8.9.10

Madame Tasin menacée de mort

Madame Tasin de "Résistance républicaine" est menacée de mort par e.mail. Voici le texte de ce message :

"Une Fatwa a été prononcée contre toi, tous les musulmans de france et de navarre ont le devoir d’exécuter cette dite fatwa où qu’ ils se trouvent , La loi dans le coran dit que celui qui blaspheme l’islam doit etre poursuivi et chatié".

Passons sur le fait que les auteurs de ces mails et de la "fatwa" n'ont d'autre autorité que celle qu'ils se donnent eux-même, enrôlant le droit dans leurs salades. Leur argumentation est sans aucune justification rationnelle. C'est du pur volontarisme, de l'arbitraire.

http://lesalonbeige.blogs.com/my_weblog/2010/09/fatwa-contre-christine-tasin-de-riposte-la%C3%AFque.html#comments

Madame Tasin interviendra sur le thème de la liberté d'expression lors de la convention "pour l'indépendance de la France" de 15 heures à 15 heures 15 11-13, rue Danton à Issy les Moulineaux métro "Mairie d'Issy", ligne 12.

Il est important de lui témoigner notre solidarité.

8 septembre Nativité de la Sainte Vierge

Voici l'épigraphe de l'article sur cet événement des "Petits bollandistes" de Mgr Guérin :

9 Quæ est ista quæ progreditur quasi aurora consurgens,
pulchra ut luna, electa ut sol, terribilis ut castrorum acies ordinata ?

http://vulsearch.sourceforge.net/html/Ct.html


Traduction proposée :

"Ct 6,9. Qui est celle-ci qui avance comme l'aurore qui se montre, belle comme la lune, élevée au-dessus de tout comme le soleil, terrible comme une armée rangée en ordre de bataille ?"

(traduction Fillion du site magnificat http://www.magnificat.ca/textes/bible/at.htm)

Marie, naît pour devenir

1) L'instrument du salut du monde
2) La médiatrice des anges et des hommes
3) La réparatrice de l'univers
(Abbé Combalot "Conférences sur les grandeur de Marie".)
Marie est l'inconnue : "Qui est celle-là ?" se demande l'humanité. Née dans une famille royale (fille de David), sa famille est tombée dans l'obscurité.

Il est difficile de rendre l'image que le roi Salomon, traduit par saint Jérôme, nous donne dans sa comparaison entre l'aurore et la naissance de la Sainte Vierge. L'aurore se lève et personne ne peut l'en empêcher. Car elle est puissante et belle comme la lumière qui surgit de l'horizon, la Sainte Vierge.

C'est pourquoi, il conclut qu'elle a la puissance d'une armée rangée en ordre de bataille contre le règne du démon et de son armée, lesquels seront nécessairement défaits.

7.9.10

Solidarité avec les mineurs chiliens

Un terrible accident de mine a bloqué trente trois mineurs à 700 mètres sous terre. Il faudra des mois pour les sortir vivants de là, en souhaitant qu'ils n'y ait ni maladie, ni sur-accident.

Leur terrible épreuve m'entraîne à prier pour leur heureuse délivrance et j'invite tous mes lecteurs à en faire autant.

Par le tuyau qui leur permet de survivre, on leur fait parvenir des vivres, de l'eau, des lettres, des médicaments, on fait passer des communications phoniques et vidéos, eux-même peuvent envoyer à la surface des lettres etc.

Il est incroyable qu'on ait fait parvenir à ces malheureux des photographies de femmes nues. Pour les encourager à la masturbation et leur saper le moral, le moyen est efficace.

Malgré cette erreur dont je prie pour qu'elle n'aie pas de conséquences dramatiques, j'espère qu'ils seront bientôt de nouveau "parmi nous".

Lorsque nous utilisons un fil de cuivre électrique, lorsque nous ouvrons un robinet d'eau, mais aussi dès que nous sommes tentés de gaspiller, remémorons-nous que tout ce que nous avons vient de la peine, avec parfois des risques de mort, de nos frères humains.

Depuis cet accident, je ne regarderai plus un fil de cuivre de la même manière.

Sakineh Mohammadi Ashtiani condamnée à mort par lapidation

Le droit pénal n'est pas une obligation de conscience, en ce sens que les nécessités de la répression ne prévalent pas sur la présomption d'innocence.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sakineh_Mohammadi_Ashtiani

Si les procès en France ne garantissent pratiquement pas l'équité, ni la justice (très souvent l'accusé ne peut même pas s'exprimer), en Iran cela semble encore pire.

La condamnation de madame Mohammadi-Ashtiani pour l'assassinat de son mari et pour adultère n'offrent aucune garantie de sérieux.

De plus la peine de mort doit être évitée. Or la peine de mort ne se justifie ici en aucune manière.

Il n'y a pas de risque couru par la sécurité publique.

Rapprochement de deux décisions de la justice française

http://www.europe1.fr/France/Etendard-remplace-Condamnes-a-un-euro-264585/

Sous le lien ci-dessus on apprend que des individus qui avaient brûlé le drapeau français et l'avaient remplacé par le drapeau algérien sur un bâtiment officiel de Villeneuve-Saint-Georges. Les tribunaux français les ont condamnés à 1 € d'amende.

A peu près dans le même temps les juges français ont condamné monsieur Alexandre Simonnot à 10 000 € pour avoir donné un coup de clé dans un "préservatif géant" affiché par la municipalité.

Voici le communiqué de monsieur Simonnot :

"Le 2 Décembre 2006, la municipalité socialo-communiste de Taverny (Val-d’Oise), avec la complicité silencieuse de l’opposition UMP, érigeait un préservatif géant de 11m de hauteur sur l’obélisque se trouvant à l’entrée de cette ville, en le facturant 9000 euros à ses contribuables.

Pour avoir osé déchirer cette obscénité publique qui constituait, de toute évidence, un attentat à la pudeur, un outrage aux bonnes mœurs et un objet de scandale notamment pour les jeunes enfants, je viens d’être condamné à payer 10 000 euros d’amendes par la Cour d’Appel de Versailles.

Profondément scandalisé par cet Arrêt, je déclare ne plus croire en la justice de mon pays. Cette décision ne me frappe pas uniquement, elle frappe et condamne également la pudeur, les bonnes mœurs et la morale publique. Grâce à nos magistrats, il sera désormais permis d’exhiber dans nos rues tout et n’importe quoi sans jamais en être inquiété.

Malgré cette parodie de justice, je m’estime totalement innocent, et si, par malheur, la municipalité de Taverny réitérait une telle provocation, qu’elle sache que je reviendrai et recommencerai mon action.

Je n’aimerais pas du tout être à la place de ceux qui m’ont poursuivi et fait condamner, car c’est moi l’accusé qui aurais dû les juger.

« Malheur à celui par qui le scandale arrive ! »

On peut écrire à monsieur Simonnot :

Alexandre Simonnot 1 rue Jean XXIII 95150 TAVERNY


Cette exhibition sexuelle est protégée, le brûlage du drapeau français n'est réprimé que symboliquement et la procureur utilise des termes à connotation sexuelle et grossiers dans son réquisitoire.

Les juges ont ainsi implicitement jugé qu'il était 10 000 fois plus grave de s'en prendre à un préservatif qu'au drapeau national. Mais cette arithmétique signifie que la débauche doit être protégée en raison de sa grande valeur, mais que la nation n'a aucune valeur.

6.9.10

La séparation des pouvoirs institue-t-elle une immunité absolue en faveur des magistrats ?

Selon une dépêche publiée par yahoo, l'Union syndicale des magistrats réagit ainsi à l'accusation de "forfaiture"portée contre les magistrats (extraits) :

"L'USM "prend connaissance des déclarations outrancières de différents syndicats de police", du ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux "qui met en cause le travail des magistrats", a déclaré Christophe Vivet, secrétaire national de l'USM et vice-procureur à Grenoble. "Il y a l'utilisation de termes absolument inacceptables", a-t-il souligné, évoquant l'expression de "forfaiture" utilisée au sujet de cette libération par le secrétaire général de Synergie (second syndicat d'officiers de police). Lire la suite l'article

"L'USM demande que la garde des Sceaux réagisse dans cette affaire et rappelle les grands principes qui fondent l'État de droit en France" que sont "la séparation des pouvoirs". Christophe Vivet rappelle que "ce n'est ni aux enquêteurs ni au préfet de dire qui est coupable et d'incarcérer". "Le fonctionnement d'un régime démocratique comme la France, c'est que la police fait des enquêtes, soumet le résultat des enquêtes à la justice et des magistrats indépendants, coupés de la pression politique, qui prennent des décisions", a-t-il poursuivi. Il a également souligné que "la loi pénitentiaire impose aux magistrats de ne placer en détention qu'en dernier recours".

La seule difficulté que n'envisage pas le magistrat protestataire, c'est que la séparation des pouvoirs (mais la police judiciaire est un agent judiciaire), ne veut pas dire arbitraire des pouvoirs.

Partant les décisions des magistrats peuvent être soumises à la raison du peuple, à la raison humaine. Donc le terme de "forfaiture" peut être employé et brandir la "séparation des pouvoirs" pour limiter la liberté d'expression n'est pas efficace.

Aucun droit de l'homme et partant aucun principe d'organisation démocratique de la société ne peut être invoqué en vue de limiter arbitrairement la liberté d'expression. (article 30 de la déclaration universelle des droits de l'homme qui rappelle qu'aucun droit de l'homme ne peut être invoqué en vue de violer un droit de l'homme).

Les magistrats, comme tous les humains, ne sont pas au-dessus de la raison universelle de l'homme. Ils n'ont aucun droit à l'arbitraire.

4.9.10

Critique des statues de Frêche

Le "grand chef" du Languedoc, un vrai "forçat de la faim", vient d'annoncer qu'il va statufier Staline et l'imposer aux Montpelliérains qui n'ont pas été consultés :

http://www.la-croix.com/afp.static/pages/100903193906.b4rn3j2q.htm

"Staline, c'est un voyou bien sûr" (...) qui "est à l'origine de 22 millions de morts". "Mais quand même, il a gagné à Stalingrad, et Stalingrad c'est le tournant de la deuxième Guerre mondiale", a-t-il affirmé.

"Si les Russes, qui ont eu 26 millions de morts pendant la deuxième Guerre mondiale, n'avaient pas vaincu à Stalingrad, jamais les Américains n'auraient débarqué en Normandie le 6 juillet 44", a encore dit M. Frêche.

"Je fais une +place des grands hommes+ qui ont changé le 20e siècle. Donc je mets les vilains et les gentils, parce que moi je suis historien, pas moraliste", a-t-il conclu.




Observons aussi que pour Frêche, il n'a de grands hommes que politiques. La société civile, pour laquelle la société politique est faite et qui a la primauté sur le politique, il l'a passe complètement sous silence.

Pour lui l'histoire du XXème siècle (exclusivement politique) s'arrête à 1970 environ (sauf pour Mandéla).

Il est contestable que Staline ait gagné Stalingrad.

C'est un peu comme si l'on disait que c'étaient Aristide Briand qui était le vainqueur de Verdun. C'est Joukov qui a vaincu et Staline par son ordre absurde de ne pas évacuer les civils a été un facteur négatif (outre les combats, l'armée avait encore la charge des femmes, des enfants, des vieillards et des malades, la logistique était embarrassée de ce poids inutile). C'est aussi l'exubérante natalité tsariste qui a permis cette victoire. Va-t-il statufier Nicolas II ?

Si l'Union soviétique a subi tant de pertes humaines, c'est aussi en raison de la politique de Staline qui envoyait les fantassins se faire hacher par les mitrailleuses, sans aucun bénéfice pour l'Union.

Voyou très cruel Staline était une calamité pour son propre camp.

Donc attribuer la victoire de Stalingrad à Staline, trahit l'obsession politique de Frêche et sa passion idéologique contre la réalité. Staline a été un facteur d'affaiblissement de la Russie, y compris à Stalingrad.

Tout est politique pour lui.

Car, au fond, son obsession, c'est l'amoralisme, la lutte contre la religion qui éclaire le monde, la lutte contre les dix commandements, donc contre la raison.

C'est lui qui a qualifié Jean-Paul II d'"abruti" et qui qualifie "Staline" de "grand homme". Cela circonscrit bien le personnage.

Adieu à messieurs Antony et Daoudal

Notre pape vient de prononcer un discours très important donnant le programme pour les prochaines Journées mondiales de la jeunesse de Madrid en 2011.

http://eucharistiemisericor.free.fr/index.php?page=0309102_message_jmj

Monsieur Daoudal en publie des extraits, comme d'ailleurs "Le Salon beige".

Ce qui est remarquable, c'est que ces deux blogs évitent le passage où Benoît XVI parle de "Gaudium et spes".

Cela a attiré ce commentaire de ma part sur le blog de monsieur Daoudal :

Je finis par comprendre combien nous sommes éloignés intellectuellement l'un de l'autre monsieur Daoudal.
"Après le "totalitarisme thomiste" (diantre !), nous voilà privés de la citation de Gaudium et spes : "Sans le Créateur, la créature s'évanouit."

Nous n'avons décidément pas les mêmes repaires intellectuels et combien mes sympathies pour Bernard Antony et son école intellectuelle reposaient sur un qui pro quo, sur une profonde méprise de ma part.

Méprise, il est vrai favorisée par ce qui semble être un principe d'action de cette école : "larvatus prodeo"."

Pour faciliter la compréhension de ce commentaire, je précise que je fais allusion à un post de monsieur Daoudal, au cours duquel il parle du "totalitarisme thomiste". Le pape avait en effet prononcé un discours où il précisait que l'homme n'était pas donné comme "naturel" d'un côté et "racheté" de l'autre. Ce qui est parfaitement exact. Tous les hommes sont rachetés, quelles que soient leurs croyances.

Monsieur Daoudal s'en félicitait et semblait conclure à tort, selon ce que crois avoir compris, que l'ordre surnaturel était une négation de l'ordre naturel, qu'il n'y avait donc pas de "nature" pure et simple, confondant l'ordre intellectuel, l'ordre du discours et l'ordre la réalité toujours infiniment plus complexe.

Il se plaignait alors du "totalitarisme thomiste", ce qui voulait sans doute signifier l'omniprésence du thomisme dans la pensée du Saint Siège.

Je ne connais cependant pas de document public dans lequel monsieur Bernard Antony, ou monsieur Daoudal s'expliquent clairement sur leur traditionalisme (à rapprocher du culte de monsieur Madiran pour Soljenitsyne et sa critique virulente de l'Occident).

D'où ma critique sur le "larvatus prodeo" ("je m'avance masqué"). Je me suis bien trompé, et longtemps, mais je me demande si je n'ai pas été trompé aussi.

Réagissant aux attaques, monsieur Aillagon tente de justifier son exposition

Sur son blog monsieur Aillagon responsable d'une exposition contestée par le site e.deo (un site catholique réactionnaire), tente de se justifier en ces termes :

"La chrétienté est un système idéologique et politique qui, prenant la foi chrétienne pour argument, a tenté d’imposer, à des territoires et à des consciences, un ordre global et contraignant qui en prétendant d’ailleurs soumettre le temporel au spirituel a, en fait, assujetti ce ferment de liberté qu’est la foi chrétienne à la tyrannie du pouvoir, de la contrainte, de l’autorité, de la coercition et des préjugés, et a substitué à la souplesse de la vie la rigidité d’un ordre qu’on voulait immuable et définitif. Que ceux qui brandissent l’autorité de Jésus Christ contre tout ce qui les dérange, relisent ses paroles prophétiques quand il s’adressait aux pharisiens, cette « races de vipères », et ils changeront, je l’espère avec foi, espérance et charité…, d’avis."

http://jean-jacques-aillagon.typepad.fr/le_blog_de_jeanjacques_ai/2010/09/bienheureux-les-pacifiques.html

Monsieur Aillagon est un fin connaisseur de la doctrine chrétienne. Je pense qu'il doit être chrétien ou au moins un sympathisant, en tous cas un lettré.

Il y a du vrai dans ce que dit monsieur Aillagon, historiquement la chrétienté a été parfois un prétexte au viol de la liberté religieuse. Je pense à titre d'exemples au catéchisme obligatoire pour les Juifs dans les Etats pontificaux, je pense au "les esclaves seront baptisés." du "code noir". Ce ne sont que des exemples.

Il est très injuste de réduire ces excès et ces erreurs à la substance de la chrétienté.

La chrétienté était un surtout un contrat informel des populations avec l'Eglise. La chrétienté, c'étaient des peuples qui se soumettaient librement à la loi de l'évangile et s'adressaient au clergé et principalement au pape pour résoudre leurs questions de morale et de foi.

Dans la loi de l'évangile, il y a la reconnaissance d'un ordre naturel (quoiqu'en dise monsieur Daoudal qui oppose l'évangile au "totalitarisme thomiste", pas moins !).

"Mt 7,12. Ainsi, tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le vous-mêmes pour eux ; car c'est là la loi et les prophètes."

La substance de la loi et des prophètes, c'est-à-dire l'essentiel de la révélation, est au dedans de nous. C'est en nous examinant chacun que nous savons ce que nous avons à faire. Tout cela est parfaitement naturel.

Or cet ordre est immuable et définitif. L'ordre de la raison fonde la dignité de l'homme. Ceux qui contestent cela contestent les droits universels de l'homme fondés sur le caractère raisonnable de l'être humain.

Mais cet ordre naturel est restauré, couronné, sublimé par un ordre surnaturel inaccessible à notre raison quoique raisonnable (il est raisonnable de croire).

"Jn 15,5. Je suis la vigne, vous êtes les sarments. Celui qui demeure en Moi, et Moi en lui, porte beaucoup de fruit; car, sans Moi, vous ne pouvez rien faire."


Si nous ne pouvons rien faire sans lui, c'est que nous ne pouvons même pas utiliser droitement notre raison.

La solution du problème est la suivante : notre raison nous permet d'atteindre la vérité, nous le savons par la foi, mais ce n'est pas la foi qui nous permet de condamner l'exposition fruit de l'initiative de monsieur Aillagon, c'est la raison.

Le laid et le beau ne sont pas arbitraires, notre culture française est une donnée respectable et qui doit être respectée. Voilà les raisons qui permettent de condamner l'initiative bafouant les droits du peuple français à son esthétique et à sa culture, par conséquent bafouant la raison.

Un mot pour terminer sur la tactique de monsieur Aillagon : la meilleure défense, c'est l'attaque, voilà son principe. Le moyen, c'est l'histoire ; "parlons histoire" ; c'est le procédé habituel. Mais ici la ficelle est un peu trop grosse.

En revanche, lorsqu'il critique implicitement les lefebvristes, il leur cloue le bec ; au moins sur le plan de leurs critiques, car il est exact que le lefebvristes, faisant fi du contrat licite au fondement de la chrétienté, veulent une contrainte sociale pour imposer la douce loi du Christ, ce qui est un quasi-blasphème.

2.9.10

Un prêtre respectueux de la liberté religieuse et de la dignité humaine

L’article du Matin montre que le ministère des prêtres attachés à la liturgie traditionnelle peut être plus varié qu’on ne le pense généralement. En s’occupant des drogués et d’anciens taulards, par exemple. Pourquoi s’en occuper et célèbrer la messe tridentine ?La réponse est aussi dans l’article du Matin : « Parce qu’on les traite de sales intégristes, ceux qui veulent suivre la messe en latin se sentent aussi rejetés. Comme les marginaux du centre-ville ».

http://www.summorum-pontificum.fr/non-classe/il-soccupe-des-drogues-et-celebre-la-messe-tridentine

Voici un prêtre qui respecte la liberté religieuse. Il respecte également la dignité de la personne humaine.

Un commentateur de "summorum pontificum" ne comprend pas qu'il ne fasse pas du prosélytisme. Il oppose l'évangile qui demande d'aller "prêcher l'évangile à toute créature" et l'attitude de ce prêtre non-prosélyte.

Voici ce que je lui réponds :

@ Kris Vancauwenberghe

Un catholique n'est pas prosélyte. Il prêche l'évangile, c'est différent.

Dans les Fioretti, frère Léon raconte que saint François lui avait demandé d'aller "prêcher l'évangile" dans les rues d'Assise. Ils se promènent ainsi pendant un certain temps dans les rues d'Assise sans desserrer les dents.

A leur retour au monastère frère Léon fait remarquer qu'ils devaient "prêcher l'évangile", mais qu'ils n'avaient rien dit... Saint François lui fait comprendre alors qu'ils ont prêché l'évangile par leur façon de porter l'habit, de marcher, par leur aspect.

Et c'est Mgr Lefebvre qui racontait cela ! Pour appuyer le port de la soutane et faire comprendre son importance.

Le pape dit pareillement que le catholique n'est pas prosélyte. Il aime les gens tels qu'ils sont.

D'où l'ambition de ce prêtre n'est pas non plus de les "sortir de la drogue", ni de les "convertir" et il dit la messe traditionnelle parce que c'est une liberté qu'il tient du droit naturel.