30.7.13

Monsieur Antony rend hommage à Pierre Fabre, moi non


Monsieur Bernard Antony est le président fondateur de "Chrétienté solidarité", de l'Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l'identité française et chrétienne (AGRIF), du Centre Charlier (sorte de centre culturel). Il est aussi un des fondateurs du quotidien Présent.

Il n'a jamais fait mystère de ses liens affectueux avec son employeur (ou ex-employeur) Pierre Fabre, fondateur des Laboratoires Pierre Fabre, récemment décédé. Il est vraisemblable que ce milliardaire ait financé, au moins en partie, les activités de monsieur Antony.

Monsieur Antony est aussi le fondateur d'une société secrète. C'est du moins ce que le quotidien Le Monde révéla dans les années 90 du XXème siècle.

Un article de l'hebdomadaire Rivarol, republié sur le site Contre-info, jette une certaine lumière sur Pierre Fabre.

Il affirme que Pierre Fabre était franc-maçon (donc relativiste). Il est impossible de savoir avec certitude s'il appartenait à cette secte dangereuse.

Cependant, il est public que les Laboratoires Pierre Fabre commercialisent Ludéal Gé, un toxique classé dans la classe "thérapeutique" (sic) "contraception et interruption de grossesse".



Sans aucune réserve, le Salon beige a relayé un communiqué de monsieur Antony dans lequel il affirme que Pierre Fabre


« a été certainement un des plus grands réalisateurs des principes de ce que l’on appelle la doctrine sociale de l’Église. »

La doctrine sociale n'est que l'application de la morale universelle et catholique aux relations sociales... 

Cela me rappelle un épisode des années 80 au sujet monsieur Geagea, un militant chrétien libanais. À l'époque le quotidien Présent ne tarissait pas d'éloges sur ce monsieur Geagea. Ce dernier aurait été un chef de guerre en même temps qu'une sorte de saint, un grand dévot à la Sainte Vierge etc.

Dans les années 80 du XXème siècle, en lisant le journal local, j'appris que si monsieur Geagea était peut-être un saint, son entourage n'était pas du même type humain. En effet pour, prétendument, financer ses acquisitions d'armes, l’entourage de monsieur Geagea organisait un trafic d’héroïne à destination de la France. Le tribunal répressif de Marseille condamna les participants à ce réseau dans le silence complet de la presse nationale.

3 commentaires:

PierreOlivier31 a dit…

Concernant Geagea et les milices chrétiennes au Liban dans ces années-là, on ne combattait pas les milices palestiniennes d’Arafat et l’armée syrienne d’Assad avec des chapelets mais avec des armes. Et les armes il fallait bien les trouver (voler, acheter…) : c’est pas l’état libanais qui les distribuait aux chrétiens pour se défendre ou attaquer (les premières armes lourdes des phalangistes ont été achetées sur le marché des… pays de l’est, puis ensuite sont venues entre autres de l’Irak de Saddam Hussein).

Plus largement, à votre avis comment se financent les mouvements qui prennent les armes ? De la cagoule à action directe ou aux milices chrétiennes libanaises ?

N’insultons pas l’avenir, en France on aura peut-être un jour besoin d’armes…

C’est pas joli mais c’est comme ça.

Denis Merlin a dit…

C'est ce qui fait la différence entre vous et moi : je ne crois pas possible de prendre les armes et encore moins qu'il soit loisible de s'en procurer par n'importe quel moyen. La fin ne justifie pas les moyens.

"Faites votre devoir et tout ira bien" aurait dit saint Pie X. Le devoir d'état, il n'y a que ça. Luttons pour la paix et pour les droits de l'homme, donc pour tous les hommes sans exclusive.

PierreOlivier31 a dit…

Ce n'est pas ce que je dis.
Mettez-vous à la place des chrétiens libanais des années 70 et 80 au Liban ! C'était quoi leur devoir quand les milices palestiniennes les rafalaient à la kalach à la sortie de leurs églises et affirmaient vouloir les éradiquer du Liban ? Le martyr est une option, pas une obligation même pour St Pie X.
Et je n'ai pas dit non plus qu'il fallait prendre les armes aujourd'hui en France ni qu'il fallait nécessairement le faire par n'importe quel moyen ! Mais les seules batailles perdues d'avance sont celles qu'on refuse de livrer...