14.1.09

Le gouvernement à l'aide des superstitions islamistes

Lu sur le forum « Cattolici romani » ce communiqué un peu ancien (27 mai 2008), mais toujours d’actualité de la CEI (Conférence des évêques italiens) :

Cité du Vatican : - il faut dire non aux prêtres qui prêtent des locaux ecclésiastiques pour la prière musulmane, parce qu’en agissant ainsi « ils aliènent pour toujours ces espaces à la foi catholique, et les cèdent aux musulmans ». C’est ce qu’a dit le secrétaire général de la CEI.

Selon Mgr Joseph Betori les églises et les paroisses en Italie reçoivent bien volontiers les rites des orthodoxes, la confession qui aujourd’hui, dans notre pays, est la seconde en nombre de présence [à la messe] par rapport à la catholique. Mais la même disponibilité [des lieux de culte et salles] ne peut être utilisée pour la communauté musulmane, malgré tout la considération qu’elles nourrissent à l’égard de leurs nécessités cultuelles. En effet, selon les habitudes de l’islam, quand un terrain est utilisé pour la prière des fidèles de Mahomet, il n’est plus disponible pour les autres religions.

« quand un curé prête les locaux paroissiaux il doit savoir qu’à partir de ce moment il aliène cet espace à la religion catholique et la confie pour toujours à l’islam », a affirmé Mgr Betori, rappelant que « les mosquées ne sont pas un lieu de culte, mais lieu de prière et de formation ». C’est la raison pour laquelle la Conférence épiscopale italienne a décidé d’élaborer un document pour définir la position de l’Église catholique sur la question de la construction de mosquées en Italie. »

Je rappelle qu’en France les municipalités aliènent des terrains à l’islam.

Rappelons que les mosquées sont construites avec l’aide financière de l’État français et d’autres Etats « islamiques ».

Ces financements sont contraires au droit naturel ; ces financements qu’ils proviennent de l’Etat français ou des autres Etats constituent un vol des populations. L’État, nulle part dans le monde, n’est chargé de financer un culte. Ces financements sont contraires à la liberté religieuse (en utilisant l’argent commun, on utilise les sacrifices des athées, par exemple, pour financer des lieux de culte)

Et cela le restera pour toujours, il faudra rendre l'argent volé et aucune loi humaine ne pourra régulariser ces vols, la propriété est imprescriptible.

En attendant notre gouvernement se rend coupable de graves irrégularités publiques et officielles, ce qui les apparente au vol avec violence, et cela est d'autant plus grave, qu'il est dans sa mission essentielle de faire respecter la justice entre tous les humains.

13.1.09

Réponse au P. Alain de la Morandais sur Vehementer nos

Merci, mon Père, de lire mon blog, un théologien me manque, car je suis très critiqué par les lefebvristes (qui se croient catholiques et me prennent pour le diable ou peu s'en faut) et ignoré par le monde ecclésiastique. Les sujets que je traite sont sociaux et nullement théologiques, mais la théologie est partout et je ne voudrais pas induire mes lecteurs en erreur. Papa le Bon Dieu pourrait me le reprocher à ma mort.

Très honoré, mon Père, d'avoir un commentaire de vous sur mon blog. Je pense, vu son importance plus adéquat d'y répondre non par un autre commentaire, mais par le présent post.

Voici votre commentaire de mon post d'hier :

"Quel bonheur de vous voir citer Vehementer nos !

Enfin un catholique qui cite autre chose que le Concile ! "Le" concile Vatican II bien sûr!

Mais mon bonheur a été de courte durée puisque j'ai vite constaté que vous ne citiez, comme s'il s'agissait de la thèse principale de cet enseignement qu'un passage mineur et concessif !
Mais comme vous avez eu l'honnêteté ce mettre le lien vers le document complet, j'y suis allé et ai lu cette thèse fondamentale qui me porte à conclure que c'est Austremoine qui a raison et vous qui avez tort.

Lisez avec moi :

Fausseté du principe de la Séparation

Qu'il faille séparer l'Etat de l'Eglise, c'est une thèse absolument fausse, une très pernicieuse erreur. Basée, en effet, sur ce principe que l'Etat ne doit reconnaître aucun culte religieux, elle est tout d'abord très gravement injurieuse pour Dieu, car le créateur de l'homme est aussi le fondateur des sociétés humaines et il les conserve dans l'existence comme il nous soutient.

Nous lui devons donc, non seulement un culte privé, mais un culte public et social, pour l'honorer.

En outre, cette thèse est la négation très claire de l'ordre surnaturel; elle limite, en effet, l'action de l'Etat à la seule poursuite de la prospérité publique durant cette vie, qui n'est que la raison prochaine des sociétés politiques, et elle ne s'occupe en aucune façon, comme lui étant étrangère, de leur raison dernière qui est la béatitude éternelle proposée à l'homme quand cette vie si courte aura pris fin.

Et pourtant, l'ordre présent des choses qui se déroulent dans le temps se trouvant subordonné à la conquête de ce bien suprême et absolu, non seulement le pouvoir civil ne doit pas faire obstacle à cette conquête, mais il doit encore nous y aider.

Qu'en pensez-vous ? "

Mon Père je ne vous connaissais pas si traditionnel !

Mais ne pensons pas par étiquettes, pensons en scrutant les textes.

Mon propos était de combattre l'idée intégriste guidée par slogans et dominée par l'émotion. Pour eux, Vehementer nos = condamnation de la séparation de l'Eglise et de l'Etat. Ceux qui sont pour la séparation de l'Eglise et de l'Etat sont du démon, donc nos évêques sont du démon et ceux qui défendent la loi de 1905 sont, eux aussi, du diable.

C'est pourquoi j'ai cité Vehementer nos utilisant un argument "ad hominem" en quelque sorte, quoiqu'il ne soit pas dans le fond "ad hominem" car ils ne comprennent pas la doctrine de saint Pie X, ni celle du Concile Vatican II.

Pour ma défense, j'ajoute que je ne pouvais dans le cadre d'un post (déjà trop long) m'étendre sur tout le texte et le commenter par le menu, ce n'était d'ailleurs pas le sujet.

Je voulais seulement prouver que saint Pie X lui-même remarquait qu'il existait un état pire que la séparation de l'Eglise et de l'Etat, donc que selon moi, en prudence, il valait mieux en rester à la séparation de l'Eglise et de l'Etat dans certains cas.

Un cas se présente aujourd'hui où Sarkozy voudrait faire financer les cultes par l'Etat, ce qui serait une situation pire que la séparation, car l'Eglise y perdrait sa liberté et la liberté religieuse et la justice seraient bafouées (un athée n'a pas à financer les cultes).

L'Eglise s'est toujours financée elle-même et a aidé et aide encore beaucoup de bonnes oeuvres.

Sur le texte lui-même, sur le fond de votre citation, saint Pie X traite de doctrine. Il condamne la loi parce qu'elle est fondée sur une doctrine fausse. Seule l'Eglise est à même de condamner une doctrine fausse. Nous nous avons des opinions, l'Eglise a une doctrine.

Saint Pie X fait remarquer que l'Etat doit, par son ACTION, aider l'Eglise à diriger les gens vers la béatitude éternelle. Mais, cette assertion, c'est la doctrine de l'Eglise et non celle de l'Etat. L'Etat reçoit sa doctrine, il n'est pas docteur, il n'est pas prophète, il est laïc, il doit agir conformément à la doctrine qu'il reçoit.

On ne peut utiliser ce texte de saint Pie X pour condamner les évêques qui pensent qu'il vaut mieux, dans les circonstances présentes, la séparation plutôt que l'asservissement de l'Eglise et des citoyens, le piétinement de la liberté religieuse (déjà fait par le financement des mosquées par les Etats français et autres), du droit de propriété etc.

Les évêques sont docteurs de la foi et de la morale lorsqu'ils sont unis au pape, nous devons les respecter et respecter et justifier leur doctrine et leurs décisions et de plus ils ont raison, il vaut mieux la séparation que l'asservissement. Mais bien sûr il est encore mieux que l'Etat écoute l'Eglise et lui facilite la tâche, sans s'immiscer dans ses affaires.

Quant à la liberté religieuse : le règne du Christ-Roi, c'est le règne de la liberté religieuse et les laïcs que nous sommes (que je suis) n'ont pas à s'immiscer dans la politique de l'Eglise et encore moins dans sa doctrine. L'Etat doit écouter l'Eglise et appliquer les droits de l'homme qui comprennent la liberté religieuse fondée sur le 1er commandement.

Dieu veut qu'on l'honore, mais Il veut être honoré par des créatures libres, responsables qu'aucune autre créature (serait-elle l'Etat) ne peut forcer en cette matière, en raison de la dignité de la créature. Et cela aussi en raison de l'égalité des êtres humains entre eux. C'est ce que je crois avoir compris de la doctrine de l'Eglise exprimée dans Dignitatis humanae.

Il n'existe donc aucune contradiction entre la doctrine exprimée par saint Pie X et le concile Vatican II sur la liberté religieuse, contrairement aux opinions de nos intégristes et de nos progressistes d'ailleurs.

J'espère avoir répondu à votre commentaire dont je vous remercie vivement et suis à votre disposition pour d'autres précisions si vous le désirez.

12.1.09

Le drame de l'intégrisme catholique

Mon curé fait précéder une des prière de la messe de "Oui, alors vraiment, avec les musulmans..."

Cette formule est absurde. Pour un catholique, prier en tant que musulman n'est pas un titre à prier. De plus les musulmans rejettent avec horreur le "Notre Père", on ne peut les forcer à prier le Notre Père puisqu'ils le refusent. Cela m'indispose tellement que je ne vais plus à sa messe.


Je me retire sur la pointe des pieds.

D’un côté un clergé plein de bonnes intentions, mais kantien et relativiste. Pour lui les mots, la loi ne comptent pas, car la connaissance métaphysique ne compte pas.

De l’autre côté, des « intégristes » qui détruisent tout espoir et font le jeux des relativistes.

Lisant sur le forum catholique ce post d' un nommé "austremoine" (pseudo), il me semble bien résumer involontairement ce drame intellectuel.

Austremoine cite un extrait d’une sienne lettre écrite à Mgr Simon évêque de Clermont-Ferrand qui a trouvé paternellement en Austremoine une âme blessée :

"Oui blessé je le suis, et comme beaucoup de catholiques, par des cérémonies scandaleuses, par des messes sacrilèges, par des homélies blasphématoires, par des prêtres indignes et par des évêques qui prêchent une doctrine fausse. La société est malade ne plus savoir ce qu’est le péché, ce qu’est aussi la miséricorde, le pardon, la croix, le sacrifice, la résurrection. La société est malade parce que les représentants de l’Église ont abdiqué la tâche si noble qui leur a été confiée.
Jamais je ne vous ai entendu condamner l’avortement, le divorce, la contraception, jamais on ne vous a entendu dénoncer ces pratiques qui ruinent la famille. Même la loi naturelle, le fondement primaire de la société, vous ne le défendez pas ! Mais on vous entend pour défendre la séparation de l’Église et de l’État, la collégialité, la liberté religieuse, autant de doctrines fausses qui ont été condamnées par l’Église et qui ruinent la foi du peuple et deux millénaires d’évangélisation."


Que les évêques français soient infestés de marxisme, je l’ai prouvé. Je suis aussi blessé qu’austremoine par les dérives marxistes, darwinistes, relativistes, indifférentistes, kantistes d'un certain clergé.

Cependant, le même austremoine condamne « la séparation de l’Église et de l’État, la collégialité, la liberté religieuse, autant de doctrines fausses qui ont été condamnées par l’Église. »

Incompétent sur ce problème purement ecclésial, je ne parlerai pas de la collégialité.

Mais, la séparation de l’Église et de l’État n’est pas la pire condition de l’Eglise, elle peut être défendue.

« Puisque l'État, rompant les liens du Concordat, se séparait de Église, il eût dû comme conséquence naturelle lui laisser son indépendance et lui permettre de jouir en paix du droit commun dans la liberté qu'il prétendait lui concéder. »
Ces paroles de saint Pie X (Vehementer nos 1906) démontrent que la séparation de l’Eglise et de l’Etat n’est pas le pire, le pire c’est la tentative de soumission de l’Eglise à l’Etat.

Saint Pie X examine la loi faussement appelée de séparation :

« après avoir proclamé la liberté du culte, elle en restreint l'exercice par de multiples exceptions, quand elle dépouille l'Église de la police intérieure des temples pour en investir l'Etat, quand elle entrave la prédication de la foi et de la morale catholiques et édicte contre les clercs un régime pénal sévère et d'exception, quand elle sanctionne ces dispositions et plusieurs autres dispositions semblables où l'arbitraire peut aisément s'exercer, que fait-elle donc sinon placer l'Église dans une sujétion humiliante et, sous le prétexte de protéger l'ordre public, ravir à des citoyens paisibles, qui forment encore l'immense majorité en France, le droit sacré de pratiquer leur propre religion? »

Saint Pie X défend la liberté religieuse (le droit sacré de pratiquer sa religion) et la séparation de l'Eglise et de l'Etat, cette dernière notion étant envisagée comme un moindre mal.

Le droit sacré de pratiquer sa religion est valable pour tous les humains. Il est opposable, par le peuple catholique, à la hiérarchie actuellement régnante et encore plus au autorité laïques.

Ce texte de saint Pie x prouve que la liberté religieuse, qui fait partie de la doctrine infaillible de l’Eglise n’est pas et n’a jamais été condamnée par elle. Elle est au contraire nécessaire à la protection de l’Eglise et des droits de l’homme.

D’un côté un clergé luttant contre la liberté religieuse dans l’Eglise en empêchant les croyants de prier au moyen de formules licites, et, de l''autre des personnes emportées par leur indignation qui finissent par devenir schismatiques et hérétiques en condamnant la doctrine infaillible de l’Eglise sur la liberté religieuse. C’est le drame intégriste et épiscopal.

contre l'antisémitisme : s'armer d'un grand courage

Un reportage sur les juifs hassidiques est diffusé sur françoisdesouche.

La liberté religieuse est valable pour tous et je trouve fort incorrectes et irrespectueuses les façons de l'interviewer avec le rabbin, qui est un homme de Dieu. Les questions sur la vie privée sont inadmissibles.

Les hassidiques pensent honorer Dieu d'une façon qu'il ne nous est pas permis de critiquer. Ce ne serait qu'en cas de violation des droits de l'homme suffisamment importante que l'Etat aurait le devoir d'interdire cette violation. En dehors de ce cas, nous devons respecter et nous abstenir de moquerie.

Mais pour les chrétiens s'ajoute une autre raison de respecter ces personnes. Elles sont les héritières de ceux à qui Dieu a confié tout le poids du travail du jour et de la chaleur (Mt 20, 13). Celles à qui il a demandé, pour nous chrétiens, de s'armer d'un grand courage (Josué 1,6).

On m'objectera, oui, mais pour les chrétiens ils ne sont pas vraiment les héritiers puisqu'ils n'ont pas compris la mission de leurs ancêtres. Je réponds qu'ils sont les témoins de l'évangile par leur simple existence, qu'ils portent avec eux la bible, livre sacré et parole de Dieu pour eux et pour nous et qu'en outre ils ont mis par écrit la tradition orale dans le Talmud, livre qui est donc, pour nous chrétiens, sources culturelle et notamment historique et même morale jugées à la lumière de la raison.

C'est pourquoi nous autres chrétiens devons nous armer à notre tour d'un grand courage pour lutter contre l'antisémitisme, non seulement parce que nous devons nous opposer à toute violation de la liberté religieuse, mais encore parce que les juifs ont pour nous un statut spécial de témoins de notre religion et nous leur en sommes reconnaissants.

10.1.09

Contre l'antisémitisme : les calomnies à propos de Canaan

Depuis le déchaînement d'antisémitisme en lien avec les événements de Gaza, je lis que les Juifs auraient volé leur terre aux Cananéens et cela même de la part de personnes s'affichant "chrétienne".

La conquête de la Palestine n'a pas été faite par les Juifs mais par les Hébreux qui étaient douze tribus qui ont toutes disparues en tant que telles. Aujourd'hui les Juifs pensent être les descendants (mêlés de prosélytes de toutes les époques) des trois tribus existantes au temps de Titus (70 après Jésus-Christ destruction des archives juives).

Le lien entre les Hébreux du temps de Josué (conquête de la Palestine) et les Juifs d'aujourd'hui est donc ténu.

De plus, la conquête de la Palestiine n'a pas été voulue par le peuple hébreux. C'est Dieu qui la leur a imposé.

Voici la traduction Fillion du livre de Josué :


"Jos 3,10. Puis il ajouta: Vous reconnaîtrez à ceci que le Seigneur, le Dieu vivant, est au milieu de vous, et qu'Il exterminera à vos yeux les Chananéens, les Héthéens, les Hévéens, les Phérézéens, les Gergéséens, les Jébuséens et les Amorrhéens."


Ceux qui ne sont pas croyants se gaussent de ce passage où il ne voient que l'expression de l'hypocrisie des croyants. Mais le chrétien ne peut se moquer de la bible qui est la parole de Dieu. Pourquoi Dieu qui commande aujourd'hui le respect de la vie innocente a-t-il commandé ce massacre ? Nous en sommes réduits aux hypothèses, mais nous ne pouvons l'imputer aux Juifs si nous sommes croyants.

Et même incroyants en raison des circonstances suivantes :

En effet, s'il s'agissait d'un crime des hébreux, ceux-ci auraient eu intérêt à le cacher et non à en écrire l'histoire ; si Josué en a fait écrire l'histoire, ce n'est pas pour que l'on impute aux Juifs, qui portent la bible avec eux, ce que les Hébreux ont fait sur ordre de Dieu.

Car sans le témoignage historique de la bible les mangeurs de curés et de Juifs n'auraient aucune source pour en accuser les Juifs d'aujourd'hui.

9.1.09

Discours de Sarkozy sur la suppression du juge d'instruction, détention provisoire

"Par ailleurs, Nicolas Sarkozy souhaite une réforme de la détention provisoire. Les décisions de placement en détention provisoire pourraient être confiées à « une audience collégiale publique » et non plus à l'actuel juge des libertés et de la détention (JLD). . Un rôle d'assesseur pourrait être attribué aux juges de proximité."

Dit une dépêche du jurisclasseur relatant le discours du chef de l'Etat le 7 janvier 2009 lors de l'audience de rentrée de la Cour de cassation.

Tout le monde sait que Nicolas Sarkozy veut supprimer le juge d'instruction.

En matière de détention provisoire, voila ses propositions.

La présomption d'innocence en cas de publicité des débats serait remise en question. En effet : comment imaginer que lors d'un crime qui aurait remué l'opinion, l'audience publique à propos de la mise en détention, peut être d'un innocent, soit sereine ?

Et si le nom de la personne mise en détention est publiée, comment sera respectée la présomption d'innocence.

Liberté religieuse et laïcité : incompatibilité ?

Un anonyme laïciste me répond au sujet de mon post de ce matin sur la diffusion d'un post publicitaire outrageant pour les croyances des catholiques :

"Je me permet de vous rappeler que nous sommes dans un état laïque et que la liberté d'expression est la règle. L'image véhiculée par ce prêtre est quand même plus positive que celle véhiculée par les prêtres pédophiles américains... "

Pour la positivité, c'est vous qui voyez dans le fond de votre âme et des goût et des couleurs on ne discutre pas, mais cette image est destinée à ridiculiser la doctrine catholique. Inutile de le nier.

La liberté d'expression pour des journalistes payés par nos impôts n'est pas la liberté d'étaler leurs sympathies ou leurs antipathies. Ils doivent informer et distraire sans laisser voir leur préférences.

De plus la liberté d'expression, même par des moyens privés et aux frais de celui qui s'exprime, n'est pas absolue, elle suppose toujours une responsabilité.

Je vous rappelle la conclusion de la déclaration universelle des droits de l'homme :

Article 30 : Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés.

Or les articles 2 et 18 de la déclaration prévoient la liberté de culte et de religion et le traitement égal de tous quelle que soit la religion professée.

Le clip publicitaire n'est aucunement instructif, il vise à ridiculiser une croyance.

La liberté religieuse garantie par la déclaration universelle des droits de l'homme de 1948 est fondée sur le respect de la dignité de chacun. C'est pourquoi chacun doit respecter les croyances de l'autre.

La laïcité de l'Etat loin de s'opposer à la liberté religieuse en est conditionnée.

C'est parce que l'Etat est laïque qu'il n'a pas de vérité religieuse à délivrer et qu'il doit respecter toutes les croyances (article 1 de la Constitution) et article 1er de la déclaration des droits de l'homme :

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits." Ce n'est pas parce que j'appartiens à une religion qui a eu des prêtres indignes (pédophiles) que j'aurais moins de droit que les laïcistes qui auraient, eux, le droit inégalitaire d'imposer leur vérité à l'Etat.

L'Etat doit, en raison de la laïcité, protéger tous les citoyens dans l'expression de leur culte en s'abstenant de délivrer un message religieux ou anti-religieux même par plaisanteries, pour les croyances des citoyens, quels qu'ils soient.

Il doit encore moins s'ériger en docteur en enseignant une doctrine, ce qui n'est jamais dans ses attributions. L'Etat n'est pas prophète, n'est pas docteur.

C'est pourquoi France 2, en diffusant la vidéo anticatholique, non seulement a violé la liberté religieuse ce qui est interdit à toute personne publique ou privée, mais encore, en utilisant l'argent des contribuables, doit des comptes de l'utilisation fautive de l'argent commun.

Et cela parce que nous sommes dans un Etat laïc, comme tous les Etats devraient l'être d'ailleurs.

Les catholiques abandonnés par l'Etat : la liberté religieuse une fois encore baffouée

Un vidéo publicitaire a été publiée gratuitement ce matin dans l'émission de Lemeyrgie (celui qui a été mis à pied il y a quelques temps à la suite de violences à l'encontre d'un confrère). Cette vidéo riciculise la religion catholique en montrant deux prêtres en col romain se mariant et se donnant un baiser profond en public

D'une part, on peut s'interroger sur la diffusion d'une vidéo publicitaire à titre de documentation sur la télévision de "service public". Est-ce une télévision de service privé qui se présente comme "service public" ?

Mais surtout,

Cette vidéo est contraire à la liberté religieuse (article 1 de la déclaration universelle des droits de l'homme). La liberté religieuse exige que tout ce qui est sacré pour une croyance soit respecté.

Sous aucune prétexte on ne peut se moquer du prophète Mahomet ou des prêtres (qui sont sacrés pour les catholiques), ni des convictions religieuses des catholiques (ou d'autres religions).

Antenne 2 tombe donc sous le coup de la loi pénale : article 225-1 § 1 du Code pénal et le publicitaire aussi et de la loi sur la presse de 1881 sur la liberté de la presse (incitation au mépris et à la discrimination).

J'attends que les autorités fassent leur travail, sinon elles seront, elles aussi, soupçonnées de partialité anticatholique et se disqualifieront.

8.1.09

Lutte contre l'escroquerie sur Internet : un site officiel est créé

Un communiqué du ministère de l'Intérieur annonce la création d'un site Internet dédié à la lutte contre les escroqueries sur Internet.

Se méfier des faux sites de paiement et autres. Voici le communiqué :

La ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, a présenté le 6 janvier 2008 son plan d'information sur les escroqueries visant à « prévenir, détecter et réprimer » les escroqueries, en particulier sur internet, par le biais de :
- la mise en place d'un numéro téléphonique, (le 0811 02 02 17), géré par des policiers et gendarmes réservistes. Ceux-ci sont chargés de conseiller et d'aiguiller, dans les démarches à réaliser, les personnes suspectant une escroquerie ;
- la création d'un site internet, (www. internet-signalement.gouv.fr) qui permettra aux internautes de signaler des courriels ou des sites vecteurs d'escroquerie ;
- la diffusion d'une brochure d'information, disponible dans les services de l'État accueillant du public, et téléchargeable sur le site du ministère de l'Intérieur ;
- la mise en ligne, sur des sites de partage de vidéos et sur le portail du ministère, de deux films d'animation visant à sensibiliser le grand public aux escroqueries.

Espérons que les filous se feront moins nombreux et moins nocifs.

7.1.09

Israël critique le cardinal Martino à propos du terme "camp de concentration"

Le cardinal Raffaele Martino est un immigrationiste. Il a comparé la situation à Gaza avec un "camp de concentration".


"Le cardinal Renato Raffaele Martino, président du Conseil pontifical pour la pastorale des migrants et des personnes en déplacement a en effet eu un échange avec la presse à l'issue de sa présentation du message 2009 de Benoît XVI pour la Journée mondiale du Réfugié.

Dans sa présentation du message, le cardinal Martino a mis notamment l'accent sur la vertu de « l'hospitalité », y compris pour ce qui concerne les personnes contraintes à la « migration économique »." selon zenit


Il ne parle pas de l'obligation pour les immigrés (qui ne sont pas tous des travailleurs) de respecter leur pays d'accueil. Il est d'autre part paradoxal de reprocher aux pays européens de n'avoir pas assez d'enfants, alors que les textes de l'Église sont souvent hostiles aux familles nombreuses ou du moins réticents à les encourager depuis notamment Vatican II par exemple Gaudium et spes 87.3

"Il faut, en outre, que les populations soient judicieusement informées des progrès scientifiques réalisés dans la recherche de méthodes qui peuvent aider les époux en matière de régulation des naissances, lorsque la valeur de ces méthodes est bien établie et leur accord avec la morale chose certaine. "

C'est un officiel qui n'a pas l'habitude de tenir des propos nuancés. C'est dommage que l'on prenne ses mots pour des paroles de l'Église.

ll est manifeste que la comparaison, l'image employée par le cardinal était malheureuse, mais il ne faut pas en abuser pour disqualifier tous les propos tenus depuis le Vatican.

De plus, l'Église n'est pas un organisme où tous tiennent des propos qui engagent l'Église, les cardinaux s'expriment à titre personnel et n'engagent qu'eux.