7.10.07

7 octobre 1571 bataille de Lépante

Récit de Gustave Hubault "Histoire Générale et notions sommaires : Librairie Delagrave, huitième édition sans date (vers 1892)

En 1571 ce fut la flotte chrétienne qui prit l’offensive. Cette flotte était composée de soixante-dix galère espagnoles commandées par l’infant don Juan d’Autriche, de douze vaisseaux du pape saint Pie V, sous les ordres de Marc-Antoine Colonna, de cent quatorze bâtiments vénitiens sous Sébastien Venerio, de six maltais et de trois savoyards, en tout deux cent cinquante environ. Elle se rassembla dans le port de Messine et fit voile pour les côtes de Grèce.

La flotte ottomane, forte de trois cents voiles, était postée à l’entrée du golfe de Lépante ; elle vint présenter la bataille le 7 octobre 1571. « Voyant, raconte Brantôme, son armée en si bel ordre, don Juan descendit sur une frégate prononçant ces paroles de si bonnes et généreuse grâce, qu'il n'y avait nul qui ne l'admirât de sa résolution et de son courage."

Revenu à son bord don Juan fit hisser l’étendard de la ligue chrétienne, un christ brodé d’or sur un fond cramoisie avec l’antique devise du Labarum : In hos signo vinces . C’était le signal le combat commença. Le plus fort de la mêlée se porta au centre de la flotte chrétienne, autour du vaisseau que montait don Juan. Le capitan Pacha tenta de l’aborder, mais après une heure de combat acharné, il tomba frappé d’une balle. Les Espagnols s’élancèrent à l’abordage, coupèrent la tête du capitan-pacha et la portèrent à dom Juan. La victoire fut dès lors décidée. Cent trente galères tombèrent au pouvoir des alliés ; quatre-vingt-quatorze furent incendiées ; trois cent soixante pièces de canon furent capturées. Quinze mille esclaves chrétiens furent ramenés en triomphe en Europe. Le bey d’Alger seul put s’échapper avec quarante galères, reste de la flotte ottomane.

Cette éclatante victoire ne coûta aux flottes combinées que quinze galères, huit mille hommes et quelques prisonniers. Au nombre des blessés se trouvait l’illustre auteur de don Quichotte, qui y perdit la main gauche.

Telle fut la mémorable bataille de Lépante, d’où les Ottomans peuvent faire dater le déclin de leur puissance. La nouvelle en fut accueillie en Europe avec transport. Mar-Antoine monta au Capitole comme les triomphateurs anciens et voua sur l’autel de la Mère de Dieu une colonne d’argent pour rappeler son nom et sa victoire. A Venise, on institua une fête commémorative et on consacra une chapelle où fut retracé le triomphe des chrétiens ; à Padoue, la grande église alors en construction fut mise sous l’invocation de sainte Justine, en mémoire du jour où s’était livré la bataille. Enfin le souverain pontife, le grand Pie V, célébra dans la chaire de Saint-Pierre de Rome la victoire des chrétiens et appliqua au vainqueur de Lépante ce texte de l’Evangile : « Il y eut un homme envoyé de Dieu, qui s’appelait Jean.

6.10.07

Sarkozy, Heures supplémentaires et humanité

Il est bon de passer au crible des notions d'humanité les mesures préconisées par Sarkozy.


Voici un tableau comparatif de mortalité prématurée par classe de travailleur masculin, il date de 1999 :

Tableau II - Taux comparatifs masculins de mortalité prématurée (25/54 ans), par catégorie socioprofessionnelle

Taux pour 100 000 habitants

Source ; Atlas de la santé de la France JOUGLA E., L'inégalité sociale devant la mort, In Atlas de la santé en France. Vol 1: Les causes de décès, Paris, J. Libbey-Eurotext Ed., Collection MiRe, 1999.

Taux pour 100 000 habitants

Ouvriers,

Employés

Cadres supérieurs, profession libérales

Toutes causes

365,9

127,3

Cardiopathies ischémiques

23,8

9,7

Maladies cérébro-vasculaires

10,5

3,0

Cancers du poumon

30,8

8,9

Cancers VADS

32,3

3,0

Suicides

39,3

13,7

Ce tableau est issu de l'étude consultable ici en pdf :


La corruption est meurtrière puisqu’elle aggrave la situation de la classe populaire déjà discriminée par le taux de décès prématurés.

Les décès prématurés sont causés par deux types morbidité :

1) l’exposition aux produits toxiques (produits dangereux) et les usures prématurées de l’organisme (charges lourdes, matériels vibrant, travail de nuit etc.)

2) le stress provoqué par la vie de travail, l’impolitesse, l’autoritarisme, le travail à la chaîne

les égoutiers par exemple font le métier le plus pénible et le plus dangereux qui soit. Il faut limiter le temps de travail (je veux dire les temps consacré à ce métier au cours d’une vie)

Dans cette étude on suggère que les égoutiers meurent prématurément (même par rapport au taux de mortalité anormal dans les classes populaires) parce qu’ils boivent plus que les autres… Mais ce n’est pas donné comme une certitude… Pourquoi les égoutiers seraient-ils des ivrognes ?

Dans cette perspective les trente cinq heures sont un bien. Sans doute ont-elles causé bien des désagréments pour la production, pour l’expansion mais ces biens sont subordonnés au bien être minimum des travailleurs. Il ne convient pas de remettre en cause ce progrès indéniable.

Les heures supplémentaires sans charges sociales, le travail du dimanche sont une régression contre laquelle il faut lutter.

Aujourd’hui on parle de retraite anticipée pour les métiers pénibles. Car si les personnels ne peuvent profiter de leur retraite, il faut abaisser l’âge de la retraite spécialement pour eux.

Il serait nécessaire de baisser voire de supprimer l’impôt sur le revenu des revenus du travail, au moins pour les bas et moyens salaires. Il faut baisser les charges notamment de Sécurité Sociale en supprimant le remboursement de l’avortement et des contraceptions (sauf erreur, l’avortement est payé par la SS, mais financé par l’État, il s’agirait donc d’une économie d’impôt).

Ces mesures permettraient de limiter peut-être de supprimer l’inégalité devant la mort des classes populaires par rapport aux classes aisées.

Il est dommage que le gouvernement Sarkozy (heures supplémentaires, mégotage sur les retraites) se dirige à l’inverse de ces mesures d’HUMANITE et qu'en voulant dépénaliser le droit des affaires il aggrave encore cette situation car nous avons ici la preuve que la corruption est meurtrière.

5.10.07

C'est dur de faire ses comptes quand il n'y a pas de comptabilité.

Le même DGS, comme tout le monde l'appelle ici, est apparu, livide, à la sortie de la réunion. Selon les informations de LEXPRESS.fr, le président de l'Union des industries et des métiers de la métallurgie est soupçonné d'avoir sorti près de 15 millions d'euros en liquide des comptes de sa fédération, entre 2000 et 2007. A quoi a servi cet argent? Des voix laissent entendre que l'ensemble des syndicats auraient pu en bénéficier...

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=14500

"L'ensemble des syndicats" c'est beau, mais c'est curieux. Comment des syndicats financés par les cotisations des adhérents et les subventions etc. peuvent-ils avoir besoin d'argent liquide.

L'argent liquide ça va, ça vient, il n'y a pas de comptabilité, ça peut s'égarer dans les poches privées, pour se payer autre chose que des salaires de permanents.

Je savais que les juges du Conseil des Prud'hommes de XXX s'étaient foutu sur la gueule lors d'une assemblée générale.

C'est dur de faire ses comptes quand il n'y a pas de comptabilité.

15 millions d'euros de détournements

http://www.lexpress.fr/info/quotidien/actu.asp?id=14496

Vous pourrez lire sur ce lien que Denis Gautier-Sauvagnac aurait prélevé 15 millions d'euros, soit environ 100 millions de francs sur les compte du syndicat patronal de la métallurgie.

La piste privilégiée serait la corruption des dirigeants de syndicats. Je parie que quelques billets se sont égarés dans les poches privées moins syndicalistes.

"Tout dépend maintenant de ce que va déclarer DGS et s'il livre le nom des destinataires des sommes. Une bombe politico-sociale selon les spécialistes." Dit également l'Express.

On retient son souffle. Certains doivent avoir peur.

Exactement l'article de l'Express dit

"Le financement occulte de syndicats demeure la piste privilégiée."
Syndicats ? Mais quels syndicats ? Si même les journalistes sont contraints à l'omerta...

Le problème était connu depuis 2004 au ministère des finances (2004, enfin, c'est ce que l'Express dit). Mais cela ne sort qu'aujourd'hui... Pourquoi ? Mystère.

C'est le mécanisme de dénonciation par les banques qui a fonctionné. Trop de prélèvements en espèces et vous voilà signalé à tracfin, organisme dépendant du Ministère des Finances. Trois ans pour réagir, ils ne sont pas pressés.

Le bien commun est vérité et justice, l'habitude de l'omerta favorise mensonges et injustices. C'est ici que l'on touche du doigt que le bien commun est primordial et qu'il passe avant le bien particulier et que l'on doit accepter de mourir pour lui, car il est vérité, justice, amour.

Ici le bien de la vie privée, le secret légitime de la vie privée, doit céder le pas devant l'intérêt commun. Au surplus peut-on parler de vie privée lorsqu'il s'agit de la vie d'un syndicat ?

Mais comment se peut-il qu'un trafiquant de cette envergure reste à se promener dans la rue, quand un petit escroc croupit en prison ?

Quand les magistrats pourront expliquer cela, je soutiendrai Monsieur le Procureur d'Agen qui s'accroche à son fauteuil. J'ai vu, un faussaire pour lequel le procureur a plaidé vingt minutes, arrachant la relaxe, alors qu'un autre qui n'avait pas la chance d'être du sérail pour des sommes moindres avait droit à la contre expertise etc.

Bien commun et droits de l'homme

Le bien commun, c'est la vérité et la justice informés par l'amour (voir sur ce point Gaudium et Spes), ce sont aussi les conditions sociales (relations inter humaines) favorables à l'accomplissement, à la perfection de tous groupements humains de chaque individu.

Les droits de l'homme apparaissent ainsi comme antinomiques. Ce seraient des droits individuels opposés au bien commun puisque ne concernant que le bien des individus.

Il n'en est rien : si j'ai droit à être traité également dans mes droits fondamentaux, c'est parce que c'est juste. Rien ne justifie un traitement différent en raison de ma race, de ma religion, de mon sexe etc. Les hommes sont fondamentalement égaux parce qu'aucun n'a un titre à s'élever au-dessus d'un autre ou à être rabaissé (voire à se rabaisser) au-dessous d'un autre.

C'est pourquoi Niestzschéisme, islam, communisme (les communistes se reconnaissent comme la partie "la plus" consciente de la classe ouvrière) ont tout faux.

Si j'ai droit à la vie, c'est en raison de cette égalité fondamentale.

Si j'ai droit à la présomption d'innocence, c'est en vertu de la justice qui doit présumer la bonne foi, afin de risquer le moins possible de condamner un innocent et de livrer à l'opprobre et à la destruction de sa réputation.

Et ainsi de suite jusqu'à la lutte contre la pauvreté car si j'ai droit à un logement décent, à la nourriture qui sont pourtant des biens singuliers, c'est parce que ce sont des conditions pour vivre sans angoisse, sans gêne afin de pouvoir vivre pleinement ma vie d'homme, c'est en vertu de l'amour et de la justice.

Si j'ai droit à l'information, c'est en vertu de en vertu de mon droit à la vérité.

Ainsi la vérité, la justice et l'amour sont les socles des droits de l'homme. Ces trois biens qui constituent le bien commun informent les droits de l'homme.

Il n'y a pas ainsi d'antinomie entre bien commun et droit de l'homme au contraire ces derniers découlent des exigences du premier.

3.10.07

Mon "ancêtre" Frédéric Mistral (?)

Ma marraine qui était une cousine issue de germain de ma mère disait que nous descendions de Frédéric Mistral, le prix Nobel de Littérature.

C'est possible, quoique ce n'est pas parce que j'avais une ancêtre au début du XIXème siècle qui s'appelait Mistral qu'il est avéré que je descend de Mistral (dont j'ignore s'il a eu des enfants)

Ma mère dément cette histoire de toute sa force. Une ancêtre s'appelait Mistral, mais les "mistral" sont très nombreux en Provence.

Moi je penche plutôt pour l'explication de maman. Il s'agit d'une simple homonymie, car même si la région est la même (Provence blanche, environs d'Arles), nous le saurions quand même avec plus de certitude. Mettons que nous descendons d'une collatérale de Mistral, peut-être lointaine...

Voici comment Mistral décrit son père, jeune soldat de la République, ayant obtenu une permission exceptionnelle pour Noël de ses vingt-quatre ans, qu'il passe à Maillane.

La première phrase est le sauf-conduit signé par l'officier en faveur de François Mistral :

"Armée des Pyrenées-Orientales.

"Nous Perrin, capitaine aux transports militaires, donnons congé au citoyen François Mistral, brave soldat républicain, âgé de vingt-deux ans, taille de cinq pieds six pouces, nez ordinaire, bouche idem, menton rond, front moyen, visage ovale, de s'en aller dans son pays, par toute la République, et au diable, si bon lui semble.

"Et voilà, mes amis, que j'arrive à Maillane, la belle veille de Noël, et vous pouvez penser l'ahurissement de tous, les embrassades et les fêtes. Mais, le lendemain, le maire (je vous tairai le nom de ce fanfaron braillard, car ses enfants sont encore vivants) me fait venir à la commune et m'interpelle comme ceci:

"— Au nom de la loi, citoyen, comment va que tu as quitté l'armée?

"— Cela va, répondis-je, qu'il ma pris fantaisie de venir, cette année, "poser la bûche" à Maillane.

"— Ah oui? En ce cas-là, tu iras, citoyen, t'expliquer au tribunal du district, à Tarascon.

"— Et, tel que je vous le dis, je me laissai conduire par deux gardes nationaux, devant les juges du district. Ceux-ci, trois faces rogues, avec le bonnet rouge et des barbes jusque-là:

"— Citoyen, me firent-ils en roulant de gros yeux, comment ça se fait-il que tu aies déserté?

"Aussitôt, de ma poche ayant tiré mon passeport:

"— Tenez, lisez, leur dis-je.

"Ah! mes amis de Dieu, dès avoir lu, ils se dressent en me secouant la main:

"— Bon citoyen, bon citoyen! me crièrent-ils. Va, va, avec des papiers pareils, tu peux l'envoyer coucher, le maire de Maillane.

Le père de Mistral était de l'armée de la Convention contre l'Espagne. Ni lui ni son fils ne se posent de questions morales. Tous les Français sont unanimes, la vertu commande de se "faire couper en deux par un boulet" pour une cause patriotique qui fut souillée de nombreux crimes contre les Espagnols (espérons que le père de Mistral n'y participa pas).

Il paraît que la grand'mère de Marie Rivet disait "c'était mieux avant" Je crois que ce n'est pas si simple, il y a progrès, mais le progrès n'est pas uniforme car il s'accompagne de régression dans d'autres secteurs de la vie en société (politesse et urbanité par exemple).

Mes citations des oeuvres de Mistral sont tirées de ce site :

http://www.lexilogos.com/provence_mistral.htm

Et l'histoire de la guerre franco-espagnole de 1793 est ici :

http://www.napoleon.org/fr/salle_lecture/articles/files/relations_franco-espagnoles_Reflexions_sur.asp

La HALDE contre les droits de l'homme (suite)

La HALDE contre la présomption d’innocence.

Les mobiles ne peuvent être appréhendés avec suffisamment de certitude pour entraîner une incrimination.

La HALDE vient une nouvelle fois de fouler au pieds ce principe.

Les faits sont les suivants : une personne XXX, maître d’internat dans un établissement catholique, une personne donc, dont on ne connaît pas la religion, se plaint d’être écartée de toute promotion en raison de sa religion. Elle saisit la HALDE.

Voici les motifs tels qu’ils sont donnés par la sinistre HALDE :

http://www.halde.fr/discriminations-10/deliberations-halde-99/un-cas-10723.html

« L’établissement avance qu’il n’existerait aucune disposition permettant la promotion interne des surveillants. Or, l’instruction a permis d’établir que tous les surveillants, à l’exception du réclamant, avaient bénéficié d’une promotion interne. En outre, selon le mis en cause, le réclamant ne serait pas dans une situation comparable à celle des autres salariés ayant bénéficié de cette promotion dans la mesure où il n’aurait pas suivi une formation suffisante. La haute autorité relève que l’article 2 de l’annexe 1 de la convention collective applicable au personnel d’éducation des établissements d’enseignement privés dispose que le personnel souhaitant obtenir la qualification C par le biais d’une promotion interne est dispensé de toute formation spécifique. En outre, l’établissement ne fournit aucun élément objectif de nature à justifier une différence de traitement. »

Le délit qui est reproché à l’école catholique devrait être prouvé. Or il est impossible de prouver un délit fondé sur ce qui se passe dans la tête du « délinquant ».

Qu’à cela ne tienne, la HALDE va déduire la faute du fait que le surveillant n’a pas été promu, alors que ses camarades l’ont été (combien sont-ils ?, dans quel délai ? mystère, secret, il s’agit de condamner un « raciste » pas de quartier) Alors la direction va se justifier en faisant remarquer que le plaignant n’a pas suivi de formation. Les autres, les promus l’ont-ils suivie ? Sans doute, mais peu importe, la HALDE, sabre au clair, sur son cheval blanc charge à fond. Mais la formation n’est pas prévue dans les textes, donc la direction est coupable, car elle ne fournit aucun élément objectif de nature à justifier une différence de traitement »

C’est l’habitude des magistrats français lorsqu’il il le faut ils nient l’évidence.

Le problème c’est que cette condamnation (accepter la transaction, sans doute par sentiment de culpabilité et d’impuissance, est une erreur grave de la défense) est fondée sur la religion du plaignant. Si celui-ci avait dit que la discrimination était fondé sur le fait que la direction ne pouvait l’encaisser parce qu’il était d’extrême droite nous aurions eu :

« L’établissement avance qu’il n’existerait aucune disposition permettant la promotion interne des surveillants. Ce qui est exact.

S’il est vrai que l’instruction a permis d’établir que tous les surveillants, à l’exception du réclamant, avaient bénéficié d’une promotion interne, l’employeur allègue que le réclamant n’est pas dans une situation comparable à celle des autres salariés ayant bénéficié de cette promotion dans la mesure où il n’aurait pas suivi une formation suffisante. La haute autorité relève dans le dossier du plaignant qu’il n’a suivi aucune formation spécifique à la différence de ses collègues ayant obtenu une promotion.

Que s’il est vrai ainsi que l’allègue le plaignant que l’article 2 de l’annexe 1 de la convention collective applicable au personnel d’éducation des établissements d’enseignement privés dispose que le personnel souhaitant obtenir la qualification C par le biais d’une promotion interne est dispensé de toute formation spécifique, il n’en reste pas moins que dans les fait les autres promus avaient suivi une formation proposée par la direction.

L’établissement fournit ainsi des éléments objectifs de nature à justifier une différence de traitement. »

Mais le plus important c’est de noter que s’il n’y avait pas différence de religion, il n’y aurait pas eu motif de plainte. La HALDE introduit ainsi une discrimination fondée sur la différence de religion du plaignant.

Il se confirme que la HALDE agit contre l’égalité de tous les hommes, contre la présomption d’innocence, en poursuivant la chimère de lire dans les consciences : elle est une institution profondément vouée à lutter contre les droits de l’homme, pour les discriminations entre humains.

2.10.07

Retour sur les liens entre droit naturel et droit positif : sainteté du droit positif

Revenons sur cette question droit naturel et droit positif, où le maurrassisme a jeté la confusion.

Comme principe, les principes informent le droit positif, mais le droit positif ne se déduit pas du droit naturel. [Cette faute est analogiquement est celle des aristotéliciens tardifs qui voulaient déduire toute la science de la nature des choses (selon Gilson)]

Si mes souvenirs sont bons, le positivisme juridique n'admet comme norme de droit que la norme arbitraire du droit positif, qu'il veut seule envisager. Il veut une séparation absolue du droit et de la morale, donc du droit naturel (qu'il écarte comme non "scientifique") et du droit positif. Si Madiran péche par excès, le positivisme juridique péche par défaut.

Ainsi le droit positif, excepté le droit pénal en ce qu’il édicte une peine, mais non en ce qu’il interdit un acte, n’est pas obligatoire en conscience.

On n’a pas l’obligation de se faire punir, mais on a l’obligation de respecter les limitations de vitesse, de ne pas voler, de ne pas escroquer, de ne pas tuer etc. Mais si le sujet a commis ces actes, il n’a pas l’obligation de se faire punir, il a l’obligation de réparer.

L’abbé Laguérie qui a lu en diagonale ses cours de théologie morale et un peu trop lu Madiran et l’abbé de Nantes déduit du fait que l’on n’a pas l’obligation de se faire punir, le fait que les lois édictées sous ménace de sanctions pénales n’auraient aucune valeur en conscience. D’où ses célèbres excès de vitesse, ses dérapages dans la vie privée (il a détruit ma famille et fait le malheur de mes enfants) car il est extrêmement laxiste : le droit positif n’a pour lui aucune valeur pour la conscience. D’où l’autorité, les parents, les lois positives, n’ont aucune valeur en conscience. Il rejoint ainsi curieusement le maurrassisme anarchiste. (Maurras était un anarchiste qui avait découvert le positivisme)

1.10.07

Monsieur Madiran persiste et signe dans une erreur


« Il [le cardinal Ricard] s’est parfaitement soumis à la consigne hiérarchique de ne plus critiquer le communisme depuis l’accord de Metz (1962).(…) »

Citation extraite d'un article de Monsieur Madiran du n° 6430 de Présent, du jeudi 27 septembre 2007

Or l’accord de Metz n’est nullement un accord de non-critique du communisme. La déclaration Dignitatis Humanae est une déclaration anti-communiste.

Ce texte puissamment anti-communiste est "oublié" par Monsieur Madiran. Il dommage qu'un si grand écrivain, soit si injuste, parfois. Il ne faut pas écrire cela Monsieur Madiran, il faut lire et étudier "Dignitatis Humanae".

« Le Concile du Vatican déclare que la personne humaine a droit à la liberté religieuse. Cette liberté consiste en ce que tous les hommes doivent être soustraits à toute contrainte de la part soit des individus, soit des groupes sociaux et de quelque pouvoir humain que ce soit, de telle sorte qu'en matière religieuse nul ne soit forcé d'agir contre sa conscience, ni empêché d'agir, dans de justes limites, selon sa conscience, en privé comme en public, seul ou associé à d'autres. Il déclare, en outre, que le droit à la liberté religieuse a son fondement dans la dignité même de la personne humaine telle que l'a fait connaître la Parole de Dieu et la raison elle-même. Ce droit de la personne humaine à la liberté religieuse dans l'ordre juridique de la société doit être reconnu de telle manière qu'il constitue un droit civil. »
Déclaration du 7 décembre 1965 du site jesusmarie.com

Cet extrait de la déclaration Dignitatis Humanae démontre que Monsieur Madiran a tort de faire croire qu’un accord sur l’assistance de Russes orthodoxes au concile serait signe d'un accord sur une non-condamnation du communisme.

C’est comme cela que naît et croît l’intégrisme anti-épiscopal et anti-papal et même anti-catholique. Mais il n’est pas fondé sur la vérité.

L'amour et la raison guérissent les divisions de l'humanité

Une "table ronde" s'est tenue cet été à Milan le 24 août 2007. Des intellectuels ont dialogué sur le discours de Ratisbonne. Ce discours à l'époque avait donné lieu à des réactions violentes de la part de fanatiques.

Je fais un petit résumé des positions les plus intéressantes, selon la dépêche de zenit :

« Joseph Weiler, qui est aussi professeur de droit européen à l’université de New York, s’est félicité du « discours courageux » du pape à Ratisbonne, affirmant que « le respect ne se démontre ni ne se gagne avec des compromis sur le cœur essentiel de sa foi ».

« Le professeur juif a invité les chrétiens à ne pas vivre la religion uniquement dans le domaine privé et a souligné que « le rapport Europe-christianisme est inséparable et personne, chrétiens ou non, européens ou non, n’aurait rien à gagner si ce lien se rompait ».

« Il n’y a pas d’Europe sans christianisme ni de christianisme sans Europe. L’Eglise ne serait plus la même si elle perdait ses racines européennes » a conclu le professeur Wieler.

http://www.zenit.org/article-16006?l=french

« Mercredi 22 août, lors de la Rencontre de Rimini (Italie), au cours d’une table ronde sur le thème « Dieu sauve la raison », la réflexion a porté sur la Lectio magistralis tenue à Ratisbonne par le pape Benoît XVI, le 12 octobre dernier. »

De cette rencontre entre chrétiens, juifs et musulmans (ordre alphabétique) il ressort que les intellectuels des trois religions ont mis l’accent sur le fait que le fanatisme n’était pas une fatalité religieuse.

[Wael Farouk professeur au Caire a rappelé que la] « Violence (…) peut être vaincue par le commandement de l’amour ». «La raison – a-t-il affirmé – est une relation fondée sur l’amour : la foi elle-même sans amour ne peut trouver sa plénitude »
.

Wael Farouq a ensuite rappelé que Mahomet a écrit : « Vous ne serez pas frères tant que vous ne vous aimerez pas réciproquement ».

Même dans la religion musulmane la notion de raison et d’amour n’est pas absente. Les terroristes ne seront pas comme des « poissons dans l’eau » dans les milieux musulmans, car ils vont contre la raison et l’amour. Ces valeurs sont des données à affirmer en tout milieu.

Nous tenons ici la preuve que le discours de Ratisbonne du 12 septembre 2006 pouvait être lu et compris par les tenants des trois confessions, dans la paix et la compréhension réciproque.