20.8.08
victimisation des assassins du bébé
La famille du bébé tué regrette, dans un communiqué, la "victimisation" des auteurs "présumés".
Dans cette victimisation la station de radio "France Info" a été en première ligne.
"Cela fait donc maintenant plus d’une semaine qu’ils sont en détention. "Il faut qu’ils sortent rapidement" demande la mère d’Antoine (poursuivi pour complicité), "ce ne sont pas des délinquants, la prison n’est pas la bonne solution pour des enfants de 13 ans"." concluait l'article.
En France des auteurs d'assassinat sont considérés comme des victimes. Voilà comment nous sommes informés par une radio subventionnée avec l'argent prélevé sur toutes les familles.
19.8.08
Non à l'armée en Afghanistan
Nous n'avons rien à faire en Afghanistan. Ce pays n'a jamais été sous l'influence de la France, il est très loin de chez nous, il nous est totalement étranger, pourquoi y sommes-nous ?
Les soldats français étaient en opération avec l'armée afghane ; or l'armée afghane n'est absolument pas sûre. Il est possible qu'il y ait eu trahison.
Dix soldats morts pour rien, Kouchner est occupé en Ossétie, Sarkozy va faire une visite éclair et tout continuera comme avant.
"Avec 16 000 hommes, la France est le deuxième contributeur au monde par le nombre de troupes déployées à l’étranger dans des opérations de gestion des crises. Elle est également le 3è contributeur à l’OTAN." En effet, il y a actuellement environ mille Français engagés en Afghanistan."
http://www.ambafrance-ca.org/spip.php?article1321
Les soldats français en France ! Et encore je ne suis même pas sûr qu'une armée ait une quelconque utilité.
La France n'est riche ni en hommes, ni en argent des gens souffrent comme Marie dans leur HLM, un bébé vient d'être tué et ses assassins paradent, dès lors pourquoi ces opérations militaires à des milliers de kilomètres de la France ?
Les droits de l'homme sont d'ordre public
"Oulala vous confondez droits de l'Homme et nouvelle religion. Laissez les gens faire ce qu'ils veulent et ne baignez pas la sacro-sainte notion de droits de l'Homme dans des revendications qui en sont la négation, s'il vous plaît. Inventer une autre notion mais pas celle-ci, please; je ne sais pas, dîtes religion civile, vivre-ensemble, être-ensemble,... Un droit-de-l'hommiste digne de ce nom défend la liberté de la femme de porter ou non un voile. Tout le contraire de ce que vous dîtes."
Non, non, ce sont bien les droits de l'homme que je défends.
Le langage, au sens étendu, est un
"Système de symboles quelconques, d'objets institués comme signes, permettant à des individus de communiquer entre eux. Langage gestuel, mimique; langage des fleurs, des parfums; langage par signaux."(définition tirée du "Trésor de la langue française")
Or le voile islamique, le hidjab est un langage.
Le message du voile islamique est un mépris pour la féminité par sa forme unique : aucun choix esthétique.
Le hidjab signifie aussi deux choses :
- Les femmes qui ne portent pas le hidjab sont "indécentes"
- Les femmes qui ne portent pas le hidjab n'ont pas droit à la protection contre les agressions sexuelles
Il s'agit d'un message agressif et dangereux envers les autres femmes.
De plus ce langage est faux car les femmes sans hidjab ne sont pas indécentes et ont droit à la protection contre les agressions sexuelles.
D'ailleurs la cour constitutionnelle de Turquie a interdit par une décision du 5 juin 2008 le hidjab dans les universités en vertu de l'article 2 de la constitution turque. (voir wikipedia article "hidjab")
18.8.08
Le voile est une protection contre le viol
Une femme non voilée est une prostituée, une esclave livrée aux désirs des hommes, c'est pourquoi il faut que les femmes se voilent.
Le voile est donc bien un signe de soumission des femmes aux désirs lubriques des hommes. Par ce voile magique elles enlèvent le droit de l'homme à les désirer et à user avec elles de violence.
Cette soumission de la femme est contraire au deuxième mot de la devise française "égalité". La femme est libre de décider elle-même de son habillement. C'est la loi française.
Le hidjab est une menace pour les femmes non voilées.
Cette menace est contraire au troisième mot de la devise française "fraternité".
L'article 1er de la déclaration universelle des droits de l'homme, qui s'appliquent à tous dispose
"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité."
Une femme voilée n'est pas inférieure à une femme non voilée.Madame Truchelut a exigé que l'ordre public des droits de l'homme soit respecté dans son établissement, elle en avait le droit et même le devoir.
Il ne s'agissait pas de discrimination illicite, puisqu'au contraire son action était fondée sur la lutte contre la discrimination sexiste. Elle avait la discipline de son gîte, étant chez elle.
L'article 28 de la même déclaration ne prévoit-il pas :
Non seulement cela mais les agissements contraires à l'égalité des être humains sont interdites :"Toute personne a droit à ce que règne, sur le plan social et sur le plan international, un ordre tel que les droits et libertés énoncés dans la présente Déclaration puissent y trouver plein effet."
Article 29
1. L'individu a des devoirs envers la communauté dans laquelle seule le libre et plein développement de sa personnalité est possible.
2. Dans l'exercice de ses droits et dans la jouissance de ses libertés, chacun n'est soumis qu'aux limitations établies par la loi exclusivement en vue d'assurer la reconnaissance et le respect des droits et libertés d'autrui et afin de satisfaire aux justes exigences de la morale, de l'ordre public et du bien-être général [souligné par moi] dans une société démocratique.
3. Ces droits et libertés ne pourront, en aucun cas, s'exercer contrairement aux buts et aux principes des Nations Unies.Article 30
Aucune disposition de la présente Déclaration ne peut être interprétée comme impliquant pour un Etat, un groupement ou un individu un droit quelconque de se livrer à une activité ou d'accomplir un acte visant à la destruction des droits et libertés qui y sont énoncés."
(site officiel de l'ONU) http://www.un.org/french/aboutun/dudh.htm
Si madame Truchelut est condamnée elle le sera pour avoir exercé son droit et s'être soumise à son devoir.
17.8.08
Riposte laïque : accord oui mais
Je suis d'accord avec elle jusqu'à un certain point, car je pense que la foi n'interdit pas de militer pour les droits de l'homme et la liberté religieuse, au contraire.
Je n'en suis que plus à l'aise pour publier ici la pétition de "Riposte laïque" en Faveur de madame Truchelut qui a demandé à une cliente d'oter son voile dans les partie commune du gite qu'elle possédait alors.
Dans les parties commune, car elle respecte la vie privée. Mais elle a demandé d'oter son voile parce que ce voile est le signe d'une violation des droits de l'homme, et notamment de l'égalité des sexes : la femme n'a pas à être soumise aux hommes. Elle ne peut non plus militer en faveur de cette abolition de l'égalité des sexes. Il n'existe aucun titre pour les hommes à commander aux femmes.
La propagande contraire aux droits de l'homme doit être interdite.
Voici donc le texte de la pétition en faveur de madame Truchelut, qui a exigé ches elle le respect des droits de l'homme :
PETITION
Fanny Truchelut doit être relaxée
vendredi 15 août 2008
Le 6 juillet 2006, Fanny Truchelut, propriétaire d’un gîte de montagne dans les Vosges, accueillait cinq personnes qui avaient réservé leur séjour par Internet. Deux femmes de ce groupe étaient ostensiblement voilées. Surprise par un voile aussi patent, Fanny leur a demandé de bien vouloir le retirer dans les parties communes de son gîte, en hôtesse soucieuse de préserver l’harmonie d’un lieu paisible et les convictions de ses autres locataires qu’une tenue symbolisant la soumission des femmes pouvait troubler.
Son interlocutrice, Horia Demiati, militante active du port du voile - notamment sur les lieux de travail - se montrera intransigeante, repoussant le compromis proposé par la propriétaire. Devant cette attitude, et à la demande de la cliente, Fanny Truchelut lui a rendu ses arrhes, pensant ainsi clore le différend par respect mutuel. Mais Horia Demiati est allée aussitôt porter plainte, soutenue en la circonstance par le Mrap local.
Le procès de Fanny Truchelut a eu lieu quinze mois plus tard, le 2 octobre 2007, à Epinal. L’accusée, qui s’est retrouvée bien seule, a été salie par les avocats du Mrap, de la LDH, de la Licra,(quelques membres de la Licra régionale, NDLR Primo) et même par la presse locale, chacun de ces organismes s’empressant de voir en elle une femme « raciste » et, qui plus est, « peu intelligente » ! Conséquence : Fanny Truchelut a été condamnée pour « discrimination religieuse » à quatre mois de prison avec sursis et à 8.490 euros d’amende et de dommages et intérêts. L’accusation de racisme n’a pas été retenue.
On ne peut qu’être abasourdi par la sévérité d’une telle condamnation et par son incohérence avec d’autres sentences : défendre l’égalité républicaine en récusant la « négation de l’égalité des sexes » coûterait donc plus cher que mettre en danger la vie d’autrui ?
Rappelons qu’en 1998, à l’hôpital de Bourg-en-Bresse, un mari musulman, qui s’était opposé violemment à ce qu’un obstétricien assistât son épouse lors d’une délivrance difficile, s’est vu condamné à 1000 euros d’amende (il avait, quant à lui, l’outrecuidance de demander 100 000 euros de dommages et intérêts en raison du handicap dont son propre enfant a été victime suite aux interminables minutes qu’ont exigées les négociations destinées à permettre l’intervention du médecin accoucheur).
N’oublions pas que l’homme qui a menacé de mort Robert Redeker n’a été condamné qu’à 750 euros d’amende et à 6 mois de prison avec sursis, alors que depuis cette fatwa, Robert Redeker connaît l’enfer d’une existence cloîtrée.
Comment ne pas être révolté face à la situation alarmante de Fanny Truchelut, qui, peu après sa condamnation, a dû vendre son gîte, changer de domicile, pour se retrouver finalement, à cinquante-quatre ans, dans l’obligation de se reconstruire seule, avec, à charge, ses deux plus jeunes enfants !
Son procès en appel aura lieu dans les prochaines semaines, à Nancy. Nous lui apportons d’ores et déjà notre indéfectible soutien doublé d’une solidarité sans faille. Nous demandons qu’elle soit relaxée.
Une peine de prison, même avec sursis, serait déplacée pour cette femme qui a toujours veillé à éduquer ses quatre enfants dans le respect des lois.
En outre, une amende ou des dommages et intérêts, dont la plus grande partie récompenserait le Mrap, la LDH et Horia Demiati pour leur militantisme discriminatoire, serait non seulement inique mais grèverait - peut-être pour toujours - la possibilité qu’a Fanny Truchelut de s’en sortir.
Par ailleurs, ce procès est un test grandeur nature pour la société tout entière. Des directrices d’écoles, des enseignantes et des enseignants ont déjà été déférés devant les tribunaux pour avoir contesté la présence d’accompagnatrices voilées lors de sorties scolaires.
Or, le 27 juin 2008, le Conseil d’Etat a refusé d’accorder la nationalité française à une femme d’origine marocaine qui portait la burqa. Fadela Amara, secrétaire d’Etat à la Ville, a jugé cette décision « excellente, légitime, particulièrement crédible parce qu’elle se fonde sur les valeurs de notre République ».
Mieux : lorsque Le Parisien du 16 juillet dernier a demandé à Fadela Amara si elle faisait « la différence entre le voile et la burqa », la secrétaire d’Etat à la Ville a répondu ceci : « Tout est question de centimètres de tissu. Mais pour moi, c’est la même chose », rendant ipso facto « excellente, légitime, et particulièrement crédible » la décision par laquelle Fanny Truchelut s’est opposée, le 6 juillet 2006, « au port du voile, qui n’est pas un signe religieux mais, comme la burqa, un signe d’oppression des femmes » (Fadela Amara, Le Parisien, 16- 07-2008).
Toute condamnation, même symbolique, de Fanny Truchelut serait donc interprétée par les fondamentalistes musulmans comme un encouragement à multiplier les poursuites judiciaires à l’encontre de ceux qui entendent défendre « les valeurs de notre République », et contraire à l’Arrêt du Conseil d’Etat du 27 juin 2008.
Les valeurs de la République française « ne sont pas négociables » ! Voilà pourquoi nous demandons au législateur de prendre les dispositions nécessaires pour que des personnes lucides et courageuses comme Fanny Truchelut ne soient plus traînées en justice par ceux-là mêmes qui rêvent de voir les lois religieuses se substituer aux lois de la République.
Premiers signataires : Anne Zelensky, présidente de la Ligue du Droit des Femmes, Michèle Vianès, présidente de Regards de Femmes, Annie Sugier, présidente de la Ligue du Droit International des Femmes, Pierre Cassen, animateur de Riposte Laïque, président de l’Ufal des Yvelines, Robert Redeker, philosophe, Pierre-André Taguieff, philosophe et historien des idées, directeur de recherche au CNRS, Monia Haddaoui, association Ghofrane, Jean-François Chalot, président de l’Ufal 77, Martine Ruppé, présidente du Comité Ornais de Défense de la Laïcité (COD), Denis Pelletier, président sortant de l’Association Des Libres Penseurs de France, Inspecteur de l’Education Nationale honoraire, Evelyne Rochedereux, militante féministe, présidente associative, Simon Blumental, président d’Algérie Ensemble, Françoise Flamant, auteure, Léon Ouaknine, ex directeur général de l’Institut Universitaire de Gérontologie Sociale du Québec, Johannes Robyn, président de l’Union des Athées, Pascal Hilout, fondateur du nouvel islam, Jean-Claude Santana, président de l’Ufal du Rhône, Michèle Bruhat, militante féministe et laïque, Dominique Gay, médecin généraliste, Hubert Sage, président de l’UFAL-38, président du cercle "Laicité et République Sociale", Pierre Lefebvre, président de Primo, Pierre Régnier, ancien secrétaire national CFDT de la radio-télé publique, Suzy Candido, présidente de l’Ufal de Toulouse, Roland Monnet, Président du "Cercle Edgar Quinet Aristide Briand, Chantal Crabère, retraitée de l’Education nationale, Kebir Jbil, président de l’Ufal de Strasbourg, Robert Albarèdes, maire honoraire de Gréasque, Arielle Campin, étudiante en psychologie, vivant en Australie, Pierre Baracca, président de l’Ufal de Lille, Hervé Boyer, conseiller municipal à Golbey (88), Christine Tasin, militante du MRC17, Roman Bernard, rédacteur du blog Criticus, Evelyne Szafarz, professeur assistant, française, vivant aux Etats-Unis, Josiane Sberro, chef d’établissement retraite, vice-présidente Primo, Adeline Fauconnier, conseillère principale d’Education, Louis Chagnon, professeur d’histoire chargé de recherche, Simon Archipenko, président de Voltaire République, Ricardo Zugaro, pianiste concertiste, Laurence Gresse, enseignante à Echirolles (38), Jean-Loup Bidot, professeur de philosophie, Brigitte Bré Bayle, enseignante à Marseille, Liliane Messika, porte-parole de Primo, George Brousse, militant laïque (Libre Pensée), Mireille Popelin, enseignante retraitée, secrétaire de l’Ufal de Lyon, Guy Philippe, agrégé de mathématiques à la retraite, Maurice Vidal, professeur de philosophie, Pierre Crolais, militant laïque, Lemballe (22), Isabelle Voltaire, administratrice nationale de l’Ufal, secrétaire de l’Ufal 77, Radu Stoenescu, philosophe, Aube Passeron, citoyenne laïque, Denis Carnet, LDH Le Pecq, Patricia Degallaix-Maury, sage-femme, Rosa Valentini, enseignante, trésorière de l’UFAL des Yvelines, Alain Bonet, enseignant, Emmanuel Itié, ingénieur en informatique, Charlotte Bré, enseignante, Guylain Chevrier, historien, administrateur national de l’Ufal, Sorel Zissu, retraité, Régis Rousseau, photographe, Yves Pialot, retraité Education nationale (professeur de lettres), Guy Beaupin, chef d’entreprise retraité, Jean-Eric Lagesse, libraire, Jacky Eonin, retraité, Leon Tourtzevitch, enseignant retraité, Benoît Drouot, professeur d’histoire géographie en lycée, Annie Lecompte-Billard, institutrice retraitée, Vincent Maunoury, traducteur, Annie Ségure Daudé, directrice de crèche, retraitée, Michel Tonarelli, informaticien, Pierre Bellenger, ancien conducteur de travaux publics, Jacques Le Roux, citoyen laïque, Françoise Magnard, retraitée de l’enseignement public, Alain Escriou, installateur, Annick Mouillé, retraitée de l’EN, Zoé Bosquet, retraitée.
Pour signer la pétition, aller sur le site : http://www.ripostelaique.com/
Cela dit, en se moquant du pape et des rites religieux (notamment du pape et de la messe) "Riposte laïque" viole la liberté religieuse, car si tout le monde doit respecter les croyances ou incroyances des autres.
Espérances pour la justice française
La dernière illustration de la misère morale et intellectuelle de la justice se trouve dans la décision du Conseil d'Etat refusant un droit à une femme en raison de sa pratique d'une religion. Alors que la vraie raison réside dans son refus de sa propre dignité humaine et des conséquences sociales de ce refus.
Cependant je veux préciser que ce n'est pas dans un but négatif mais dans un but d'amélioration que j'écris ce blog. Il ne faudrait pas que mon indignation étouffe mon message.
"La condition droite des choses humaines, le bien-être moral du monde, ne peuvent jamais être garantis simplement par des structures, quelle que soit leur valeur. De telles structures sont non seulement importantes, mais nécessaires; néanmoins, elles ne peuvent pas et ne doivent pas mettre hors jeu la liberté de l'homme. Même les structures les meilleures fonctionnent seulement si, dans une communauté, sont vivantes les convictions capables de motiver les hommes en vue d'une libre adhésion à l'ordonnancement communautaire. La liberté nécessite une conviction; une conviction n'existe pas en soi, mais elle doit toujours être de nouveau reconquise de manière communautaire." Spe salvi & 24
La conviction que la vérité, la justice, les droits de l'homme sont les fondements d'une vraie justice est donc nécessaire, c'est dans ce but communautaire que j'écris.
C'est pourquoi je suis reconnaissant à mes commentateurs de m'éclairer de leurs précisions et de leurs objections.
16.8.08
Bonifacio et france info
Elle prétend qu'il s'agit d'un accident. Comment le sait-elle, elle qui laisse son fils traîner seul ? S'il s'agit d'un accident pourquoi les "adolescents", dont un s'appellerait "Antoine" de son prénom, selon France info ont-ils pris la fuite après leur forfait et n'ont-ils pas essayé de réduire les conséquences de leur geste criminel.
Prendre la fuite n'est pas une attitude de quelqu'un qui regrette, mais de quelqu'un qui sait ce qu'il a fait et tente d'échapper à ses responsabilités.
L'avocate des criminels présumés et la mère de "Antoine" demandent que celui-ci et son complice soient élargis.
La mère du bébé n'a pas été interviewée par France Info. Les parents du bébé n'ont droit qu'à pleurer leur enfant.
15.8.08
Assomption : justice et paix
Lumen gentium du site du Vatican.
Ne désespérons pas.
"Marie, là-haut, comme une étoile, Marie, là-haut veille sur nous"
"La justice et la paix se sont donné le baiser" dit David (psaume 84, 11) l'ancêtre de la Sainte Vierge.
Justice et paix pour la France et nos amis Européens, espérons-les des prières de notre mère. Ne baissons pas les bras par la prière qui "élargit l'âme" (Spe Salvi & 33) et par l'action demandons et procurons justice et paix.
14.8.08
Intérêt de la logique Kant et Pascal
Tout entier à sa distinction entre connaissance rationnelle et ce qui n’est connaissance, et ne peuvent donc être appelées « connaissance », Kant prend pour exemple, ou plutôt comme leçon de l’expérience, la logique (la science logique mise en forme par Aristote).
« Ce qui montre, par exemple, que la logique est entrée depuis les temps les plus anciens dans cette voie certaine, c'est que, depuis Aristote, elle n’a pas eu besoin de faire un pas en arrière, (…) Il est aussi digne de re [ page ]marquer que, jusqu'ici, elle n’a pu faire un seul pas en avant, et qu’ainsi, selon toute apparence, elle semble arrêtée et achevée. » 1787
http://fr.wikisource.org/wiki/Critique_de_la_raison_pure_-_Pr%C3%A9face_de_la_seconde_%C3%A9dition
Or Pascal plus d’un siècle plus tôt avait jeté le discrédit sur la logique. « barbara » et « baralipton » sont deux formes de syllogisme, voici ce qu’en disait Pascal
« Je ne fais donc pas de doute que ces règles, étant les véritables, ne doivent être simples, naïves, naturelles, comme elles le sont. Ce n'est pas barbara et baralipton qui forment le raisonnement. Il ne faut pas guinder l'esprit; les manières tendues et pénibles le remplissent d'une sotte présomption par une élévation étrangère et par une enflure vaine et ridicule au lieu d'une nourriture solide et vigoureuse.(…) » Pascal mort en 1662
http://abu.cnam.fr/cgi-bin/go?pascalpetits1,361,380
Selon Pascal, la logique ne donne aucune certitude d’atteindre le vrai. Pascal plaide pour la logique naturelle. Il n’est donc pas tout à fait exact de dire que la logique d’Aristote produise un accord unanime des grands esprits. Pascal la trouve superflue. La science, la voie sûre de la science, que la raison, forte de vingt siècles environ d’expérience, aurait reconnue dans la logique, ne fait et n’avait donc pas fait l’unanimité des savants. Certains ne la considèrent pas comme une science.
La logique est formellement une science sûre, mais son emploi ne donne aucune certitude par lui-même, alors que la correction du raisonnement dépend plus d’une « nourriture solide et vigoureuse », c’est-à-dire, de données matérielles vraies.
13.8.08
Paraphrase de Kant
Je me suis donc risqué à tenter une paraphrase du premier paragraphe de cette préface.
Premier paragraphe :
« Dans le travail auquel on se livre sur les connaissances qui sont proprement l'œuvre de la raison, on juge bientôt par le résultat si l'on a suivi ou non la route sûre de la science. Si, après toutes sortes de préparatifs et de dispositions, on se trouve arrêté au moment où l'on croit toucher le but ; ou si, pour l'atteindre, on est souvent forcé de revenir sur ses pas et de prendre une autre route ; ou bien encore s'il n'est pas possible d'accorder entre eux les divers travailleurs sur la façon dont le but commun doit être poursuivi, c'est un signe certain que l'étude à laquelle on se livre est loin d'être entrée dans la voie sûre de la science, mais qu'elle n'est encore qu'un tâtonnement. Or c'est déjà un mérite aux yeux de la raison que de découvrir autant que possible cette voie, dût-on abandonner comme vaine une grande partie du but qu'on s'était d'abord proposé sans réflexion. »
Il s’agit donc d’un travail sur les connaissances, ou celles que l’on croit avoir. Mais qu’est-ce que la connaissance ? « Acte de la pensée qui saisit un objet par les sens ou non avec implication plus ou moins grande du sujet de la connaissance. » (« Trésor de la langue française »), c’est-à-dire, ici, un acte de la pensée qui saisit un objet après un travail de l’intellect. C’est le sens de connaissance dans ce texte, noter que « connaissance » peut être une illusion et la raison jugera s’il s’agit vraiment d’une connaissance ou non et c’est là ce qui s’appelle juger le résultat. Si l’on s’aperçoit que sa « connaissance » n’en est pas une, on la rejette. Les connaissances ici envisagées sont l’œuvre de la raison et non l’œuvre des sens. Reste à savoir si l’on peut isoler les connaissances qui viennent de la raison d’autres connaissances qui viendraient, pas hypothèse, des sens. Mais c’est le postulat kantien que l’on peut parfaitement les distinguer, voire les isoler.
Seule la science produit un résultat certain parce qu’incontesté. La connaissance n’offre plus matière à discussion, elle est vraie. Toute autre connaissance n’est pas certaine.
« Or c'est déjà un mérite aux yeux de la raison que de découvrir autant que possible cette voie, dût-on abandonner comme vaine une grande partie du but qu'on s'était d'abord proposé sans réflexion. » Paraphrase : Or c’est déjà un mérite aux yeux de la raison de découvrir cette voie (la voie sûre de la science), même si l’on doit abandonner comme vaine un objet de connaissance que l’on ne peut atteindre avec certitude. On abandonne un objet de recherche parce que la recherche rationnelle est vaine et ne produira jamais de certitudes rationnelles.
On reconnaît ici en germe l’agnosticisme, le relativisme.