29.11.07

Les silences des médias. Nouveau Code du travail

Pour les médias, Marie-Lorraine est déjà enterrée, et pourtant elle ne le sera que demain à la cathédrale de Senlis.

En revanche l'enterrement des accidentés de Villiers est annoncé : il se déroulera au Sénégal (pays de Madame Rama Yade) et au Maroc (pays de Madame Rachida Dati).

Autre silence :

Le Code du Travail va subir d'importantes modifications. C'est le silence dans les médias officiels.

Prenons un exemple, un petit extrait de ces modifications profondes.

L'article 34 de la constitution de 1958, un des plus contestables car il introduit une complication extrême dans le droit, sans justification. Cet article 34 permet à la technocratie (bureaux des ministères remplis d'anciens élèves des école ENA et ENM) de légiférer en se passant des discussion des représentant du peuple. Cet article 34 établit donc des domaines réservés aux règlements pris sans débat et sans décision du Parlement pour certaines matières.

Il est bien évident qu'en instituant cette distinction obligatoire, on allait tout compliquer et permettre des décisions arbitraires de "techniciens" sans aucune légitimité démocratique, des "techniciens" imbus de leur "technique" et nourris d'auteur totalitaires ou fou du XIXème siècle (Nietzsche notamment) pourront en fait changer la substance du droit et donc toute la société.

Comme cette distinction de l'article 34 de la constitution est artificielle, elle entraîne une certaine pagaille, comme toute distinction au "frontières".

Le Code du Travail qui est constitué principalement d'une partie législative (soumise au Parlement) et d'un partie réglementaire (dont les auteurs sont les technocrates) traite des différentes matières sous ces deux rubriques.

Des matières qui se trouvaient dans la partie législative (donc protégée par des garanties de discussions publique) seront rangées dans la partie réglementaire (donc arbitrairement rédigée par les technocrates) Il est remarquable que dans le projet de loi, ce n'est pas l'inverse.

Pour donner une idée de la clarté du travail je cite un extrait du rapport de Madame Procaccia au Sénat :

http://www.senat.fr/rap/l06-459/l06-459.html


"- la désignation de l'autorité administrative compétente : désormais, la partie législative fait simplement référence à « l'autorité administrative », qui est identifiée dans la partie réglementaire (par exemple le préfet) ; par exception, les mentions de l'inspecteur du travail et du directeur départemental du travail, de l'emploi et de la formation professionnelle ont été maintenues dans la partie législative lorsqu'ils agissent dans le cadre de leurs pouvoirs propres d'inspection du travail ;"

C'est un tout petit extrait du casse-tête que constitue ce rapport et ce nouveau texte.

Cela va donc permettre aux bureaux de redésigner, à leur choix, les autorités compétentes, sauf exception naturellement.

Il paraît que les médias ne s'intéressent pas à ce bouleversement du droit du travail parce c'est trop "compliqué". Le droit est facilement technique et compliqué, c'est pourquoi il est si difficile de le faire partager. Mais on finit pas se demander si cette refondation complète n'est pas là pour, de nouveau, désorienter les acteurs de droit du travail qui avaient l'habitude du Code du Travail. Et si le silence des médias n'est pas dû à une volonté d'occulter ce très important événement, car il n'était pas trop "compliqué" de signaler ce changement gratuit (enfin gratuit parce que cela ne fait rien progresser, mais ça a coûté et ça va coûter cher)

La partie réglementaire sera en vigueur au 1er mars 2008, la partie législative aussi, mais ce n'est pas sûr.

http://combat.blogspirit.com/archive/2007/11/28/le-code-du-travail-va-etre-reecrit-en-quelques-heures-a-l-as.html

28.11.07

Le christianisme pervers de certains chrétiens

On lit sur les blogs et sur les forums de la prose de gens bien intentionnés sur les prières qui seraient dues à l'assassin de Anne-Lorraine.


On se demande à quel titre cet individu aurait gagné le droit à ce que l'on consacre son temps à prier pour lui. Quel texte de l'évangile ? Prier pour les persécuteurs ?

Mais prier pour quelqu'un parce qu'il vous hait est pervers, on ne peut prier pour quelqu'un que parce qu'il est un être humain comme nous. Pourquoi serait-il pervers de prier pour un persécuteur en qualité de persécuteur, c'est parce que l'on doit s'aimer soi-même et les autres comme nous-mêmes.

Ils nous rebattent les oreilles ces "bons chrétiens" avec "halte à la haine". Mais la haine, ce n'est pas nous, ce sont les agresseurs. Ils encouragent ainsi les pires crimes, inconsciemment et avec tout plein de bonne intentions, je ne le nie pas.


Hé, Oui, Anne-Lorraine s'est défendue et a blessé sont agresseur, c'est grâce à elle qu'il a été arrêté. Sans haine peut-être mais elle l'a blessé et elle a eu raison, elle a failli le tuer, il a eu "de la chance", plus "chance" qu'elle, encore que sa mort soit admirable.

L'agresseur a eu la fémorale lésée, un rien et il était mort...

D'autre part, Jésus a dit "qui prend l'épée, périra par l'épée" ce qui est une sentence de droit pénal. (Mth 26, 52) Il n'était donc pas contre la peine de mort dans des cas particuliers, notamment de l'homicide ("prendre l'épée", veut dire ici : "tuer").

"Ps 115, 15. La mort de Ses saints est précieuse aux yeux du Seigneur. " traduction Fillion "Pretiosa in conspectu, Domini mors sanctorum ejus." dir le roi-prophète David. (Vulgate)

Et ce n'est pas parce qu'elle s'est défendue et qu'elle a failli le tuer qu'elle en est moins sainte.

Alors s'il vous plaît, arrêtez avec vos prières pour l'agresseur, vous pouvez prier pour lui si ça vous chante, mais n'en faites pas une obligation perverse.

Sarkozy reçoit les familes (enfin, certaines)

Dans mon précédent post, je relayais une information donnée par le site du Figaro selon laquelle Sarko hésitait à recevoir les familles des personnes tuées dans un accident de la circulation (présomption d'innocence oblige, c'est un accident)

Les hésitations sont finies, il reçoit les familles de ces personnes, accompagnées de leur avocat et du maire de Villiers le Bel.

La famille de Marie-Lorraine ne sera pas reçue, sa mort n'a donné lieu à aucune émeute. Elle ,elle est morte héroiquement.

En France : "silence on tue"

La mort de Marie-Lorraine est déjà du passé pour les médias.

Ce matin sur le site du Figaro, pas un rappel rien.

Monsieur Sarkozy devait recevoir les familles des deux morts par accident qui ont causé tant et tant et qui causent encore tant et tant de dégâts en Île de France, sans compter les policiers blessés grièvement dont certains ne s'en sortiront pas.

Sur ces policiers sur le détail de leurs blessures : silence.

Alors je relaie l'information, les obsèques de Marie-Lorraine se dérouleront samedi 14 heures en la cathédrale de Senlis. Selon le Salon Beige

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/

"Un millier d'hommes étaient présents à Villiers selon, après qu'on eut relevé 130 blessés dans les rangs de la police en deux jours. En novembre 2005, 3 semaines d'émeute avaient blessé 200 fonctionnaires des forces de l'ordre. C'est dire l'intensité des combats."

Cent trente blessés sur un millier d'homme en deux jours ! Silence ! C'est bien plus grave que novembre 2005 ! Silence !

Au dernière nouvelles Sarkozy renoncerait, (en fait il hésite), à recevoir les familles des deux morts par accident qui ont causé cent trente blessés (dont combien sont en danger de mort du fait de leurs blessures ou resteront gravement handicapés : silence)

La France est un État démocratique où l'information est libre : c'est un dogme.

27.11.07

Procès ordinaires en France

"Hallucinant, le déroulement des débats où Kafka le dispute à Ubu. Une Présidente qui visiblement connaît mal le dossier, des tracts des JI attribués à Unité radicale, des actions d’UR attribuées aux JI. Un témoin (le surveillant maghrébin du lycée Maulnier), qui est arrivé après la « bataille », qui n’a rien vu et le dit, mais sur le témoignage de qui se fonde l’accusation. Une présidente qui interrompt systématiquement les avocats de la défense en leur demander d’abréger leur plaidoirie, mais laisse le Parquet s’exprimer à volonté.

Parlons-en du Parquet, de la soi disant « magistrature debout » !

Hallucinant, le comportement du vice-procureur Redon : un quintal de suffisance, d’arrogance, de mépris et de haine, véritablement de haine !, littéralement avachi dans son fauteuil, multipliant les plaisanteries douteuses à l’encontre des prévenus, les soupirs, les soufflements, pour qui « il importe peu de savoir qui a déclenché la bagarre », se demandant « mais c’est quoi un blanc ? », assénant « l’islamisation ça n’existe pas !». Redon, le digne représentant de notre société..."


http://www.blog-identitaire.com/


Les "identitaires" sont des gens qui distribuent, ou plutôt qui tentent de distribuer, gratuitement la soupe aux choux, dite "soupe au cochon".

Leur position à l'égard de la religion chrétienne est assez ambigüe puisqu'ils veulent en revenir au paganisme. Ce qui est absurde puisque les Gaulois ont rejeté le paganisme pour la religion juive, nettement supérieure, depuis plus de deux millénaires. Je ne suis donc pas d'accord avec eux : ce sont des identitaires anti-identité.

Cependant, s'ils veulent initier une action caritative en faveur des miséreux, personne de sensé ne peut le leur reprocher.

Ce qui m'intéresse ici est la description des deux procès que les magistrats leur ont intentés.

Cette description est malheureusement criante de vérité.

Le tandem procureur - présidente qui mène le procès n'est pas une création de l'esprit. Il est la réalité de la justice sortie de l'ENM en 2007 telle que je l'ai éprouvée et que je l'éprouve encore : brutalité, suffisance, mensonges cyniques.

Il génère ce sentiment que, dès avant l'audience, les jeux sont déjà faits. Elevés dans le Nietzschéisme nos petits magistrats se prennent pour des grands et pourtant...

26.11.07

Le violeur tueur "victime" de la jeune fille

La Salon Beige signale qu'alors que la secrétaire d'Etat organisait une minute de silence à la mémoire des femmes mortes de violence qui leur ont été faites, une jeune fille mourrait de l'agression que lui avait fait subir un agresseur sexuel.

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/071126123629.9a54lltm.htm

Nous étions hier dimanche 25 octobre.

La jeune victime se rendait à la messe, lorsqu'elle s'est retrouvée seule avec son agresseur dans une voiture du RER D. Il l'a donc agressée. Elle s'est défendue, lui a infligé une blessure à l'aine. Il l'a lardée de coups de couteau dont un mortel au coeur.

Si l'individu était mort et qu'elle ait survécu, qu'il soit d'une origine "protégée" (simple hypothèse), on aurait crié au meurtre raciste de celle qui se rendait à la messe.

Mais comme c'est l'inverse et qu'il a pris la fuite, puis s'est évanoui sous la douleur, on respire.

Les policiers ont arrêté l'ordure humaine. Il est la cause d'une mort.

La seule sanction vraiment efficace est la peine de mort contre ceux qui ont infligé des blessures ou la mort à des femmes. Tous les raisonnements du monde, toutes les prises de position larmoyantes des autorités, seraient-elles ecclésiastiques, ne tiennent pas devant cette sentence de droit pénal prononcée par le Christ lui-même :

"Qui prend l'épée, périra par l'épée." Mth 26, 52

Principes de la vie en société

La vie sociale ne peut se passer de principe. La science sociale qu'est le droit pas plus que la philosophie ne se passe de principe.

Mais d'abord qu'est-ce qu'un principe ?

"Un principe est une vérité générale et fondamentale : loi, doctrine ou hypothèse étendue et fondamentale sur laquelle d'autres reposent ou dont elles sont dérivées. À la différence d'une loi qui est précise et provisoire, un principe a une portée plus large voire intemporelle."
Dit wikipedia.

Le Conseil d'Etat reconnaît l'existence "principes généraux du droit". Parmi eux le plus important n'est reconnu que depuis 1995 :

"7) Le respect de la dignité de la personne humaine (arrêt du CE COMMUNE DE MORSANG SUR ORGE du 27 octobre 95)."

http://www.aesplus.net/La-jurisprudence-et-les-principes.html

Le principe est donc une idée antérieure évidente par soi qui s'impose, qui informe tout raisonnement, toute motivation juste et, par conséquent, toute décision.

Le pape voudrait que l'on reconnaisse au dessus de la loi de la majorité les principes moraux contenus dans les dix commandements donnés à Moïse et appelés "loi naturelle".

"Dans son discours, le pape cite le n. 1955 du Catéchisme de l’Église catholique qui dit : « La loi naturelle énonce les préceptes premiers et essentiels qui régissent la vie morale. Elle a pour pivot l’aspiration et la soumission à Dieu, source et juge de tout bien, ainsi que le sens d’autrui comme égal à soi-même. Elle est exposée en ses principaux préceptes dans le Décalogue."

http://www.zenit.org/article-16349?l=french

"Aujourd’hui, a-t-il souligné, en partie à cause de « facteurs d’ordre culturel et idéologique, la société civile et laïque se trouve dans une situation d’égarement et de confusion : on a perdu la preuve originelle des fondements de l’être humain et de son action éthique, et la doctrine de la loi morale naturelle se heurte à d’autres conceptions qui en sont la négation directe ».

« Tout ceci a des conséquences énormes et graves dans l’ordre civil et social, a-t-il expliqué. Une conception positiviste du droit semble dominer chez de nombreux penseurs aujourd’hui ».

Dépêche du vendredi 5 octobre 2007.

La conception positiviste du droit est celle qui prétend que la loi est l'expression de la volonté générale et ne doit donc se référer à aucune norme objective qui lui soit antérieure.

Pourtant déjà en France la constitution de la Quatrième République, et celle de la cinquième prévoient le respect des principes inscrits dans les déclarations des droits de l'Homme du 26 août 1789 et dans le préambule de la constitution du 27 octobre 1946.

La déclaration des Droits de l'Homme de 1789 est un texte, à mon sens, obsolète qui n'a nullement empêché, voire a justifié, les régimes totalitaires (art. 6, première phrase : "la loi est l'expression de la volonté générale"). Beaucoup de ses articles sont cependant encore parfaitement valables.

Le "préambule de la constitution de 1948 est lui aussi un texte obsolète au moins en partie (articles consacrés à l'Union Française, disparue depuis longtemps) mais bon nombre des principes proclamés sont toujours d'actualité.

L'ensemble des ces deux textes est peu ordonné, il serait bon de les réécrire et à cette occasion d'élaguer les dispositions obsolètes ou dangereuses (surtout dans la déclaration du 26 août 1789).

La déclaration Universelle des Droits de l'Homme de l'ONU du 10 décembre 1948 est fondamentalement intéressante, mais sa définition de l'homme est susceptible de tromper : article 1er "[les hommes] sont doués de raison et de conscience". Cela est certes vrai, mais il ne faudrait que cela serve de prétexte à nier l'humanité des embryons, foetus, de certains malades, handicapés voire pire... Il faudrait au moins préciser cette définition.

Il est bon de s'être aperçu que la proclamation de principes antérieurs à la loi de la majorité était nécessaire. Mais il faut en changer la formulation en raison de l'omission, par exemple, du "droit à la vie" égal pour tout homme depuis la conception jusqu'à la mort naturelle.

Il convient d'insérer dans le texte à élaborer la référence au droit naturel "inscrit dans le coeur de tout homme", dont les principes sont matériellement exposés dans le Décalogue.

24.11.07

Darwin ou Moïse ?

On sait que les gens qui faisaient des recherches pour "réparer" l'être humains, pensaient sur la foi de l'embryogénèse généralement considérée comme "scientifique" que c'est en prenant des cellules d'embryon non spécialisées que l'on arriverait à créer des organes permettant de "réparer" par exemple les pancréas des diabétiques.

Il se trouve que cette voie qui supposait la destruction d'êtres humains (les embryons) pour en réparer d'autres, se faisait évidemment en sacrifiant les droits de l'homme et l'égalité fondamentale de tous les humains ; il se trouve que cette voie "prometteuse" se révèle être une impasse, elle est totalement inefficace, cependant que d'autre chercheurs semblent avoir réussi sur des cellules tirées de la peau d'êtres humains adultes ou des cellules du cordon ombilical.

Voir sur ce point la dépêche de l'agence zenit :

http://www.zenit.org/article-16696?l=french

et encore sur un colloque au Sénat

http://www.zenit.org/article-16704?l=french


Ces fait illustrent que les théories scientifiques ne sont nullement infaillible et qu'il faudra sans doute revoir la valeur des théories concernant l'embryogénèse, lesquelles ont conduit à cette impasse.

Sur le blog de Monsieur Daoudal (dont je ne partage pas les convictions politiques, mais peu importe)

http://yvesdaoudal.hautetfort.com/archive/2007/11/23/cellules-souches-la-vraie-science-et-la-loi-naturelle.html

Sur le blog de Monsieur Daoudal donc, qui est un penseur chrétien de grande valeur, un des intervenants m'a mis au défi de trouver une théorie pouvant faire pièce à la théorie de l'évolutionnisme qui, partant de Hobbes en passant par J.-J. Rousseau, Darwin, Marx, arrive à Coppens ; théorie donc qui veut imposer comme une théorie "scientifique" irréfutable, une théorie fumeuse et pour tout dire, à mes yeux, ridicule.

Voici ma réponse légèrement modifiée :

"Merci à Raph de ma lancer un défi. Il est bien évident que je n'ai aucun titre à proposer une théorie, je vais plutôt lui répondre que s'agissant de matière historique, je crois au seul récit rationnel et qui correspond à l'expérience actuelle que nous avons de l'humanité : le récit dont l'auteur est Moïse.

Plus proche de nous Bossuet l'a mis en prose plus accessible :

"La première époque vous présente d’abord un grand spectacle : Dieu qui crée le ciel et la terre par sa parole, et qui fait l’homme à son image. C’est par où commence Moïse le plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes, et le plus sage des législateurs.
Il pose ce fondement tant de son histoire que de sa doctrine, et de ses lois. Après il nous fait voir tous les hommes renfermez en un seul homme, et sa femme même tirée de luy ; la concorde des mariages et la société du genre humain établie sur ce fondement ; la perfection et la puissance de l’homme, tant qu’il porte l’image de Dieu en son entier ; son empire sur les animaux ; son innocence tout ensemble [p. 8] et sa félicite dans le paradis, dont la mémoire s’est conservée dans l’âge d’or des poètes ; le précepte divin donné à nos premiers parents ; la malice de l’esprit tentateur, et son apparition sous la forme du serpent ; la chute d’Adam et d’Eve, funeste à toute leur postérité ; le premier homme justement puni dans tous ses enfants, et le genre humain maudit de Dieu ; la première promesse de la rédemption, et la victoire future des hommes sur le démon qui les a perdus."

Et si vous voulez savoir d'où Moïse a tiré son histoire de l'humanité naissante : "Moïse et nos anciens pères dont Moïse a recueilli les traditions (...)"

Pourquoi ? Parce que Moïse "Moïse le plus ancien des historiens, le plus sublime des philosophes, et le plus sage des législateurs."

Voilà ce que je crois. Mais je ne le crois pas sans preuve et gratuitement, car ce récit est corroboré par l'expérience quotidienne que nous avons de l'humanité.

Mes citations sont tirées de

http://pedagogie.ac-toulouse.fr/philosophie/textesdephilosophes.htm

Mais je n'ai aucune théorie scientifique, je crois une histoire.

D'ailleurs Rousseau l'inspirateur de Darwin commence par "commençons par écarter les faits", ce qui pour un historien de l'humanité, est une formule absurde :

"Commençons donc par écarter tous les faits, car ils ne touchent point à la question."

http://fr.wikisource.org/wiki/Discours_sur_l%E2%80%99origine_et_les_fondements_de_l%E2%80%99in%C3%A9galit%C3%A9_parmi_les_hommes_-_Premi%C3%A8re_partie

C'est dans le "Discours sur l'Origine et les Fondements de l'Inégalité", soit une oeuvre historique.

Cela dit comprenez bien que je ne vous fait nullement un devoir de partager mes convictions, si vous voulez croire Jean-Jacques et Darwin, libre à vous, moi je crois Moïse et c'est aussi mon droit. "

A + chères amies lectrices et amis lecteurs.

23.11.07

Cruauté du droit technocratique : un nouvel exemple

Tous connaissent l'esprit violent des magistrats français. Ils méprisent et donc hurlent, gesticulent.

Leurs jugements sont des exemples de cruauté et d'esprit nietzschéen. Ils sont, comme souvent les orgueilleux, risibles par leurs faiblesses intellectuelles drapés dans des considérations qu'ils croient de grande hauteur. Le contraste provoque le rire.

Il me souvient de la déposition du Premier Président de la Cour de Cassation devant la commission Outreau. La commission lui parlait d'hommes de problèmes humains, de pauvres en prison sans l'avoir mérité, de magistrats fous, imbus d'eux-même. Il ne répondait que fonctions, notations. Pour lui le droit était un grand jeu de fonctions, un jeu de "pions" sur le grand échiquier de la société : la notion d'humanité et de justice, autant qu'il m'en souvienne, était totalement absente de sa déposition. Nous avions devant nous un parfait technocrate.

Selon cette proposition de loi (donc émanant d'un parlementaire) la prescription de droit commun qui est aujourd'hui de trente ans, passerait à cinq ans et laisserait subsister quelques exceptions pouvant aller jusqu'à vingt ans maximum à compter des faits. Je n'entre pas dans le détail.

Voici un extrait de la dépêche Lexis Natexis qui l'annonce

"S'agissant de la prescription extinctive, le texte prévoit l'abaissement du délai de droit commun de 30 ans à 5 ans, y compris en matière commerciale (C. civ., art. 2224 et C. com., art. L. 110-4). Ce délai a pour point de départ le « jour où le titulaire d'un droit a connu ou aurait dû connaître les faits lui permettant de l'exercer ».


Prévoit ce projet de loi selon http://www.lexisnexis.fr/depeches/ .

Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est l'expression "aurait dû connaître". Ces mots excluent une nouvelle fois les pauvres, les ignorants. On peut compter sur nos magistrats nietzchéens pour appliquer avec violence cette disposition anti-pauvres, anti-faibles.

Le droit français dans ses nouvelles dispositions, notamment dans ses dispositions de procédure et de droit civil concernant les biens est marqué par l'esprit de Nietsche. "Périssent les faibles et les ratés et qu'on les aide encore à disparaître."

C'est un esprit en inadéquation totale avec les droits de l'homme.

Cette phrase qui préside aux nouvelles lois, cette phrase du misérable Nietzsche qui signifie en réalité "vivent les malhonnêtes, les voyous très "adaptés" et vraiment malins, périssent les honnêtes et les naïfs" et donc, paradoxe habituel, un bonus accordé aux voyous et aux inadaptés sociaux, au gens opposés à la vie et à la santé sociale...

22.11.07

Du Syndicat de la Magistrature à Dante

Cher amis lecteurs,

Encore une fois j’allais vous entretenir du Syndicat de la Magistrature. Une association d’olibrius prétentieux tous ou presque issus de l’École Nationale de la Magistrature. J’avais lu le récit d'un de leurs exploits ridicules dans un arrêt du Conseil d’État.

Finalement, je préfère vous parler d’autre chose que de la sentine de la magistrature et des institutions françaises. Il faut savoir s’éloigner des cloaques moraux et intellectuels pour, de temps en temps, respirer le parfum de la nature, admirer les fleurs, et les exhalaisons de beautés de la nature humaine tant au physique qu'au moral.

Car l’être humain est beau, il est pacifique, il est amical et la méchanceté est chez lui contre nature.

Pour illustrer mes sentiments à l'égard de l'être humain, j'ai trouvé

Sur le site de l’abbaye suisse de Port-Valay,

J’ai trouvé ce texte, libre de droit, sur Dante (1265 – 1324) et Béatrice :

"Dante était encore dans l'enfance lorsqu'il perdit son père. Vers ce temps, une circonstance fortuite fit naître en lui la passion, si connue, qui eut tarit d'influence sur sa vie entière. Nous empruntons le récit de Boccace :

« C'était le 1er de mai, jour où, selon la coutume, Folco Portinari, homme en grande estime parmi ses concitoyens, avait rassemblé chez lui ses amis avec leurs enfants. Dante, alors âgé de neuf ans seulement, était du nombre de ces jeunes hôtes. De cette joyeuse troupe enfantine faisait partie la fille de Folco, dont le nom était Bice (3). Elle avait à peine atteint sa huitième année. C'était une charmante et gracieuse enfant, et de séduisantes manières. Ses beaux traits respiraient la douceur, et ses paroles annonçaient en elle des pensées au-dessus de ce que semblait comporter son âge. Si aimable était cette enfant, si modeste dans sa contenance, que plusieurs la regardaient comme un ange. Cette jeune fille donc, telle que je l'ai décrite, ou plutôt d'une beauté qui surpasse toute description, était présente à cette fête. Tout enfant qu'était Dante, cette image se grava soudain si avant dans son cœur, que, de ce jour jusqu'à la fin de sa vie, jamais elle ne s'en effaça. Était-ce entre deux cœurs un lien mystérieux de sympathie, ou une spéciale influence du ciel, ou était-ce, comme quelquefois l'expérience nous le montre, qu'au milieu de l'harmonie de la musique et des réjouissances d'une fête, deux jeunes cœurs s'échauffent et se portent l'un vers l'autre? Il n'importe; mais Dante, en cet âge tendre, devint l'esclave dévoué de l'amour. Le progrès des années ne fit qu'accroître sa flamme, et tant, que pour lui nul plaisir, nul confort, que d'être près de celle qu'il aimait, de contempler son beau visage, et de boire la joie dans ses yeux. Tout en ce monde est transitoire. A peine Béatrice avait-elle accompli sa vingt-cinquième année, qu'elle mourut (4). A son départ, Dante ressentit une affliction si profonde, si poignante, il versa tant et de si amères larmes, que ses amis mirent qu'elles n'auraient d'autre terme que la mort seule, et que rien ne pourrait le consoler (5). »

http://www.abbaye-saint-benoit.ch/bibliotheque.htm

Dante, de son vrai prénom « Durante » soit Durant, ne mourut pas de la mort de Bice (diminutif de Béatrice, à prononcer « bitché »). Il lui resta toujours fidèle cependant et ne cessa de la louer, même après son mariage malheureux avec une femme acariâtre dont il eut six enfants dont une fille qui fut prénommé... Béatrice.

Peut-on imaginer que sa femme fut acariâtre d’avoir à supporter un mari qui ne pensait qu’à une morte ?

Car faut-il choisir entre « un lien mystérieux de sympathie, ou une spéciale influence du ciel, ou était-ce, comme quelquefois l'expérience nous le montre, qu'au milieu de l'harmonie de la musique et des réjouissances d'une fête, deux jeunes cœurs s'échauffent et se portent l'un vers l'autre » Pourquoi pas tout cela à la fois ?

L’homme a nécessairement besoin de la femme, de ses œuvres, de ses pensées pour être complet. Adam n’est pas sans Ève, Jésus sans sa mère et sans les saintes femmes. C’est la nécessité des œuvres spirituelles, intellectuelles et morales de la femme.