5.3.09

Quand le Conseil national de l'ordre des médecins ne respecte pas la liberté religieuse

On lit sur le site du Conseil national de l'ordre des médecins ce commentaire du Code de déontologie médicale :

"La religion comme toute conviction du patient ne doit pas influencer l'attitude du médecin. Le temps n'est plus où était créé un hôpital protestant dans un port catholique pour y accueillir des marins malades et les mettre à l'abri de conversions in extremis. Certaines convictions peuvent interférer avec les soins (par exemple : témoin de Jehovah) et cela pourra les influencer, mais sans orienter ni biaiser a priori le jugement ou le comportement du médecin."

Cette affirmation gratuite (à beau parler qui vient de loin et c'est faire injure à l'Église du bien qu'elle a fait) de l'hôpital protestant pour lutter contre les conversions in extremis est dirigée exclusivement contre la religion catholique.

Le commentateur diffame historiquement les catholiques et eux exclusivement comme si les catholiques n'avaient fait du bien qu'en vue de la "conversion" et qu'eux seuls seraient supposés avoir fait du mal. Il n'existe aucune mention contre l'islam ou le protestantisme ou le judaïsme ou n'importe quelle autre religion.

Cela est intolérable parce que le commentateur fait de la propagande anticatholique avec l'argent de tous. C'est contraire à la liberté religieuse et c'est contraire à la loi pénale sur la diffamation et la discriminsation religieuse (loi du 29 juillet 1881).

Contre la circoncision : la superstition laïque et les limites de la liberté religieuse

La circoncision masculine est l'ablation du prépuce. Pratiquée pour des raisons religieuses, mais pas toujours, la circoncision est une mutilation qui entraîne parfois des complications notamment au niveau du gland. Voir la déclaration de madame Valérie Boyer, relayée par un site laïciste ici.

Ce site s'est spécialisé dans la dénonciation de la circoncision.

La circoncision n'est plus admissible de nos jours. C'est une mutilation pratiquée sans le consentement de l'enfant. A ce titre elle est condamnable.

Que Dieu ait commandé la circoncision autrefois mais uniquement à son peuple élu, c'est aussi certain. Elle remonte à Abraham soit environ 1 800 ans avant Jésus-Christ et Moïse l'a confirmée.

Gn 17,10. Voici le pacte que Je fais avec vous, afin que vous l'observiez, et votre postérité après vous: Tous les mâles d'entre vous seront circoncis.

Gn 17,11. Vous circoncirez votre chair, afin que ce soit la marque de l'alliance que Je fais avec vous.

Gn 17,12. L'enfant de huit jours sera circoncis parmi vous; et, dans la suite de toutes les générations, tous les enfants mâles, tant les esclaves qui seront nés dans votre maison que tous ceux que vous aurez achetés, et qui ne seront point de votre race, seront circoncis.

Gn 17,13. Ce pacte sera marqué dans votre chair, comme le signe d'une alliance éternelle.

Gn 17,14. Tout mâle dont la chair n'aura point circoncise sera exterminé du milieu de son peuple, parce qu'il aura violé Mon alliance.

http://magnificat.ca/textes/bible/at.htm

Mais cette loi divine positive est abolie par Jésus-Christ. Il la remplace le baptême.

La loi "positive" est celle qui n'est pas en lien nécessaire avec la justice, avec le droit naturel. Elle peut être changée et abolie, même si elle est "divine", c'est-à-dire ordonnée par Dieu lui-même. Dieu peut, dans ce cadre, revenir sur la loi qu'il donne.

Saint Paul dans l'épître aux Galates (écrit canonique donc inspiré selon les chrétiens) :

Gal 5,6. Car, dans le Christ Jésus, ni la circoncision, ni l'incirconcision n'a de valeur, mais la foi qui agit par la charité.

Mais la critique des "laïques" (en fait rationalistes, voire athées) veut à toute force réduire le christianisme à une variante d'une superstition. Ils passent donc sous silence le texte de saint Paul. Ce n'est pas honnête et démontre une volonté de mensonge en vue d'une relativisation idéologique.

De plus, au plan des principes, la circoncision a été pratiquée et est pratiquée par des athées pour de prétendues raisons d'hygiène. L'hygiène joue ici le rôle de superstition (comme le prétendu réchauffement climatique, le darwinisme etc.) pour laïques. Il ne s'agit donc pas de juger les consciences mais de juger des actes. Or les laïques veulent empêcher les croyants de croire en imposant leur idéologie, ils ne parlent donc de l'action que pour condamner certaines opinions religieuses.

Donc, ce n'est pas la croyance qui est en jeu, car l'athéisme est une croyance, mais l'usage droit de la raison, abstraction faite de toute croyance athée ou religieuse.

4.3.09

Nature des lois.

Ci-dessous la nature des lois selon le "Cours abrégé de religion" du P. Schouppe s.j. Editions Quarré Bruxelles 1875 :

  1. La loi, dans son acception la plus générale, est une règle imposée aux créatures pour atteindre leur fin par l’exercice convenable de leurs facultés. – On comprend d’après cette notion, que la loi n’est que l’expression de la volonté du Créateur, ou, ce qui revient au même, l’expression de l’ordre qu’il a établi dans l’univers.

Dans ce concept général on distingue d’abord la loi physique et la loi morale. La première est celle qui règle la formation des êtres, leur développement et leurs opérations nécessaires ; - la seconde, celle qui dirige les actions libres des hommes.

  1. La loi morale peut se définir : Une règle obligatoire, générale, juste, publiée dans l’intérêt d’une société, par celui qui a le droit de la gouverner. – Cette définition exprime distinctement les propriétés essentielles de la loi, ou les conditions requises pour toute loi véritable : elle doit être obligatoire, juste, générale, stable, utile, légitimement portée, dûment promulguée. – Voyons comment il faut entendre chacune de ces conditions.

1° L’obligation. La loi proprement dite n’est pas une règle purement directive ou facultative ; mais un prescription obligatoire, dont la violation constitue une faute.

2° La justice. La loi devant être l’expression de la volonté de Dieu, ne saurait comporter l’injustice. Une ordonnance injuste n’est pas une loi, mais un abus de pouvoir, une tyrannie.

3° La généralité. Une loi doit obliger également tous les membres du corps social pour lequel elle est portée ; autrement elle cesserait d’être juste, n’étant pas conforme à la justice distributive.

4° La stabilité. La loi n’est pas une mesure transitoire ; le législateur peut mourir, la loi ne meurt pas.

5° L’utilité. La fin de la loi est le bien commun ; toute loi doit donc être utile à la communauté. [toutefois le bien commun ne peut se réduire à l’utilité. En revanche, il semble certain que le bien commun exige que la loi soit utile. Note de Denis Merlin]

6° La légitimité. Pour être fondée en droit et avoir force obligatoire, une loi doit émaner du supérieur légitime, revêtu du pouvoir législatif. Ce supérieur est Dieu lui-même, ou ceux qui tiennent sa place et sont investis de sa puissance : savoir, les chefs de la société humaine, tant civils qu’ecclésiastiques. Tous, comme dit l’Apôtre, sont dans l’ordre établi de Dieu ; et il n’y a point de puissance qui ne soit de Dieu. Aussi leurs ordonnances, tant qu’elles sont justes, sont l’expression de la volonté de Dieu à laquelle les inférieurs doivent se soumettre : Que toute âme soit soumise aux puissances supérieures. Rom. XIII, 1.

7° La promulgation. Pour être obligatoire, la loi doit être notifiée à la communauté par une promulgation convenable. – La promulgation diffère de l’intimation et de la conscience. L’intimation est la connaissance particulière d’une ordonnance ou d’une loi, donnée à un individu ; la conscience est le jugement, ou la voix intérieure qui prononce sur un acte particulier, le déclarant conforme ou contraire à la loi ; la promulgation, l’acte public par lequel une loi est notifiée à la communauté.

4. La loi se distingue du simple précepte en deux points : 1° le précepte s’adresse à des personnes particulières, la loi regarde toute une société ; 2° le précepte est transitoire, la loi demeure, étant établie pour toujours, ou du moins une longue durée."


Peut-être que ces principes permettront-ils à mes lecteurs 1) de mieux juger des actuelles lois et 2) aussi de l'obligation d'obéir aux lois pour se garder de l'intégrisme.

3.3.09

Je ne suis pas responsable de la faute de mes parents

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hs9b8hzHTboJEcuXyBol7CNw6t2w

"ISTANBUL (AFP) — A travers une pétition diffusée depuis mardi sur internet, plus de 11.000 Turcs ont demandé pardon aux Arméniens pour les massacres de membres de leur communauté commis en 1915 en Anatolie, une initiative sans précédent qui se heurte à de nombreuses critiques.

Le document, conçu par un petit groupe d'universitaires, ne qualifie pas les massacres d'Arméniens survenus sous l'empire ottoman de "génocide", un terme dont l'emploi en Turquie est passible de poursuites pénales, mais il s'indigne de l'"injustice" commise par l'histoire officielle turque.

"Ma conscience ne peut accepter que l'on reste indifférent à la Grande Catastrophe que les Arméniens ottomans ont subi en 1915, et qu'on la nie. Je rejette cette injustice et, pour ma part, je partage les sentiments et les peines de mes soeurs et frères arméniens et je leur demande pardon", dit-il."

Ma conscience personnelle s'insurge contre

1) les poursuites pénales contre les auteurs de cette pétition. La liberté d'expression les condamnent.

2) Mais elle s'insurge aussi contre cette demande de pardon qui est injuste. Je ne peux demander pardon que de mes fautes et non de celles de mes parents ou amis.

Il faudrait se remémorer que les hommes naissent libres et égaux en droit et qu'il n'est pas question de faire porter sur les épaules des nouvelles générations les fautes (vraies ou non) de leurs parents.

Le prophète Ezéchiel

Ez 18,18. Son père, parce qu'il avait calomnié, et fait violence à son frère, et commis le mal au milieu de son peuple, est mort dans son iniquité.

Ez 18,19. Et vous dites: Pourquoi le fils n'a-t-il pas porté l'iniquité de son père? C'est parce que le fils a agi selon l'équité et la justice, qu'il a gardé tous Mes préceptes et les a pratiqués; il vivra certainement.

Ez 18,20. L'âme qui a péché est celle qui mourra; le fils ne portera pas l'iniquité du père, et le père ne portera pas l'iniquité du fils; la justice du juste sera sur lui, et l'impiété de l'impie sera sur lui.

Traduction Fillion éditions magnificat.

Ce qui se traduit par l'article 1, première phrase de la déclaration universelle des droits de l'homme :

"Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits."

2.3.09

C'est l'amour de la nature humaine qui doit guider le monde judiciaire

Selon zenit dans un discours du cardinal Bertone du 13 janvier 2009 :


"Le cardinal Bertone a relevé cette conséquence : « L'existence humaine en vient à perdre son sens, et à assumer une valeur contingente de calcul économique » et il parle « d'aliénation » aux graves effets dont « la négligence de toute forme de sainte tradition, le manque d'intérêt pour les devoirs issu des formes de vie associative et l'indifférence devant les devoirs de la justice et de la solidarité humaine ».

Au contraire, « le principe de l'amour de la personne humaine constitue le fondement de tout ordre social et juridique », a rappelé le cardinal secrétaire d'État, en ré-affirmant les principes fondamentaux du « bien commun », du caractère « central » de la personne humaine et de la « vérité »."


Je n'ai pu retrouver le texte original du discours sans doute tenu en italien, mais "Vie associative" doit être une mauvaise traduction de "vie sociale".

Ce qui compte, c'est de percevoir que la justice, l'ordre juridique est fondé sur l'amour de la personne humaine et non sur l'efficacité, le calcul économique, qui ne reste qu'une "valeur contingente", c'est-à-dire non nulle mais subordonnée car non absolue.

27.2.09

Le rapport du département d'Etat américain sur les droits de l'homme. Comment faire rire avec un sujet dramatique

Le département d'Etat américain (le ministère des affaires étrangères) établit un rapport annuel sur les droits de l'homme dans le monde entier sauf au Etats unis d'Amérique. Les Etats unis mettent en oeuvre la croyance qu'ils incarnent la protection des droits de l'homme de par le monde entier. C'est inquiétant d'avoir cette prétention, car les droits de l'homme justifient la souveraineté.

Ce rapport pour 2008 est en ligne. Voici un extrait du seul paragraphe qui concerne la liberté religieuse en France :

The law prohibits discrimination on the basis of faith. However, some religious groups remained concerned about laws permitting the government to dissolve groups under certain circumstances and prohibiting the wearing of "conspicuous" religious symbols.


"La loi interdit la discrimination basé sur la foi. Malgré cela certains groupes religieux sont concernés dans certaines circonstances par l'interdiction de porter des symboles religieux qui attirent l'attention."

Suivent des considérations sur les sikh et les musulmans qui ne peuvent, selon les médias repris par le rapport, accéder aux écoles "publiques" (noter que ces écoles "publiques" sont en fait des écoles privées ouvertes par l'Etat (Education nationale) qui violent les droits de l'homme à la liberté d'éducation.

Il est assez drôle de considérer une loi tendant à lutter contre les superstitions et le prosélytisme et pour l'égalité comme une loi attentatoire aux droits de l'homme. Les nécessités de la vie sociale passant avant les pratiques irrationnelles. D'autant que le hidjab est un attentat aux droits des femmes.

Il est consternant que les vrais atteintes à la liberté religieuse que sont :

- L'éducation nationale qui vit des impôts de tous pour répandre une idéologie

- Le financement public des mosquée qui font financer par les catholiques, les juifs, les athées (etc.) des édifices du culte et des activités religieuses qui leur sont hostiles.

Ne parlons pas des atteintes aux droits à la vie financées par l'Etat dans l'avortement.

Bref si l'on a des défenseurs des droits de l'homme de la catégories de ceux qui ont pondu le rapport du département d'Etat, je puis assurer que les Etats unis n'ont aucun titre à critiquer les prétendues atteintes de par le monde.

26.2.09

Quand des ecclésiastiques du Vatican tentent de revêtir Darwin de l'autorité de Jésus-Christ

Dans l'encyclique Fides et Ratio (Foi et raison), Jean-Paul distingue nettement les deux sources de connaissance de l'esprit humain : la foi et la raison.

La foi, qui est fondée sur le témoignage de Dieu et bénéficie de l'aide surnaturelle de la grâce, est effectivement d'un ordre différent de celui de la connaissance philosophique. Celle-ci, en effet, s'appuie sur la perception des sens, sur l'expérience, et elle se développe à la lumière de la seule intelligence. La philosophie et les sciences évoluent dans l'ordre de la raison naturelle, tandis que la foi, éclairée et guidée par l'Esprit, reconnaît dans le message du salut la « plénitude de grâce et de vérité » (cf. Jn 1, 14) que Dieu a voulu révéler dans l'histoire et de manière définitive par son Fils Jésus Christ (cf. 1 Jn 5, 9; Jn 5, 31-32).



Fides et Ratio ch. 1 & 9


Le pape n'est pas chargé de dire la valeur des théories scientifiques. Il n'est chargé que de dire la foi et la morale au nom de Dieu, c'est-à-dire de Jésus-Christ. Il est la seule autorité de ce genre au monde.

Il ne peut prendre partie en qualité de docteur de la foi, ni dans les théories scientifiques, ni dans les théories historiques (sauf pour celles qui regardent la foi, l'histoire sainte, mais non l'histoire profane). En invoquant sans le dire l'autorité de Jésus-Christ pour prendre partie dans des débats sur les théories scientifiques, il sortirait de son rôle, dans la mesure où les grand principes de vérité notamment ne sont pas violés.

Or le Père Leclerc (qui fait partie de l'Eglise enseignée, mais enseignecomme professeur de philosophie de la Nature à l'université pontificale Grégorienne) se permet d'utiliser de façon torve l'autorité de l'Église qui est celle de Jésus-Christ pour rendre la croyance en Darwin obligatoire.

Zenit dans son édition d'hier interviewe ce prêtre et celui-ci dit :

"Je suis incapable de dire à quel moment est apparue l'âme humaine : ce que l'on sait, c'est que l'humanité est aujourd'hui une espèce unique de l'homme moderne sapiens sapiens. Au sein de cette espèce, chacun d'entre nous est créé par l'âme de Dieu, chacun étant doté d'une âme propre."

Dieu a-t-il un corps s'il a une âme ? C'est bizarre comme expression "l'âme de Dieu", Dieu est pur esprit.

En se disant "incapable de dire à quel moment est apparue l'âme humaine" il avalise implicitement, sans le dire, la théorie historique (et non issue de la science expérimentale) absurde de Darwin. On remarque qu'il ne s'agit pas d'une question "scientifique" mais bien historique. A quel moment apparaît l'âme humaine ? Est une question historique. Or le P. Leclerc qualifie la théorie de Darwin, de théorie scientifique, ce qu'elle ne peut être. Et qui n'est ensuite qu'une théorie et non une histoire prouvée.

Nous sommes dans un temps très triste où certain utilisent le Vatican pour le présenter en tyran intellectuel. Repoussons ces théories paralogiques et ahistoriques.

Restons fidèle à la doctrine de foi et de moeurs enseignée par le pape, mais méfions-nous des faux prophètes qui se cachent derrière lui.

22.2.09

Congé d'accompagnemetnt de fin de vie : un remarquable post de Jeanne Smits

Sur son blog madame Jeanne Smits se livre à une remarquable analyse de la mesure qui vient d'être votée à l'unanimité de l'Assemblée nationale : le congé d'accompagnement de fin de vie.

En effet, l'échéance de la fin de vie n'est jamais connue avec certitude. Certains s'accrochent à la vie : on donnaît six mois à Mitterrand, il a vécu treize ans de plus. On croyait que ma marraine allait mourir, elle a vécu dix-huit mois. En revanche on donnait quelques mois à ma mère et elle a vécu quelques semaines.

C'est donc un congé à l'échéance incertaine. Il est prévu pour trois semaines maximum. Quid du malade qui survit ?

En réalité cette belle unanimité cache ce fait que le (la) mourant(e) chez lui (elle) coûte moins cher que dans un hôpital, même en indemnisant le parent ou le proche. En effet la Sécurité sociale finance le soins palliatifs et cela coût très cher.

La question est bien : est-il raisonnable de tout socialiser, surtout dans une ambiance positiviste qui fait du coût le critère qui tend à dominer celui du droit et de la justice. Cela n'a rien à voir avec la fameuse lutte entre le "capitalisme" (ou prétendu tel) et le socialisme : la preuve, ils ont le même critère dominant du coût et votent à l'unanimité.

21.2.09

Souveraineté, avortement et aide aux pays en difficultés

Au nom du devoir de protéger, ou au moins d’un devoir d’aide pour l’application du droit, de nombreuses interventions internationales ont lieu actuellement, en Afghanistan, en Afrique, dans les Balkans.

Par exemple EUPOL (Europe Police ?) intervient en Afghanistan où elle a dépêché quatre cents formateurs de police. La police afghane serait en effet corrompue, selon International Crisis Group et inapte à lutter contre le crime.

En Europe les populations de tout petits ne sont pas protégées par les autorités. En France deux-cent mille tout petits sont coupés en morceaux et sont ensuite jetés à la poubelle avec la protection, voire à l’incitation de l’État (qui subventionne illégalement le Planning familial et finance l’avortement par les impôts), incapable donc de faire respecter le droit à la vie, voire complice de ce massacre. A quel titre dès lors l’Europe se pose-t-elle en justicière ?

S’il s’agit de « protéger et de promouvoir les populations dans leur vie quotidienne », l’Europe n’a plus aucun titre à agir ; car l’autorité, la souveraineté notions en ce cas voisines, ne trouvent leur fondement que dans la protection des droits de l’homme et la promotion du bien commun (vérité, justice, droits de l’homme). Les droits de l’homme ne se divisent pas entre eux.

Quand on n'a plus de titre à la souveraineté par suite de mauvais traitements envers sa population, on n'a plus aucun titre à faire la leçon aux autres, ni même à venir les "aider".

19.2.09

Quand Nicole Bonvino et maître Soulier de Lyon me font un procès pour "constater le décès" de ma mère.

Ma mère est décédée le 5 décembre 2008, je suis assigné devant un tribunal par deux avocats français qui demandent au juge des référés de Toulon, de "constater le décès" de ma mère.

Maître Soulier et maître Bonvino me font un procès à l'occasion de la mort de ma mère comme si je contestais sa mort. Ils m'assignent, A GRAND FRAIS ET A MES FRAIS PAR SUITE D'IGNOMINIEUSES MAGOUILLES JUDICIAIRES, devant une juridiction pour faire constater sa mort par un juge français. ll va falloir que je discute de la mort de ma mère pour dire que je ne conteste pas qu'elle est morte.

Cette assignation est horrible.

L'institution judiciaire française est abominable.