6.1.09

"Consolation" quand les juges français appliquent la chariah

Une convention de 1981 conclue entre le Maroc et la France stipule que "la dissolution du mariage est régie par la loi du pays dont les époux ont tous deux la nationalité et qu'en cas de modification de la loi étrangère désignée, c'est à cette loi qu'il appartient de résoudre les conflits dans le temps."

Or la loi marocaine prévoit un don de "consolation". Ce don de consolation est prévu par le Coran :

33.49". ش vous qui croyez ! Si vous épousez des croyantes et qu’ensuite vous les répudiez, avant d’avoir consommé le mariage, vous n’avez pas le droit de leur imposer une période de viduité. Accordez-leur un don de consolation et rendez-leur honnêtement la liberté."

La "consolation" est une notion étrangère au droit français qui ne connaît que des dommages-intérêts pour compenser un préjudice injuste.

La cour de cassation par un arrêt en date du 17 décembre 2008, vient toutefois selon une dépêche du jurisclasseur de sanctionner une cour d'appel qui avait donné un don de consolation, dont le montant est contesté par les magistrats de la Cour de cassation en raison de "dispositions transitoires" du code du statut marocain.

Ainsi il est d'ordre public de ne tenir aucun compte du droit canonique, mais il est d'ordre public de tenir compte de la chariah dont s'inspire le droit marocain. Et l'on observera que ce statut coranique fait une différence, contraires aux droits de l'homme, entre "croyantes" et non croyantes. D'ailleurs ce droit du mariage est inégalitaire, cela n'empêche pas nos magistrats de l'appliquer.

Conformément à ce que disait le regretté Mgr Lustiger, l'islam est la seule religion d'Etat en France.

Exigeons les droits de l'homme, contre la magistrature française.

4.1.09

Grave confusion sur le bien commun du site épiscopal sur la "pensée" sociale

Il existe une façon de raisonner qui est sophistique, c'est de prendre un terme dans une seule acception alors qu'il en a deux. Un terme unique peut avoir deux signification ou acception.

Le bien, peut être le bien de l'homme, l'ensemble des valeurs morales qui permettent de vivre dans une société. "Le bien commun de la société -- ensemble des conditions de vie sociale permettant à l'homme de parvenir plus pleinement et plus aisément à sa propre perfection" soit les droits de l'homme, la vérité et la justice qui sont la matière du bien commun.

Le mot "bien" généralement au pluriel peut désigner aussi les propriétés de l'homme. Cette propriété peut être privé ou publique (les routes, les jardins publics etc.)

Le mot "bien" désigne deux choses nettement distinctes.

Or le site de la commission des évêques de France confond les deux notions parce qu'elles sont désignées par le même terme.

http://www.penseesociale.catholique.fr/Bien-commun-sources.html?var_recherche=bien%20commun


"Principe du bien commun et Principe de la destination universelle des biens

Le principe de la destination universelle des biens affirme que "le droit à la propriété privée est subordonné à celui de l’usage commun". Compendium de la pensée sociale de l’Eglise n° 176.

Une société qui, à tous les niveaux, désire véritablement demeurer au service de l’être humain est celle qui se fixe le bien commun pour objectif prioritaire dans la mesure où c’est un bien appartenant à tous les hommes et à tout homme. Compendium de la pensée sociale de l’Église n° 165."


Or le bien commun, n'est pas la possession collective ou privée destinées à l'usage commun de biens matériels, il est d'abord un bien moral immatériel : vérité, justice, droits de l'homme. Ce bien est éternel, il est Dieu Lui-même et non un droit sur un bout de terre ou une action de société.

Les raisonnements de cette "commission" sont viciés à la base, ils dénaturent les textes de Vatican II et de l'Ecriture en commettant une fondamentale erreur de raisonnement par équivocité.

1.1.09

Les droits de l'homme sont fondés en Dieu

Les droits de l'homme qui nous sont donnés dans le droit positif de la déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 sont fondés sur les droits de Dieu qui est la source de tous droits.

C'est sans doute ce qui manque aux déclarations des droits de l'homme, c'est le fondement en Dieu. Ce qui fonde les droits de tout homme, c'est sa capacité à atteindre la vérité. Cette capacité est le résultat de la création de l'âme humaine à l'image de Dieu.

Si un juge ne peut juger injustement, ce n'est pas parce qu'un gendarme le regarde, mais parce qu'il doit respecter les droits de tout homme. Dieu s'est réservé le jugement des âmes, les droits de l'homme ne dépendent pas de son adhésion ni de sa découverte de la vérité, mais de sa capacité à l'atteindre. Or l'usage de cette capacité est caché, Dieu seul la connaît.

C'est pourquoi si nous touchons aux droits de notre prochain, ou à nos propres droits, nous touchons à une créature que Dieu seul peut juger, nous violons les droits de Dieu à juger.

Bonne année 2009

Bonne année à mes lecteurs

Certains d’entre vous sont des lecteurs assidus, quasi passionnés. Je les remercie de leur fidélité.

Bonne année à tous !

Je voudrais que mon blog s’améliore. D’abord que la forme soit meilleure, le français toujours plus correct et plus clair pour faciliter la compréhension.

L’esprit du blog est de faire progresser la vérité et la justice. Pour cela s’il faut dire parfois que le « roi est nu » hé bien je voudrais avoir le courage de le dire, pour que tous nous nous retrouvions sur le sol ferme de la vérité.

Votre fidélité est très précieuse.

Bonne année, bonne santé et le paradis à la fin de nos jours !

31.12.08

D'Ignace de Loyola à Nietzsche : le satanisme intégriste

Rappelons-nous un extrait des principes et fondement des Exercices de saint Ignace :

"Pour cela [pour honorer Dieu, le servir et sauver son âme], il est nécessaire de nous rendre indifférents à l'égard de tous les objets créés, en tout ce qui est laissé au choix de notre libre arbitre et ne lui est pas défendu; en sorte que, de notre côté, nous ne voulions pas plus la santé que la maladie, les richesses que la pauvreté, l'honneur que le mépris, une longue vie qu'une vie courte, et ainsi de tout le reste; désirant et choisissant uniquement ce qui nous conduit plus sûrement à la fin pour laquelle nous sommes créés." *

Il faut donc nous laisser indifférent à tout ce qui est créé et donc au mariage par exemple et à la famille qui ne sont que de misérables créatures. N'existe que moi et Dieu.

Chez beaucoup des intellectuels intégristes de la Fraternité saint Pie X, la rencontre avec Nietzsche est la révélation qui éclaire leur vie (abbé Célier, Laguérie et la plupart des autres, notamment les "chefs").

Le principe et fondement libère de tout ce qui est créé. C'est l'immoralisme absolu.

Grâce de ce "principe et fondement" ainsi entendu rien absolument rien n'a de valeur. Mariage, autorité, père, mère, pape et tout ainsi de suite, rien n'a d'importance. L'amour des créatures lui-même est condamnable, il est réservé aux faibles et aux imbéciles qui aiment une femme par exemple et s'égarent dans le mariage. L'amour des créatures est la marque de ceux qui ne sont pas des "surhommes" comme ceux qui ont fait les exercices et qui sont devenus prêtres, dégagés de tout et de tous.

C'est pourquoi Nietzsche les éblouit. Il prêche un immoralisme absolu, comme le leur. Certes, Nietzsche refuse d'aliéner sa volonté au Créateur, alors que eux croient en Dieu. Mais cela n'est pas gênant, puisque Dieu, c'est eux-même finalement, ce qu'ils apprennent en "méditant" lorsque Dieu leur parle.

Les Exercices en cinq jours mènent au satanisme nietzschéen, lequel commande non seulement de ne pas aider les faibles, mais encore de les faire disparaître, allié au darwinisme il conduit à Perros-Guirrec, drame émergé des horribles désastres lefebvristes.

* Je pense que les Exercices spirituels de saint Ignace ne signifient pas cela, encore qu'on puisse le croire après une lecture un peu rapide. Devenir un monstre froid, un solipsiste, un homme sans coeur, un damneur de l'humanité peut sembler être l'idéal ignatien, mais cela ne l'est certainement pas.

Profanation de croix : délit contre la liberté d'expression

Encore une fois des voyous s'en sont pris à un cimetière. La dépêche d'agence dit qu'ils ont fait cela "pour s'amuser".

Ils ont renversé des croix et les ont mises à l'envers.

Or la croix à l'envers n'est pas un signe d'amusement, c'est un rite satanique :

"(...) il y a les adorateurs de Satan, membres d'une "église", ceux qui participent à des rites, ceux qui sont séduits par "l'imaginaire satanique", portent des pendentifs 666 (le chiffre du diable), des croix à l'envers et écoutent du heavy metal. Rien d'interdit dans tout ça, en revanche les profanations de cimetières, violences, incitations au suicide ou à la haine raciale tombent sous le coup de la loi."

La loi prévoit justement cette entrave à la liberté d'expression des familles qui mettent des croix sur les tombes :

Article 431-1 du code pénal : "Le fait d'entraver, d'une manière concertée et à l'aide de coups, violences, voies de fait, destructions ou dégradations au sens du présent code, l'exercice [de la liberté d'expression] est puni de trois ans d'emprisonnement et de 45000 euros d'amende."

Que penserait-on d'un individu qui taguerait une synagogue avec des croix gammées et qui répondrait "c'était pour m'amuser". Le motif augmenterait l'indignation, à juste titre.

Il n'est pas juste, il est contraire à la liberté religieuse que les médias prennent pour argent comptant le motif "pour s'amuser" et comme une sorte d'excuse.

Il s'agit de délinquance contre la liberté religieuse, contre les droits de l'homme protégés par la déclaration universelle du 10 décembre 1948. On ne s'amuse pas avec les droits de l'homme. Et si on s'en amuse, dans un état de droit, on est puni et stigmatisé par les médias.

29.12.08

Aimer seulement : c'est le message de Noël

Une amie trouve mon blog trop intellectuel, trop savant.

Elle se sent probablement plus proche de saint François d'Assise qui ne voulait pas d'autre livre que les évangiles (un peu comme saint Benoît Labre).

C'est le mystère de Noël. Voici ce qu'à dit le pape lors de son homélie de la messe de Noël 2008 :

"Au Moyen âge, le théologien Guillaume de Saint Thierry a affirmé une fois : Dieu - à partir d'Adam - a vu que sa grandeur provoquait chez l'homme une résistance ; que l'homme se sent limité dans son être même et menacé dans sa liberté. C'est pourquoi Dieu a choisi une voie nouvelle. Il est devenu enfant. Il s'est rendu dépendant et faible, nécessiteux de notre amour. Aujourd'hui - nous dit ce Dieu qui s'est fait petit enfant - vous ne pouvez plus avoir peur de moi, désormais vous pouvez seulement m'aimer."


Adam et Eve avaient eu peur de Dieu et ne voulaient plus lui parler par peur (Gen. 3, 10) L'homme moderne ne veut être limité dans sa liberté, limité dans son être par infiniment plus grand que lui.

La réponse est dans la contemplation d'un bébé.

L'épigraphe mensongère du site épiscopal sur la doctrine sociale.

Mgr Descubes a une très belle chevelure. Il nous la montre abondamment sur son site. Toutes mes félicitations.

Mais, il serait bon qu'il s'avise que son site ment.

L'épigraphe du site est une citation de Gaudium et Spes arrangée et trafiquée pour la tirer dans le sens marxiste. Le sens marxiste pour lequel l'homme est la seule référence, car il est seul, tout seul, tout seul, Jésus n'étant qu'un homme qui a révélé à l'homme qu'il est le centre.

"En Jésus Christ, Dieu manifeste pleinement l'homme à l'homme."
Gaudium et spes 22"
Or la citation est fausse.
voici la véritable citation de Gaudium et spes :

"22 § 1. En réalité, le mystère de l'homme ne s'éclaire vraiment que dans le mystère du Verbe Incarné. Adam, en effet, le premier homme, était la figure de Celui qui devait venir (20), le Christ Seigneur. Nouvel Adam, le Christ, dans la révélation même du mystère du Père et de son amour, manifeste pleinement l'homme à lui-même et lui découvre la sublimité de sa vocation. Il n'est donc pas surprenant que les vérités ci-dessus trouvent en Lui leur source et atteignent en Lui leur point culminant."


Le Christ nous révèle le mystère du Père et de son amour pour son Fils et pour nous. Le Christ révèle à l'homme la sublimité de sa vocation, fait découvrir l'homme à lui-même dans la perspective de cette vocation. L'homme dépasse infiniment l'homme disait Jean-Paul II.

Or dans la fausse citation espiscopale, Jésus-Christ ne révèle rien.

Autre chose :

Et les vérités ci-dessus dont parle Gaudium et spes quelles sont-elles ?

Hé bien en voilà une :

"§ 7. Car l'Eglise sait parfaitement que son message est en accord avec le fond secret du coeur humain quand elle défend la dignité de la vocation de l'homme, et rend ainsi l'espoir à ceux qui n'osent plus croire à la grandeur de leur destin. Ce message, loin de diminuer l'homme, sert à son progrès en répandant lumière, vie et liberté et, en dehors de lui, rien ne peut combler le coeur humain . « Tu nous as faits pour Toi », Seigneur, « et notre coeur ne connaît aucun répit jusqu'à ce qu'il trouve son repos en Toi » (19)."

L'espoir est rendu à ceux qui ne voient leur destin terrestre et ne voient pas la grandeur sublime de leur destin après la mort.

Nous avons donc à faire à des faussaires qui font dire à Vatican II le contraire de ce qu'il dit.

Mgr Descubes a foi en Marx et en Darwin, mais a-t-il foi en l'Eglise ?

De la doctrine sociale à la pensée sociale. Mgr Descubes se découvre

Le site de la commision des évêques de France sur les questions sociales ne s'intitule pas "la doctrine sociale de l'Eglise", mais la pensée sociale de l'Eglise.

Pour les marxistes darwinistes qui rédigent ce site en effet, il n'y a pas et il ne peut pas y avoir de doctrine car Jésus-Christ n'est pas roi, n'est pas docteur, il n'enseigne pas, il a une pensée, mais pas de doctrine. Ce faisant ils sont au moins implicitement hostile au Christ-roi.

D'ailleurs Mgr Descubes, archevêque de Rouen, nous explique dans son éditorial orné d'une de ses photographies, en chemise blanche et cravate club, que l'Eglise n'enseigne pas non l'Eglise reçoit des chrétiens la doctrine sociale, qu'elle met en forme, pas plus. L'Eglise est la secrétaire des chrétiens.

"En fonction des événements et des sociétés, par leurs initiatives et leur réflexion les chrétiens l’ont élaborée et continuent à la construire. Le magistère de l’Eglise la formalise."

Cela rappelle la pensée des modernistes de la fin du XIXème siècle qui opposaient le travail des théologiens, des penseurs, à la fonction disciplinaire ecclésiale. Comme si les penseurs et théologiens enseignaient l'Eglise.

28.12.08

Vinsobre et sobre vin, buvez-en sobrement

Un peu avant le "réveillon" et le repas du jour de l'an, j'ai lu le dictionnaire de l'Académie 1835 à la rubrique "vin".

C'est un plaisir français de lire cet article. Cela nous replonge au bon vieux temps de la France française. Le vin fait en effet partie de la culture française. Vérifiez-le en lisant in extenso cet article.

Moi, j'ai beaucoup aimé :

"Fam., Boire le vin du marché, se dit De ceux qui vont boire ensemble, après avoir conclu quelque affaire. Ils sont allés boire le vin du marché."

L'affaire a-t-elle été bonne ou mauvaise, y a-t-il un perdant ? Ils vont quand même boire ensemble le vin du marché.

"Fig. et fam., Pot de vin, Ce qui se donne par manière de présent au delà du prix qui a été arrêté entre deux personnes pour un marché, tel qu'une vente, un bail à ferme, etc. Il veut vendre sa terre tant, et veut tant pour le pot de vin. Il a stipulé qu'outre le prix du bail, il aurait mille francs de pot de vin. Un gros pot de vin. Le pot de vin est fort. Voyez POT."

Ah, nous voici dans la corruption le sens de "pot de vin" s'est élargi aujourd'hui à dessous de table pour trafic d'influence. "Le pot de vin est fort", c'est pour le corrupteur actif, qui trouve l'addition salée.

"Fig. et fam., S'enivrer de son vin, S'entêter de ses propres idées."

Cette expression a disparu, dommage car plus que jamais nous nous enivrons de notre vin. Nous avons notre vérité et nous sommes sur nos garde pour ne pas boire du vin des autres (même s'il est bon). Dommage, vraiment dommage.

Puissions-nous chers lecteurs, vous et moi ne pas nous enivrer de notre propre vin et boire sobrement le bon vin français à l'occasion de cette fin d'année.