16.10.14

Affaire des Infiltrés


Lu ici:
« Des catholiques traditionalistes ont perdu jeudi le procès en diffamation qu’ils avaient intenté contre un reportage en caméra cachée de l’émission Les Infiltrés, intitulée À l’extrême droite du Père. Quatre journalistes, dont le présentateur David Pujadas et le fondateur de l’agence Capa Hervé Chabalier, ont ainsi été relaxés par le tribunal correctionnel de Paris. »

Dans cette affaire le droit à la vie privée, le droit à la vie familiale, le respect pour l'enfance avaient été évidemment bafoués. Il en était de même naturellement du droit à l'information impartiale (reportage uniquement à charge et trafiqué). Maintenant, c'est le droit à un procès équitable (article 6 de la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales).

À mon avis intenter une action pour un homme considéré par les juges, à tort ou à raison, comme "catholique traditionaliste" est plus que risqué. Un tribunal impartial, c'est un rêve inaccessible en France quand on est (ou que les juges vous ont catalogué) catholique traditionaliste. C'est encore plus vrai lorsque vous avez maille à partir avec un ou des francs-maçons. Cela est vrai au pénal et au civil.

14.10.14

François l'original

Lu sur le blog de monsieur Daoudal:

« Nous sommes tous appelés à ne pas réduire le Royaume de Dieu aux limites de la petite Eglise – notre toute petite Eglise – mais à élargir l’Église aux dimensions du Royaume de Dieu » (François à l’Angelus, hier).

Hors de l'Église point de salut. Mais les limites de l'Église nous sont inconnues. Si bien que certains peuvent être apparemment dans l'Église sans y être vraiment et que d'autres peuvent apparemment  ne pas être catholiques alors qu'ils le sont en réalité.

L'Église c'est le royaume de Dieu sur terre. Cependant je n'irai pas jusqu'à dire que l'Église n'est pas le royaume de Dieu sous prétexte de la vérité que j'ai énoncée au 1er paragraphe... Car François donne à penser que l'Église visible ne vaut rien ou presque. Or le royaume de Dieu, c'est l'Église qui nous donne la vie surnaturelle.

Tant de complications pour rire des fidèles et narguer les catholiques sincères ! Les tout petits discours de François n'ont pas beaucoup d'importance pour moi.

La nation, le peuple, la Déclaration de 1789, la souveraineté et Louix XIV




La nation n'est pas le peuple. Ce serait bien d'expliquer la différence car les deux termes se trouvent dans le "bloc de constitutionnalité".

Il me semble que la nation fait référence à deux fondements: un fondement ethnique (nation: naissance) et un fondement culturel. Selon moi, les rédacteurs de la Déclaration de 1789 avaient en tête que c'était la nation française qui commandait au-dessus du peuple. D'où l'interdiction du mandat impératif. Les députés auraient pour mission d'exprimer la volonté de la nation, alors même qu'ils seraient élus du peuple.

Votre conception de la "souveraineté nationale" s'oppose aux droits fondamentaux et inamissibles de l'homme conférés directement par Dieu à chaque homme et à tout homme. La "souveraineté nationale" ne peut donc être absolue. Elle est limitée par les droits de l'homme.

Historiquement Louis XIV se déclarait interprète de la volonté nationale, même s'il était roi par la grâce de Dieu. L'Ancien Régime contenait ainsi en germe le nouveau.

http://denismerlin.blogspot.fr/search?q=louis+xiv

Il faudrait réécrire la Déclaration de 1789 pour en éliminer les obscurités et les incohérences. Encore faudrait-il préalablement les appréhender.

Vos explications conduisent à un risque de totalitarisme agressif inhérent aux institutions de 1946 et de 1958 et à votre caste d'énarques.

De Gaudium et spes à Humanæ vitæ jusqu'au synode de Bergoglio

Souvenez-vous de Paul VI et d'Humanæ vitæ.

Pendant DES ANNÉES, Paul VI a laissé dire que la contraception orale, qui est un poison, pouvait être acceptée en cas de "conflits de devoirs".

Puis quand tout le monde, ou presque, était habitué à entendre dire que l'usage de la pilule n'avait rien de mal, il a sorti son encyclique dont l'impact était très fortement amoindri par l'attitude silencieuse de la papauté d'environ 1956 à 1968.

Nous avons aujourd'hui le même scénario. Il est impossible d'admettre à la communion des gens qui vivent en pécheurs publics. Tout le monde le sait.

Les arguments du genre, parmi les malfaiteurs, il y a une certaine entr'aide qui rappelle que nous devons nous aimer les uns les autres. L'acte du client avec la prostituée, rappelle l'acte vertueux des époux dans leurs lits... La prostitution n'est donc pas un mal absolu etc. Ces arguments sont risibles.

Mais le fait que l'on remue la vase ancrera dans l'esprit des gens qui veulent bien se tromper que dans le fond, ce qu'ils font n'est pas mal, vu que « les curés », au moins certains, les approuvent. Le débat augmentera la confusion et confirmera la pratique quasi générale des prêtres donnant la communion à des couples non mariés vivant publiquement en concubinage.

Cette attitude bafoue la royauté UNIVERSELLE du Christ sur les hommes.

Ensuite, il y aura un document qui réaffirmera (moyennant peut-être quelques réformes de détails) que l'on ne peut être pécheur public et communier. Mais le mal sera fait ou plutôt confirmé. Ceux qui répéteront publiquement ou en privé que l'on peut être pécheur public et communier ne seront en rien inquiétés, ni même contredits. Et le pape n'en parlera plus. Parce que la doctrine est connue...

En réalité, ce qui est en jeu, c'est la liberté humaine, la liberté religieuse et la cohérence PUBLIQUE de son attitude (communion acte PUBLIC, concubinage acte PUBLIC qu'il faut mettre en cohérence entre eux). Mais chuuut ! Pas de vérité, pas de liberté, s'il-vous-plaît, on s'en moque de la vérité et de la liberté, on se moque de la liberté des pauvres et du bonheur des enfants !

Certains au Vatican, et d'autres dans bien des évêchés se moquent de l'homme et de Dieu.

En réponse, du moins on peut l'imaginer, à ces idées que j'ai exposé chez Daoudal, un certain "liseur" écrivant sous le pseudonyme Athanase du Forum dit catholique a prétendu que Gaudium et spes avait condamné l'usage de la pilule. Il écrit contraception, mais l'allusion à la pilule est évident. J'ai vérifié.


Il y a cela:

« En ce qui concerne la régulation des naissances, il n’est pas permis aux enfants de l’Église, fidèles à ces principes, d’emprunter des voies que le Magistère, dans l’explication de la loi divine, désapprouve [118]. »
Et en note 118 : [118] Cf. Pie XI, Encycl. Casti Connubii : AAS 22 (1930), p. 559-561 ; Denz. 2239-2241 (3716-3718). – Pie XII, Alloc. Conventui Unionis Italicae inter Obstetrices, 29 octobre 1951 : AAS 43 (1951), p. 835-854. – Paul VI, Alloc. ad Em.mos Patres Purpuratos, 23 juin 1964 : AAS 56 (1964), p. 581-589. Par ordre du Souverain Pontife, certaines questions qui supposent d’autres recherches plus approfondies ont été confiées à une Commission pour les problèmes de la population, de la famille et de la natalité pour que, son rôle achevé, le Pape puisse se prononcer. L’enseignement du Magistère demeurant ainsi ce qu’il est, le Concile n’entend pas proposer immédiatement de solutions concrètes. »


Ce qui était déjà condamné, c'était l'onanisme etc. mais pas la pilule qui n'existait pas... Or la "pilule" fut mise sur le marché en 1955, donc Paul VI avait volontairement laissé en suspens cette question ce qui permit avec l'aide du clergé la diffusion de la pilule dans la société occidentale, au grand détriment de la santé physique et mentale des femmes ainsi que de la société tout entière.

La loi Neuwirth date de 1967...

Gaudium et spes a participé, par sa note de base de page, à la diffusion de la pilule en étalant un prétendu doute sur cette question.

On nous refait le coup en 2014 par ce synode dirigé dans le fond contre le mariage et contre la liberté des fidèles catholiques.

13.10.14

Du sionisme chrétien à Quas Primas

Vidéo sur le « sionisme chrétien ». À mon avis tout juif est sioniste, même si certains sont opposés à l'actuel sionisme laïc.

« Ps 136,5. Si je t'oublie, ô Jérusalem, * que ma main droite soit mise en oubli.
Ps 136,6. Que ma langue s'attache à mon palais, * si je ne me souviens point de toi, si je ne place pas Jérusalem * au premier rang de mes joies.
Ps 136,7. Souvenez-Vous, Seigneur, des enfants d'Edom, * qui, au jour de la ruine de Jérusalem, disaient: Exterminez, exterminez * jusqu'à ses fondements.
Ps 136,8. Malheur à toi, fille de Babylone! * Heureux celui qui te rendra le mal que tu nous as fait.
Ps 136,9. Heureux celui qui saisira tes petits enfants, * et les brisera contre la pierre. »

(Extrait du psaume 136 de la Vulgate  -137 des éditions juives -, traduction Fillion du site magnificat.ca)

Pour les chrétiens, Jérusalem, la Jérusalem terrestre, est la figure du ciel, du paradis éternel (vision de paix), pour les juifs il s'agit exclusivement de la Jérusalem terrestre de Palestine. Selon eux, c'est à Sion (colline de Jérusalem désignant Jérusalem par synecdoque) que se réuniront les nations, lors de l'arrivée de Messiah pour communier avec les Juifs, selon eux descendants des Juifs de l'antiquité, dans le culte à Dieu. Selon le rabbin Ron Shaya, Messiah aura pour mission, entre autres, d'écarter les faux juifs infiltrés parmi les juifs authentiques. Il en purifiera ainsi les communautés.

Lire aussi ce sermon d'un rabbin alsacien de la fin du XIXe siècle où l'on constate que se forme déjà le couple juifs-antisémites. Pour les juifs la localisation matérielle du culte rendu à Dieu à un endroit précis du monde est essentielle à la leur religion.

Ces histoires intéressent-elles les juifs qui meurent et même à ceux qui vivront lors de l'arrivée du Messie ? Je ne le crois pas. Ils naissent, souffrent et meurent pour un règne terrestre dont ils ne voient et ne verront rien. Ils oublient de vivre le présent pour un avenir sans intérêt pour personne. (La vie humaine est misérablement courte, alors que l'homme est fait pour l'éternité).




L'interviewé est prêtre anglican. Les catholiques contestent aux pasteurs anglicans leur qualité de prêtre. Pour les catholiques les prêtres anglicans ne sont que des pasteurs. D'où la controverse du début de l'interview.

Pour les chrétiens, en revanche, le Messie est déjà venu, il fait régner d'ores et déjà et pour toujours sur l'humanité entière un règne authentiquement juif universel et non localisé. Ce règne est avant tout spirituel, intellectuel et moral, il est intégratif et non exclusif. Mais son règne ne s'impose pas par la violence. Il règne par sa présence, mais aussi par les effets de son absence pour le cas où les hommes tenteraient de le chasser.

Voici un extrait de cette encyclique de Quas Primas :

« Néanmoins, tant qu'il vécut sur terre, il s'est totalement abstenu d'exercer cette domination terrestre, il a dédaigné la possession et l'administration des choses humaines, abandonnant ce soin à leurs possesseurs. Ce qu'il a fait alors, il le continue aujourd'hui. Pensée exprimée d'une manière fort heureuse dans la liturgie: " Il ne ravit point les diadèmes éphémères, celui qui distribue les couronnes du ciel (29). " (29) Office de la fête de l'Épiphanie »

Maître et dominateur de toutes les choses, y compris des choses matérielles. Il est aussi titulaire des trois pouvoirs législatif, judiciaire et législatif.

Cette vérité est su par la foi catholique, mais la foi nous dit que cette royauté est d'ores et déjà universelle, Quas Primas :

« Son empire ne s'étend pas exclusivement aux nations catholiques ni seulement aux chrétiens baptisés, qui appartiennent juridiquement à l'Eglise même s'ils sont égarés loin d'elle par des opinions erronées ou séparés de sa communion par le schisme; il embrasse également et sans exception tous les hommes, même étrangers à la foi chrétienne, de sorte que l'empire du Christ Jésus, c'est, en stricte vérité, l'universalité du genre humain (…) " »

Les lois du discours obligent à distinguer et à exclure, mais dans le tissu ineffable de la réalité, les juifs annoncent et parlent, y compris dans la prédication des rabbins, en 2014, de Jésus vrai Dieu et vrai homme. D'ailleurs ils sont rattachés par le Vatican au Secrétariat pour l'unité des chrétiens.

10.10.14

Barbarie sous couvert de droits de l'homme

Extrait d'un commentaire que j'ai posté sous une vidéo de monsieur Reynouard.

L'ordre public issu des institutions de 1945 (dont l'ONU) fait obligation de croire que les "nazis" étaient des méchants uniquement méchants qui ont commis des actes qui "révoltent la conscience". Il impose de croire que les alliés et notamment le Royaume-Uni, les USA, l'Union soviétique et la France du général de Gaulle (pas la IIIe République) étaient bons, nécessairement bons au moins en ce qu'ils ont mené une juste guerre, indiscutablement juste sur tous les points fondamentaux. Lisez les textes, notamment l'accord de Londres du 8 août 1945 et le préambule à la Déclaration universelle des droits de l'homme de 1948. Ils sont sur Internet.

Cet ordre public porte sur des faits historiques. Il s'impose à nous par les lois et notamment une loi pénale: la loi Gayssot. La loi pénale, normalement subsidiaire et appliquée qu'avec d'infinies précaution, devient absolument nécessaire et appliquée sans aucune précaution à certaines catégories politiques. L'action pénale devient imprescriptible. Le droit pénal de la preuve (entre autres) est bouleversé par ce nouvel ordre public. Prenons conscience de cela, de cet ordre juridique nouveau bafouant les droits de l'homme au nom des droits de l'homme.

D'ailleurs le préambule de la Déclaration de 1948 ne borne pas sa condamnation aux "nazis", mais l'étend à tous les Occidentaux (car en réalité ils sont seuls visés).

« Considérant que la méconnaissance et le mépris des droits de l'homme ont conduit à des actes de barbarie qui révoltent la conscience de l'humanité et que l'avènement d'un monde où les êtres humains seront libres de parler et de croire, libérés de la terreur et de la misère, a été proclamé comme la plus haute aspiration de l'homme. »

Le catalogue des droits énoncés par la Déclaration est valable au moins pour les droits inhérents à la personne humaine.  En ce sens cette Déclaration constitue un progrès.

Ce qui est en revanche moins sûr, c'est que la diffamation et la vengeance ad vitam par un parti contre un autre soit liées substantiellement aux droits de l'homme.

D'autre par ce préambule affirme des événements historiques qui condamneraient l'Europe. Elle prétend qu'elle est la marque de l'avènement d'un monde nouveau (affirmation historique). Or ce n'est pas à une loi d'affirmer des événements historiques particuliers. Une loi ne traite que du général. Une loi qui traite du particulier est une loi tyrannique.

Bref, nous sommes devant un ensemble qui me semble incohérent. Un aller vers la barbarie sous couvert de civilisation.

Les sanctions pénales contre Henri VIII d'Angleterre furent-elles des erreurs ?

Trouvé sur Osservatore vaticano, sous ce titre erroné: « Quand Urbain VIII critiquait saint Pie V », ces phrases tirées, selon le blog, d'une lettre du bienheureux cardinal Newman:


« je (sic) suis loin d’affirmer qu’un pape n’a jamais tort, ni qu’on [ne] doit [doive] jamais lui tenir tête, ni que les excommunications qu’il prononce sont toujours efficaces. Je ne suis pas tenu de défendre la politique ni les actes de tous les papes avant ou après la grande révolution du XVIe siècle. »

Commentaire du blog:

« Plus précisément, le bienheureux se réfère, en note de bas de page, aux propos tenus par Urbain VIII à l’égard de l’un de ses prédécesseurs. Urbain VIII reprocha à certains papes du XVIe siècle l’excommunication du souverain britannique: »
Source ?

Reprise de la citation du bienheureux Newman:

« Nous pourrions les excommunier comme ont fait Pie V pour la reine Elizabeth d’Angleterre et, avant lui, Clément VII pour le roi Henri VIII. Mais à quoi bon ? Nous mesurons maintenant dans le monde entier les effets de cette décision, et nous la pleurons maintenant avec des larmes de sang. La sagesse nous incite à ne pas imiter Pie V, ni Clément VII, mais Paul V. »

Sous Philippe-Auguste, roi de France, (1165-1223) le pape Innocent III (pontificat 1198 1216) jeta l'interdit sur le royaume en raison du divorce du roi. Il n'y eu plus dans le royaume ni messe, ni confession, ni baptême. Aucune activité spirituelle. Le roi céda et reprit sa femme avec lui. Le Pape leva l'interdit.

Au XVIe siècle, les mentalités avaient changé, la foi en l'autorité suprême du pape (lien vers un de mes posts étudiant cette matière) en matière spirituelle et, indirectement en matière temporelle, s'était amoindrie, la Réforme était passée par là. C'est pourquoi les excommunications (sanctions pénales) contre Henri VIII puis contre sa fille Élisabeth première firent-elles plus de mal que de bien ? On peut en discuter indéfiniment. Les sanctions pénales sont à l'appréciation de celui qui les inflige. Une absence d'excommunication ne signifie nullement que l'autorité est d'accord avec l'attitude de celui qui n'est pas excommunié.

Cependant, comme nous n'avons pas l'expérience du possible, nous devons simplement constater les faits, sans pouvoir affirmer avec certitude que ces décisions du Saint-Siège furent des erreurs. Elles sont pour l'éternité des événements historiques que les hommes peuvent juger avec des "si". Mais « Avec des "si" on mettrait Paris dans une bouteille ! » aimait à répéter ma mère. Vain exercice donc que de procéder par uchronie pour condamner des morts.

Même aujourd'hui pour pouvoir discuter de l'opportunité de ces sanctions, encore devons-nous avoir bien en tête les principes qui commandent le droit pénal.

Le vrai problème se pose, à mon avis, lorsque les papes, comme Paul VI et ses successeurs violent la liberté religieuse des fidèles.

9.10.14

La véritable origine de la situation que personne ne dénonce



(Via François de Souche)

Ce que ne mentionnent ni Mitterrand, ni M. El Kabbach, c'est la véritable origine de la situation actuelle.

1) MM. El Kabbach et Zemmour sont juges et parties puisque le maréchal à moustache avait déchu les juifs d'Algérie de la nationalité française en raison des hoax des antisémites des XIXe et XXe siècle français. Cette mesure était une grave injustice commise à l'égard de ces populations en plus d'être une incroyable faute politique. De plus, elle démontrait aux populations musulmanes que la France n'était pas sincère: ils pouvaient regarder les juifs, avec un air goguenard. Mais cette faute lourde commise à l'encontre des juifs rend les juifs d'Algérie partie civile et non juges dans cette affaire lamentable. Dans cette mesure les déclarations des droits de l'homme 1789 et 1948, ainsi que la devise française Liberté, égalité, fraternité que le maréchal à moustache avait répudiées sont une garantie que de pareilles fautes ne renouvèleront plus, du moins si on les respecte. Elles sont de plus justes et vraies.

2) Évidemment Mitterrand, soit par manque de culture, soit parce qu'il n'osait pas, ne dénonce pas la véritable source de la situation actuelle.

La véritable source des problèmes se trouve dans les différentes déclarations et les accords conclus à Londre, Moscou ou sur mer (Déclaration de l'Atlantique) et surtout l'accord de Londres du 8 août 1945. Ces accords, sous couvert de rétablissement des droits de l'homme sont en réalité un ordre nouveau contraire au droit des gens et aux droits de l'homme, et qui sous couvert de civilisation sont en réalité des barbaries: crimes imprescriptibles, fautes établies sans avoir à être prouvées, responsabilité pénale établies à l'encontre des personnes par la condamnation de "personnes morales" etc. C'est sur cette barbarie, qui telle un cancer ne cesse de s'étendre depuis 1945, que se fonde pratiquement toute la doxa tant journalistique que juridique actuelle. Voilà ce que l'on peut dire mais que je crois être le seul à dire.

La solution est donc, conformément à ce que prône l'Église, un ordre juridique ferme et valable pour tous respectueux de la vérité et de la justice, donc un ordre nouveau (car en réalité il n'a jamais existé véritablement cet ordre juridique ferme), valable pour tous sans distinction de race ni de religion. Un ordre laïc qui demandera également et éventuellement des comptes aux ministres du culte éventuellement aux ministres catholiques dans la mesure où ils collaboreraient à la barbarie ou se livreraient à des activités illicites (pédophilie par exemple).

6.10.14

La grave situation de la liberté religieuse dans l'Église : affaire des Franciscains de l'Immaculée

Face à l'inertie du Saint-Siège en présence d'un clergé parfois ouvertement pédophile, il devient maintenant évident que les persécutions subies par les Franciscains de l'Immaculée sont motivées par leur décision interne majoritaire d'adopter la liturgie de saint Pie V.

Or l'utilisation de livres liturgiques édités par un pape ne peut être condamné, ni au nom de la foi, ni en vertu de la discipline. Les relations entre Dieu et les hommes ne sont pas de la compétence des autorités religieuses (sauf hérésie ou erreur ou manquement à la discipline, ce qui ne peut être le cas du choix de livres de prières et de rites édités par un pape).

Les persécutions et condamnations pour motifs sociologiques de soumission aux lubies du haut clergé violent donc le droit naturel soient les droits à la liberté religieuse et à la liberté de conscience. Elles violent aussi les droit culturels inamissibles des populations d'Europe occidentale et des Philippines. En effet, pour ces populations la liturgie de saint Pie V fait partie de leur culture et de leur patrimoine culturel. Personne, même pas le pape, ne peut les en priver arbitrairement.

Face à l'agression sans titre du Saint-Siège, les Franciscains et les Franciscaines de l'Immaculée sont dans une situation de légitime défense. Il serait bon que cela soit au moins dit.

5.10.14

L'homme naît pour le bien commun

Pour Jean-Jacques Rousseau l'homme n'est libre dans sa vie sociale que si les relations qu'il entretient avec ses semblables lui sont utiles pour satisfaire à ses besoins.

Pour preuve voici un extrait Du Contrat social chapitre 1.2 :

« La plus ancienne de toutes les sociétés, et la seule naturelle, est celle de la famille : encore les enfants ne restent-ils liés au père qu’aussi longtemps qu’ils ont besoin de lui pour se conserver. Sitôt que ce besoin cesse, le lien naturel se dissout. Les enfants, exempts de l’obéissance qu’ils devaient au père ; le père, exempt des soins qu’il devait aux enfants, rentrent tous également dans l’indépendance. S’ils continuent de rester unis, ce n’est plus naturellement, c’est volontairement ; et la famille elle-même ne se maintient que par convention.
Cette liberté commune est une conséquence de la nature de l’homme. Sa première loi est de veiller à sa propre conservation, ses premiers soins sont ceux qu’il se doit à lui-même ; et sitôt qu’il est en âge de raison, lui seul étant juge des moyens propres à le conserver, devient par là son propre maître.
La famille est donc, si l’on veut, le premier modèle des sociétés politiques : le chef est l’image du père, le peuple est l’image des enfants ; et tous, étant nés égaux et libres, n’aliènent leur liberté que pour leur utilité. Toute la différence est que, dans la famille, l’amour du père pour ses enfants le paye des soins qu’il leur rend ; et que, dans l’État, le plaisir de commander supplée à cet amour que le chef n’a pas pour ses peuples. »

La liberté est pure indétermination et sa limitation ne se conçoit que pour l'utilité de l'individu. Selon rousseau, même dans la famille l'amour du père pour les enfants est un amour rémunéré. Dans la société, selon Rousseau le chef n'a aucun amour, mais seulement du plaisir à commander, plaisir que le paie de ses responsabilités.

Or voici ce que répond, puisant à la tradition rationnelle et chrétienne, la Commission théologique internationale :

« [39] Tout être humain qui accède à la conscience et à la responsabilité fait l’expérience d’un appel intérieur à accomplir le bien. Il découvre qu’il est fondamentalement un être moral, capable de percevoir et d’exprimer l’interpellation qui, comme on l’a vu, se retrouve à l’intérieur de toutes les cultures : « Il faut faire le bien et éviter le mal ». C’est sur ce précepte que se fondent tous les autres préceptes de la loi naturelle. Ce premier précepte est connu naturellement, immédiatement, par la raison pratique, tout comme le principe de non-contradiction (l’intelligence ne peut, simultanément et sous le même aspect, affirmer et nier une chose d’un sujet), qui est au fondement de tout raisonnement spéculatif, est saisi intuitivement, naturellement, par la raison théorique, dès lors que le sujet comprend le sens des termes utilisés. Traditionnellement, cette connaissance du premier principe de la vie morale est attribuée à une disposition intellectuelle innée qu’on appelle la syndérèse. »

La nature de l'être humain est l'amour et non la liberté, ni la seule loi de conservation de soi. Même si il existe quatre "lois" primaires inscrite à l'intérieur de l'être humain (seules les deux dernières lui sont propres comme être rationnel): 1) conserver et développer son existence, 2) se reproduire 3) connaître la vérité sur Dieu 4) vivre en société (voir le texte de la Commission).

L'homme est libre lorsqu'il accomplit ce pour quoi il a été créé: faire le bien. Ce qui, bien évidemment, je le précise pour monsieur Reynouard, n'abolit pas la liberté qui est possibilité de choix libéré du mal. Possibilité de choix qui fait partie du bien des hommes.

Le plus remarquable, c'est que le bien fondamental de l'homme sont  des biens communs: vérité, justice et des biens acquis en commun: conversation de l'être individuel, génération, religion et partage de la vérité sur Dieu.