13.9.07

Après la journée sans achat, la journée sans Sarkozy

Il y a la journée sans achat pour lutter contre la société de consommation ; La journée sans tabac pour lutter contre le cancer, il y eu la journée sans voiture (hélas... abandonnée, je crois), Monsieur Bitoun propose la journée sans Sarkozy à la télévision.

C'est Marie qui nous apprend cela :

ici

Ce serait une grande journée que celle-là. Il faudrait que les responsables des journaux télévisés meublent environ un quart d'heure d'autre sujet que Monsieur Sarkozy.

Mais comme il y a peu de chance que la télévision se soumette à la journée sans Sarkozy, on pourra faire la journée sans média, ce qui serait radicalement sans Sarkozy... à moins que vous ne receviez ce jour là un rappel sur un dépassement de vitesse constaté par les radars automatiques installés par Sarkozy. Ce sera une journée sans média, mais toujours pas sans Sarkozy !

Donc pour être tout à fait sûr, ce jour-là, n'allez pas travailler (si l'on vous parlait de Sarkozy) n'ouvrez pas le courrier (lettre du Trésor Public), ne répondez pas au téléphone (si cétait le service des amendes ?), ne répondez pas si l'on sonne chez vous (si c'était l'huissier pour vous faire payer les amendes ?). Moyennant quoi vous aurez votre journée sans Sarkozy, sauf si votre conjoint vous branche sur la dernière de Cécilia...

12.9.07

"Trois amis" de Michel Boujenah

Trois Amis, film réalisé par Michel Boujenah.

Avec dans les trois rôles principaux Mathilde Seigner, Pascale Elbée et Kad Mérad.

Pour faire un film sur l’amitié il faut raconter une histoire. Il faut que l’histoire ait quelque vraisemblance. Or le scénario est ici quasi inexistant puisqu’on ne voit pas pourquoi un chef d’entreprise serait ami avec un vendeur de matelas, et amis tous les deux d’une femme amoureuse d’un professeur agrégé. Il manque un mobile, une histoire à l’origine de l’amitié.

Mathilde Seigner est une charmante actrice qui joue un rôle incompréhensible, elle est amie avec deux hommes mais on ne voit pas ce qui les unit à eux.

Bref, faute d’un minimum de vraisemblance, le film n’a aucun intérêt.

Kad Merad joue à merveille le rôle d’un chef d’entreprise devenu fou après le départ de sa femme. Il a une « présence » qui le fait dépasser, selon moi, son camarade Delbée.

Ce film est pour tout public, mais ça ne suffit pas pour me le faire aimer, car un thème intellectuel, abstrait « l’amitié » ne peut pas donner un film intéressant s’il est trop éloigné de la réalité incarnée. L’amitié c’est un échange de biens entre humains. Elle suppose une certaine égalité qui fait défaut ici. Finalement cela ôte tout intérêt au film malgré les performances des trois acteurs et quelques gags amusants.

1326 : arrivée des Turcs en Europe

L’empire ottoman qui est à l’origine de la Turquie moderne, est arrivé en Europe en 1326 par la prise de Brousse située en Grèce au sud-ouest de Constantinople.(source Gustave Hubault Histoire Générale) Peuplée de Grecs, Brousse fut libérée en juin et juillet 1920 après près de six siècles d'occupation (soit moins que l'occupation maurre en Espagne).

L’empire ottoman conquerra Constantinople en 1453. (la fin de la Reconquista espagnole est de 1492). L’empire ottoman faillit être chassé de l’Europe par les Russes en 1878. Les troupes russes étaient dans la banlieue de Constantinople. Les Turcs ne devront de continuer leur occupation qu’à la menace anglaise sur les Russes.

La Turquie doit son existence en Europe à la France (depuis François 1er) et plus tard à l'Angleterre (guerre de Crimée contre la Russie guerre initialement Russo-turque où les Anglais, les Français et les Sardes s’allièrent à la Turquie).

La Turquie, ou empire ottoman ne s’est maintenue en Europe que par la volonté des dirigeants ouest européens, mais non des peuples dont les territoires étaient occupés. L’histoire de la Turquie d’Europe et même de l’Asie Mineure ou Anatolie est comparable à celle du Kosovo. Ces territoires ne sont devenus turcs qu’après occupation et colonisation de peuplement par des Turcs, en raison d’une démographie exubérante et annihilation ou peu s’en faut des habitants d’origine.

11.9.07

Les dangers de la vérité

Jacques Monod (1910 - 1976) l'auteur du livre"Le Hasard et la Nécessité" (1970) était un prix Nobel de médecine (1965).

Il a reçu ce prix (avec François Jacob et André Lwoff) pour avoir démontré le rôle de l'acide désoxyribo nucléique (ADN). Il est selon ces travaux une condition nécessaire à la vie humaine. (voir wikipedia sur ce point).

« Les êtres vivants sont des machines chimiques. La croissance et la multiplication de tous les organismes exigent que soient accomplies des milliers de réactions chimiques grâce à quoi sont élaborés les constituants essentiels des cellules. » (voir wikipedia) est une citation de lui

Il conclut "Le Hasard et la Nécessité" ainsi :

« L’ancienne alliance est rompue : l’homme sait enfin (sic) qu’il est seul dans l’immensité indifférente de l’Univers, d’où il a émergé purement par hasard. Non plus que son destin, son devoir n’est écrit nulle part. A lui de choisir entre le royaume des cieux et les ténèbres. »

Le chimiste qu'il était, affirmait que tout accès à la connaissance vient du chimiste. Comment peut-il conclure aussi péremptoirement ? La théorie de l'animal-machine, puis de l'homme-machine n'est pas née avec lui.

La Métrie 1709 - 1751 (un médecin) disait déjà


"Nous pensons, & même nous ne sommes honnêtes Gens, que comme nous sommes gais, ou braves; tout dépend de la manière dont notre Machine est montée."
Citation extraite de

http://www.fh-augsburg.de/~harsch/gallica/Chronologie/18siecle/LaMettrie/met_hom3.html

La Mettrie en trouvait des preuves dans le sommeil, la maladie, la fatigue et leurs retentissement sur l'esprit.

C'est que l'idéaliste philosophique (envisager "je pense donc je suis" comme la seule évidence) conduit à n'envisager les choses que sous un angle et à en tirer des conséquences sur toute les matières de la connaissance. L'iéaliste tire d'une vérité qu'il possède une sorte de bombe destructrice de toutes les autres vérités acquises par l'humanité.

10.9.07

La raison est au début, "In principio erat verbum" selon Benoît XVI

"Le dialogue de la raison

Fait partie enfin de l’héritage européen une tradition de pensée, pour laquelle un lien substantiel entre foi, vérité et raison est essentiel. Il s’agit ici, en définitive, de se demander si, oui ou non, la raison est au principe de toutes choses et à leur fondement. Il s’agit de se demander si le hasard et la nécessité sont à l’origine de la réalité, si donc la raison est un produit secondaire fortuit de l’irrationnel, et si, dans l’océan de l’irrationalité, en fin de compte, elle n’a aucun sens, ou si au contraire ce qui constitue la conviction de fond de la foi chrétienne demeure vrai: In principio erat Verbum – Au commencement était le Verbe – à l’origine de toutes choses, il y a la Raison créatrice de Dieu qui a décidé de se rendre participant à nous, êtres humains."


ici

En allemand, la langue originale, selon le site du Vatican

ici

Dialog der Vernunft

"Zum europäischen Erbe gehört schließlich eine Denktradition, für die eine substantielle Korrespondenz von Glaube, Wahrheit und Vernunft wesentlich ist. Dabei geht es letztlich um die Frage, ob die Vernunft am Anfang aller Dinge und auf ihrem Grund steht oder nicht. Es geht um die Frage, ob das Wirkliche auf Grund von Zufall und Notwendigkeit entstanden ist, ob mithin die Vernunft ein zufälliges Nebenprodukt des Unvernünftigen und im Ozean des Unvernünftigen letztlich auch bedeutungslos ist oder ob wahr bleibt, was die Grundüberzeugung christlichen Glaubens bildet: In principio erat verbum – Am Anfang war das Wort – Am Beginn aller Dinge steht die schöpferische Vernunft Gottes, der beschlossen hat, sich uns Menschen mitzuteilen."





A dit le pape lors de son discours de Vienne au corps diplomatique du 07 septembre 2007.

Je pense qu'il doit y avoir une erreur de traduction "mitteilen" du dernier paragraphe me paraît mieux rendu en français par "communiquer".

Ce qui donnerait au lieu de la traduction :


"– Au commencement était le Verbe – à l’origine de toutes choses, il y a la Raison créatrice de Dieu qui a décidé de se rendre participant à nous, êtres humains."

Je traduirais plutôt :


"Au commencement était la Parole - au commencement de toutes choses, il y la raison créatrice de Dieu qui a résolu de se communiquer à nous."

Le pape insiste souvent sur cette idée que j'ai déjà trouvée dans le discours du 12 septembre 2006 : l'Europe est actuellement la seule culture qui allie la raison et la foi.

La foi nous dit qu'au début était la Parole, la Raison de Dieu. La raison est à l'origine et au fondement de toute chose.

L'idéologie du matérialisme du "hasard et de la nécessité" (titre du livre de Jacques Monod 1970 repris dans le texte du pape de 2007) s'oppose à cette idée.

Jacques Monod, prétend savoir que la vie est surgie du hasard et qu'elle a progressé en raison des nécessités de la survie. Au début de la vie et finalement de toutes choses, il y a le hasard, la nécessité vient après.

Pour Monod au commencement était le hasard qui a produit la raison. Le rationnel est sorti de l'irrationnel. Ce qui a pour corollaire que la raison n'a aucune importance, puisque c'est du hasard qu'est sortie la raison et c'est au hasard qu'elle disparaîtra. La raison mortelle n'a plus d'importance que passagère, voire pas d'importance sortie du cercle étroit de l'interprétation de l'expérience scientifique (positivisme).

Or selon la culture euroépenne la raison est dans la création, elle est aussi et surtout au commencement de l'homme qu'elle a rendu participant à la nature divine (l'homme fait à l'image de Dieu) ; elle est dans l'homme à qui Dieu imprime sa marque dès la conception. Pour le chrétien, et par conséquent pour la culture européenne, au fondements de la culture il y a la raison.

Cette vérité nous rend respectueux de la raison comme d'une manifestation divine.

Selon moi, outre sa vérité que nous devons comtempler, méditer, cette idée a l'intérêt quasi médicinal, de nous projeter tout d'un coup hors d'un cauchemar.

A la différence des implications du darwinisme de Monod : nous savons pas la foi que tout humain est important, tout humain a une dignité. Une tâche nous est donnée à toutes et tous : penser, qui nous rend conformes à Dieu.

Et encore : Notre discours devient une chose sacrée lorsqu'il est raisonnable.

9.9.07

Souvenirs d'adolescence : le scandale de l'Education Nationale

Expérience personnelle :

Issu d'une famille relativement catholique (un de mes grands oncles était curé d'Orgon en Provence), mais très troublée, bien que mon grand oncle ait laissé un excellent souvenir (un saint homme). J'ai suivi des cours "laïque" au Lycée Thiers de Marseille. A l'issue de ces "cours" de propagande anti-religieuse, je me disais "agnostique".

J'avais tout de même suivi les cours de catéchisme de l'aumonier. Cet aumonier, l'abbé Combalusier, était un admirateur de Teilhard de Chardin, sur lequel il a d'ailleurs écrit au moins un livre.

Bref agnostique, j'avais la nostalgie de mon identité catholique et latine. C'était aussi l'époque de l'expansion économique de l'Allemagne de l'ouest, du modèle (ou "défi") américain. Je vous parle des années soixante. Cette supériorité des peuples du nord de l'Europe (Anglais, Scandinaves, Allemands et Américains whasp) protestants dont mon père ne cessait de parler avec honneur et admiration. Ah ! le protestantisme, c'était bien mieux que ces damnés catholiques nuls de l'Europe du sud ! (Alors que lui était Français, mais ses parents étaient de culture mixte italo-française, bien qu'ils aient été tous deux Français parlant français). Je vivais dans une ambiance paradoxale, mais dans l'ensemble très hostile au catholicisme.

Au lycée j'avais appris que les catholiques étaient stupides, qu'ils croyaient à toute sorte de superstitions et d'inepties.

Est-il normal que l'école laïque fonctionne comme une machine de propagande contre la religion de la majorité ? C'est l'expérience que j'ai vécu, elle explique sans doute beaucoup de mon aventure intellectuelle aujourd'hui.

8.9.07

Sa culture et ses traditions bases de la construction de l'Europe selon Benoît XVI

"La « maison Europe », comme nous aimons appeler la communauté de ce continent, sera pour tous un lieu agréable à habiter seulement si elle est construite sur une solide base culturelle et morale de valeurs communes que nous tirons de notre histoire et de nos traditions. L’Europe ne peut pas et ne doit pas renier ses racines chrétiennes. Elles sont une composante dynamique de notre civilisation pour avancer dans le troisième millénaire. Le christianisme a profondément modelé ce continent : en rendent témoignage, dans tous les pays et particulièrement en Autriche, non seulement les très nombreuses églises et les importants monastères. Mais la foi se manifeste surtout dans les innombrables personnes qu’elle a portées, au cours de l’histoire jusqu’à aujourd’hui, à une vie d’espérance, d’amour et de miséricorde. Mariazell, le grand Sanctuaire national autrichien, est en même temps un lieu de rencontre pour plusieurs peuples européens. C’est un de ces lieux dans lesquels les hommes ont puisé et puisent toujours « la force d’en haut », pour vivre une vie droite."

sur eucharistie miséricordieuse

Eucharistie Miséricordieuse nous donne les références de l’extrait ci-dessus :

« Cité du Vatican, le 07 septembre 2007 - A 17.30 h, le pape Benoît XVI a rencontré à Vienne les autorités et le corps diplomatique dans la salle des réceptions de la présidence autrichienne. Il leur a adressé le discours suivant. »


Le pape nous dit que ce sont nos traditions et notre histoire, à nous Européens, qui fondent nos valeurs culturelles et morales.

Or ce qui fait nos traditions et notre histoire, c'est la foi et la raison. Cette culture de foi et de raison, s'incarne dans la vie d'"innombrables" Européens.

La tradition, c’est qui est transmis. L’histoire doit aussi être transmise. A ma place de blogueur je voudrais m’employer à faire vivre la tradition de foi et de raison et l’histoire.

Le livre de l'abbé Weil "que Dieu ai pitié de nous" est disponible

Ayant appris que l’abbé Wiell avait publié un livre sur Outreau et me considérant aussi comme une victime des juges français, j’ai voulu me le procurer.

Aussi bien à la FNAC de Marseille que chez un plus petit libraire, on m’a répondu « épuisé ». heureusement, il y a Internet. J’étais étonné pour un livre qui venait de sortir, j’imaginais un succès foudroyant. Cependant Monsieur Madiran avait déjà mis en garde contre cette réponse et heureusement aujourd’hui :

J’ai pu constater que le livre était toujours en vente :

http://www.oheditions.com/?page=extrait&id_article=60

J’ai pu obtenir gratuitement un extrait du livre de la part des éditions « Oh ! » (c’est leur nom)

« Ces trente et un mois de prison m’ont beaucoup appris, sur l’état de notre société, sur le pouvoir des institutions, sur l’impuissance d’un homme seul à se faire entendre. Je pense à la mort en prison de François Mourmand, qui répétait vainement qu’il était innocent. Aux larmes et aux cris de désespoir d’Odile Marécaux, que les gendarmes interrogeaient dans la pièce voisine de celle où j’étais moi-même soumis à leurs questions. Aux grèves de la faim et aux tentatives de suicide d’Alain Marécaux. À la profonde détresse des Legrand père et fils. À la colère et au désarroi de Franck et Sandrine Lavier, mes voisins de la Tour du Renard, qui avaient reconstruit une famille malgré les difficultés, et que l’institution judiciaire a balayés sans ménagement... (…) Pour moi, ces événements ont eu le mérite de me remettre en face des choix qui avaient spontanément guidé ma vie. De me contraindre à réfléchir tout en tâchant de ne pas perdre pied dans la tempête. Ce livre en forme d’autobiographie est le résultat de cette réflexion. (…) »

L’abbé Weil est sorti de la tempête ; Marécaux, lui a divorcé. Mourmand est mort (suicide ?). Ca, c’est irréparable.

Moi ça m’intéresse ce livre parce que cela me rappelle ma propre aventure.

Les magistrats français m’ont privé des visites de mon fils. Il régnait entre lui et moi un grand amour. Il était très intelligent, très doux. Même s’il m’était rendu aujourd’hui (ce qui semble impossible) les années perdues ne se rattraperont jamais.

Ils m’ont spolié des biens que j’ai reçu en héritage de mon père (mort en janvier 2000). Même s’ils m’étaient rendu aujourd’hui, ce serait bien tard. Ils m’ont insulté (notamment le nommé T. de Toulon) impunément. A cause des magistrats français je suis en proie à d’incroyables difficultés d’argent. Tout cela est le fruit d’un évident complot, de coups de téléphones et discussions de Palais, car il s’agit de dizaines de décisions toujours dans le même sens.

Le comble (enfin, il y a plusieurs combles) c’est quand j’ai été condamné par le nommé Le Gall président de chambre « sociale » à Nîmes (parent de l’évêque, c’est probable) à des dommages-intérêts spéciaux sans aucune autre raison que la haine que Le Galle me porte.

Non Monsieur l’abbé, ce n’est pas la classe ouvrière qui est en cause (quoique bien sûr elle plus de mal à se défendre lorsque les magistrats français l’attaquent), c’est l’incompétence juridique, l’inculture profonde, la malhonnêteté, la partialité des juges français qui est en cause.


Peut-être l'abbé l'a-t-il compris, ce n'est pas les magistrats français qui nous protègent, c'est Dieu.

7.9.07

Il n'y a pas de "bons" catholiques

Sur un forum un intervenant demandait ce qui faisait un "bon" catholique. J'ai répondu qu'il n'y avait pas de "bon" catholique. Il y a des catholiques point.

On apprend que la mère de la petite Maddie est maintenant soupçonnées d'avoir tué accidentellement sa fille de quatre ans et d'avoir monté une mise en scène pour ne pas répondre de son acte.

Elle se promenait avec son chapelet et son mari modèle, elle est même allée voir le pape en audience publique (c'est-à-dire que tout le monde peut rencontrer le pape lors d'un bain de foule) en convoquant les journalistes.

Tout cela va si bien dans mon idée (que je ne fais que reprendre de mes lectures) qu'il n'y a pas de bon catholique.

Peut-être a-t-elle songé qu'en s'exhibant avec son chapelet et en se faisant photographier avec le pape, elle éloignait les soupçons. Les policiers portugais, qui sont catholiques eux aussi, ne l'ont pas entendu de cette oreille ; ils savent qu'il n'y a pas de "bon" catholique.

J'ai payé très cher pour le savoir, la récitation très fréquente du chapelet, les nombreuses confessions et communions n'empêchent nullement les grands crimes commis par les réciteurs de chapelet.

Naturellement je ne préjuge en rien de la culpabilité de cette dame, d'abord en vertu de la présomption d'innocence, et ensuite parce qu'il ne faudrait pas que l'on finisse par dire que réciter son chapelet est mauvais signe. Non, il n'y a pas de "bons" catholique, il n'y en a pas de "mauvais" non plus. Il y a des catholiques, point final, tous bien en dessous de la foi qu'ils professent.

Limites à la liberté religieuse la question deobandi

Des musulmans indiens fondent en 1867 le mouvement déobandi (une petite ville au nord est de New Dehli [traduction]

[...] pour préserver l'enseignement de la foi dans une période de règne non musulman et de changement social important en maintenant les musulmans à une norme de pratique correcte; pour atteindre ce but, il était essentiel de créer une classe dûment formée et qui a l'appui populaire, les ulama [un corps d'érudits musulmans reconnus comme des experts en droit canon islamique et en théologie (Oxford English Dictionary 2002, 1554)]

J’ai pris ces renseignements sur le site du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU.

Consultable ici :

http://www.unhcr.org/home/RSDCOI/403dd2624.html

Ce mouvement déobandi est en opposition avec le mouvement également sunnite « barelvi » considéré comme moins fanatisé.

Monsieur Daoudal nous apprend que

« Selon un rapport de police que cite le Times, plus de 600 des 1.350 mosquées britanniques, et 17 des 26 « séminaires » islamiques sont gérés par le mouvement Deobandi. Selon le Times, le chef de ce mouvement en Grande-Bretagne, Riyadh ul-Haq, a exhorté les musulmans britanniques à ne pas tomber sous « l’influence diabolique » des non-musulmans, à ne pas nouer d’amitié avec eux car cela « tourne en dérision la religion d’Allah », et à « verser le sang » au nom d’Allah. »

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2007/09/07/deobandi.html

Il serait bon que les gouvernements d’Europe occidentale s’aperçoivent que la liberté religieuse n’est pas un paravent derrière lequel tout peut se pratiquer, l’appel au meurtre, ou l’intediction d’amitié, ce qui est un crime contre l’amour et donc contre l’humanité (l’homme aimant naturellement l’homme).

Il est un ordre public qui s’impose à tous les individus quelles que soient leurs croyances. Cet ordre public est au-dessus de leurs croyances ou incroyances (l’athée aussi y est soumis)

L’appel à l’homicide, l’appel à la haine doit être interdit.

«

Dans l'usage de toute liberté doit être observé le principe moral de la responsabilité personnelle et sociale: la loi morale oblige tout homme et groupe social dans l'exercice de leurs droits à tenir compte des droits d'autrui, de ses devoirs envers les autres et du bien commun de tous. A l'égard de tous il faut agir avec justice et humanité.
En outre, comme la société civile a le droit de se protéger contre les abus qui pourraient naître sous prétexte de liberté religieuse, c'est surtout au pouvoir civil qu'il revient d'assurer cette protection; ce qui ne doit pas se faire arbitrairement et à l'injuste faveur d'un parti mais selon des normes juridiques, conformes à l'ordre moral objectif, requises par l'efficace sauvegarde des droits de tous les citoyens et de leur pacifique accord, et par un souci adéquat de cette authentique paix publique qui consiste dans une vie vécue en commun sur la base d'une vraie justice, ainsi que par le maintien, qui se doit, de la moralité publique. Tout cela fait fondamentalement partie du bien commun et entre dans la définition de l'ordre public. Au demeurant, il faut s'en tenir à la coutume de sauvegarder intégralement la liberté dans la société, usage demandant que le maximum de liberté soit reconnu à l'homme, et que celle-ci ne soit restreinte que lorsque c'est nécessaire et dans la mesure qui s'impose.
citation extraite de la Déclaration Dignitatis Humanae du 07 décembre 1965.

Ici la mesure s’impose évidemment.

C’est bien de faire des rapports, mais si c’est seulemnt pour qu’ils aillent compléter les rayons des bibliothèques, autant ne pas les écrire.