31.3.09

Diffamation des religions ?

Via le Salon beige :


La liberté religieuse doit se concilier avec la liberté d'expression. La liberté religieuse ne peut se diviser, elle est égale pour tous d'autre part, avec tous les autres droits de l'homme, elle forme un ensemble infrangible.

L'Organisation de la conférence islamique a demandé à l'ONU (dont pourtant elle récuse la déclaration universelle des droits de l'homme au profit d'une prétendue déclaration des droit de l'homme en islam(1) de déclarer illicite la "diffamation des religions". Cette résolution a été votée à Genève aujourd'hui même par 23 voix contre 11 à la demande du... Pakistan dont on ne connaissait pas jusqu'alors sa hantise des droits de l'homme.

La "diffamation" est une incrimination destinée à protéger la réputation. La réputation, c'est fondamentalement ce que l'on pense de la moralité d'un être humain. Mais une idée, même religieuse, n'a pas de réputation. Une idée est exprimée et chacun en pense ce qu'il veut, qu'elle est bonne ou mauvaise, vraie ou fausse, mais elle n'a pas de réputation. "Diffamation religieuse" est donc une notion absurde.

Si l'on admet cette notion de diffamation des religions on va donner à l'État une compétence pour réprimer des idées théologiques. Il dira : "telle idée religieuse doit avoir bonne réputation, si vous vous exprimez contre elle, vous diffamez cette idée", mais l'État n'a aucune compétence pour protéger une idée religieuse. Il doit protéger et faire protéger les droits de l'homme dont la liberté religieuse et la liberté d'expression.

Une des conséquences nécessaires de cette notion est d'introduire la théologie dans les décisions judiciaires laïques.


L'État est laïque, l'État n'a aucune compétence théologique, il doit respecter et faire respecter la liberté religieuse, il n'a aucune compétence en matière de religion (2).

La résolution votée aujourd'hui est donc contraire au droits de l'homme et n'a, à ce titre, aucune valeur.


Merci au Saint Siège en la personne de Mgr Tomasi, de défendre, les droits de l'homme, seul contre tous ou presque.

(1) Il faut demander la suppression de la déclaration des droits de l'homme en islam et l'adhésion des pays de l'Organisation de la conférence islamique dont la Turquie fait partie, l'adhésion sans réserve à la déclaration UNIVERSELLE du 10 décembre 1948. La déclaration est UNIVERSELLE ou il s'agit d'une falsification.

(2) Notons, afin d'éviter toute généralisation, que le Conseil d'État français a commis récemment cette faute.

La grande moquerie des statistiques liées à l'utilisation du préservatif

Lu sur le site d'Yves Daoudal :

Dans le document de 165 pages de l'OMS, daté d'avril 2009 (bien : avril 2009), intitulé "Prévention, traitement et soins du VIH/SIDA dans le secteur de la santé", le paragraphe où est prônée une distribution massive de préservatifs ("Promotion et soutien de l'utilisation du préservatif") commence ainsi :

« L'utilisation correcte et systématique du préservatif masculin réduit le risque de transmission sexuelle du VIH de 80-90%. » (p. 17)


Voici le dogme "scientifique" qu'il faut croire.

Cette notion de "risque" de transmission du SIDA est, en l'occurrence des communications (volontairement ?) très peu rigoureusement définie. C'est la bouteille à l'encre.

Il semble toutefois évident que ce "risque" flou en lui-même, est évalué à la suite d'interviews.

- Monsieur, vous avez le SIDA, détendez-vous, monsieur, détendez-vous, ne vous crispez pas et répondez calmement à notre questionnaire d'anamnèse.

- M'enfin, votre questionnaire...

- Monsieur, calmez-vous, c'est pour la statistique et la SCIENCE, voyons ! (un moment)... Je commence la questionnaire d'anamnèse.

- Respectueux de la science, je vous écoute attentivement

- Lisez-vous attentivement le mode d'emploi du préservatif ?
- Et votre "partenaire" ?
- Au cours de ces deux dernières années combien avez vous eu de rapport sexuels ?
- Selon quel mode ? a)..., b)..., c)..., d)... e)...
- 1 avec préservatif(s) correctement utilisé a)..., b)..., c)..., d)... e)...
- 2) avec préservatifs incorrectement utilisés a)..., b)..., c)..., d)... e)...
- 3) sans préservatif a)..., b)..., c)..., d)... e)...

et le questionnaire peut se poursuivre ainsi selon un mode indéfini.

C'est donc une notion floue, dont la fréquence des occurrences est évaluée sur une période non précisée, sur la base des souvenirs de personnes qui ne tenaient pas de statistiques.

Et de tout cela on livre au grand public un pourcentage d'on ne sait quoi en définitive, qu'il doit confesser comme vérité établie, faute de quoi ledit public serait coupable de crime contre l'humanité (pas moins !).

A quel cirque intellectuel et "scientifique" ne se livrerait-on pas pour diffuser le SIDA, heu... pardon la débauche, Ahhhhrgh ! je rectifie, le préservatif... et diffamer le pape.

30.3.09

Liberté religieuse, liberté de conscience, droits de l'homme

Scandalisé par l'attaque de l'islam sans respect pour les personnes et pour leurs croyances, j'ai invoqué la liberté religieuse et Vatican II

Sur ce les tenants de l'intégrisme catholique me rétorquent Pie VI "Quod aliquantum" du 10 mars 1791.

Voici ma réponse :

La liberté reliigieuse n'est pas absolue, même en société. Les droits de l'homme, le bien commun, la limitent.

La liberté religieuse est opposable à l'autorité laïque et a fortiori, aux autres citoyens avec lesquels je suis, en matière de religion, parfaitement égal. Mais, je le répète cette liberté religieuse n'est pas absolue (lire Dignitatis huamanae)

La liberté religieuse n'est pas opposable à la hiérarchie de l'Eglise. Mais, à mon avis, lorsque Paul VI tente d'interdire les prières publiées par son prédécesseur saint Pie V, il outrepasse ses droits. Cela parce qu'une prière approuvée par un pape (où il ne peut y avoir erreur en matière de foi ou de moeurs) ne peut plus être interdite. Donc même dans l'Eglise, le fidèle garde une certaine liberté en vertu de sa nature raisonnable et du 1er commandement. Les autorités ecclésiastiques ne sont pas supérieures à Dieu. Elles doivent respecter la liberté des fidèles. Elles ne peuvent leur interdire une pratique (une prière par exemple) que si elle est contraire à la foi ou au moeur, étant sauve, bien sûr, la discipline.

L'homme n'est pas un robot. "L'homme passe infiniment l'homme" (Pascal cité par Benoît XVI).

La liberté religieuse est SOCIALE, comme le confirme le titre de Dignitatis humanae.

Comme je vous l'ai dit et prouvé, les dix commandements établissent une égalité des êtres humains dans les droits fondamnentaux. Les dix commandements ne font acception de personne.

Cette égalité des être humains dans les droits fondamentaux ne fait pas obstacle à l'inégalité dans la société. Les uns sont riches, les autres pauvres et c'est voulu par Dieu, les uns intelligents, les autres non, les uns instruits, les autres non etc. (Lire saint Pie X sur la question) Mais le riche commet une faute en tuant le pauvre (et inversement), le pauvre doit la vérité au riche, il ne peut lui mentir (et inversement), le pauvre et le riche obéissent au premier commandement comme leurs consciences le leur intiment et ils sont sur ce point dans une parfaite égalité.

Bien mieux, si, comme saint Paul l'enseigne, il faut obéir aux autorités, soit au "prince", nous dirions à l'Etat, celui-ci dans la personne de son représentant est, en cette matière, sur un absolu pied d'égalité avec les citoyens (sous réserve de l'abus de la liberté religieuse, où l'Etat peut et doit réprimer les violations des droits de l'homme)

Elle ne fait pas obstacle non plus à l'inégalité dans l'Eglise, les uns enseignent, les autres sont enseignés, les uns commandent, les autres obéissent. Ici non plus ces principes ne sont pas à prendre absolument, car il existe une certaine égalité.

Donc il n'existe ni liberté absolue, ni égalité absolue. Mais la liberté et l'égalité ne sont pas de vains mots et encore moins de mauvaises choses.

Ne pas oublier que l'inepte Jean-Jacques Rousseau considérait l'inégalité comme un mal absolument.

"Ce droit monstrueux (à la liberté religieuse), qui parait cependant à l’Assemblée résulter de l’égalité et de la liberté naturelles à tous les hommes [est une]Proclamation insensée des chimériques liberté absolue et égalité. Ce droit chimérique n’est-il pas contraire aux droits du Créateur suprême, à qui nous devons l’existence et tout ce que nous possédons."

C'est vous qui ajoutez "à la liberté religieuse".


[Mon interlocuteur avait falsifié le texte de Pie VI qui a la place mentionnait :]

"accorde encore cette licence de penser, de dire, d’écrire et même de faire imprimer à son gré en matière de religion tout ce que peut suggérer l’imagination la plus déréglée"

Ce droit n'existe pas dans notre âme, nous devons nous soumettre à la vérité telle qu'elle nous apparaît. C'est la condamnation de la liberté de pensée (différente de la liberté religieuse SOCIALE). Dieu étant la vérité, nous n'avons aucune liberté de pensée.

Ce droit à la licence (ne pas confondre avec liberté) n'existe pas dans l'Etat qui doit faire respecter les droits de l'homme et donc les abus en matière de liberté religieuse.

En note : sur le P. Congar. J'observe que Congar n'était pas un oracle. C'est dans la déclaration Dignitatis humanae qu'il est remarqué que cette liberté religieuse n'est pas mentionnée dans l'Ecriture. Son petit air de nous faire partager un secret honteux avec un clin d'oeil complice, est donc ridicule et sans intérêt.

Attention parce que les intégristes rejoignent ici les progressistes-autoproclamés dans la confusion entre licence et liberté entre liberté religieuse sociale et liberté de pensée.

Car s'il est vrai que ce terme n'est pas mentionné dans les Ecritures, il y est implicitement dans le premier commandement. Et dans l'évangile selon st Mathieu :

Mt 22,21. Ils Lui dirent: De César.Alors Il leur dit: Rendez donc à César ce qui est à César, et à Dieu ce qui est à Dieu. (traduction Fillion site magnificat)

Donc, les affaires de Dieu ne regardent pas César, César s'Y soumet en ce qui le concerne.

Il n'y a aucune mauvaise foi chez moi. Je ne cherche pas mon intérêt."

En réponse, j'ai été traité d'autiste.

Darwin et la sélection naturelle des noirs d'Afrique

Commentaire du texte de Darwin d'hier.

On observe d'une part l'utilisation du conditionnel. Il ne donne ses "résultats" que comme des probabilités. N'en faisons pas des vérités établies.

Car il écrit une histoire sans témoin et sans document.

Cette histoire n'est n'a même pas la vraisemblance pour elle.

Des peuples non-noirs vivent sous les tropiques en Asie et en Amérique depuis des temps immémoriaux. Ils ne sont pas pour autant moins adaptés que les noirs d'Afrique.

Des peuples non-blancs vivent non loin du pôle nord, les Inuits ou Esquimaux. Ils ont la peau cuivrée et les cheveux noirs.

Des noirs d'Afrique ont les yeux bleus. Ce qui est paraît-il extraordinairement beau. Il n'en sont pas pour autant des handicapés dans leur milieu africain.

29.3.09

Les capotophiles et l'incendie d'une église à Clermont Ferrand

Les incendies et les attaques de lieux de culte chrétiens se succèdent à une allure infernale.

Un incendie volontaire d'une église de Clermont-Ferrand vient d'avoir lieu aujourd'hui. (Salon beige)

Ces actes sont contraires à la liberté religieuse.

Sarkozy, Alliot-Marie, Hollande et Royal , Buffet, Besancenot et même Le Pen regardent en l'air en sifflotant.

Cela prouve qu'ils ne sont pas sincèrement attachés à la liberté religieuse. Ils ont une idée de derrière la tête lorsqu'ils font financer les lieux de culte avec l'argent du contribuable. (nota les municipalités prennent en charge les réparations des églises parce que l'Etat a volé ces lieux de culte et compense en partie par ce moyen)

Ceux pourtant qui sont vraiment responsables (mais Sarkozy et le quai d'Orsay en font partie), ce sont ceux qui ont diffamé le pape et lui ont dénié sa liberté d'expression.

Relevons les propos malheureux du curé de la paroisse :

« Je ne crois pas que ce soit l'oeuvre d'un homme en colère après le pape mais plutôt celle d'un individu souffrant de problèmes psychiatriques et dans la nature ».

Notre bon curé ne sait pas que les malades mentaux (si malades mental il y a...) ne sont pas des zombies, mais des êtres humains et comme tels insérés dans une culture. Il existe d'ailleurs des maladies mentales purement culturelles. Le délirium tremens est devenu rare ou a disparu par suite d'un changement culturel.

Donc dire ce n'est pas un homme en colère contre le pape parce que c'est un, probablement, malade mental est pour le moins très malheureux. cela dénote un grand mépris des malades mentaux et une grande méconnaissance de la maladie mentale.

En lisant Darwin, père de l'eugénisme et du racisme

http://www.inlibroveritas.net/lire/oeuvre3167-chapitre9431.html

"Le docteur W.-C. Wells, en 1813, adressa à la Société royale un mémoire sur une « femme blanche, dont la peau, dans certaines parties, ressemblait à celle d'un nègre », mémoire qui ne fut publié qu'en 1818 avec ses fameux Two Essays upon Dew and Single Vision. Il admet distinctement dans ce mémoire le principe de la sélection naturelle, et c'est la première fois qu'il a été publiquement soutenu ; mais il ne l'applique qu'aux races humaines, et à certains caractères seulement. Après avoir remarqué que les nègres et les mulâtres échappent à certaines maladies tropicales, il constate premièrement que tous les animaux tendent à varier dans une certaine mesure, et secondement que les agriculteurs améliorent leurs animaux domestiques par la sélection. Puis il ajoute que ce qui, dans ce dernier cas, est effectué par « l'art paraît l'être également, mais plus lentement, par la nature, pour la production des variétés humaines adaptées aux régions qu'elles habitent : ainsi, parmi les variétés accidentelles qui ont pu surgir chez les quelques habitants disséminés dans les parties centrales de l'Afrique, quelques-unes étaient sans doute plus aptes que les autres à supporter les maladies du pays. Cette race a dû, par conséquent, se multiplier, pendant que les autres dépérissaient, non seulement parce qu'elles ne pouvaient résister aux maladies, mais aussi parce qu'il leur était impossible de lutter contre leurs vigoureux voisins. D'après mes remarques précédentes, il n'y a pas à douter que cette race énergique ne fût une race brune. Or, la même tendance à la formation de variétés persistant toujours, il a dû surgir, dans le cours des temps, des races de plus en plus noires ; et la race la plus noire étant la plus propre à s'adapter au climat, elle a dû devenir la race prépondérante, sinon la seule, dans le pays particulier où elle a pris naissance. »

Notons ici que Darwin, fils du matérialisme de son temps :

1) Il admet que l'idée de sélection naturelle est antérieure à ses écrits, puisqu'il dit honnêtement qu'il l'a trouvée chez le docteur Wells.

2) prend pour des vérités établies, des hypothèses de travail invérifiables car HISTORIQUES. Il emploie de le conditionnel hypothétique (car ces affirmations ne sont pas le fruit de l'observation d'expériences). Mais n'en conclue pas moins à la véracité de ses affirmations. "Il n'y a pas à douter". Si justement, monsieur Darwin, il y a à douter.

3) "
Or, la même tendance à la formation de variétés persistant toujours, il a dû surgir, dans le cours des temps, des races de plus en plus noires ; et la race la plus noire étant la plus propre à s'adapter au climat, elle a dû devenir la race prépondérante, sinon la seule, dans le pays particulier où elle a pris naissance." Nous sommes ici dans une histoire et une histoire hypothétique ou pour dire plus exactement entièrement imaginaire.

Mais quie se donne pour vraie et qui est prise pour vraie par la quasi-totalité du monde occidental au moins.

4) Il semble bien être à l'origine d'une vision historique matérialiste, biologique et donc raciste de la race humaine. Il met au centre de l'histoire (imaginaire) la lutte et l'élimination de ceux qui ne sont pas adaptés par la guerre "lutter avec ses vigoureux voisins". Darwin est bien à l'origine des théories nationale-socialistes (racisme et agressivité). Il est aussi un des piliers de l'idéologie marxiste (absence de solution de continuité entre l'homme et l'animal, et apologie de la guerre).

La pensée de Darwin devrait être intégralement rejetée tant pour des raisons rationnelles, scientifiques (pétitions de principes, histoire imaginaire donnée pour "science"), que pour des raisons morales.

Contrat social, pacte civique

Le premier contrat, social par définition du contrat est le mariage.

L'existence de la cité fondée sur un contrat est un deuxième contrat postérieur dans le temps au mariage.

Le contrat suppose la liberté. Je puis lier ma liberté par le contrat. Mais si je n'ai aucune liberté, je ne puis me lier.

L'existence de ce contrat est contesté par les positivistes pour lesquels les êtres humains sont unis entre eux, non par un contrat, mais par la nécessité. C'est le postulat d'Auguste Comte et de sa sociologie et à sa suite de Maurras (la "physique sociale"). L'homme soumis au monde dépend de ses lois. Le positivisme de Comte nie en conséquence la liberté ou du moins la réduit à la conformité aux lois selon son catéchisme positiviste. http://visualiseur.bnf.fr/Visualiseur?Destination=Gallica&O=NUMM-87987


En effet, selon Comte l'esprit humain, pardon la cervelle humaine, doit tendre à correspondre le mieux aux monde qui l'entoure et n'a de liberté que limitée par sa vocation à devenir le "fidèle miroir" de l'ordre extérieur. Ce qui laisse peu de place à la liberté. A vrai dire, le champ laissé à la liberté est celui de "nos besoins pratiques". Nos besoins pratiques règlent notre liberté de discours par rapport au monde extérieur. On peut difficilement donner pour principe à notre liberté, une raison plus basse. En effet la liberté se conçoit pas rapport l'exposition de la vérité et nullement comme une "cause" notion métaphysique et donc arbitraire, selon lui.

Pourtant saint Augustin, cité par Pie VI, dans "Les confessions" affirme que "le pacte fondamental de la société humaine est l’obéissance aux rois". (livre III, chapitre VIII).

Peut-on dire que Hobbes, Locke et Rousseau sont les disciples de saint Augustin ? Ces penseurs ont eu au moins saint Augustin pour prédécesseur en ce que ce dernier admet un contrat fondateur de la société politique.


Ce qui distingue les contractualistes de saint Augustin c'est que saint Augustin prend la Genèse au sérieux et la croit, comme moi d'ailleurs, comme une source fiable et même inerrante de l'histoire humaine primitive.

Donc "libérés" de la Genèse, les contractualistes imaginent un homme ne dépendant d'aucune société, ils imaginent un état précontractuel absolu (historique ou même imaginaire), ce contrat est antérieur à la famille.

Or historiquement (Genèse 3,6)) le contrat de mariage est antérieur à la société politique, ce n'est que lorsque la société se développant, les patriarches disparaissant, que les familles ont senti la nécessité de s'unir entre elles pour le bien commun.

Mais saint Augustin en constatant la convention d'obéissance qui fonde la cité et les contractualistes modernes sont d'accord pour constater que l'être humain concourt par sa volonté nécessairement antérieure à la société à la fondation de ladite société.

Peut-on cependant nommer cet accord "contrat" ?

Le contrat est une convention, mais la convention n'est pas nécessairement un contrat. La notion de convention a une extension plus large que celle de "contrat". Une convention peut être tacite. Or la convention de vivre en société politique est nécessairement tacite.

La convention peut résulter de l'acceptation de prestations, sans que l'accord soit formalisé. Dans le film "into the wild" on voit le héros refuser la société, ce qui le conduit à mourir de faim et de misère. La convention politique est nécessaire à la survie collective et individuelle. Elle est donc nécessitée par la nature.

Cette convention ne régit pas la religion. Elle reçoit sa sainteté de la religion. L'adhésion à cette convention est nécessaire en justice et donc obligatoire parce que chacun reçoit de la société et doit les prestations en échange. C'est la loi de l'entr'aide. Et la loi des contrats est "sainte" disent les Anglais avec raison.

Cette convention civique (ou politique) nécessairement tacite implique obéissance à l'autorité et aux lois positives, aux coutumes. Elle est tacite pour le fœtus, pour l'enfant évidemment dont les parents consentent à vivre en société, pour le protéger, le nourrir, le loger, l'éduquer.


Ceux qui essaient de se soustraire à cette convention ne peuvent le faire honnêtement puisqu'ils profitent des prestations, sans prestation équivalente de leur part, ce qui ne peut se faire sans contrarier la justice. De plus toute tentative de soustraction totale conduit, à la mort. C'est une sorte de suicide (comme dans "Into the wild" où le héros meurt de son refus de la société, sans que l'on puisse affirmer la thèse d'un suicide au sens propre du terme), mais le suicide est une injustice envers la société qui a aidé et fait vivre et qui a le droit/devoir de pourvoir à la protection de chacun de ses membres. Il est donc impossible de se soustraire à cette convention sans injustice.

Concluons :

Le domaine politique est le fruit d'une convention tacite, obligatoire en vertu de la volonté divine. C'est une convention qui dépend de la volonté, mais l'adhésion à cette convention est obligatoire parce que notre liberté n'existe plus là où le mal, l'irrationnel est le but (sinon Dieu ne serait pas libre).

27.3.09

L'élimination des faibles affaiblit les forts et toute la société

Darwin prône l'élimination des faibles pour faire progresser l'espèce et les races.

En refusant de soigner les faibles, on fera que dans de nombreux cas les faibles ne guériront pas et seront inutiles à la société. Tout l'investissement que représentent son entretien et sa formation, sera perdu.

En refusant de soigner les faibles, la société perd irrémédiablement un capital, une chance.

Surtout à supposer que le faible soit tellement faible qu'il ne puisse en rien aider la société (exemple : tout foetus) celui qui donne la mort se souille moralement. Il aura à en pâtir dans sa vie intellectuelle et morale. Il devra mentir et surtout se mentir à lui-même en répétant que son acte était bon. Il deviendra moins performant dans l'aide qu'il pourrait apporter à ses semblables.

L'homicide sera moins performant.

Toute la société en sera ébranlée puisque l'assassin courra en même temps que les autres le risque de se voir tué par n'importe qui le trouvant plus faible et donc éliminable à ce titre. La paix et la tranquillité disparaîtront (disparaissent).

Touchons ici la faiblesse même intellectuelle de Darwin, incapable de comprendre la portée des principes inspirés du libéralisme.

Un malade du SIDA parle de Benoît XVI

Via le Salon beige


Dominique Morin, malade du sida : "Le préservatif est un leurre"

Dans Famille Chrétienne, un entretien à diffuser :

Dm "Ce que je trouve scandaleux, ce sont ces choeurs de vierges effarouchées. Qu’a dit Benoît XVI ? L’homme ne peut se résigner à vivre des comportements sexuels à risque (vagabondage sexuel ou homosexualité), ni la société fonder une prévention du sida sur l’échec. Il a rappelé que l’homme est doté d’une raison, d’une liberté, et qu’il est capable de poser des actes. La réponse à donner au sida est dans ses moyens de propagation. Le seul moyen sûr d’endiguer le risque est d’éviter les comportements à risque. C’est du simple bon sens, mais ce n’est pas le mieux partagé à l’heure actuelle ! Alors je dis merci au Pape d’avoir brisé un tabou.

Benoît XVI ne nous transmet pas une théorie qu’il vient d’inventer. Il ne fait que rappeler ce que prône l’Eglise, basée sur la Révélation. Dans l’Ancien Testament déjà est écrit "je te montrerai le chemin de la vie et de la mort. Tu choisiras la vie". Comme Dieu, l’Eglise croit en nous. Elle croit l’homme capable de poser des choix. Ces choix font sortir d’une logique fataliste qui fait de l’homme l’esclave de ses pulsions (...)

Je n’ai pas eu de relations sexuelles depuis 29 ans et c’est pour moi le seul moyen complètement sûr de ne pas transmettre le virus. Je ne suis pas meilleur que les autres malades. Ma conversion m’a fait changer de perspective sur moi, mon corps, ma relation aux autres. La prière et les sacrements m’ont donné les grâces nécessaires pour déraciner en moi des habitudes et combattre ma faiblesse. J’ai appris à me "domestiquer". J’ai aussi découvert des relations chastes avec des filles. L’abstinence sexuelle est parfois difficile, mais le plaisir dont cela me prive ne me manque pas tellement, au regard de la vie apaisée que je connais aujourd’hui.

Jamais je ne me suis senti rejeté par l’Eglise, au contraire. Elle m’a ouvert ses portes, elle m’a accueilli comme j’étais, là où j’en étais. Je me suis senti aimé. Car l’Eglise distingue la personne de ses actes. Avant ma conversion, je me sentais condamné par les propos de l’Eglise, parce que je croyais faire corps avec mes actes. Je croyais que lorsque l’Eglise condamnait tel acte, elle condamnait l’homme. Or, "la vengeance de Dieu, c’est de pardonner", comme disait Pagnol. Dieu ne sait qu’aimer. Il couvre d’un amour de prédilection les malades du sida".

Lahire

Texte magnifique. Rien à ajouter, à méditer.

Darwin contre la croix

Le darwinisme contredit le mystère de la croix où l'infiniment supérieur meurt pour l'inférieur.