8.6.11

Affaire du concombre allemand et l'Agence de sécurité sanitaire des aliments

À propos de l'affaire du concombre tueur, les autorités allemandes ont fait montre d'une très grande légèreté et elles ont été relayées par les médias internationaux.

Je voudrais rappeler à ces malfaiteurs que la France dispose d'une Agence de sécurité sanitaire des aliments (AFSA) qui, à ma connaissance, n'a lancé aucune alerte spécialement sur les légumes. Cette affaire ALLEMANDE, peut bel et bien concerner la viande.

On peut lire ci-dessous le dernier communiqué de l'AFSA du 6 juin 2011. Ce communiqué met en évidence quelque chose que l'on savait déjà, la bactérie est d'origine fécale (animale ou humaine), c'est certain. Elle peut se trouver sur des aliments, mais aussi sur des couteaux par exemple.

Cette affaire est totalement artificielle, car, les règles habituelles d'hygiène étant observées (laver soigneusement, peler ou faire cuire les fruits et légumes, et faire cuire à cœur la viande, se laver les mains souvent et surtout au sortir des toilettes, laver les instruments culinaires), il n'y a aucune raison de ne pas consommer des tomates et concombres ainsi que tout autre légume qui sont arbitrairement désignés.

Les suites financières et humaines de cet hoax officiel ne devraient pas rester sans indemnisation, ni sans suite pénale. Se moquer du monde et causer des préjudices importants est le fait de voyous.

Droits des chrétiens devant la CEDH ou droits universels de l'homme ?

Selon "The Telegraph" repris par monsieur Daoudal, la CEDH va avoir à se prononcer sur quatre affaires relatives à des chrétiens. Monsieur Daoudal, tout comme "The Telegraph" parle du "droit des chrétiens". Moi je préfère parler des droits universels de l'homme quelles que soient ses croyances. Les chrétiens n'ont aucun privilège, ni ne doivent être considérés comme inférieurs, ils sont égaux.

Voici un extrait du texte de monsieur Daoudal :

"Il s’agit de Nadia Eweida, licenciée par British Airways pour avoir porté une croix autour du cou ; de Lilian Ladele, une employée d’état civil condamnée pour avoir refusé de présider une cérémonie de partenariat homosexuel ; de Gary McFarlane, condamné pour avoir refusé une thérapie sexuelle à une paire homosexuelle ; de Shirley Chaplin, une infirmière licenciée pour avoir porté une croix autour du cou."

Voici ma réponse :

Refuser de célébrer une cérémonie de parodie de mariage entre une paire homosexuelle n'est pas spécial aux chrétiens. C'est conforme au droit naturel et à la déclaration universelle des droits de l'homme (article 16 droit au mariage) et concerne en conséquence toute l'humanité, même les incroyants, même les acatholiques. Il s'agit d'un droit fondamental de l'homme, car l'homme est doué de raison et cette raison est universelle dans l'humanité. C'est d'ailleurs un juif, René Cassin, qui a rédigé cette Déclaration.

Quant à porter une croix autour du cou, cela est protégé par la liberté religieuse et par la déclaration universelle des droits de l'homme.

Article 18
Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu'en privé, par l'enseignement, les pratiques, le culte et l'accomplissement des rites.

Cela implique, que les droits de la raison (donc la bonne marche du service étant préservée), on puisse porter une croix, une kippa, ou tout ornement, bijou ou signes qui ne heurtent pas les autres droits de l'homme (article 30 de la même Déclaration), notamment celui qui ne serait pas un signe d'inégalité des êtres humains. D'ailleurs le pseudo-mariage homosexuel heurte le droit au mariage et l'égalité des êtres humains (aucun être humain ne peut avoir de droits supérieur à ceux des autres, même du fait de ses pratiques sexuelles).

Cela étant, les décisions de la CEDH n'ont aucune possibilité d'aller contre ces données de la raison universelle de l'homme. Elles n'ont donc qu'un intérêt : celui de vérifier que la CEDH protège et respecte les droits de l'homme.

Idéologie du "genre" : ma lettre au ministre au soutien de "Liberté politique"

Il paraît que l'idéologie du genre devient l'idéologie officielle du gouvernement. Cette option viole le droit à la vérité, le droit à la liberté de conscience et à la liberté religieuse, elle viole de plus le droit au mariage et le droit à liberté d'éducation et la laïcité de l'État. C'est pourquoi, j'ai rédigé cette lettre en ne gardant qu'en partie le modèle qui m'avait été proposé :

Monsieur le ministre,

Permettez-moi de vous faire part de mon indignation au sujet de ce que la Fondation "Liberté politique" me dit des manuels et en général de l'éducation donnée par la République laquelle organisation de l'éducation viole la liberté religieuse, la liberté de conscience et la liberté d'éducation (articles 18 et 26 de la déclaration universelle des droits de l'homme) et le droit au mariage (article 16 de la Déclaration).

De plus, il semble que vos services veuillent répandre l'idéologie du genre qui opère une confusion entre la grammaire et l'anthropologie. Cette idéologie ridicule (c'est là son moindre défaut) est aussi pernicieuse à l'extrême.

C'est pourquoi, je m’associe aux démarches entreprises auprès de vous et de vos services concernant le contenu des nouveaux manuels de SVT en classe de première.

Inspirés par l’idéologie du "genre", ces manuels réduisent la différence sexuelle homme/femme a un choix personnel de comportement.

Les manuels scolaires ne doivent pas présenter comme "scientifique" (comme si la dignité de l'homme était une notion "scientifique") une option idéologique contre nature et confondant les ordres du savoir en vue de tromper.

Je vous demande de recevoir les représentants de l’Association pour la Fondation de Service politique qui lutte contre ces horribles attentats contre les jeunes perpétrés par vos services et qui, à ce titre, sont mes porte-paroles.

Je vous prie d'agréer, Monsieur le ministre, l'expression de mes respectueux sentiments.


Denis Merlin

La Fondation Service politique entend faire entendre la voix des chrétiens, je préférerais faire entendre plus généralement la voix des humains de bonne volonté (car il peut exister des chrétiens de mauvaise volonté et des non-chrétiens de bonne volonté).

Cela dit, la Fondation a tout à fait le droit de se réclamer du règne du Christ, autrement dit du Christ-Roi, c'est l'usage de la liberté religieuse. Et tous les hommes de bonne volonté peuvent apporter leur concours au règne du Christ. Je préférerais donc cette formulation.

7.6.11

Plainte de la fille de Kadhafi pour assassinat

La fille de monsieur Mouamar Kadhafi vient de déposer plainte pour assassinat. En effet quatre membres de sa famille ont été assassinés par les forces françaises fin avril 2011.

Le Parquet a reçu la plainte de cette femme et dit que la plainte est à l'étude.

On peut se demander la valeur d'une décision prise par un fonctionnaire entièrement dépendant du gouvernement, lui-même accusé d'être l'auteur des assassinats. Cette "étude" a peu de chance d'être effectuée par un homme à l'esprit libre, comment peut-il décider de poursuivre son supérieur hiérarchique ?

Le pouvoir maléfique des médias, exemple du pseudo concombre tueur

N'étant pas grand amateur de concombres, je ne vais pas me précipiter sur les concombres qui auraient pu échapper à la "psychose" induite par les médias. Mais je le regrette. En tous cas, je consomme des fruits et des légumes frais.

Les médias ne cessent de parler de "mystère" de l'origine de l'"épidémie" qui "frappe". En réalité, on sait très bien d'où vient le problème. Le problème, c'est la présence de bactéries eschiria coli (du nom de leur découvreur en 1855 !) issues du tube digestif d'animaux à sang chaud (y compris l'homme) SUR un légume, un fruit ou de la viande. La contamination peut très bien avoir eu lieu dans un abattoir du fait que de la matière fécale de l'animal se serait répandue sur les muscles qui seront vendus comme viande. Celui qui ingère de la viande pas assez cuite peut ainsi être contaminé. Elle peut aussi avoir eu lieu du fait de la manipulation des aliments par des mains souillées (non lavées au sortir des toilettes). On se demande d'ailleurs à quoi jouent nos amis allemands.

Bref, il n'y a aucun "mystère". La seule question est de savoir d'où pouvaient bien provenir ces aliments souillés et s'ils avaient été souillés lors de la cueillette, ou plus tard, ou dans un abattoir ou lors de la préparation en cuisine etc. Mais cela n'a finalement qu'un intérêt judiciaire. Car la solution du problème est dans l'hygiène. Il ne faut donc aller se restaurer que dans des restaurants dans lesquels on a confiance. Quant à la cuisine chez soi, il suffit de prendre ses précautions, comme il faudrait d'ailleurs toujours les prendre (sans être toujours mortelles - loin s'en faut- ce genre de bactéries peuvent aussi provoquer des cas de gastro-entérites). N'étant pas hygiéniste, je ne fais que me documenter sur le merveilleux réseau Internet, ce correcteur d'erreurs médiatiques.

On constate que le petit jeu des médias qui consiste à entretenir volontairement un flou par des titres et des articles imprécis mais pas sans but, cause un très grave préjudice à l'agriculture et, par l'agriculture, à l'ensemble de l'humanité. L'homme est ainsi fait qu'il a facilement peur et que la peur l'empêche de raisonner (d'où les superstitions par exemple). Ces énormes préjudices causés à l'humanité devraient être mis à la charge des médias menteurs.

6.6.11

Alors que la vie des handicapés est menacée, la Fondation Jérôme Lejeune invite à signer contre l'eugénisme

L'eugénisme est l'eugénisme qu'il ait pour but d'améliorer la race ou pour but de vivre sans être embarrassé d'un handicapé, c'est de l'eugénisme.

Actuellement un certains nombres de dispositions pseudo-législatives font de l'être humain un objet, ne serait-ce que du fait des pratiques de fécondations in vitro. L'être humain est instrumentalisé par les roses-croix posant comme principe que le bonheur est le but de l'action. Alors que le but de l'action est le bien quoi qu'il en coûte.

On peut donc signer la pétition de la Fondation Jérôme Lejeune pour le respect de l'être humain.


Cette pétition ne doit cependant pas nous cacher que les dispositions de loi actuelles ne sont pas valables et doivent être réformées dans le sens de la raison.

La raison nous dit que l'homme n'est pas un animal comme un autre mais qu'il n'est jamais "utile", mais toujours digne (c'est-à-dire faisant partie d'un ordre à part qui fait qu'il ne peut être qu'un but, jamais un moyen, jamais considéré comme "inutile").

4.6.11

L'emphase comme terrorisme

L'Assemblée nationale a adopté une "résolution" du 31 mai 2011 sur la laïcité. Elle est dans le style fin XVIIIe siècle français où l'emphase et la boursouflure annonçaient les pires massacres et les attentats contre les droits de l'homme en particulier contre la liberté de conscience et de religion.

On aurait pu croire cette époque révolue. Il n’en est apparemment rien puisque les députés ont voulu rappeler emphatiquement leur attachement au laïcisme qu'ils appellent avec roublardise "laïcité".

Le "pacte républicain" serait ainsi intangible. L'emphase jointe à l'énonciation de principes en effet sacrés (les droits fondamentaux de l'homme sont sacrés, parce que l'homme fait à l'image de Dieu est sacré) sert à faire passer des idées totalitaires. Ici encore on note une certaine roublardise.

Prenons l'article 1er de cette terrifiante "résolution" :

1. Considère que la laïcité constitue un principe fondateur du pacte républicain et inhérent à l’identité constitutionnelle de la France ;

Ce qui signifie que le laïcisme que l'on pourrait définir comme l'athéisme social obligatoire, fait partie de l'identité de la France.

Or aucune idéologie liberticide ne peut se présenter comme constitutive de la France ni d'aucun pays parce que cette prétention est contraire au droit naturel de tout homme et de toute société tel qu'il est mis en lumière par la déclaration universelle du 10 décembre 1948 :

« Toute personne a droit à la liberté de pensée, de conscience et de religion ; ce droit implique la liberté de changer de religion ou de conviction ainsi que la liberté de manifester sa religion ou sa conviction seule ou en commun, tant en public qu’en privé, par l’enseignement, les pratiques, le culte et l’accomplissement des rites »,

Ce droit appartient à "toute personne" et par conséquent à toute société formée de personnes, y compris la société politique.

Invoquer dans un texte, un texte fondateur pour le violer dans le même texte ; invoquer la liberté pour nier la liberté, c'est aller très loin dans la roublardise. Proclamer la liberté pour terroriser, ces rose-croix ont toutes les ruses.

Ci riesce

Le document "Ci riesce" (discours de Pie XII de 1953) s'adressait à un congrès de juristes italiens.

Ce discours faisait le point sur les relations entres les institutions internationales et les États souverains. Pie XII disait à cette occasion que les organisations internationales ne pouvaient obliger un État-membre à apostasier. Si l'organisation le tentait, ses ordres seraient nuls.

L'état de la question est le suivant : un État peut se dire catholique. C'est la liberté religieuse de son peuple. C'est pourquoi le "Syllabus" est fondé sur la liberté religieuse des peuples. Mais, même catholique (surtout s'il est catholique), un État doit respecter le droit naturel donc la liberté religieuse.

En revanche un État-membre pourrait se voir enjoint de rectifier sa législation qui, par hypothèse, ne respecterait pas le droit naturel. Mais l'autorité ne peut interdire une chose licite qui relève de la liberté naturelle de l'être humain.

Émouvant

Parfois je me pose la question de l'utilité de mon blog. Dans le fond, je ne fais que retranscrire ce que je crois avoir compris de l'enseignement que je trouve sur le site du Vatican et que j'insère dans mon expérience d'historien du droit, de juriste et d'avocat et d'ancien lefebvriste-sédévacantiste.

Hier, j'ai été agréablement étonné de lire dans le fil du "Forum catholique" consacré à une nième discussion sur la liberté religieuse, dans laquelle s'étalaient les habituels sophismes lefebvristes, que monsieur Daoudal était en train de changer d'opinion à ce sujet. De réservé sur la question, il finissait par admettre la liberté religieuse comme l'enseignent les papes, c'est-à-dire comme droit naturel inhérent à la personne humaine.

Je ne peux m'empêcher de penser que mes commentaires sur son blog y sont pour quelque chose. C'est émouvant.

3.6.11

Abbé Barthe : une certaine confusion intellectuelle

L'abbé Claude Barthe que j'ai connu du temps de l'Institut cardinal Pie" et du Père Barbara est devenu une sorte de "sage" parmi le monde traditionaliste. "Présent" publie récemment une interview de lui, reprise par l'association "Paix liturgique".

Les condamnations de l'abbé du Concile Vatican II de l'abbé Barthe. Vatican II a évidemment une autorité doctrinale en matière de mœurs et de foi. Ceux qui récusent son autorité en ces matières ne sont pas catholiques.

La déclaration "Dignitatis humanæ" n'est pas fondée sur la foi, mais sur la raison et confirmée par la foi.

Il dit par exemple sur le "Forum catholique" que

— le principe traditionnel (voir Pie XII, discours Ci riesce, 6 décembre 1953) est le suivant : la loi ne peut pas accorder la liberté de propager le faux et le mal ; mais ne pas empêcher le faux et le mal par des lois coercitives peut se justifier dans l’intérêt d’un bien supérieur (étant rappelé que « ne pas empêcher » est totalement différent de « permettre » au nom du prétendu devoir de choisir le moindre mal) ;

D'une part, ce principe n'est pas traditionnel, il est conforme à la droite raison. Ensuite, le mal c'est de lutter contre la liberté religieuse. Aucune religion n'est un mal en soi, ce qui serait un mal serait que des autorités SANS TITRE luttent contre la liberté d'honorer Dieu ou de ne pas l'honorer. Il n'y a aucune contradiction entre "Ci riesce" et "Dignitatis humanæ". Qui dit droit, dit société, nous ne sommes pas en matière spirituelle où ma conscience (ni aucune conscience) n'est autorisée à choisir le mensonge et l'erreur volontairement.

Il est d'ailleurs absurde pour un particulier de réclamer une compétence juridique de l'État sur sa pratique religieuse.

D'ailleurs Ci riesce ne dit nullement que l'État aurait le droit d'intervenir en matière religieuse. Il dit au contraire

"qu'aucune autorité humaine, aucun État, aucune communauté d'État, quel que soit leur caractère religieux ne peut donner un mandat positif ou une autorisation positive d'enseigner ou de faire ce qui serait contraire à la vérité religieuse ou au bien moral."

Nous raisonnons avec Pie XII, ici, dans le cadre d'un mandat d'enseigner, ou de faire (donc un ordre de faire). Le titulaire du pseudo-mandat est une autorité laïque. Nous sommes exclusivement dans ce cas.

Or le droit à la liberté religieuse ne dépend pas d'une autorisation positive d'une quelconque autorité, mais d'un droit naturel dont tout homme jouit et qui est opposable à ses égaux et conféré par directement par Dieu à toute créature raisonnable.

Ainsi, par exemple, un État catholique ne peut donner mandat d'enseigner une erreur, il ne s'en suit nullement qu'il serait autorisé à donner mandat d'enseigner ce qu'il considérerait arbitrairement comme la vérité, surtout contre la doctrine de l'Église (comment jugerait-il de la vérité en matière religieuse, lui qui n'y a aucune autorité ?) C'est ce que veut dire Pie XII dans "Ci riesce". Il ne faut pas faire dire à ce texte plus qu'il ne dit.