22.8.10

Le sens des gargouilles

L'affaire de la gargouille "Allah akbar" de la cathédrale Saint Jean de Lyon donne l'occasion à un commentateur de François Desouche de donner le sens des gargouilles :

"Toutes les gargouilles des églises et cathédrales symbolisent et figurent des démons et des esprits mauvais s’échappant hurlant dans les airs, en fuyant les murs du sanctuaire, la maison de Dieu, car ils n’en supportent pas la sainteté, expulsés de la Cathédrale tout comme les démons, en fuite panique en présence du Christ."


C'est donc cela le sens des gargouilles. Elles représentent des démons se projetant vers l'extérieur du bâtiment et vomissant... de l'eau de pluie. Elles manifestent aussi que les démons ont leur rôle parfois utile. Le dicton résume cette idée ainsi "Le diable porte pierre."

La vérité de l'ordre public

La thèse qui prévaut dans la doctrine juridique (par exemple l'article "Ordre public" du "Dictionnaire de la culture juridique" édition PUF 2003 pp. 119 et ss.), l'ordre public est de ce qui limite voire opprime la liberté.

Tel n'est pas ce que semble impliquer ce passage de Caritas in veritate :
"En aidant les hommes à aller au-delà de leurs opinions et de leurs sensations subjectives, la vérité leur permet de dépasser les déterminismes culturels et historiques et de se rencontrer dans la reconnaissance de la substance et de la valeur des choses. La vérité ouvre et unit les intelligences dans le lógos de l’amour: l’annonce et le témoignage chrétien de l’amour résident en cela."

http://www.vatican.va/holy_father/benedict_xvi/encyclicals/documents/hf_ben-xvi_enc_20090629_caritas-in-veritate_fr.html

Cet extrait de la l'encyclique "Caritas in veritate" implique la vérité comme logos, discours nous libère du fidéisme (1) [cf § 4 de l'encyclique].

Au contraire cette vérité nous libère de nos déterminismes catholiques, français, du début du XIXème siècle, pour nous faire communier avec l'humanité de tous les temps et de tous les lieux. C'est la vérité qui nous ouvre à l'amour, dans la vérité de l'amour.

C'est pourquoi dans l'ordre juridique, l'ordre public, loin d'être une entité qui opprimerait la liberté, est la vérité de l'être raisonnable, vérité qui nous libère de nos étroitesses pour nous unir tous dans l'amour. L'ordre public est vérité, amour, liberté donc libération, la vérité est libération des déterminismes sociologiques.

(1)
Le fidéisme est la doctrine qui voit dans la foi le critère unique de la vérité.

Les nécessités de l'ordre public et les droits de la conscience

"Les avocats et les membres des professions judiciaires ont ainsi la redoutable responsabilité de trouver les moyens de concilier les manifestations individuelles ou collectives des convictions qui s’enracinent au plus profond de la conscience avec les nécessités de l’ordre public, sans pour autant les réduire à de simples opinions, ce qui n’irait pas sans grand dommage pour la société et sans atteinte au droit des personnes."

http://www.vatican.va/holy_father/john_paul_ii/speeches/1991/march/documents/hf_jp-ii_spe_19910323_avvocati_fr.html


21.8.10

La gargouille qui fait peur

Lors de la rénovation de la cathédrale Saint Jean à Lyon une gargouille proclamera "Allah ouakbar".

Une gargouille est un élément d'architecture gothique extérieur servant à égoutter de l'eau de pluie.

Elle représente souvent un démon.

Ici la gargouille "Allah ouakbar" a la forme d'un être effrayant. Elle va vomira de l'eau les jours d'orage.

Il n'y a évidemment pas de quoi en faire une histoire à monter sur ses grands chevaux.

C'est une plaisanterie.

On pourrait imaginer une gargouille marxiste qui dirait "la religion est l'opium du peuple", une gargouille à tête de Frêche qui proclamerait "Jean-Paul II est un abruti" etc.

Ce seraient d'autres plaisanteries.

20.8.10

Faut-il mettre les magistrats "hors d'état de nuire" ?

Incroyable, moi qui n'avais pas beaucoup d'estime pour la plupart des magistrats, j'ai trouvé mon maître.

C'est madame Jeanne Bourdillon (pseudonyme ?) qui publie sur "Riposte laïque", un article intitulé :

"Il faut mettre hors d'état de nuire des procureurs de la République comme Patrick Mathé".

Les propos ahurissants de cet individu sectaire permettent à madame Bourdillon de se poser des questions. Des questions très pertinentes.

Il ne faut pas être excessif toutefois, si dans l'ensemble nos magistrats ne méritent aucune confiance, je peux témoigner que certains ont une conscience. En conséquence, il serait injuste de les mettre tous dans le même sac.

Il ne faut d'ailleurs pas négliger l'importance des greffes dans la corruption : "pertes" de dossiers, choix du magistrats selon la sympathie qu'inspire la cause, discrimination selon la tête de l'avocat, les greffes ne sont pas en reste dans la corruption généralisée du système judiciaire français. Il faudrait rétablir une véritable indépendance des greffes.

Les fondements "légaux" de la détention de René Galinier

A la suite du maintien en détention de monsieur Galinier, ouvrier retraité, par la Cour d'appel de Montpellier, il est intéressant de confronter le texte qui "justifie" sa détention avec les données de fait connues.

Voici le texte qui "justifie" l'incarcération avant toute décision de condamnation de monsieur Galinier, c'est l'article 149 du code de procédure pénale dans ses extraits qui étaient en discussion devant les juges français :

"La détention provisoire ne peut être ordonnée ou prolongée que s'il est démontré, au regard des éléments précis et circonstanciés résultant de la procédure, qu'elle constitue l'unique moyen de parvenir à l'un ou plusieurs des objectifs suivants et que ceux-ci ne sauraient être atteints en cas de placement sous contrôle judiciaire ou d'assignation à résidence avec surveillance électronique :

(...)

“7° Mettre fin au trouble exceptionnel et persistant à l’ordre public provoqué par la gravité de l’infraction, les circonstances de sa commission ou l’importance du préjudice qu’elle a causé. Ce trouble ne peut résulter du seul retentissement médiatique de l’affaire. Toutefois, le présent alinéa n’est pas applicable en matière correctionnelle.”

Ce texte est à replacer dans le cadre de l'hostilité du législateur à l'incarcération avant jugement. Hostilité qui découle d'ailleurs du droit naturel, des droits naturels de l'homme.

Les juges de la Cour d'appel ont jugé que l'affaire était criminelle qu'il s'agissait d'une tentative d'homicide (alors que les victimes ont survécu et n'ont reçu qu'un seul coup de fusil : s'il avait voulu tuer, il aurait tiré plusieurs fois sur chacune des cambrioleuses (1), que la détention provisoire en prison était le seul moyen, que l'assignation à résidence sous contrôle électronique n'était pas suffisante dans le cas de cet homme de 73 ans, homme tranquille et dévoué, usé par une vie de travail manuel.

Elle a jugé aussi que l'acte de monsieur Galinier avait causé un trouble "exceptionnel" à l'ordre public. Elle a jugé que ce trouble était persistant. Que ce trouble ne résultait pas du seul retentissement médiatique de l'affaire.

Mais qu'est-ce que l'"ordre public" ? L'ordre public est l'ensemble des valeurs sociales fondamentales, ce qui permet la vie en commun.

Il semble que les valeurs de "vérité", de "liberté", de "droit à la vie privée", de présomption d'innocence, de respect des travailleurs, de respect des vieillards ne font pas partie des valeurs que la magistrature française intègre à l'ordre public.

“Exceptionnel” ? “Persistant” ? “Homicide volontaire” ?

La France est-elle un Etat de droit ? Non elle ne l'est pas, elle est un Etat d'arbitraire.

(1) Le procureur de la République le nommé Mathé, a même tiré argument du fait que monsieur Galinier était un ancien combattant d'Algérie pour l'accuser d'avoir utilisé les armes en sachant ce qu'il faisait, ne s'apercevant pas, cet imbécile, qu'il se contredisait puisque justement monsieur Galinier n'a PAS TUE. En réalité, ce que trahit le discours du nommé "Mathé", c'est une aversion idéologique et politique. Ses passions ont trahi Mathé.

19.8.10

Les statues de Frêche

Georges Frêche a choisi d'orner une place de Montpellier, de statues en bronze six personnages historiques : Lénine, Mao Tsé Toung, de Gaulle, Winston Churchill, Franklin Roosevelt.

Il ne s'agit que de personnages politiques. Un peu comme si n'existait que la politique. Aucun personnage religieux, aucun scientifique, aucun philosophe, aucun artiste.

Or pour ce qui est de la vie quotidienne, les papes de Léon XIII à Pie XI ont eu une très importante influence : les assurances maladie, retraite, maternité, ce sont eux qui les ont préconisées. Cela a vraiment changé la vie quotidienne de la plupart des gens.

Le Pape Jean-Paul II que Frêche a qualifié d'"abruti" pourrait justement être statufié pour son rôle dans la disparition des "blocs". J'ai vécu plus de quarante ans de ma vie dans cette obsession des "blocs". Ce progrès brusque survenu en 1989, n'est même pas marqué par ce choix d'individus tous disparus avant cet événement.

Plus grave, ce choix arbitraire passe sous silence la "pierre milliaire" du XXème siècle : la déclaration universelle des droits de l'homme. Il aurait dû statufier René Cassin et Jacques Maritain, ce sont des personnalité incontestables qui ont vraiment oeuvré pour le progrès intellectuel et moral.

Le rôle de cette déclaration dans la décolonisation est implicitement nié. Or il est immense.

En général, il n'est pas licite d'utiliser les fonds publics, à moins que ne se dessine un large consensus populaire, en vue de promouvoir ses choix personnels.

Plus anecdotiquement, ce choix est révélateur.

Il marque chez Frêche une incapacité à sortir des années de sa formation. Pour lui l'histoire du XXème siècle s'est arrêtée avec ses études (fin des années soixante). C'est une involution vers son enfance et sa jeunesse.
Elle traduit une pensée craintive incapable de sortir de ce que lui ont indiqué les adultes contemporains de sa jeunesse.

18.8.10

La société abortiste est une société dépressive

http://www.youtube.com/watch?v=WKXEnRVeBo4

Signalée par madame Smits, cette vidéo particulièrement intéressante sur l'avortement.

Le développement de l'être humain et de la société qu'il forme avec ses semblables pour la plus grande gloire de Dieu est l'idée maîtresse du pontificat de Paul VI.

Le darwinisme, l'écologisme, l'athéisme, l'islamisme, le complotisme aussi forment une conjuration contre le développement et entraînent l'esprit humain à une vision dépressive de la vie humaine.

Par ce post, je voudrais rendre hommage à la pensée de Paul VI (1) sur le développement, idée reprise par Benoît XVI dans son encyclique "Caritas in veritate". C'est le remède contre la doxa dépressive.

Cet embryon jeté au four crématoire, aurait eu son rôle dans le développement de l'humanité.

(1) Oui, je sais, Paul VI a violé la liberté religieuse, détruit la culture, il est lui aussi, une illustration de l'aphorisme de Nietzsche "C'est lorsque l'on vient d''échapper à un grand danger, que l'on en risque un plus grand." (cité de mémoire). Sans doute exalté par ses découvertes sur le développement, il n'a pas respecté la liberté des croyants. Que surtout cela ne nous empêche pas de goûter intérieurement les vérités qu'il a énoncées.

Schisme du Saint Siège, Schisme lefebvriste

L'horreur que manifestent la plupart des évêques à l'égard du rite de saint Pie V prouve un schisme qui pour être non sanctionnable (parce que personne n'est juge du Saint Siège, sur cette terre et que nos jugements de personnes privées ne peuvent avoir d'efficacité juridique) n'en est pas moins réel. Car ce n'est pas l'institution d'un nouveau rite qui fait le schisme, mais l'horreur pour un rite selon un missel édité par le Saint Siège. Cette horreur d'où qu'elle vienne porte une condamnation implicite de l'Eglise. C'est l'horreur qui fait le schisme (au moins matériel).

Voilà pourquoi d'ailleurs les lefebvristes et les sédévacantites sont symétriquement schismatiques. Eux non plus n'ont pas de titre à la condamnation juridiquement efficace du nouveau rite.

Application particulière de la remarque de Gilson : beaucoup d'hommes sont dans l'erreur parce qu'ils ont raison.

Si nous sortons du domaine théologique pour entrer dans le domaine du droit naturel et de la raison, dans les deux cas (celui du Saint Siège et celui des lefebvristes et des sédévacantistes), il y a viol de la liberté religieuse, viol du droit pivot des droits de l'homme.

La culture française victime d'un certain clergé

«... J’éprouvais un sentiment extraordinaire de religion. Je n’avais pas besoin que La Villeneuve me dît de joindre les mains pour prier Dieu par tous les noms que ma mère m’avait appris. Ce que je ne vois aujourd’hui que par les yeux de la foi, je le voyais comme en réalité, Dieu descendant sur l’autel au son de la cloche sacrée, les cieux ouverts, les anges offrant nos encens et nos vœux à l’Eternel.»
(René de Chateaubriand – Mémoires de ma Vie)

Vu sur le "métablog" http://ab2t.blogspot.com/2010/08/breve-ainsi-disparait-notre-patrimoine.html

Cette citation de Chateaubriand n'est pas compréhensible par la plupart des Français d'aujourd'hui.

Elle fait allusion à la transsubstantiation du pain, puis du vin au corps et au sang de Jésus-Christ. Cette "transsubstantiation" c'est le fait qu'une chose en devient une autre. Le pain n'est plus du pain, mais le corps et le sang de Jésus avec son âme et sa divinité, le vin n'est plus du vin, mais le corps et le sang de Jésus avec âme et sa divinité. Dans le rite auquel fait allusion Chateaubriand, comme le prêtre prie à voix basse avec les paroles du missel et comme le prêtre et les assistants sont tournés ensemble vers l'autel, les assistant ne voient, ni n'entendent rien. C'est pourquoi, les coups de sonnette du servant de messe annoncent ce miracle.

Dans le rite nouveau, le prêtre fait face aux assistants, tout le monde voit le prêtre agir et parler (à voix haute). Dès lors, les coups de sonnettes n'ont plus d'utilité.

Ainsi un des crimes de Paul VI et du clergé qui l' a suivi en rangs compacts (terrorisé par les menaces de désobéissance, de "schisme", voire d'hérésie, donc dans tous les cas, de l'enfer), est d'avoir détruit la culture des peuples. Il n'y avait, il n'y a aucun titre à la destruction de cette culture.

Il y en avait d'autant moins qu'en même temps qu'un crime contre la culture des peuples de culture latine, elle était un crime contre la liberté religieuse des catholiques.