9.9.14

Non seulement ne pas mentir,mais encore ne pas taire la vérité

Cité par le Catéchisme du Concile de Trente p. 351:

« Saint Augustin: 23
 « Celui qui tait la vérité, et celui qui profère le mensonge sont également coupables, le premier parce qu’il ne veut pas être utile, le second parce qu’il cherche à nuire. »

Dire la vérité lorsque elle est utile est donc nécessaire à qui veut être un homme digne de ce nom.

On lit en note 23 « Attribué à Saint Augustin par Gratien, mais à tort ; on le trouve pareillement dans  Saint Isidore L., 3, cap., 19. »

Un menteur n'est jamais cru


Je m'en frotte les paupières, croyant rêver, ou plutôt cauchemarder, mais non, c'est vrai ! Monsieur Daoudal ose prétendre que Jésus a menti. Il s'appuie sur le chapitre 7 versets 8 à 10 de l'évangile de saint Jean (lu sur le Forum catholique).

Voici le texte traduit par l'abbé Fillion:

« Jn 7,8. Vous, montez à cette fête; pour Moi, Je ne monte pas à cette fête, parce que Mon temps n'est pas encore accompli.
Jn 7,9. Aprés avoir dit cela, Il demeura en Galilée.
Jn 7,10. Mais, lorsque Ses frères furent partis, Il monta, Lui aussi, à la fête, non pas publiquement, mais comme en secret. »

Voici le commentaire (extrait) de l'abbé Fillion (pris le site jesusmarie.com:

« La meilleure interprétation nous paraît être celle qu'adoptait S. Jean Chrysostome (…) Je ne vais pas maintenant à la fête, je n'y vais point avec vous. L'emploi du temps présent et la réflexion qui suit [mon temps n'est pas accompli] prouvent en effet que Notre-Seigneur avait dès lors l'intention arrêtée d'assister à la solennité; mais il ne voulait se mettre en route que lorsque aurait sonné l'heure précise du plan providentiel. (…) »

L'évangile est parfois obscur. Il a été écrit il y a presque 2 000 ans dans une autre culture, une culture moins développée que la nôtre. Le récit demande à être interprété.

Mais il y a une certitude Jésus n'a jamais menti parce que mentir est contraire à la raison. On ne peut faire le mal pour qu'il arrive un bien. L'homme, doté de raison, est créé pour dire la vérité  à tous ses frères, même à ses ennemis.

Je comprends mieux où peut mener l'adhésion à des sociétés secrètes.

8.9.14

Crimes impunis en raison du mobile



Le drame du tunnel où des centaines de personnes ont trouvé la mort par asphyxie et où l'enfant qu'était la victime a vu son père mourir dans ses bras.

Ces bombardements ont eu d'autres suites. Ils sont d'évidents crimes de guerre. Ces crimes n'ont eu  aucun organe de poursuite pour les poursuivre, aucune juridiction pour les juger.

Ce n'étaient pas non plus des « crimes contre l'humanité » puisque leurs auteurs étaient pourvus de bons mobiles.

Ces faits découvrent que l'ordre public de Nürnberg n'est pas un ordre public impartial. À ce titre, il n'est pas un ordre public.

François de Menthon a défini le crime contre l'humanité

La notion de « crime contre l'humanité » a embarrassé et continue d'embarrasser les juristes. La raison est probablement que cette notion ne peut exister que si elle appréhende, contre le droit naturel, les mobiles de l'auteur en faisant des mobiles politiques des mobiles plus vils que les mobiles crapuleux.

François de Menton, ministre du général de Gaulle dans le Gouvernement provisoire de la République française, fut aussi un des deux Procureurs généraux français devant la Tribunal militaire international de Nürnberg. Il fut remplacé par Champetier de Ribes lorsque le général de Gaulle quitta le gouvernement.

De Menthon a tenté de donner une définition de la notion de « crime contre l'humanité ».

Selon wikipedia, de Menthon donna la définition suivante:

« Il donna du crime contre l'humanité la définition suivante : « crime contre le statut d'être humain motivé par une idéologie qui est un crime contre l’esprit visant à rejeter l’humanité dans la barbarie ».

La définition comme crime contre le « statut d’être humain » est sympathique, mais ne correspond à rien de matériel ni de précis quant aux faits. D’ailleurs tout crime de sang, quels qu'en soit les mobiles, est une négation du statut d’être humain en la victime.

En outre, en incriminant des « motifs » qui sont d’ordre psychologique, cette définition n'est pas juridiquement valable. Car elle fait entrer les mobiles (autre terme pour « motifs psychologique »), dans la définition d’une infraction un élément qui n’est ni matériel, ni intentionnel.

Pour faire sentir l'impossibilité de cette définition donnons un exemple.

Par exemple si je nie le statut d’être humain pour des motifs crapuleux, je ne peux être poursuivi du chef de crime contre l’humanité. Dès lors le crime crapuleux devient moins grave que le crime politique.

Si je massacre les habitants d’un pays pour m’approprier leur terre et leurs richesses, je ne suis pas coupable de crime contre l’humanité.

Si je commets les mêmes actes pour des motifs politiques ou de haine raciale, je suis coupable de cette infraction. Cette tentative, vaine, pour entrer dans le domaine secret de la conscience psychologique disqualifie le résultat des réflexions de François de Menton.

6.9.14

Jamais le mensonge !

Monsieur Daoudal est fort intéressant sur certains sujets.

Sur d'autres il l'est moins.

C'est un affidé de monsieur Bernard Antony qui, aux dires de Le Monde, a créé une société secrète. Chrétienté solidarité, avec Présent et feu Jean Madiran militaient pour le sioniste Samir Geagea, dont l'entourage fut condamné en France pour trafic de drogue. Je l'ai publié sur ce blog (chercher dans le moteur de recherche). Cette bande m'a bien eu.

Monsieur Daoudal milite contre la pensée de saint Thomas d'Aquin, voilà maintenant ce que l'on peut lire sur le Forum catholique sous son nom:

« Il semble que là c'est évidemment justifié. Comme de faire passer des juifs pour des chrétiens en 39-45. Et pas seulement la dissimulation, mais carrément le mensonge : "Bien sûr que non il n'est pas chez moi." C'est ce que disait tout chrétien digne de ce nom pendant la Révolution.
N'en déplaise à saint Augustin... 
J'ai lu quelque chose là-dessus, mais je ne sais plus où, sur ceux qui n'ont pas à connaître la vérité. »

Le voilà qui milite maintenant contre saint Augustin lorsqu'il enseignait que le mensonge n'était jamais, jamais, jamais licite. On peut utiliser des paroles à double sens (pour des motifs proportionnés), on peut utiliser ce genre de ruses (toujours pour des motifs proportionnés), mais jamais, jamais, jamais énoncer une contrevérité destinée à tromper. C'est pourquoi il est licite d'utiliser des formules telles que: "je ne suis pas libre" pour échapper à un importun etc. Ou une personne poursuivie peut dissimuler la vérité, car tout le monde sait à quoi s'en tenir. Thomas More s'est fait "porter pâle", car il désapprouvait le divorce du roi etc. Car cela ne trompe personne et n'est pas destiné à tromper mais à mettre de l'onction dans les relations sociales.

Un autre "liseur" sur le Forum catholique rappelle l'évangile :

« Jn 8,44. Vous avez le diable pour père, et vous voulez accomplir les désirs de votre père.  Il a été homicide dès le commencement, et il n'est pas demeuré dans la vérité, parce qu'il n'y a pas de vérité en lui.  Lorsqu'il profère le mensonge, il parle de son propre fonds, car il est menteur, et père du mensonge.
Jn 8,45. Mais Moi, quand Je dis la vérité, vous ne Me croyez pas. »

Miséricordieux Jésus éloignez de nous le risque de devenir ou de rester fils du diable !

La haine du missel de saint PIe V n'est pas un titre contre la liberté religieuse

Un article sur les nouvelles persécutions des Franciscaines de l'Immaculée et paru sur le blog Osservatore vaticano.

On y apprenait qu'une commissaire avait nommé pour remettre au pas les Franciscaines.

Notamment, on y lisait:

« La Sœur Barbiero [la commissaire nommée par le Vatican] attend actuellement d’être nommée commissaire pour interdire la messe en forme extraordinaire, comme première mesure, ainsi qu’elle l’a annoncé. »

J'ai donc écrit un commentaire que je publie ci-dessous:

«Voici ce qu’enseigne Dignitatis humanæ:

« Ce Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être exempts de toute contrainte de la part tant des individus que des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu’en matière religieuse nul ne soit forcé d’agir contre sa conscience ni empêché d’agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d’autres. »
Cette vérité accessible à la raison a pour corolaire qu’en matière religieuse l’autorité n’a de titre que fondé sur la foi.
Que l’on veuille bien réfléchir au titre dont disposent les autorités religieuses pour interdire des formules de prières et des rites qui furent explicitement approuvés par l’acte d’édition d’un missel par le pape en personne. De titre, on en trouvera pas.
C’est pourquoi ceux qui tentent d’interdire l’usage du missel de st Pie V (ou de st Jean XXIII) agissent contre la raison donc contre les droits universels et inamissibles de l’homme dont la liberté religieuse est le pivot. Ils commettent un péché objectif: ils méprisent la dignité de leur prochain, ils désobéissent à Dieu. Ils auront à en répondre au tribunal de Dieu. »

Mon commentaire n'est pas passé.

5.9.14

« O mon Dieu, mes enfants ! » (Mort de Péguy)



(Via le Salon beige)

Mort de Charles Péguy 5 septembre 1914.

Le récit est presque incroyable. Comment pouvait-on donner des ordres aussi absurdes ? Comment pouvait-on croire que des soldats avec leurs pantalons rouges, épuisés par une course de 3 km auraient pu enlever une position allemande armée de mitrailleuses ? Ce sont des crimes du commandement.

Cela cessa lorsque l'on commença à creuser des tranchées pour échapper aux mitrailleuses.

Ce récit est aussi intéressant en ce qu'il montre que la guerre est en soi une horreur. Comment imaginer des hommes se précipitant sur d'autres hommes (son « semblable » dit l'ancien combattant) pour les tuer pour ne pas être tués ?

4.9.14

Sur la photographie de têtes noires coupées exhibée par Dieudonné

Dieudonné a exhibé dans une de ses vidéos une photographie montrant des soldats blancs devant une rangée de têtes de Noirs sur des piques. Voir sur Nouvelles de France.

Il prétendait que les soldats blancs étaient des Français. Il dit dans la même vidéo que les Français ont inventé la guillotine et opère un rapprochement entre la guillotine et l'exhibition de décapitations islamistes.

Sur la photo d'une part on a démontré qu'il ne s'agissait pas de Français, mais de Portugais.

D'autre part, on sait qu'une photographie de cette sorte ne démontre nullement que les soldats présentant les têtes sont ceux qui ont opéré les décapitations. Un témoin sur Nouvelles de France, prétend que ce ne sont pas les soldats qui ont décapité les personnes dont on voit les têtes. Les soldats les montrent pour stigmatiser ce que leurs ennemis étaient capables de faire. Ce qui me semble psychologiquement bien mieux "coller".

Pour ce qui est de la guillotine: d'une part ce supplice est aboli. D'autre part la peine de mort infligée à l'issue d'un procès équitable fondé sur des arguments rationnels n'a rien à voir avec une décapitation par un particulier pour des motifs "religieux" en réalité arbitraire violant les droits de l'homme.

Dans un cas, il s'agit d'une action licite, parce que nécessaire ; dans l'autre, il s'agit d'un crime.

Le Compendium de doctrine sociale explique que la peine de mort est licite § 405:

« le recours à la peine de mort, « si cette dernière s'avère être la seule voie praticable dans la défense efficace de la vie des êtres humains face à l'agresseur injuste »

Une théorie sur l'origine psychologique de l'homosexualité

Lu sur le blog Perepiscopus à propos de l'homosexualité dans un commentaire signé Françoise (pseudonyme):

« Certain-e-s deviennent homos parce qu’ils ont été violés dans leur enfance (j’ai personnellement connu quelqu’un qui me l’a dit : « j’avais 5 ans lorsqu’un oncle m’a fait « ça » et à cause de ça je suis devenu gay) ou parce qu’ils n’ont pas grandi dans un foyer normal. L’absence du père, de plus en plus fréquente de nos jours, fait que le petit garçon, ayant souvent une mauvaise image du père qu’il ne connaît pas ou connaît à peine, ne pouvant pas s’identifier au père dont il a tant besoin pour forger sa personnalité, s’identifie à … sa mère et plus tard s’éprendra d’un homme. Ou bien la petite fille, terrorisée par un père hyper violent qui frappe et terrorise sa mère et parfois les enfants, ne peut concevoir de s’éprendre plus tard d’un homme et « se rabat » sur une femme. Donc, à l’origine de ce fléau, il y a le MAL Le divorce ou la violence domestique. La prise de conscience de ces phénomènes par la psychothérapie, outre la prière, pourrait aider les homosexuels à se débarrasser de ce fléau. »

Ce serait ainsi l'image déformée du père qui inciterait à l'homosexualité. L'image concomitante d'une mère toute puissante (par séduction et manipulation malhonnêtes) pourrait aider à l'identification du garçon avec la mère.

3.9.14

3 septembre 1793 assassinat et viol post mortem de la duchesse de Lamballe



Cadavre de la duchesse de Lamballe (œuvre XIXe siècle, œuvre d'imagination fondée sur des récits authentiques).

Selon l'hebdomadaire Le Point elle fut tuée par la populace après avoir été élargie par le juge révolutionnaire :

 « Qui êtes-vous ?
- Marie-Louise, princesse de Savoie.
- Votre qualité ?
- Surintendante de la maison de la reine.
 (…)
- Jurez la liberté, l'égalité, la haine du roi, de la reine et de la royauté.
- Je jurerai facilement les deux premiers, je ne puis jurer le dernier, il n'est pas dans mon coeur. »

Le récit semble imaginaire. En tous cas, il mêle des personnages contemporains (de La Villardière, Poutine...) avec des personnages historiques. Il semble bien toutefois, selon les récits de l'époque, que le cadavre de la princesse fut profané.

O paradoxe des monstres qui firent la Révolution ! Ils massacraient et profanaient les cadavres au nom de la liberté, de l'égalité et de la fraternité.