"A titre non exclusif" parce que la liturgie de Paul VI est évidemment aussi licite (lorsque c'est vraiment la liturgie de Paul VI et non une invention fantaisiste) que la liturgie de saint Pie V. Et cela, selon moi, en vertu de la liberté religieuse des catholiques dans l'Eglise.Parmi les documents du Concile œcuménique Vatican II – duquel on reçoit avant tout la leçon d’une présentation non statique ou défensive mais missionnaire de la foi dans un monde post-chrétien – Alleanza Cattolica distingue d’une part l’interprétation selon l’ « herméneutique de la discontinuité et de la rupture » (Benoît XVI) en regard de tout le magistère précédent, interprétation que dans le sillage du Magistère lui-même, elle critique et refuse, d’autre part elle considère comme utile de s’interroger sur les conséquences, présentation et effets du Concile en utilisant les instruments offerts par les sciences humaines, mais sur lesquels instruments on remarque que des doutes notoires ont été émis par des membres très autorisés de la hiérarchie de l’Eglise, par exemple par le (à l’époque) cardinal Joseph Ratzinger dans son interview avec le journaliste Vittorio Messori Entretiens sur la foi de 1985.
Comme, encore, le même cardinal Ratzinger eut plusieurs fois à le relever, dans l’Eglise catholique existe, après la réforme postconciliaire qui l’a intéressée, une question relative à la liturgie. Association de laïcs, Alleanza Cattolica n’a pas de titre à prononcer des jugements tranchant* sur des questions théologiques qui concernent la liturgie, ni - à la différence d’autres associations – ni ne fait de la liturgie l’objet central de son activité. En tous cas, elle suit le débat sur ce thème – qui est évidemment décisif pour la vie de l’Eglise – avec l’attention dont elle est capable. En stricte obéissance aux normes et précisions de l’autorité de l’Eglise – après 2007, en particulier, au Motu proprio Summorum pontificum de Benoît XVI, qu’elle a accueilli avec joie et gratitude -, et autant que ces prescriptions et normes le permettent, Alleanza Cattolica s’efforce de transmettre à ses membres et à ses amis l’amour pour le grand patrimoine de foi et de culture apporté par la langue latine et par la liturgie dans la forme extraordinaire du Rite romain, qu’elle propose lors de ses réunions, lorsque cela apparaît possible et opportun, à titre d’ailleurs non exclusif.(à suivre)
* [en français dans le texte]
16.12.09
Alleanza cattolica s'efforce de transmettre le patrimoine latin et l'amour de la liturgie "extraordinaire".
Je publie la suite de l'interview de monsieur Introvigne :
14.12.09
L'abbé Laguérie, les séparations, les divorces, les enfants et les sectes.
Le célèbre abbé Laguérie publie sur son blog conseille de ne "jamais divorcer".
Dans son post il semble en fait régler quelques comptes personnels à sa façon, c'est-à-dire grossière et peu intelligente en prenant pas mal de libertés avec la vérité. Il prétend ainsi qu'il a connu des cas où l'un des conjoints accusait l'autre d'être dans une "secte" (sous entendu : pure calomnie et diffamation). L'abbé Laguérie est un lefebvriste non repenti selon lui la FSSPX ne serait pas une "secte".
Hé bien moi je vous dis que les enfants sous l'influence de la Fraternité saint Pie X sont sous l'influence d'une secte dangereuse. Alors s'il a connu des conjoints qui prétendaient que leur conjoint sous l'influence de la Fraternité saint Pie X étaient dans une secte, ces conjoints n'avaient pas tort.
Rappelons-nous l'affaire de Perros-Guirec. Des enfants sont morts par suite des mauvais traitements subis. Il y a eu quatre morts.
Ce qu'il y a eu de plus instructif dans cette horrible affaire, c'est la réaction des parents des petites victimes dont le sort aurait arraché des larmes aux pierres. Non seulement ces parents n'ont pas remis en cause la Fraternité saint Pie X, mais encore, ils ont soutenu l'abbé homicide membre de la Fraternité saint Pie X.
Pour eux l'abbé de la Fraternité saint Pie X était rien moins que le représentant de Dieu (alors qu'il ne ferait partie comme prêtre que de l'Eglise enseignante s'il n'était schismatique)... Et... la victime d'un acharnement médiatique contre la vraie religion.
On peut retrouver sous ce lien le récit du drame horrible de Perros-Guirec, où l'on constatera que le culte du prêtre passe pour les parents au-dessus des commandements sur la famille et sur l'homicide, ce qui caractérise encore la secte.
Rien n'a changé depuis ce temps puisque la Fraternité saint Pie X n'a pas changé. Elle continue, comme l'abbé Laguérie, à être une adepte de la "sélection naturelle", de Darwin et de Nietzsche. Car cette secte soi-disant anti-libérale est en fait inspirée secrètement par Darwin.
Voici une citation de Nietzsche, épigone de Darwin, qui s'applique parfaitement au drame de Perros-Guirec :
Ou encore :
Nietzsche inspirateur de Troisième Reich et admirateur de l'islam.
Car l'abbé Laguérie et la FSSPX défendent la "sélection naturelle". C'est une clé pour comprendre leur idéologie et leurs politiques : écrasons les faibles (ou ceux qu'ils estiment faibles plus exactement).
Darwin et Nietzsche sont les inspirateurs de l'idéologie lefebvriste et donc du comportement de la secte lefebvriste (rattachée ou non au pape). Je tâche de le dénoncer, après en avoir été longtemps la dupe et maintenant la victime dans ma vie privée, celle de ma femme et celles de mes enfants.
Dans son post il semble en fait régler quelques comptes personnels à sa façon, c'est-à-dire grossière et peu intelligente en prenant pas mal de libertés avec la vérité. Il prétend ainsi qu'il a connu des cas où l'un des conjoints accusait l'autre d'être dans une "secte" (sous entendu : pure calomnie et diffamation). L'abbé Laguérie est un lefebvriste non repenti selon lui la FSSPX ne serait pas une "secte".
Hé bien moi je vous dis que les enfants sous l'influence de la Fraternité saint Pie X sont sous l'influence d'une secte dangereuse. Alors s'il a connu des conjoints qui prétendaient que leur conjoint sous l'influence de la Fraternité saint Pie X étaient dans une secte, ces conjoints n'avaient pas tort.
Rappelons-nous l'affaire de Perros-Guirec. Des enfants sont morts par suite des mauvais traitements subis. Il y a eu quatre morts.
Ce qu'il y a eu de plus instructif dans cette horrible affaire, c'est la réaction des parents des petites victimes dont le sort aurait arraché des larmes aux pierres. Non seulement ces parents n'ont pas remis en cause la Fraternité saint Pie X, mais encore, ils ont soutenu l'abbé homicide membre de la Fraternité saint Pie X.
Pour eux l'abbé de la Fraternité saint Pie X était rien moins que le représentant de Dieu (alors qu'il ne ferait partie comme prêtre que de l'Eglise enseignante s'il n'était schismatique)... Et... la victime d'un acharnement médiatique contre la vraie religion.
On peut retrouver sous ce lien le récit du drame horrible de Perros-Guirec, où l'on constatera que le culte du prêtre passe pour les parents au-dessus des commandements sur la famille et sur l'homicide, ce qui caractérise encore la secte.
Rien n'a changé depuis ce temps puisque la Fraternité saint Pie X n'a pas changé. Elle continue, comme l'abbé Laguérie, à être une adepte de la "sélection naturelle", de Darwin et de Nietzsche. Car cette secte soi-disant anti-libérale est en fait inspirée secrètement par Darwin.
Voici une citation de Nietzsche, épigone de Darwin, qui s'applique parfaitement au drame de Perros-Guirec :
"On a toujours à défendre les forts contre les faibles (...)" La volonté de puissance"
Ou encore :
- Périssent les faibles et les ratés : premier principe de notre amour des hommes. Et qu’on les aide encore à disparaître ! » Antéchrist, § 2
Nietzsche inspirateur de Troisième Reich et admirateur de l'islam.
"Si l’Islam méprise le christianisme, il a mille fois raison: l’Islam suppose des hommes pleinement virils…" Der Antichrist
Car l'abbé Laguérie et la FSSPX défendent la "sélection naturelle". C'est une clé pour comprendre leur idéologie et leurs politiques : écrasons les faibles (ou ceux qu'ils estiment faibles plus exactement).
Darwin et Nietzsche sont les inspirateurs de l'idéologie lefebvriste et donc du comportement de la secte lefebvriste (rattachée ou non au pape). Je tâche de le dénoncer, après en avoir été longtemps la dupe et maintenant la victime dans ma vie privée, celle de ma femme et celles de mes enfants.
11.12.09
Une très intéressante remarque de l'abbé Héry sur le droit aux prières.
L'abbé Héry signe ici un très intéressant article sur le droit à la messe de saint Pie V.
Il fait remarquer que le pape dans le Motu proprio Summorum pontificum ne dit pas "je permets", mais "il est permis" [de célébrer la messe selon le missel de Jean XXIII et donc, selon moi, de saint Pie V].
http://la.revue.item.free.fr/regard_monde101107.htm
A mon avis Paul VI n'avait pas "interdit" le missel, il avait procédé par objurgations, donc par un procédé qui pouvait laisser croire aux gens pressés que l'ancien missel était interdit, sans que le pape ait dit qu'il était interdit...
En réalité l'usage du missel de saint Pie V est impossible à interdire car cela irait contre la liberté religieuse.
La liberté religieuse, droit fondamental de l'homme, interdit à un groupe humain ou à un individu de s'immiscer dans la vie spirituelle d'un autre homme.
L'Eglise possède certes, un droit de diriger la vie spirituelle des catholiques (et d'eux seuls). Lorsqu'elle examine ou édite des prières, elle les autorise. Cette autorisation est fondée sur son privilège d'infaillibilité. Si elle les autorise, il n'y a rien contre la foi ni contre les moeurs dans les formules éditées.
Le droit disciplinaire ne peut interdire une formule de prière sur un autre fondement que la foi ou les moeurs. Dès lors, personne ne peut plus interdire ces formules, pas même un pape suivant. Et ceux qui les interdisent non seulement violent le droit ecclésiastique, mais encore violent le premier des droits de l'homme, le pivot de tous les droits de l'homme : la liberté religieuse.
Le droit à la liturgie traditionnelle est donc bien un droit détenu par les catholiques directement de l'Eglise et indirectement du Seigneur lui-même et ceux qui s'y opposent violent le droit naturel.
C'est pourquoi, monsieur l'abbé Héry fait justement remarquer que Benoît XVI écrit "il est permis" et non "je permets". Car, selon moi, il lui est interdit d'écrire "je permets" sans violer la liberté religieuse.
Merci, monsieur l'abbé, pour cette judicieuse remarque. Comme vous l'observez, ce choix de forme dans le verbe conjugué est gros d'immenses conséquences inaperçues par nos minables autoproclamés "progressistes".
Monsieur l'abbé Héry nous transporte dans un autre monde que celui des médias. Son argument est d'un autre ordre que ceux des discussions habituelles entre "progressistes" et entre "lefebvristes", où , remarquons-le, les lefebvristes tiennent une partie de la vérité... mais comme ils ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni Vatican II... leur argumentation reste nécessairement confuse.
Il fait remarquer que le pape dans le Motu proprio Summorum pontificum ne dit pas "je permets", mais "il est permis" [de célébrer la messe selon le missel de Jean XXIII et donc, selon moi, de saint Pie V].
http://la.revue.item.free.fr/regard_monde101107.htm
A mon avis Paul VI n'avait pas "interdit" le missel, il avait procédé par objurgations, donc par un procédé qui pouvait laisser croire aux gens pressés que l'ancien missel était interdit, sans que le pape ait dit qu'il était interdit...
En réalité l'usage du missel de saint Pie V est impossible à interdire car cela irait contre la liberté religieuse.
La liberté religieuse, droit fondamental de l'homme, interdit à un groupe humain ou à un individu de s'immiscer dans la vie spirituelle d'un autre homme.
L'Eglise possède certes, un droit de diriger la vie spirituelle des catholiques (et d'eux seuls). Lorsqu'elle examine ou édite des prières, elle les autorise. Cette autorisation est fondée sur son privilège d'infaillibilité. Si elle les autorise, il n'y a rien contre la foi ni contre les moeurs dans les formules éditées.
Le droit disciplinaire ne peut interdire une formule de prière sur un autre fondement que la foi ou les moeurs. Dès lors, personne ne peut plus interdire ces formules, pas même un pape suivant. Et ceux qui les interdisent non seulement violent le droit ecclésiastique, mais encore violent le premier des droits de l'homme, le pivot de tous les droits de l'homme : la liberté religieuse.
Le droit à la liturgie traditionnelle est donc bien un droit détenu par les catholiques directement de l'Eglise et indirectement du Seigneur lui-même et ceux qui s'y opposent violent le droit naturel.
C'est pourquoi, monsieur l'abbé Héry fait justement remarquer que Benoît XVI écrit "il est permis" et non "je permets". Car, selon moi, il lui est interdit d'écrire "je permets" sans violer la liberté religieuse.
Merci, monsieur l'abbé, pour cette judicieuse remarque. Comme vous l'observez, ce choix de forme dans le verbe conjugué est gros d'immenses conséquences inaperçues par nos minables autoproclamés "progressistes".
Monsieur l'abbé Héry nous transporte dans un autre monde que celui des médias. Son argument est d'un autre ordre que ceux des discussions habituelles entre "progressistes" et entre "lefebvristes", où , remarquons-le, les lefebvristes tiennent une partie de la vérité... mais comme ils ne reconnaissent pas la liberté religieuse, ni Vatican II... leur argumentation reste nécessairement confuse.
Yahoo, Carrefour violent la liberté religieuse.
1) Un article de yahoo relate l'assassinat après tortures de religieuses françaises.
Voici le titre :
http://fr.news.yahoo.com/3/20091211/twl-argentine-dictature-justice-1be00ca.html
Rigolons avec yahoo, des femmes ont été torturées et assassinées ! Mais il est vrai que c'étaient des religieuses, on peut donc rigoler.
Cet attentat contre la liberté religieuse restera impuni et le journaliste cynique sera bien rémunéré.
2) La société de distribution Carrefour promet un escompte spécial de 10% sous forme de rétrocession au-dessus d'un certain chiffre d'achat si ces achats sont faits le dimanche.
Notons que l'incitation à la dépense (aucune réduction en dessous d'un certain chiffre) fait qu'il ne s'agit pas d'une bonne affaire pour le client, mais d'une bonne affaire pour Carrefour.
Il s'agit d'un acte de militance contre la culture française qui réserve les gros achats aux autres jours de la semaine.
Mais surtout en incitant à faire des achats le dimanche, Carrefour accomplit un acte militant contre la liberté religieuse puisque le dimanche est un jour sacré pour les chrétiens et que l'escompte est prévu spécialement pour le dimanche.
Voici le titre :
http://fr.news.yahoo.com/3/20091211/twl-argentine-dictature-justice-1be00ca.html
"Un ancien espion argentin jugé pour les meurtres de nonnes françaises"
Or le terme de "nonnes" est un terme ironique. C'est un terme pour faire rire. On voit la délicatesse des journalistes de yahoo lorsqu'ils parlent de personnes torturées et assassinées.Rigolons avec yahoo, des femmes ont été torturées et assassinées ! Mais il est vrai que c'étaient des religieuses, on peut donc rigoler.
Cet attentat contre la liberté religieuse restera impuni et le journaliste cynique sera bien rémunéré.
2) La société de distribution Carrefour promet un escompte spécial de 10% sous forme de rétrocession au-dessus d'un certain chiffre d'achat si ces achats sont faits le dimanche.
Notons que l'incitation à la dépense (aucune réduction en dessous d'un certain chiffre) fait qu'il ne s'agit pas d'une bonne affaire pour le client, mais d'une bonne affaire pour Carrefour.
Il s'agit d'un acte de militance contre la culture française qui réserve les gros achats aux autres jours de la semaine.
Mais surtout en incitant à faire des achats le dimanche, Carrefour accomplit un acte militant contre la liberté religieuse puisque le dimanche est un jour sacré pour les chrétiens et que l'escompte est prévu spécialement pour le dimanche.
10.12.09
Summorum pontificum le blog de Christophe Saint-Placide.
Le blog Summorum pontificum de monsieur Christophe Saint-Placide accessible ici, parle de ma traduction de l'interview de monsieur Introvigne à propos d'Alleanza cattolica.
Il rompt ainsi le silence artificiel entretenu autour de mon blog et je l'en remercie.
Il donne une information intéressante sur un type d'épisode qui dénote un aspect particulier de la sociologie du catholicisme français.
Une paroisse parisienne a donné de nombreuses vocations religieuses et sacerdotales. Elle a eu l'initiative d'inviter ses anciens paroissiens religieuses, religieux ou prêtres à une réunion où ces religieux devaient parler de leurs nouvelles vies.
En furent exclus toutefois deux anciens paroissiens pourtant religieux. Pourquoi ? Il étaient membres d'une communauté Ecclesia Dei. Ils sont exclus en raison de leur appartenance à ce type de communautés. Interrogé par le supérieur de cet institut, le curé répond que leurs prières selon les rituels en vigueur avant le concile Vatican II dénotait un refus du concile.
Ce qui est un raccourci vertigineux, un procès d'intention, mais un topique de la rhétorique catholique française ! Comme si le concile Vatican II avait renié le passé de l'Eglise et du passé avait fait table rase...
Le refus du concile Vatican II est incompatible avec la communion catholique.
Le curé de cette paroisse n'est pas supérieur au pape. Il ostracise des membres de l'église latine que le pape reçoit dans sa communion.
Ce curé viole la liberté religieuse jusque dans l'Eglise. Cela ne m'étonne pas, c'est habituel en France. C'est la barbarie discriminatoire catholique française.
L'attitude des barbares progressistes autoproclamés catholiques français est une des causes majeures du lefebvrisme qui est l'erreur symétrique du progressisme autoproclamé.
Et finalement qui refuse les enseignements du concile Vatican II, sinon ceux qui refusent la liberté religieuse ? Et qui accusent implicitement le pape saint Pie V d'avoir violé la liberté religieuse dans la rédaction de ses prières et la promulgation de son rituel ? Comme si l'Eglise avait pu proposer des formules de prières et des rituels contredisant un droit fondamental de l'homme et donc le droit naturel...
Il rompt ainsi le silence artificiel entretenu autour de mon blog et je l'en remercie.
Il donne une information intéressante sur un type d'épisode qui dénote un aspect particulier de la sociologie du catholicisme français.
Une paroisse parisienne a donné de nombreuses vocations religieuses et sacerdotales. Elle a eu l'initiative d'inviter ses anciens paroissiens religieuses, religieux ou prêtres à une réunion où ces religieux devaient parler de leurs nouvelles vies.
En furent exclus toutefois deux anciens paroissiens pourtant religieux. Pourquoi ? Il étaient membres d'une communauté Ecclesia Dei. Ils sont exclus en raison de leur appartenance à ce type de communautés. Interrogé par le supérieur de cet institut, le curé répond que leurs prières selon les rituels en vigueur avant le concile Vatican II dénotait un refus du concile.
Ce qui est un raccourci vertigineux, un procès d'intention, mais un topique de la rhétorique catholique française ! Comme si le concile Vatican II avait renié le passé de l'Eglise et du passé avait fait table rase...
Le refus du concile Vatican II est incompatible avec la communion catholique.
Le curé de cette paroisse n'est pas supérieur au pape. Il ostracise des membres de l'église latine que le pape reçoit dans sa communion.
Ce curé viole la liberté religieuse jusque dans l'Eglise. Cela ne m'étonne pas, c'est habituel en France. C'est la barbarie discriminatoire catholique française.
L'attitude des barbares progressistes autoproclamés catholiques français est une des causes majeures du lefebvrisme qui est l'erreur symétrique du progressisme autoproclamé.
Et finalement qui refuse les enseignements du concile Vatican II, sinon ceux qui refusent la liberté religieuse ? Et qui accusent implicitement le pape saint Pie V d'avoir violé la liberté religieuse dans la rédaction de ses prières et la promulgation de son rituel ? Comme si l'Eglise avait pu proposer des formules de prières et des rituels contredisant un droit fondamental de l'homme et donc le droit naturel...
Alleanza cattolica et le lefebvrisme suite.
Dès lors, Alleanza Cattolica a prié – et, quand se fut possible agi – en premier lieu afin que les risques de type schismatique n’arrivent pas à leurs conséquences extrêmes, puis afin que mûrisse les conditions d’un retour de la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X à la pleine communion avec le pontife romain, en même temps en soulignant à chaque occasion la diversité des approches des problèmes de l’« après-concile ». Alleanza Cattolica étudie, fait étudier et diffuse les documents du Concile Vatican II, les lisant cum Petro et sub Petro à la lumière soit du Magistère dans son ensemble, soi des réponses que le Magistère a fourni ponctuellement aux questions difficiles (ainsi, par exemple, la déclaration sur la liberté religieuse Dignitatis humanae du Concile Œcuménique Vatican II est lue non seulement dans le contexte de tout le Magistère sur ce thème, mais aussi – cela s’entend à partir du moment où ces documents existent – à la lumière de la déclaration Dominus Iesus, de 2000, et des Réponses au demandes concernant les aspects relatifs à la doctrine sur l’Eglise, de 2007, de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi).
Noter la richesse de la culture magistérielle de monsieur Introvigne. J'en partage naturellement l'analyse, insistant personnellement sur l'importance de la liberté religieuse droit naturel fondamental de l'homme.
8.12.09
O Immaculée, O Immaculée, O Immaculée !
C'est aujourd'hui l'Immaculée conception. Dans cette fête nous félicitons la Sainte Vierge car son âme a été préservée de toute marque du péché. Nous méditons ce mystère qui nous rappelle celui du péché originel et du péché actuel dans lequel nous sommes tous enfermés.
En vue de "réaliser notre unité intérieure" nous avons la grâce de Dieu, mais cela n'empêche nullement le combat spirituel.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2000/oct-dec/documents/hf_jp-ii_spe_20001208_immacolata_fr.html
Dans cet effort continuel, nous avons Marie que Dieu nous a donné pour mère et qui est victorieuse de notre ennemi et qui ne veut rien tant que nous triomphons nous aussi.
Cette fête nous délivre de la culpabilité, de la honte du péché. Nos fautes, nos mystérieuses fautes, n'existent que pour nous aider d'abord à être humble, mais aussi à désirer le moment où nous ne seront plus divisés intérieurement et pour l'instant à réduire jour après jour notre "division intérieure" (Gaudium et spes).
Tota pulchra es, Maria
Et macula originalis non est in te
Tu gloria Jerusalem
Tu laetitia Israel
Vous êtes toute belle, Marie
Et la tache originelle n'est pas en vous
Vous êtes la gloire de Jérusalem
Vous êtes la joie d'Israël.
Le texte complet de la prière peut être trouvé ici (avec traduction en anglais).
La prière "O Immaculée, O Immaculée, O Immaculée" est du P. Kolbe martyr à Auschwitz.
En vue de "réaliser notre unité intérieure" nous avons la grâce de Dieu, mais cela n'empêche nullement le combat spirituel.
http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/2000/oct-dec/documents/hf_jp-ii_spe_20001208_immacolata_fr.html
Dans cet effort continuel, nous avons Marie que Dieu nous a donné pour mère et qui est victorieuse de notre ennemi et qui ne veut rien tant que nous triomphons nous aussi.
Cette fête nous délivre de la culpabilité, de la honte du péché. Nos fautes, nos mystérieuses fautes, n'existent que pour nous aider d'abord à être humble, mais aussi à désirer le moment où nous ne seront plus divisés intérieurement et pour l'instant à réduire jour après jour notre "division intérieure" (Gaudium et spes).
Tota pulchra es, Maria
Et macula originalis non est in te
Tu gloria Jerusalem
Tu laetitia Israel
Vous êtes toute belle, Marie
Et la tache originelle n'est pas en vous
Vous êtes la gloire de Jérusalem
Vous êtes la joie d'Israël.
Le texte complet de la prière peut être trouvé ici (avec traduction en anglais).
La prière "O Immaculée, O Immaculée, O Immaculée" est du P. Kolbe martyr à Auschwitz.
7.12.09
Alleanza cattolica et le lefebvrisme.
Je poursuis la publication de l'interview de Massimo Introvigne. Voici la question brûlante sur le lefebvrisme :
Une position qui est la mienne. Les lefebvristes me l'ont fait payer et me le font payer très, très cher.
Une question inévitable : Alleanza Cattolica, Vatican II, la liturgie traditionnelle, monseigneur Marcel Lefebvre… Quelle est votre position ?
Dans les années suivant le Concile Œcuménique Vatican II Alleanza Cattolica a vécu l’angoisse commune à de nombreux catholiques devant les conséquences désastreuses de ce que Paul VI appelait « une fausse et abusive interprétation du Concile, qui voudrait un rupture avec la tradition, même doctrinale, jointe avec la répudiation de l’Eglise pré-conciliaire, et à la licence de concevoir une Eglise « nouvelle », quasiment « réinventée » de l’intérieur, dans sa constitution, dans son dogme, dans son costume, dans son droit ». Une situation que Jean-Paul II décrivait ainsi en 1981 : « Il faut admettre réalistement et avec une sensibilité profondément meurtrie que les chrétiens aujourd’hui en grande partie se sentent perdus, troublés, perplexes et enfin déçus, on a répandu à pleine main des idées contrastant avec la vérité révélée et enseignées depuis toujours ; on a répandu de véritables et proprement dites hérésies, dans le domaine dogmatique et moral, provoquant des doutes, des confusions, des rebellions, on a encore mis la main sur la liturgie ». Devant ces problèmes Alleanza Cattolica dans les années 1970 a suivi avec intérêt l’activité de monseigneur Marcel Lefebvre (1905-1991) et les questions que l’archevêque français posait en matière dogmatique, morale ou liturgique, entretenant des relations à divers titres avec la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X qu’il avait fondée. En 1981 Alleanza Cattolica constatait qu’avec le temps l’attitude de monseigneur Lefebvre avait graduellement changé, et que le prélat et ses collaborateurs ne se limitaient plus à poser de légitimes questions, mais fournissaient aussi les réponses, glissant petit à petit vers des comportements porteurs de risques de type schismatique. Dans cette année (1981) – donc sept ans avant l’excommunication intimée à l’évêque français en 1988 après la consécration par lui de quatre évêques – Alleanza Cattolica décida donc d’interrompre toute forme de collaboration avec monseigneur Lefebvre et avec la Fraternité Sacerdotale Saint Pie X, invitant aussi les prêtres et les séminaristes italiens amis d’Alleanza Cattolica qui faisaient partie de la Fraternité, ou qui collaboraient avec elle, à se comporter en conséquence.
Une position qui est la mienne. Les lefebvristes me l'ont fait payer et me le font payer très, très cher.
4.12.09
Selon M. Introvigne Alleanza cattolica ne fait pas de politique.
Mais alors Alleanza Cattolica « fait de la politique » ?
Alleanza Cattolica n’est certainement pas un parti politique, dont la raison d’être dans l’actuel régime de démocratie parlementaire, est la représentation inorganique de l’électorat, mais veut être un organisme de propagande de thèses et de témoignage doctrinal dans la diversité articulée du corps social. Alleanza Cattolica, en outre, est disponible pour la coopération, en maintenant son identité et sa nature, avec les partis politiques, dans la mesure où ceux-ci seraient disposés de leur côté à agir ou au moins à laisser agir avant tout pour la défense des « valeurs non négociables », lesquelles désignent – comme l’enseigne le Magistère, en particulier avec Benoît XVI – la limite infranchissable de toute collaboration possible. Alleanza Cattolica n’a pas comme but direct la préparation de personnes qui assument des engagements publics à travers l’acceptation de charges électives. L’engagement des membres de l’association, a eu des résultats particulièrement visibles ces dernières années – cela est arrivé et c’est certainement louable, mais d’une part a un caractère d’exception, d’une autre part ne doit pas être compris comme constitutif de liens particuliers ou privilégié d’Alleanza Cattolica avec des partis et mouvements politiques déterminés.
Alleanza Cattolica n’est certainement pas un parti politique, dont la raison d’être dans l’actuel régime de démocratie parlementaire, est la représentation inorganique de l’électorat, mais veut être un organisme de propagande de thèses et de témoignage doctrinal dans la diversité articulée du corps social. Alleanza Cattolica, en outre, est disponible pour la coopération, en maintenant son identité et sa nature, avec les partis politiques, dans la mesure où ceux-ci seraient disposés de leur côté à agir ou au moins à laisser agir avant tout pour la défense des « valeurs non négociables », lesquelles désignent – comme l’enseigne le Magistère, en particulier avec Benoît XVI – la limite infranchissable de toute collaboration possible. Alleanza Cattolica n’a pas comme but direct la préparation de personnes qui assument des engagements publics à travers l’acceptation de charges électives. L’engagement des membres de l’association, a eu des résultats particulièrement visibles ces dernières années – cela est arrivé et c’est certainement louable, mais d’une part a un caractère d’exception, d’une autre part ne doit pas être compris comme constitutif de liens particuliers ou privilégié d’Alleanza Cattolica avec des partis et mouvements politiques déterminés.
2.12.09
Contre l'interdiction des minarets, pour les évêques suisses.
Je reprendrai la publication de la traduction de l'interview de M. Intravigne, mais l'actualité m'inspire une prise de position qui me semble urgente :
Depuis le triomphe du oui au référendum suisse, les pauvres évêques suisses, quand ce n'est pas le pape, sont amèrement critiqués, voire insultés. Ils seraient rien moins que des dhimmis volontaires, des collaborateurs de l'impérialisme islamique.
Prenons bien garde à ne pas, par de mauvais arguments, donner des bâtons pour nous faire battre.
D'abord en critiquant les évêques suisses qui sont les pères dans la foi catholique des Suisses, on discrédite sa propre religion en les vilipendant.
Mais surtout on ne comprend pas qu'en critiquant les évêques sans les comprendre on est en train de légitimer la construction des minarets !
La liberté religieuse est un droit naturel fondamental de l'homme (et même le droit pivot autour duquel s'organisent tous les autres droits). Elle profite et s'impose à tous, musulmans, catholiques, chrétiens de diverses confessions ainsi que adeptes de toute confession ou non-confession.
C'est pourquoi, ce droit ne peut être violé, même pour qu'il arrive un bien : en l'occurrence les organisateurs du référendum avaient déclaré respecter la liberté religieuse des musulmans, mais simplement vouloir interdire les minarets comme symboles d'un désir de domination anti-démocratique.
Certes c'est bien de vouloir rappeler l'égalité fondamentale des tous les êtres humains quelle que soient leurs croyances ou incroyances, mais ce juste principe ne doit pas s'imposer par n'importe quel moyen.
Les évêques suisses l'avaient bien compris et avaient appelé les gens à le comprendre. Ils avaient même pris la précaution de faire observer, en substance, que la construction des minarets restait soumise aux lois laïques édictées en vue du bien commun.
En effet l'Etat, doit respecter et faire respecter la liberté religieuse, laquelle liberté religieuse fait partie du bien commun laïc.
C'est dans le deuxième aspect de la formule qu'il faut aller chercher la discipline de la construction de tout édifice religieux.
Aucun édifice religieux ne peut être destiné à violer la liberté religieuse, il ne peut donc être destiné à crier un message religieux, car, fondé sur un prosélytisme illicite, cela s'oppose à la liberté religieuse de la population (y compris de la population de confession musulmane).
Mais cette règle est valable pour toutes les religions, y compris la religion catholique.
Il n'y avait donc pas à interdire les minarets comme tels, mais à interdire toute violation de la liberté religieuse ou la construction de tout édifice (ou partie d'édifice) destiné à violer la liberté religieuse.
Depuis le triomphe du oui au référendum suisse, les pauvres évêques suisses, quand ce n'est pas le pape, sont amèrement critiqués, voire insultés. Ils seraient rien moins que des dhimmis volontaires, des collaborateurs de l'impérialisme islamique.
Prenons bien garde à ne pas, par de mauvais arguments, donner des bâtons pour nous faire battre.
D'abord en critiquant les évêques suisses qui sont les pères dans la foi catholique des Suisses, on discrédite sa propre religion en les vilipendant.
Mais surtout on ne comprend pas qu'en critiquant les évêques sans les comprendre on est en train de légitimer la construction des minarets !
La liberté religieuse est un droit naturel fondamental de l'homme (et même le droit pivot autour duquel s'organisent tous les autres droits). Elle profite et s'impose à tous, musulmans, catholiques, chrétiens de diverses confessions ainsi que adeptes de toute confession ou non-confession.
C'est pourquoi, ce droit ne peut être violé, même pour qu'il arrive un bien : en l'occurrence les organisateurs du référendum avaient déclaré respecter la liberté religieuse des musulmans, mais simplement vouloir interdire les minarets comme symboles d'un désir de domination anti-démocratique.
Certes c'est bien de vouloir rappeler l'égalité fondamentale des tous les êtres humains quelle que soient leurs croyances ou incroyances, mais ce juste principe ne doit pas s'imposer par n'importe quel moyen.
Les évêques suisses l'avaient bien compris et avaient appelé les gens à le comprendre. Ils avaient même pris la précaution de faire observer, en substance, que la construction des minarets restait soumise aux lois laïques édictées en vue du bien commun.
En effet l'Etat, doit respecter et faire respecter la liberté religieuse, laquelle liberté religieuse fait partie du bien commun laïc.
C'est dans le deuxième aspect de la formule qu'il faut aller chercher la discipline de la construction de tout édifice religieux.
Aucun édifice religieux ne peut être destiné à violer la liberté religieuse, il ne peut donc être destiné à crier un message religieux, car, fondé sur un prosélytisme illicite, cela s'oppose à la liberté religieuse de la population (y compris de la population de confession musulmane).
Mais cette règle est valable pour toutes les religions, y compris la religion catholique.
Il n'y avait donc pas à interdire les minarets comme tels, mais à interdire toute violation de la liberté religieuse ou la construction de tout édifice (ou partie d'édifice) destiné à violer la liberté religieuse.
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