13.2.12

Droit à la vie et droit à jouir des conditions d'une liberté réelle


Certains opposent le "Secours catholique", qui lutte pour les conditions d'une vie vraiment libre (la liberté comprend parmi ses trois éléments constitutifs, les moyens, au moins minimum, de la mettre en œuvre « on n'est pas libre si l'on ne réussit jamais à réaliser, par même en partie, à réaliser son projet de vie » cardinal Tarcisio Bertone), sans jamais rien dire sur le droit à la vie d'une part et les défenseurs de la vie en l'occurrence, des muets dans le ventre de leurs mères d'autre part. Ils reprochent aux défenseurs de la vie de n'être pas aussi des défenseurs de la liberté, donc de la lutte contre la misère.

Le droit de vivre est la condition de tous les droits fondamentaux. Donc, le droit à une liberté réelle (qui existe) vient après le droit à la vie. C'est pourquoi, il est hypocrite de défendre le droit à jouir des conditions d'une vie libre, sans mentionner le droit à la vie qui est encore plus fondamental. On ne peut donc mettre en parallèle les deux luttes pour ces droits fondamentaux, le droit à la vie est encore plus fondamental que le droit à jouir des conditions de la liberté.

Voilà pourquoi le slogan du Secours catholique "Les hommes naissent libres et égaux en droit, c'est après que ça se gâte" est un slogan hypocrite.

Sur le même sujet, je ne résiste pas au plaisir de retranscrire un extrait d'un commentaire signé Saint-Plaix :

« Que voilà un joli dévoiement de la « Déclaration » des « Droits de l’Homme » si chère aux républicains... Avec les contre sens qui vont avec....Egaux « en droits » ne signifie pas égalité en tout : égalité mentale, physique, devant la richesse, dans l’exercice de la puissance, etc.Il est regrettable que le Secours Catholique laisse supposer que l’Humanité est bien homogène, voire composée de clones ! A croire qu’il aspire au Meilleur des Mondes  »

 Autrement dit, il faut distinguer les droits fondamentaux des droits contingents de l'homme.

Pourquoi être anticapitaliste si l'on est anti-vie ?

http://anne-kerjean.blogspot.com/2012/02/rosaire-pour-la-vie-du-11-fevrier-2012.html

Sous ce lien, on peut admirer les misérables qui sont pour l'avortement, pour le divorce, pour la contraception, pour l'interdiction de la religion dans l'espace public, contre la propriété privée, contre la liberté de religion et de manifestation, contre la vie des tout petits.

Ils sont pour ce qui est négatif, et contre ce qui est positif. Ils ont des têtes sombres de fanatiques embrumés par leurs idées de haine. Ils font pitié.

On peut aussi admirer ces courageux manifestants qui affichent ce touchant slogan, face au parti de la haine, de l'exclusion et de l'esclavage :

"Papa, maman, ne me tuez pas ! Je suis votre avenir."

"Réfuter" : réflexions sémantiques et remarques sur le discours de Fillion


Lu sur le Salon beige (« Dans cet entretien, François Fillon réfute à son tour toute "droitisation de la majorité" ») que monsieur Fillion avait "réfuté" que la "majorité" (qui est en fait une petite minorité) se "droitisait". J'ai posté ce commentaire, mais comme le Salon Beige ne me publie pas, je l'ai vite récupéré et un peu corrigé avant qu'il ne disparaisse :

"Réfute" dans le sens de : "démentir" est un anglicisme. Accepter ce mot dans le sens anglais de "démentir" lui ôte sa précision française. "Réfuter" est un terme de logique, c'est prouver par des arguments qu'un raisonnement est sans fondement. Ce n'est pas une simple affirmation.

Je sais que Le Larousse accepte cette acception, mais ce n'est pas légitime.

By the way, comme on dit outre-Manche, je remercie le Salon beige de retranscrire les déclarations abominables de cet individu. Il ose approuver les vols de la Dissolution française (1905) et accuse l'Église injustement, alors que c'est elle qui a été spoliée et exclue arbitrairement du débat public. Cela confirme que Fillion est bien un laïciste, donc un ennemi de la liberté en général et de la liberté de la France en particulier.

Les devoirs du Président de la République, c'est de protéger les droits de l'homme et de promouvoir l'amitié civile !


Au dernier dîner du Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF), monsieur Sarkozy a osé déclarer :

« Chaque fois qu’un juif est insulté, injurié, frappé, c’est une tache sur le drapeau tricolore. »

Je suppose qu’il a voulu dire « Chaque fois qu’un juil est insulté (etc.) par un non-juif » Car sil un juif est insulté par un autre juif, alors, c’est une tache sur quoi ?

Entendre le premier magistrat de France chargé du bon fonctionnement des institutions discriminer ainsi les Français en sacralisant une partie des citoyens au détriment des autres, vaut mieux que d’être mort, c’est une consolation.

Cette maigre consolation ne m'empêchera pas de constater que ces déclarations du Président Sarkozy sont contraires aux droits fondamentaux de l’homme et notamment à l’égalité fondamentale des êtres humains. Elles sont contraires au but fondamental de la société politique, selon la déclaration de 1789 :

Art. 1er. Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.

Art. 2. Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l’Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l’oppression.

C’est cela un « dîner républicain » ?.

[Remarques sur la Déclaration de 1789 pour mes lecteurs "traditionalistes" (s'il y en a) : Bien sûr, l’association politique a pour but essentiel le bien commun qui comprend au premier chef les droits fondamentaux et universels de l’homme (les droits du citoyen découlent des droits de l’homme, la précision "et du citoyen" est inutile, elle ne fait qu'obscurcir le texte), les droits fondamentaux qui sont en premier, le droit à la vie, condition de tous les autres droits, et le droit à la liberté religieuse, droit pivot des droits de l’homme. Quant au droit de propriété il est avant tout un moyen dont chacun doit user de façon responsable, quant à la résistance à l’oppression, elle ne doit en aucun cas se faire par le biais du terrorisme, elle n’est pas un droit central, elle n'est ouverte que dans des cas exceptionnels, et n'a donc rien à faire dans une liste des droits les plus importants. Bref, cette déclaration de 1789 est bancale sur des points fondamentaux, mais je l’invoque en tant que texte de droit positif, tout en invitant mes lecteurs à discerner ce qui est juste dans cette déclaration, que l’on peut donc invoquer la conscience tranquille, de ce qui est faux ou ambigu. Il est très important de lire cette Déclaration de 1789 sous l’éclairage du principe troisième de la belle devise française : la fraternité. Ce principe semble avoir échappé aux rédacteurs de cette déclaration de 1789. Voir sur ces points le Compendium de doctrine sociale, notamment 384 et ss.]

11.2.12

Une diffamation inadmissible


Sous ce lien vous pouvez écouter un discours de Sarkozy, lors du dîner du CRIJF 2012, à la 7e minute, il accuse, avec un petit air de ne pas  y  toucher, comme si c'était naturel, l'Europe et la France d'avoir "eu l'idée de la shoah".

http://www.youtube.com/watch?v=_in0gf7CF1c&feature=g-logo&context=G22e4558FOAAAAAAAAAA

D'une part, quand l'Allemagne, en tant que personne morale, a-t-elle eu "l'idée de la shoah" ? D'autre part, accuser la France d'en avoir eu "l'idée" est une diffamation d'autant plus grave que ce monsieur dirige la France et veut encore la diriger. Et la diffamation se mesure à la gravité des faits imputés.

Moralement d'ailleurs, le diffamateur mérite les peines encourues pour les faits qu'il impute au diffamé.

Si la France en a eu l'idée, Sarkozy devrait étayer son accusation très grave. A quel moment, même les antisémites les plus décidés, qui ne sont pas "La France", ont-ils exprimé cette idée ?

Inutile de préciser que, de plus, à l'époque de la Shoah, ni la France, ni les Français n'étaient libres. Comment auraient-ils pu, de leur propre initiative, mettre volontairement à exécution une "idée" qu'ils n'ont jamais eue ?

Cette diffamation des Français et de la France, stigmatisée de façon horriblement injuste,  date de Jacques Chirac. Cette accusation n'est pas anecdotique, elle n'est pas banale, elle très grave. Elle retombe sur ceux qui la propagent. Elle demande réparation.

Je suis, à ma connaissance, le seul à relever le forfait de ces dirigeants. Le cardinal Vingt-Trois, qui assistait au discours diffamant gravement sa propre nation, s'est tu.

9.2.12

Combien coûtera le « mariage » homosexuel ?

Dès que l'on demande une baisse d'impôt, on entend dire dans les médias que cette mesure va "coûter" tant d'euros au Trésor public. En réalité, elle ne "coûte" rien, il s'agit d'une baisse de recettes et non d'un "coût". Je soupçonne que cette expression est employée pour faire apparaître des prélèvements excessifs comme "normaux". Leurs suppression dans cette perspective apparaissent comme un "coût", ce qui est plus frappant et pousse plus à l'indignation que d'exprimer la réalité qui est "baisse de recettes" qui pourrait être compensée par une baisse des dépenses ou une autre recette plus juste.

En revanche, je n'ai jamais entendu dire que le PACS avait un "coût". On  n'entend pas non plus dire que le "mariage homosexuel" aura un "coût". Et pourtant, l'assimilation d'un appariement homosexuel au mariage aura un coût considérable puisque le mariage bénéficie d'avantages fiscaux. Dèjà le "coût" du PACS est énorme, mais on n'entend personne le dire. Le mariage bénéficie d'avantages fiscaux (qui se réduisent d'année en année), mais ces avantages fiscaux ne "coûtent" rien car le mariage rend d'énormes services à la société, dont le plus évident et la mise au monde et l'éducation gratuite des citoyens, le règlement sans frais des questions de filiataion etc. Alors que le "mariage" homosexuel ne peut assurer le renouvellement des générations et encore moins assurer une éducation aux enfants, il aura lui un vrai coût, énorme, que supportera l'ensemble des citoyens.

8.2.12

Mon pessimisme sur les "accords" Saint-Siège/lefebvristes

Les "discussions doctrinales" dont il semble que nous ne connaissions pas la teneur vont probablement se terminer sans accord.

Cela me peine, mais cela ne m'étonne pas. Vu la structure mentale des lefebvristes qui se pensent les sauveurs de l'Église et même du monde, il est peu probable que les discussions ne soient perçues par eux autrement que comme un moment servant de faire-valoir à leur idéologie. Ils resteront donc sur leurs positions de méfiance acharnée qu'ils prennent pour la vertu du tout petit, tout petit petit nombre des élus dont les exercices de saint Ignace selon la méthode du T.R.P. Vallet, les assurent qu'ils font partie. Si nous ajoutons à cela les bénéfices très humains (finance, honneur, voire idolâtrie) que le clergé lefebvriste retire de cette idéologie et auxquels il faudrait qu'ils renonce pour rentrer dans la communion catholique, les chances de succès des discussions sont infimes. Il n'est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre.

Cela n'efface pas les responsabilités historiques prises par les autorités catholiques dont l'attitude tyrannique a été la cause de la survenance de ce schisme.

Cela écrit, plaise à Dieu que je me trompe dans mes pronostics ! Et je me félicite que mon beau-frère l'abbé Philippe Laguérie, comme moi, ayons miraculeusement réintégré la communion catholique.

7.2.12

Sept semaines d'exil loin de la Patrie : la Septuagésime

Sur le site "Riposte catholique" on peut lire dom Guéranger sur le temps qui a été inauguré dimanche par la "Septuagésime" :

Saint Augustin nous servira d’introducteur à tant de merveilleux secrets. « Il y a deux temps, dit ce grand Docteur dans son Enarration sur le Psaume CXLVIII :  l’un, celui qui s’écoule maintenant dans les tentations et les tribulations de cette vie ; l’autre, celui qui doit se passer dans une sécurité et dans une allégresse éternelles. Ces deux temps, nous les célébrons, le premier avant la Pâque, le second après la Pâque. Le temps avant la Pâque exprime les angoisses de la vie présente ; celui que nous célébrons après la Pâque signifie la béatitude que nous goûterons un jour. Voilà pourquoi nous passons le premier de ces deux temps dans le jeûne et la prière, tandis que le second est consacré aux cantiques de joie ; et, pendant sa durée, le jeûne est suspendu.  »


Nous célébrons ainsi avec l'Église (enfin avec l'Église si nous suivons comme c'est notre droit d'être humain, le calendrier liturgique traditionnel de l'Église) ce que l'exil de Babylon a figuré.


Je livre à la méditation de mes chers lecteurs le psaume 136 (numérotation de la Vulgate, traduction Fillion





PSAUME CXXXVI


Ps 136,1. Psaume de David, par Jérémie. Au bord des fleuves de Babylone nous nous sommes assis, et nous avons pleuré, * en nous souvenant de Sion.

Ps 136,2. Aux saules qui étaient là * nous avons suspendu nos instruments.

Ps 136,3. Car ceux qui nous avaient emmenés captifs nous demandaient * de chanter des cantiques; ceux qui nous avaient enlevés disaient: * Chantez-nous quelqu'un des hymnes de Sion.

Ps 136,4. Comment chanterons-nous le cantique du Seigneur * dans une terre étrangère?

Ps 136,5. Si je t'oublie, ô Jérusalem, * que ma main droite soit mise en oubli.

Ps 136,6. Que ma langue s'attache à mon palais, * si je ne me souviens point de toi, si je ne place pas Jérusalem * au premier rang de mes joies.

Ps 136,7. Souvenez-Vous, Seigneur, des enfants d'Edom, * qui, au jour de la ruine de Jérusalem, disaient:  Exterminez, exterminez * jusqu'à ses fondements.

Ps 136,8. Malheur à toi, fille de Babylone! * Heureux celui qui te rendra le mal que tu nous as fait.

Ps 136,9. Heureux celui qui saisira tes petits enfants, * et les brisera contre la pierre.


136 1 Psalmus David, Jeremiæ.Super flumina Babylonis illic sedimus et flevimus,cum recordaremur Sion.2 In salicibus in medio ejus suspendimus organa nostra :3 quia illic interrogaverunt nos, qui captivos duxerunt nos,verba cantionum ; et qui abduxerunt nos : Hymnum cantate nobis de canticis Sion.4 Quomodo cantabimus canticum Domini in terra aliena ?5 Si oblitus fuero tui, Jerusalem, oblivioni detur dextera mea.6 Adhæreat lingua mea faucibus meis, si non meminero tui ;si non proposuero Jerusalem in principio lætitiæ meæ.7 Memor esto, Domine, filiorum Edom, in die Jerusalem :qui dicunt : Exinanite, exinanite usque ad fundamentum in ea.8 Filia Babylonis misera ! beatus qui retribuet tibiretributionem tuam quam retribuisti nobis.9 Beatus qui tenebit, et allidet parvulos tuos ad petram.


C'est le temps où Dieu nous fait chanter des chants tristes sur des airs qui arrachent les larmes. 


Bob Marley chante ce psaume (le début) mis en musique par la tradition rastafari (sionistes noirs) :

Voici la première strophe, les autres ne sont pas une traduction du psaume :

By the rivers of Babylon
Where we sat down
And there we wept
When we remembered Zion.

La dernière strophe nous fait frémir d'horreur, mais c'étaient les coutumes de guerre et pas seulement du peuple hébreu, mais de tous les peuples de cette époque. Si l'on s'élève au-dessus du sens littéral, le poète demande la « ruine de l'empire du mal. » Ruine que nous implorons et pour laquelle nous sommes invités à œuvrer tout au long de ces semaines de pénitence et d'abord en nous-mêmes.

6.2.12

Liberté religieuse et droit du mariage

Il semble y avoir une contradiction entre le droit naturel à la liberté religieuse, d'une part, et ce qui semble bien être la revendication de l'Église d'une juridiction universelle sur le mariage, d'autre part.

La liberté religieuse n'est pas absolue, elle a pour borne les autres droits de l'homme, c'est-à-dire en fin de compte ce qui est son fondement : la raison.

Or la raison nous dit que le mariage est une institution sacrée, divine, qui a pour origine la nature, donc son Auteur. Il n'y a au monde qu'une autorité doctrinale : l'Église qui au titre de la raison a donc juridiction sur l'institution du mariage, y compris du mariage des infidèles. Ce n'est donc pas au titre de la foi, mais au titre de la raison que l'Église revendique son autorité.

C'est ce que je propose pour la cohérence logique entre les deux éléments qui semblent difficilement compatibles : la liberté religieuse d'une part et le droit naturel du mariage édicté, décrété par l'Église et jugé par elle d'autre part.

"Civilisation" inférieure à toutes celles qui nous ont précédés

Selon un célèbre homme politique, il y a une hiérarchie des civilisations.

Mais par l'avortement financé par le Trésor public, par le mariage civil, puis par le PACS et le "mariage homosexuel', la "civilisation" occidentale s'est ravalée plus bas que n'étaient tombés les païens, plus bas que les lois islamistes

Aussi ceux-là comprennent bien mal le bien public, qui croient pouvoir impunément bouleverser la condition essentielle du mariage, et qui au mépris de la sainteté attachée au mariage par la religion et le sacrement semblent vouloir l’avilir et l’abaisser au-dessous même du niveau établi par les lois païennes. S’ils ne changent pas d’avis, les familles et la société humaine auront donc toujours à craindre d’être misérablement jetées dans ce conflit et ce bouleversement universels, projetés depuis longtemps par les sectes criminelles des socialistes et des communistes. On voit combien il est déraisonnable et absurde de demander le salut public au divorce, qui doit plutôt amener la ruine de la société.
Le Pape Léon XIII ne parlait alors que du divorce, mais aujourd'hui avec le prétendu "mariage homosexuel" on tombe encore plus bas que le plus bas, plus bas que la polygamie, avec le tacite accord du clergé ; car le clergé est inaudible sur ces questions. Le clergé, loin de mettre en cause la valeur du mariage civil institué sans aucun titre par l'État, ne condamne jamais le mariage civil. Si bien que j'ai pu arriver à 63 ans, tout en m'intéressant depuis longtemps à ces questions sans savoir ce que je viens de « découvrir ».

Violé le principe du caractère religieux et sacré (sacré = d'un autre ordre que les choses ordinaires, sacrée est une institution "mise à part" parmi les choses humaines ordinaires),  du mariage, plus rien n'arrête les hommes  sur le chemin de l'avilissement de cette institution dont tous les hommes sont issus (mariage d'Adam et Eve).