une résolution votée à une écrasante majorité de 126 sur 163.

Dans cette "Résolution" qui peut être lue in extenso grâce au journal "La Croix" (qui a donc des avantages aussi !) les procureurs se plaignent de ne pas être reconnus comme de véritables magistrats en raison de leur mode de désignation. Ils demandent que le Conseil supérieur de la magistrature voie ses compétences étendues dans le processus conduisant à leur nomination et au contrôle de leurs fonctions.

En effet, la Cour européenne des droits de l'homme, dans un arrêt du 29 mars 2010 refuse aux procureurs français le qualificatif de magistrat au sens de l'article 5 § 3 de la convention, en raison de leur dépendance du pouvoir exécutif.

"114.  Le Gouvernement estime, s'agissant des caractéristiques et pouvoirs du magistrat, que si la Cour a jugé qu'un procureur ou un autre magistrat ayant la qualité de partie poursuivante ne pouvait être considéré comme un « juge » au sens de l'article 5 § 3 (Huber précité), une telle hypothèse ne correspond aucunement au juge d'instruction."
(...) 
"124 Le magistrat doit présenter les garanties requises d'indépendance à l'égard de l'exécutif et des parties, ce qui exclut notamment qu'il puisse agir par la suite contre le requérant dans la procédure pénale, à l'instar du ministère public, et il doit avoir le pouvoir d'ordonner l'élargissement, après avoir entendu la personne et contrôlé la légalité et la justification de l'arrestation et de la détention (voir, parmi beaucoup d'autres, Assenov et autres c. Bulgarie, arrêt du 28 octobre 1998, Recueil 1998-VIII, §§ 146 et 149)."


 Les procureurs souffrent de cette situation.


L'ntijudaisme chrétien selon monsieur Sénèze et "La Croix"

Dans un article intitulé avec modestie "La faute du cardinal Castrillon Hoyos", du 18 mars 2009 Monsieur Nicolas Sénèze, journaliste important à "La Croix", écrit à propos du cardinal Castrillon de Hoyos :

"En Europe, l’Église catholique a pris à bras le corps la question de la Shoah. À la suite de Jean XXIII, de Paul VI, de Jean-Paul II, les responsables catholiques, et une bonne partie des fidèles, ont compris combien l’antijudaïsme chrétien a, pendant des siècles, servi de ferment à l’antisémitisme."


D'abord, il n'y a pas, au moins du point de vue des papes et du Saint Siège, il n'y a pas eu d'"antijudaïsme chrétien". Il n'y a pas et il n'y a jamais eu de doctrine antijudaïque chrétienne.


Le Saint Siège n'a jamais prêché un antijudaïsme doctrinal. Cette assertion est fondée sur des faux, probablement utilisés par la propagande nazie à destination des milieux chrétiens. Les bulles de Paul IV et de Innocent III font l'objet de fausses traductions et la thèse du déicide n'a jamais été soutenue par la papauté, mais au contraire combattue par elle.


Tout est donc faux dans ce dit monsieur Sénèze. Ce n'est pas à partir de Jean XXIII que l'antijudaïsme a été combattu, car il n'a jamais existé, du moins de la part du Saint-Siège. Dans le catéchisme du concile de Trente (1566) déjà les évêques et le Pape s'élevaient contre l'idée du "déicide" imputé aux juifs. Ce n'est donc pas en 1958 que l'Église se réveilla pour condamner l'antijudaïsme, elle le faisait déjà en 1566 et probablement avant. 


Le Talmud a été considéré (et il l'est toujours évidemment) comme une source intéressante de la culture chrétienne. En témoigne la traduction de la Bible, commentée par l'abbé Fillion que l'on peut consulter et télécharger sur le site jesusmarie.com (éditions de 1888 à 1904) qui, dans ses commentaires, cite TRES SOUVENT le talmud et toujours avec honneur. Or cette traduction commentée est "approuvée officiellement pas l'Église catholique romaine" selon le site jesusmarie.  Le talmud fait donc partie de la culture chrétienne, mais depuis bien avant Jean XXIII ou la Shoah. Jean XXIII n'a donc rien innové en ce sens et la Shoah n'a rien infléchi sur ce point.

On constate que cette thèse mensongère de l'antijudaïsme chrétien prétendument infléchi par la Shoah sert à étayer deux thèses elles-mêmes mensongères et agressives :

1) Thèse de la rupture doctrinale à partir de Jean XXIII (thèse commune aux intégristes et aux "progressistes"
2) Thèse de la complicité, au moins involontaire, des chrétiens dans la Shoah