19.2.09

Un meurtre, c'est pas grave, selon un magistrat du parquet général

Selon un article pris via françois desouche, un homme qui aurait tué l'amant de sa femme a été libéré par suite d'une erreur de procédure, fréquentes dans les juridictions françaises.

"Cet homme n'est pas un délinquant. Il n'avait auparavant été condamné que pour des amendes. Il a surpris l'amant de sa femme au domicile conjugal. Il y a de fortes probabilités que la chambre de l'instruction l'aurait relâché", a affirmé un magistrat du parquet général.


"Cet homme n'est pas un délinquant." dit le magistrat du Parquet général. Non s'il n'est pas condamné, il n'est rien, mais on l'accuse d'un crime, d'un meurtre ou d'un assassinat. C'est pas grave.

Mais s'il en est ainsi pourquoi le parquet demandait-il son maintien en détention ?

Simple détail qui a sans doute échappé à notre éminent magistrat, ce n'est pas un délit mais d'un crime dont on l'accuse.

Ce "magistrat" révèle (ou du moins prétend révéler, car il peut dire n'importe quoi personne ne pourra le contredire) le dossier de personnalité de cet homme, violant le secret de l'instruction.

Article 11 du code de procédure pénale :

Sauf dans le cas où la loi en dispose autrement et sans préjudice des droits de la défense, la procédure au cours de l'enquête et de l'instruction est secrète.

Toute personne qui concourt à cette procédure est tenue au secret professionnel dans les conditions et sous les peines des articles 226-13 et 226-14 du code pénal.

Terrible situation que celle de la "justice" française où les magistrats ne respectent ni les droits de l'homme ni la justice soit, ici, la loi positive.

La France n'est pas un Etat de droit.

Inscrire les Antilles sur la liste des pays à décoloniser

L'Organisation des Nations unies a établi une liste des pays et territoires à décoloniser.

Le seul territoire qui reste à décoloniser selon cette liste est la Nouvelle Calédonie. On peut consulter la liste des seize territoires en question ici.

Les Antilles françaises ne sont pas sur cette liste.

Certains demandent que cette liste comprenne les Antilles française et notamment la Guadeloupe.

Des territoires situés à des milliers de kilomètres de la France, qui sont issus de la colonisation sont évidemment des territoires coloniaux même si on les "départementalise".

Ces territoires (Gouadeloupe, Martinique) font partie des Caraïbes. Or une partie des seize territoires à décoloniser sont situés aux Caraïbes (Iles Vierges, Iles Caïman par exemple) pourquoi pas ceux qui dépendent de la France. Il n'existe aucune raison juridique ou morale pour que les caraïbes françaises ne soient pas aussi sur la liste des territoires qui doivent prendre leur indépendance.

Ce territoires sont "non autonomes". Monsieur Boutih remarquait que les CRS étaient tous blancs. Or les CRS dépendent de l'administration. C'est la preuve que les Caraïbes française sont des territoires qui ne s'administrent pas eux-mêmes. Les policiers du maintien de l'ordre ne sont pas originaire des Antilles françaises. La France doit partir des Antilles.

L'Espagne s'est retirée du Sahara occidental et a refusé l'administration dont elle s'était chargée antérieurement. La France doit faire de même partout dans le monde sur les territoires qu'elle a colonisés.

17.2.09

"Sur les dates de naissance et de mort de Jésus" par Hugues de Nanteuil

A la suite d'une discussion avec "duport" sur le blog d'Yves Daoudal, j'ai lu un petit livre sur la date de notre ère chrétienne dite aussi ère vulgaire. Cet opuscule très intéressant dont le titre est "Sur les dates de naissance et de mort de Jésus" (1) n'est sans doute pas définitif.

Selon de Nanteuil (décédé), Denys-le-Petit, un moine Arménien connaissant le grec et le latin, aurait fixé la date d'où commence notre ère et qui est la date de naissance de Jésus-Christ.

Selon moi, en réalité, Denys-le-Petit n'a nullement "fixé" une date autrefois inconnue.

Il a cherché à faire coïncider, en y réussissant, les dates de naissance de Jésus 25 décembre -1, soit une semaine avant le 1er janvier an 1, qui marque le début de notre ère, avec celle de la date initiale du calendrier romain, soit de la fondation de Rome (ab urbe condita). Il a gardé le calendrier en vigueur chez les Romains, soit le calendrier julien (2) institué le 1er janvier -45 (par Jules César) mais en commençant à compter à partir de la date de la naissance de Jésus, au lieu de la fondation de Rome.

C'est tout, il n'a rien révolutionné, il a gardé le calendrier de Jules César, n'a pas déplacé les dates des fêtes. Ses contemporains vivaient sur ces dates et comptaient Noël à partir du 25 décembre -1 et ils les a approuvés.

Selon Nanteuil Denys-le-Petit aurait cherché à résoudre l'énigme de la fête de Noël fêtée par les Orientaux le 6 janvier.

En réalité, une habitude s'était établie chez les Orientaux de solenniser Noël le jour de l'Epiphanie soit le 6 janvier. Ils n'avaient pas de fête particulière pour Noël. Un pape leur alors demandé de fêter Noël d'une fête particulière et non de ne fêter qu'une fête pour les deux événements, le 6 janvier. Là aussi, je ne suis pas d'accord avec Nanteuil, la date n'était pas différente, il s'agissait d'une coutume de report de Noël au 6 janvier par les Orientaux.

En revanche Nanteuil établit que Kepler (1571-1630) qui est le principal contestataire de la date de naissance de Jésus-Christ a rejeté "méprisé" (selon l'expression polémique de Kepler lui-même) les pères de l'Eglise et notamment saint Justin et saint Jérôme. Il s'appuie sur des interprétations de faits soit contestables (éclipses de lune fréquentes et non quasi uniques), soit sur des documents peu sûrs (l'histotien Josèphe notamment).

En effet, les contestataires se basent surtout sur les dates données par Flavius Josèphe (un juif pro-romain) ; mais cet auteur n'était pas un chronologiste et ne peut fonder une critique valable. Ses dates n'offrent aucune garantie.

La contestation de notre date de départ de comptage des jours ne tient donc pas. "le vrai Noël a eu lieu le 25 décembre de l'an -1 et la Passion, fin mars de l'an 33 de notre ère." conclut à juste titre Hugues de Nanteuil.

(1) "Sur les dates de naissance et de mort de Jésus" par Hugues de Nanteuil Téqui éditions 1988

(2) Ce calendrier julien fut établi par l'astronome Sisogène, un Égyptien héllénistique. Selon ce calendrier les années comportent 365 jours un quart. Il a été mis en vigueur le 1er janvier -45 par Jules César. Il a fixé le début de l'année au 1er janvier. Ce calendrier fut remplacé par le calendrier grégorien, car l'année ne comporte pas tout à fait 365 et un quart de jour mais 365,2425 selon le calendrier grégorien. Précison encore qu'en fait l'année comporte 365,24221935 jours selon les derniers calculs, ce qui laisse subsister, dans le calendrier grégorien une erreur d'un jour tous les trois mille ans. Erreur qu'il sera facile de rectifier en l'an 2955 en supprimant un jour. Nous n'y sommes pas encore... et pour tout dire je n'y serai pas.

16.2.09

Comment Mgr Marcel Lefebvre trompait son monde.

On peut écouter une longue conférence de monseigneur Marcel Lefebvre, le prophète intégriste sur le site des adeptes du Christ Roi, qui sont en réalité ses pires ennemis (du Christ Roi).

J'ai écouté ce pénible exposé.

On notera que les arguments de monseigneur Lefebvre sont principalement sentimentaux c'est-à-dire manipulateurs. Il raconte des anecdotes dont aucune n'est vérifiable ; et il fonde sa révolte là-dessus.

Il n'est d'ailleurs pas faux que les "troupes" catholiques étaient et sont libérales et opposées au Christ Roi. Les récents événements directement contraires à la liberté religieuse et à la liberté de l'Église (diocèse de Linz en Autriche, diocèse du Vaucluse, il y a peu diocèse des Hautes Alpes avec Mgr Lagrange) confirment l'invasion de l'Église par des ennemis de la religion, des ennemis de la liberté de l'Église et de la liberté religieuse.

La seule référence à la doctrine est l'attaque contre la liberté religieuse. Il déduit du fait que l'Église a demandé la suppression des Etats catholiques que le Vatican demande l'apostasie sociale. Il me semble d'ailleurs que ce n'est pas la suppression des Etats catholiques, il s'agit plutôt de la demande faite par le Vatican pour que l'Etat reconnaisse les autres religions.

Selon Mgr Lefefbre, le cardinal Joseph Ratzinger (à l'époque) lui a fait observer que l'Etat n'a pas de compétence en matière religieuse, il doit donc obéir en ces matières à l'Eglise.

Le Vatican ne veut plus d'Etat catholique où la religion catholique est religion d'Etat et où tout autre culte est ignoré et cela en raison de la liberté religieuse qui interdit à l'Etat de légiférer indépendamment de l'Église en matière religieuse.

Le Vatican demandait que l'Église catholique ne soit plus la seule religion reconnue par l'Etat. Il en conclut que le Vatican voulait que "Les sociétés ne doivent pas avoir de religion". Ce qui est calomnieux.

Il commente l'assertion parfaitement valable du cardinal Ratzinger : "la société est incompétente en matière de religion", ce qui est vrai, et même évident. La société est laïque, elle reçoit sa doctrine de l'Église enseignante, elle fait partie de l'Église enseignée.

Mgr Lefebvre commente cette assertion évidente en faisant croire à ses auditeurs que cela signifie que le Vatican veut la déchristianisation. "Ils veulent la déchristianisation de la société" et même "déchristianiser la conscience."

Ces assertions lefebvristes sont calomnieuses et directement contraires au Christ Roi. Ces assertions sont trompeuses. Le Christ ne veut certainement pas que l'on méprise son Épouse et qu'on se croie supérieur à Elle au nom de Lui-même !

La liberté religieuse, c'est le règne de Christ.

15.2.09

Sans la croix, l'homme ne peut progresser

La religion chrétienne est porteuse de progrès. Progrès d'abord intellectuel. Ce qui compte dans la foi chrétienne, ce n'est pas la coutume mais la vérité de l'être.

"Dominus noster Christus veritatem se, non consuetudinem, cognominavit - le Christ a affirmé être la vérité, non la coutume" (De virgin. vle. 1, 1) cité par Benoît XVI.

L'homme de foi chrétienne porte en lui des progrès nécessités par sa foi. Pour lui, son progrès intellectuel et moral, pour les autres et lui, le progrès social et dans la culture personnelle et sociale.

Et ce progrès ne se produit que dans la croix :

"La sagesse de la Croix dépasse donc toutes les limites culturelles que l'on veut lui imposer et nous oblige à nous ouvrir à l'universalité de la vérité dont elle est porteuse. Quel défi est ainsi posé à notre raison et quel profit elle en retire si elle l'accepte! La philosophie, qui déjà par elle-même est en mesure de reconnaître le continuel dépassement de l'homme vers la vérité, peut, avec l'aide de la foi, s'ouvrir pour accueillir dans la « folie » de la Croix la critique authentique faite à tous ceux qui croient posséder la vérité, alors qu'ils l'étouffent dans l'impasse de leur système."
Dit Jean-Paul II, dans Fides et Ratio 23.

Ceux qui refusent la croix s’enferment dans un système qui est une impasse. Des impasses intellectuelles sont des système d’idées où le progrès est exclu ; « possédant la vérité » en ce sens qu’il s’agit d’une possession totale (car nous connaissons des vérités fragmentaires dans lesquelles nous pouvons déjà nous reposer), possédant totalement la vérité, il ne progressent plus.

Pourquoi ? Je propose cette explication : parce la croix nous enseigne que la mort est un gain, la pauvreté, le dénuement une richesse.

C’est à cet endroit intellectuel du surgissement de la croix que Jean-Paul II situe la rencontre entre la raison et la foi. Si la raison refuse la croix, elle fait naufrage, elle se sclérose en se repliant sur elle-même en contemplant stérilement les vérités qu’elle croit avoir conquises ou a conquises. Si elle accepte la croix, elle commence sa navigation sur « l’océan infini de la vérité » (ibidem).

Cette vérité spéculative, se vérifie dans l’expérience, dans l’histoire de la pensée et de la civilisation.

14.2.09

Souveraineté-fonction et souveraineté nationale selon la constitution de 1958

Dans mon précédent post sur la notion de souveraineté j'observais que la notion de souveraineté avait été définie par l'assemblée générale des chefs d'Etat de septembre 2005 (son document final) comme une mission de protection.

Sur quoi le Saint Siège avait renchéri en expliquant que la souveraineté était essentiellement un service.

La souveraineté c'est le droit devoir pour l'Etat de protéger les populations dans leur vie quotidienne. En effet quoiqu'en dise la constitution c'est l'Etat qui est souverain.

Or la constitution de 1958, sans définir la souveraineté, l'attribue au peuple.

Article 3 de la constitution
"La souveraineté nationale appartient au peuple qui l'exerce par ses représentants et par la voie du référendum".

Ici la souveraineté est envisagée non comme un service mais comme une puissance, une volonté détachée de tout devoir. Le souverain est celui qui exerce un pouvoir absolu et absolument arbitraire. La fiction de la "représentation" par les organes d'Etat du "souverain" qui serait le peuple n'est finalement là que pour cacher l'absolutisme de la volonté étatique, car rien dans cette idéologie juridique ne vient limiter le pouvoir de l'Etat soi-disant représentant du peuple.

Cette définition contredit la définition de la souveraineté par le sommet mondial des chefs d'Etats consignée, sous l'égide de l'ONU, dans le document final du 16 septembre 2005 qui n'a été contestée sur ce point par aucun Etat de la terre.

Elle contredit aussi la norme supra-étatique édictée par le droit positif de la Convention européenne des droits de l'homme et réclamée par le Saint-Siège au nom de la vérité de l'être et du droit naturel, exprimée dans les droits de l'homme, élément fondamental du bien commun.

Comme la France a voté ces textes, il serait urgent qu'elle mette en harmonie les principes constitutionnels avec les principes du droit international public qu'elle reconnaît.

13.2.09

Monsieur Chauprade se plaint de discrimination

Monsieur Chauprade était professeur au Collège interarme de défense. Il vient d'être brutalement licencié après la publication d'un ouvrage sur le choc des civilisations.

C'est la seule chose que le ministre Hervé Morin semble avoir à reprocher à monsieur Chauprade. Cette décision brutale est excessivement sévère. On ne licencie plus comme cela un serviteur de l'Etat.

Monsieur Chauprade dépose plainte contre Hervé Morin pour discrimination en se fondant sur l'article 225-1 du Code pénal prévoyant la répression de la discrimination fondée, entre autre sur les "opinions politiques" et la "religion" de la personne discriminée.

En effet, monsieur Morin n'a rien à reprocher professionnellement à l'enseignement de son professeur.

Il lui reproche uniquement d'avoir écrit un livre en dehors de ses activités professionnelles et d'y avoir exprimé, selon le ministre lui-même (!), des opinions qui déplaisaient.

Selon moi, le ministre s'est mis dans un mauvais cas juridique. Il risque (théoriquement) trois ans de prison.

Le hic, c'est que monsieur Chauprade doit déposer plainte devant la Cour de justice de la République (articles 68-1 de la constitution). Cette juridiction d'exception est composée de douze parlementaires et de trois magistrats de la Cour de cassation. Voit-on des parlementaires issus de la même majorité que Hervé Morin condamner leur ministre ?

Monsieur Chauprade aura-t-il droit à un tribunal impartial comme le prévoit la convention européenne des droits de l'homme (article 6) ? A mon avis évidemment non.

Cette affaire qui ne fait que commencer posera sans doute la question de la non conformité de l'article 68-1 de la Constitution avec les droits de l'homme.

11.2.09

Souveraineté et devoir de protection : les contradictions de l'Europe

La souveraineté, c'est une notion juridique qui implique pour celui qui l'exerce qu'il n'a aucune autorité au-dessus de lui dans son domaine. C'est le côté avantageux de la "souveraineté". Le Saint Siège ajoute que cette souveraineté est un service, un service aux populations comme l'entend la communauté internationale et qu'en l'absence de ce service, la souveraineté disparaît.

Le sommet mondial des chefs d’États tenu à New York le document final du 16 septembre 2005, a porté notamment sur le « devoir de protéger » de la communauté internationale. Cette protection des populations contre le génocide, le nettoyage ethnique, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité apporte une restriction apparente à la souveraineté des États.

C’est-à-dire que ce concept "devoir de protéger" justifie l’intervention de la communauté internationale dans deux cas 1) en cas de perpétration de ces crimes par l’État lui-même 2) en cas d’incapacité de l’État concerné à empêcher ces crimes.

En effet, il est prévu en ces cas une intervention… nécessairement militaire de la communauté internationale.

Benoît XVI lors de sa visite à l’ONU en mai 2008 a repris cette expression pour l’enrichir en notant que cette responsabilité de protéger au lieu d’être considérée comme une limitation de la souveraineté devrait être envisagée comme un attribut particulier de la souveraineté une condition d'exercice de la souveraineté.

Mgr Migliore, représentant de Saint Siège à l’ONU, a présenté ce concept comme un « nouveau nom de la souveraineté » car la souveraineté est surtout une responsabilité, un devoir de protection des populations non seulement contre les crimes les plus graves, mais plus généralement un devoir de « protéger et promouvoir les populations dans leur vie quotidienne » selon l'expression de Mgr Migliore.

10.2.09

Un conseiller à la Cour de cassation défend le juge Burgaud

Selon une dépêche de l'agence Reuters lors de l'audience disciplinaire concernant le juge Burgaud devant le Conseil supérieur de la magistrature, un nommé Beauvais, conseiller à la Cour de cassation (! ! !) aurait fait certaines déclarations scandaleuses :

"Selon le journaliste de Reuters qui a assisté à l'audience du CSM, Didier Beauvais a répondu à une question de la défense, demandant si l'affaire d'Outreau dont s'était occupé le juge Burgaud était exceptionnelle.

Le magistrat a répondu par la négative et raconté pour illustrer son propos une affaire où, selon lui, il a été montré que des adultes, buvant beaucoup lors de "soirées bière", finissaient par commettre des abus sexuels sur des enfants devenus l'enjeu de parties de jeu de l'oie."

Il est difficile d'être plus maladroit. Pour que la réponse ait un sens, il aurait fallu faire préciser si l'affaire était exceptionnelle par ses conséquences médiatiques ou si elle était exceptionnelle en elle-même. Il est évident que l'affaire d'Outreau était exceptionnelle par son retentissement et par son ampleur prétendue. Elle s'est révélée moins grave qu'on la présentait, mais d'ici à dire qu'elle est banale...

La maladresse et l'inintelligence d'un conseiller à la Cour de cassation est un symptôme de l'état lamentable de la magistrature.

Mais plus grave, le secret professionnel, la présomption d'innocence sont une nouvelle fois bafoués.

Je rappelle que des magistrats monstrueux prétendent devant des journalistes que certains des "innocentés" d'Outreau étaient en fait coupables bafouant la chose jugée et la présomption d'innocence. Ces faits apparemment impunis constituent pourtant de véritables forfaits de la part de magistrats institués pour la morale et la justice,
donc les droits de l'homme.

9.2.09

La Tradition contre l'antisémitisme

Il est certain que nous sommes juifs, même si nous sommes d'origine de la gentilité (d'ailleurs certains juifs peuvent être issus de la gentilité)

Rom 11,24. En effet, si tu as été coupé sur un olivier sauvage de sa nature, et enté, contre ta nature, sur l'olivier franc, à combien plus forte raison ceux qui sont les branches naturelles seront-ils entés sur leur propre olivier?

Traduction Fillion (site magnificat)

De cette citation de saint Paul, il semble résulter que les juifs comprendraient mieux les mystères chrétiens que nous-même, non juifs.

Ou plutôt précise saint Paul :

Rom 11,25. Car je ne veux pas, mes frères, que vous ignoriez ce mystère (afin que vous ne soyez point sages à vos propres yeux): c'est qu'une partie d'Israël est tombée dans l'aveuglement, jusqu'à ce que la plénitude des païens soit entrée,

"Afin que vous ne soyez point sage à vos propres yeux" : afin que vous ne preniez pas votre sagesse comme venant de vous-même, mais de Dieu, source de tous biens.

De plus les juifs, avec leurs livres actuels, leurs coutumes ont un rôle à jouer encore aujourd'hui et encore avec le talmud dans le mystère du salut. C'est pourquoi, il ne me choque pas qu'ils soient rattachés, au Vatican, au secrétariat pour l'unité des chrétiens. Bien sûr je ne considère pas le talmud comme une autorité doctrinale au même titre que le Nouveau Testament, mais comme un recueil de textes dont certains sont intéressants et instructifs, un témoignage involontaire en faveur de l'évangile. Ce n'est pas de moi, mais de Pascal et de Bossuet et l'antisémitisme est déjà condamné dans le catéchisme du Concile de Trente (raison de la mort de Notre Seigneur Jésus-Christ)

C'est pourquoi je bondis chaque fois que j'entends que le concile Vatican II a mis fin à l'enseignement du mépris. C'est faux, il reprend une idée très ancienne dans l'Église puisqu'elle remonte aux apôtres (tous juifs) et à l'Apôtre (juif et pharisien lui-même) sans interruption jusqu'à aujourd'hui.